Le nerf de la guerre

La Russie est en guerre officielle avec l’OTAN, dixit Sergei Lavrov ! Parmi les différents épisodes, le dernier en date est l’interdiction décrétée par Vladimir Poutine d’exporter le diesel en direction des pays occidentaux pour, soi-disant, stabiliser son marché intérieur. L’Extension des BRICS vise, quant à elle, à agglomérer à la fois les États ayant des ressources naturelles et ceux qui sont producteurs, tant industriels qu’agricoles. Il se forme ainsi deux blocs sur la planète entre une partie du monde très attachée aux réalisations matérielles, tandis que l’autre est basée sur la finance et la spéculation. Jean-François Geneste analyse la situation pour Russie Politics.

Cette situation s’est mise en place au fil des décennies. Au sortir de la Deuxième Guerre mondiale, les États-Unis étaient une puissance manufacturière majeure, mais l’abandon des accords de Bretton Woods, la flottabilité du dollar, le système des pétrodollars, la légalisation, en 1987, des marchés des produits dérivés dont les fondements avaient été « validés » par Black, Merton et Scholes et bien des événements additionnels ont transformé ce pays en une sorte de gigantesque banque infertile. De la même manière, l’Europe, suiviste, s’est désindustrialisée en délocalisant elle aussi dans les pays à bas coûts et ainsi l’Ancien Monde dit « libre », a perdu bien des compétences qu’il croyait inutiles, mais qui risquent un jour de se révéler cruciales. De plus, le conflit en cours accélère la désindustrialisation de l’Allemagne via la destruction des gazoducs Nord Stream, annonçant un appauvrissement supplémentaire substantiel de l’Union européenne.

Face à cela, nous avons eu une montée productive extraordinaire en Chine, tant en quantité qu’en qualité. De son côté, sanctions obligent, la Russie a été contrainte à la fois de développer une partie d’activités qu’elle n’avait pas, ainsi que son agriculture avec un potentiel, pour cette dernière, de devenir un leader global absolu dans la majorité des biens.

Il y avait néanmoins un secteur où l’on aurait pu penser que les USA auraient gardé la prééminence et c’était la défense, avec un budget obèse et seulement 16 années de paix sur 240 ans d’existence du pays pour reprendre les propos de l’ambassadeur chinois. Il faut dire que les 850 milliards de dollars annuels et connus (il y a des blacks programs en sus, etc.) semblent inatteignables au reste de la planète. Cependant, si on compte en parité de pouvoir d’achat, la Chine est à environ la moitié, elle aussi officiellement. La Russie arrive en troisième position, mais à juste 10 % de l’Oncle Sam.

Regardons, en plus des sommes consacrées, la performance. Même si l’Ukraine a vu se déverser des montagnes de matériels pour la plupart obsolètes, on peut néanmoins en déduire assez facilement que le l’armement occidental n’est pas au bon niveau comparé à celui de la Russie et ce pour bien des raisons que nous ne détaillerons pas ici. Nous pouvons dès lors avoir une interrogation concernant la Chine. En effet, quelle pourrait être sa puissance réelle ? Nous ne pouvons guère le savoir compte tenu du fait qu’elle n’a pas été en guerre depuis longtemps. Certains se gaussent, probablement à tort, des difficultés humaines qu’elle rencontrerait avec des personnes non aguerries, mais notre sujet, à présent, est le matériel. Or la Chine est un géant manufacturier avec un écosystème extrêmement efficace. L’orienter et le doper en période d’affrontement semble, au moins sur le papier, la meilleure chance de succès pour elle, face à des rivaux qui en sont bien incapables.

Nous avons vu, dans des articles et vidéos précédents, que le niveau d’instruction, en Asie notamment, est nettement supérieur à celui occidental, ce qui, en temps de bataille industrielle, laisse peu de perspectives à notre côté de l’échiquier géopolitique.

Néanmoins, la mondialisation a consisté en la financiarisation de l’économie sous hégémonie américaine. Les USA créent des sommes considérables, ex nihilo, chaque mois. Ils inondent la planète de leur monnaie à laquelle ils ont associé l’extraterritorialité de leur droit et punissent sévèrement les contrevenants comme, par exemple, BNP Paribas.

Les montants engagés dans le conflit ukrainien sont colossaux, de l’ordre de 200 milliards de dollars, eux aussi sortis de rien et ne correspondant à aucune nouvelle richesse réelle.

La question qui se pose est celle de cette fuite en avant : une partie du monde soutient la guerre avec de la création monétaire quand l’autre semble le faire uniquement avec du concret. En ce sens, l’affrontement est moderne et intéressant. En effet, jusqu’au XIXe siècle au moins, l’argent étant sous forme sonnante et trébuchante, en fabriquer n’était point aisé. Le combat pouvait donc cesser faute de ressources. Là, la production est potentiellement infinie, mais nous nous trouvons devant un problème quelque peu nouveau. Les réserves d’or étaient tangibles et vérifiables. Aujourd’hui, dans un contexte où les États-Unis ont interrompu la publication de leur agrégat M3 depuis 2006, nous ne savons rien de la valeur de cette monnaie.

Chacun comprendra aisément comment cela marche. Si vous avez une certaine quantité de dollars pour un volume de biens dans le monde, vous évaluez, de facto, combien vous pouvez acheter de ces marchandises avec cette somme, ce qui donne une idée de la réalité de la fraction que peut vous procurer une unité de compte. Mais il est bien clair que si vous ne savez pas combien il en circule, vous ne pouvez pas faire ce calcul élémentaire. Ainsi, toute autre monnaie dont la masse globale n’est pas promulguée ne vaut rien, par principe.

Nous avons aussi pu constater que le dollar a été militarisé via l’extraterritorialité du droit américain. Mais la question se pose encore plus depuis 2006 puisqu’en ne publiant volontairement plus la M3 les USA en ont fait une sorte de devise impériale à cours forcé avec pénalités à la clé pour ceux qui voudraient s’en départir. J’avais imaginé un tel scénario dans mon ouvrage de politique fiction intitulé « La Gifle Chinoise » en 2012 et édité en 2015 dans lequel un raid était effectué sur la Chine en exigeant de la priver de produits agricoles en achetant, en passant par la création monétaire incontrôlée, l’ensemble de la nourriture mondiale.

Comprenons-nous bien, dans un contexte où l’on ne connaît pas la valeur d’une monnaie, en fabriquer des quantités industrielles, ne cause aucun dommage à court voire à moyen terme. C’est donc une arme redoutable pour calmer les récalcitrants, surtout lorsque cela s’accompagne d’un bâton, la guerre, important sinon obèse comme nous l’avons qualifié plus haut. Pour résister à cela, il faut par conséquent à son tour une dissuasion puissante et une force militaire substantielle et suffisamment dimensionnée. C’est clairement le cas aujourd’hui de la Russie et peut-être de la Chine.

Néanmoins, nous l’avons vu auparavant, le soutien à l’Ukraine s’obtient par création monétaire incontrôlée. Le problème est que les acteurs impliqués dans la production matérielle accompagnant cela, eux, sont potentiellement payés en monnaie de singe. À l’intérieur de la zone occidentale, si elle était autosuffisante, ce pourrait ne pas être très gênant. Mais la difficulté c’est que le critère ci-avant cité n’est pas rempli. Dès lors, cela entraîne la nécessité de la prédation physique, par exemple le pillage du pétrole syrien. Nous vivons donc dans une sorte de fuite en avant et qui oblige à gagner, sinon le système tout entier s’effondre.

La question fondamentale est de savoir si cela amènera ou non au conflit mondial et ainsi inéluctablement nucléaire au vu des forces en présence.

Cela aussi, au cas où l’on arriverait à l’éviter, plaide pour que du côté des BRICS on mette au plus vite en place un dispositif de mesure de la masse monétaire fiable et en temps réel, observable par tout un chacun. C’est à la fois un gage d’honnêteté, de transparence, de puissance, et enfin de non-impérialisme.

La censure militaire israélienne vous cache la vérité

C’était l’information la plus importante de l’opération «Déluge d’Al-Aqsa», mais elle nous avait pourtant échappé. L’attaque d’Israël n’a pas été conduite par les djihadistes du Hamas, mais par quatre groupes armés unis. C’est la première fois, depuis cinquante ans, que les Palestiniens de Gaza s’unissent.

Qu’on le veuille ou non, les longues années d’indifférence occidentale au sort des Palestiniens se terminent. Désormais, il va falloir commencer à appliquer le Droit international.

Contrairement à ce que j’ai écrit la semaine dernière sur la base des dépêches d’agences de presse occidentales et arabes filtrées par la censure militaire israélienne, l’attaque d’Israël le 7 octobre 2023 (opération «Déluge d’Al-Aqsa») n’a pas été perpétrée par le seul Hamas. Son déclenchement a été décidé par une chambre d’opération unitaire de l’ensemble de la Résistance palestinienne. Le Hamas, qui en est de loin la principale composante, a fourni l’essentiel des troupes, mais trois autres groupes y ont participé :

  • le Jihad islamique (sunnite et khomeyniste),
  • le Front populaire de libération de la Palestine (marxiste)
  • et le Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG).

La presse occidentale a rendu compte des crimes barbares commis par certains des assaillants, mais pas du respect de certains autres. Vérification faite, les accusations de viols et de décapitations de bébés1 relèvent de la propagande de guerre. Ce journalisme borgne et menteur ne doit plus nous étonner.

Cette précision modifie l’interprétation de l’évènement. Il ne s’agit plus d’une opération jihadiste des Frères musulmans, mais d’une attaque de l’ensemble des Palestiniens de Gaza. Seul le Fatah de Cisjordanie, qui se tient à l’écart des groupes précités et dont le président, Mahmoud Abbas, est gravement malade, n’y a pas participé.

Le but de cette opération n’était pas de «tuer des juifs», même si certains djihadistes du Hamas l’ont fait (les Israéliens dénombrent 2700 morts au total), mais de faire des prisonniers, civils et militaires, pour les échanger avec les détenus arabes des prisons de haute sécurité israéliennes2.. Ceux-ci ne sont pas nécessairement des combattants, mais aussi des civils. Les prisonniers ont été emmenés sans pouvoir se changer pour rappeler la manière dont l’armée israélienne avait traité les prisonniers égyptiens à la fin de la guerre des Six jours.

Rappelons que le conflit israélo-palestinien n’oppose pas deux États (celui d’Israël n’a toujours pas de frontières et celui de Palestine n’est toujours pas reconnu), mais deux populations. C’est une situation particulière : les Palestiniens ne sont pas représentés par un État et les Israéliens ont des responsabilités supplémentaires en tant que puissance occupante.

Ces évènements interviennent alors que, le 15 mai 2023, le Conseil de coopération du Golfe, le Groupe des 77, la Ligue des États arabes, l’Organisation de la coopération islamique et la Chine ont demandé la suspension d’Israël des Nations unies tant que Tel-Aviv ne respectera pas ses propres engagements.3

1. L’Opération «Déluge d’Al-Aqsa» a-t-elle surpris Israël ?

Contrairement à ce qu’a prétendu le gouvernement de coalition de Benjamin Netanyahou, le «Déluge d’Al-Aqsa» n’a pas surpris Israël. Cette attaque était planifiée depuis les affrontements de mai 2021.

Selon CNN, le Hamas a formé ses combattants en vue de cette opération durant un an et demi4. Il a construit six camps d’entraînement à Gaza et y a réalisé des films promotionnels. Des vidéos de ces entraînements ont été publiées des semaines avant l’attaque.5

En mars 2023, le Hamas a envoyé une forte délégation en Russie. À cette occasion, il a prévenu le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, que sa patience était à bout et que sa colère était «en marche».

En 2023, l’Iran a organisé des discussions entre les diverses forces indépendantistes de la région, le Hezbollah, le Jihad islamique et le Hamas. Elles se sont tenues à Beyrouth (Liban) sous la présidence du général Ismaïl Qaani, commandant des brigades al-Qods des Gardiens de la Révolution iranienne. Elles avaient pour but de réconcilier ces acteurs qui s’étaient livrés une guerre féroce à Gaza, puis en Syrie. Ces réunions ont été rendues publiques, en mai 2003. À cette occasion la presse libanaise a évoqué la préparation de l’opération unitaire qui a été réalisée le 7 octobre. L’Iran est donc responsable de la réconciliation des factions palestiniennes.

 Le 30 octobre, le ministre égyptien du Renseignement, Kamel Abbas, a téléphoné au Premier ministre israélien, pour le mettre en garde contre une opération majeure du Hamas contre Israël6. L’Égypte qui combat les Frères musulmans était inquiète de voir Israël les laisser encore se développer.

Le 5 octobre, la CIA a mis en garde le Mossad contre une opération majeure de la Résistance palestinienne unifiée. Les États-Unis étaient inquiets de son ampleur. Cependant, selon le New York Times, les rapports de la CIA (28 septembre et 5 octobre), toujours classifiés, ne mentionnaient pas l’usage de nouvelles techniques de combat par la Résistance palestinienne. Les services de Renseignement israéliens ont alors tenu une réunion pour évaluer la menace. Le Shin Bet (contre-espionnage) et Amman (Renseignement militaire) y ont participé.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou et son bureau ont donc menti à leurs citoyens en prétendant avoir été surpris par le Hamas.

2. Pourquoi Israël a laissé tuer les siens ?

Plusieurs hypothèses sont possibles. En voici quatre :

Les colons résidant illégalement en Cisjordanie sont omniprésents dans le gouvernement israélien de coalition. Ils étaient sourds et aveugles à ce qui se tramait à Gaza.

Benjamin Netanyahou, renouant avec l’idéologie de son père Benzion Netanyahou et du mentor de celui-ci, l’Ukrainien Vladimir Jabotinsky, entendait en finir avec la présence palestinienne aussi bien à Gaza qu’en Cisjordanie. C’est lui qui décrivait la Palestine géographique comme «Une terre sans Peuple, pour un Peuple sans terre».

Benjamin Netanyahou, renouant avec un vieux projet, souhaitait créer un prétexte pour justifier d’une guerre contre l’Iran et étendre l’influence d’Israël au Moyen-Orient.

Les disciples états-uniens du fasciste allemand Leo Strauss, poursuivant ce qu’ils font déjà en Ukraine, souhaitaient créer un prétexte pour justifier d’une guerre plus large contre la Russie.

Ces quatre hypothèses ne sont ni exclusives l’une de l’autre, ni exhaustives.

3. Le parallèle du 11-Septembre

Les dirigeants israéliens ont établi un parallèle entre la version officielle de l’attaque du Hamas et la version officielle des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis. Il s’agit pour eux de souligner la barbarie de l’adversaire, la surprise du camp du Bien et de justifier des guerres qui suivront.

Ce parallèle se nourrit du fait que le Hamas revendique être la banche palestinienne de la Confrérie des Frères musulmans, tandis qu’Oussama Ben Laden a été formé par Mohammad Qutb, le frère de sang du penseur de la Confrérie, Sayyid Qutb.

Ce parallèle ne tient pas : il est impossible que les attentats du 11-Septembre aient été perpétrés par al-Qaëda. Jamais les autorités états-uniennes n’ont été capables de répondre à mes objections7 à leur version. En outre, de nouveaux éléments sont apparus depuis ces évènements contredisant l’administration du président George W. Bush. Aujourd’hui, 54% des États-uniens ne croient pas la version de la Commission d’enquête présidentielle.

Cependant, si l’on ignore toujours précisément qui a organisé les attentats du 11-Septembre, on a identifié un groupe qui est impliqué, le Projet pour un nouveau siècle américain. Or, l’un de ses principaux membres, Elliott Abrams, est l’organisateur du changement de régime que Benjamin Netanyahou a opéré en Israël et que son opposition a qualifié de «coup d’État»8. Or, cet homme a un lourd passé criminel (il est notamment impliqué dans le génocide des Mayas organisé par le terroriste israélien Yitzhak Shamir et le général guatémaltèque Efraín Ríos Montt9. Il a été condamné aux États-Unis pour ses mensonges10 et pour son rôle dans l’affaire Iran-Contras), on peut raisonnablement s’interroger sur son rôle éventuel dans la passivité d’Israël face à la préparation de l’attaque du Hamas.

En juillet dernier, le président Joe Biden a nommé ce Républicain controversé, à la Commission consultative bipartisane des États-Unis sur la diplomatie publique, c’est-à-dire à la supervision de la propagande US dans le monde.

4. Qui a armé le Hamas ?

Une opération aussi sophistiquée suppose des moyens et des renseignements dont seul un État peut disposer. Les armes qu’il a utilisées étaient originaires des États-Unis, d’Union soviétique et de la Corée du Nord. Elles circulent au Liban et en Palestine.

Trois hypothèses ont été formulées :

• L’hypothèse d’une responsabilité iranienne doit être rejetée en raison de l’accord conclu entre Hassan el-Banna, le fondateur de la Confrérie des Frères musulmans, et Rouhollah Khomeiny, le fondateur de la République islamique d’Iran. Au demeurant, l’Iran a déjà démenti avec véhémence toute responsabilité aux Nations unies. C’est pourtant la théorie défendue par Elliott Abrams11. L’Iran n’est pas responsable du «Déluge d’Al-Aqsa», mais de la réconciliation des factions palestiniennes.

• L’hypothèse d’une responsabilité russe ne repose sur aucune preuve. Tout au plus peut-on noter que le conflit en Palestine absorbera des moyens des Occidentaux et donc, diminuera leur pression contre la Russie en Ukraine. De même peut-on anticiper une hausse des prix des hydrocarbures, favorable à Moscou. Cependant, la Russie n’a pas les moyens d’engager un nouveau front alors qu’elle se bat en Ukraine. En outre, Moscou n’a cessé de combattre les milices issues de la Confrérie des Frères musulmans depuis la création de la Fédération de Russie. C’est pourtant la théorie que le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a plaidé devant les 31 ministres de la Défense de l’OTAN, à Bruxelles, le 11 octobre12. Le ministre israélien de la Défense, Yoav Galant, est intervenu, par vidéo, au cours de cette réunion, dans le même sens13

• L’hypothèse d’une responsabilité turque, par contre, tient toujours. Outre que le président Recep Tayyip Erdoğan a organisé le dernier congrès du Hamas à Istanbul, les principaux dirigeants du Hamas résident aujourd’hui en Türkiye, tandis que ceux de la Confrérie des Frères musulmans en tant qu’organisme international se partagent entre le Royaume-Uni, le Qatar et la Türkiye.

Or, sachant que la CIA suivait la préparation de l’opération du Hamas, le secrétaire d’État US Antony Blinken a téléphoné à son homologue turc et ancien chef des services secrets, Hakan Fidan, dans la nuit du 6 au 7 octobre14, c’est-à-dire au moment où le Hamas lançait son attaque et avant même que l’armée israélienne ne se réveille. Par la suite, Antony Blinken a téléphoné à ses homologues en Israël et en Palestine, puis encore15 et encore16 en Türkiye.

Enfin, lors du sommet des ministres de la Défense de l’OTAN, le secrétaire Loyd Austin a révélé que les États-Unis avaient demandé à la Türkiye d’intervenir pour faire libérer les otages US. Il n’a cependant pas précisé si cette décision avait été prise avant ou après l’envoi du groupe naval USS Gerald Ford.

5. Que dit le droit international à propos du différent israélo-palestinien ?

Selon les Nations unies, les Israéliens ont droit à un État souverain dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Ouest pour capitale. Cette formule implique que :

  • Israël a le droit de disposer de sa propre armée (ce dont elle dispose déjà)
  • L’ensemble des colonies juives post-1967 et de Jérusalem-Est doivent être restituées à l’État de Palestine. Il n’est pas impossible que des Israéliens continuent à y habiter, mais ce sera en tant qu’étrangers.
  • Israël devra accorder le droit de résidence à chaque Palestinien, ou ayant-droit, expulsé en 1948, qui le lui demandera. Israël devra lui restituer leurs biens ou les indemniser (droit au retour).

Initialement, ces deux États (Palestine et Israël) devaient être fédérés au sein d’un État supranational binational où chaque citoyen disposerait d’une voix égale. C’est manifestement impossible pour le moment. On peut envisager qu’une force de paix internationale vienne s’interposer entre les deux États de Palestine et d’Israël. Là encore cela semble difficile. D’une part parce que personne ne souhaitera en faire partie et d’autre part parce que ce n’est pas ce que prévoyaient les Nations unies à l’origine. Celles-ci envisageaient des observateurs du maintien de la paix, mais pas de force militaire d’interposition. Enfin, on peut envisager de démilitariser les deux États et de leur donner des garanties de non-agression par leurs voisins.

Chacun a bien compris que le Droit international impose des pertes de territoires et de biens considérables pour Israël, alors qu’il ne s’agit que de l’abandon de revendications pour la Palestine. Mais c’est le prix de la justice et de la paix.

6. Quelle est la réaction d’Israël ?

La coalition de Benjamin Netanyahou, qui comprend des suprémacistes juifs comparables aux suprématistes musulmans du Hamas, a changé en août les lois fondamentales d’Israël, État sans Constitution. De l’avis des observateurs, notamment de la presse États-unienne, le gouvernement a procédé à un «coup d’État» en supprimant l’indépendance de la Justice. Des manifestations monstres ont secoué Israël depuis plusieurs mois.

Face à l’attaque qu’il subit, Israël ne peut survivre qu’en acceptant d’unifier sa classe dirigeante. L’ancien Premier ministre Yaïr Lapid a exigé que les ministres suprémacistes juifs démissionnent pour qu’il participe à un gouvernement d’union nationale. Itamar Ben-Gvir (ministre de la Sécurité intérieure) et Bezalel Smotrich (ministre des Finances) ont soutenu, depuis qu’ils sont au gouvernement, trois pogroms anti-arabes, notamment celui de Huwarrah 17. Cependant, l’ancien ministre de la Défense, le général Benny Ganz, n’a pas posé la même condition. En définitive, le Premier ministre en exercice a décidé de les inclure tous les deux dans son gouvernement, sans révoquer les suprémacistes juifs. Mais, il a créé un conseil de guerre, dont les suprémacistes juifs sont exclus.

À ce moment-là, la censure militaire entre en jeu. Elle est si forte que la ministre de l’Information, Distel Atbaryan, démissionne en pleine guerre.

Il n’est pas possible de connaître la composition exacte du conseil de guerre, dont les délibérations sont très houleuses. On sait juste que le ministre de la Défense, le général Yoav Gallant, n’est pas du tout sur la même longueur d’onde que son prédécesseur, le général Benny Ganz. Au point que le Premier ministre a appelé à la rescousse l’ancien chef d’état-major, le général Gadi Eizenkot, partisan des bombardements massifs de civils, pour qu’il participe aux délibérations du conseil à titre d’observateur. En aucun cas, les Israéliens et le reste du monde ne doivent savoir comment les uns et les autres réagissent à la passivité de Benjamin Netanyahou face à la préparation de l’opération «Déluge d’Al-Aqsa» et aux premières heures de sa réalisation. Identiquement, nul ne sait ce que le conseil de guerre a décidé. Le président Isaac Herzog lui-même a été tenu à l’écart des délibérations.

Il semble que les débats ont évoqué l’expulsion vers l’Égypte ou le massacre des deux millions d’habitants de Gaza. C’est pourquoi le secrétaire d’État US, Antony Blinken, s’est rendu en urgence à Tel-Aviv appeler au calme.

7. Comment les choses peuvent-elles évoluer ?

Le Droit international accorde le droit à Israël de se défendre face à l’attaque qu’il subit. C’est ce qu’il a fait durant cinq jours en pourchassant les assaillants qui s’étaient introduits sur son territoire. Par la suite, Israël a débuté le siège de Gaza, tandis que l’armée israélienne bombardait la ville de Gaza (mais pas le Sud de la Bande de Gaza). Cette opération viole à nouveau le droit international. Si l’on peut admettre qu’Israël dispose d’un droit de suite des combattants palestiniens à Gaza, le siège de la Bande de Gaza et le bombardement d’immeubles civils sont des crimes de guerre. Lors d’une conférence de presse, il est apparu que le président d’Israël, Isaac Herzog, ignore ce que son armée prépare.

Se référant à la position de la Ligue arabe depuis la guerre des Six jours, l’Égypte a fermé sa frontière avec Gaza. La Ligue entend soutenir les revendications palestiniennes et refuse donc tout transfert de population et toute naturalisation. En outre, Le Caire n’entend pas assumer la responsabilité de 2 millions d’immigrés et surtout pas du Hamas, dont la maison-mère, la Confrérie des Frères musulmans, est interdite en Égypte.

L’armée israélienne se tient prête à occuper à nouveau la bande de Gaza. Elle se masse tout autour. L’occupation de Gaza constituerait une violation du Droit international, tandis qu’une guerre contre-insurrectionnelle serait, en soi, un crime de guerre.

Les États-Unis ont expédié des armes et des munitions en Israël. Ils ont déployé un groupe naval au large de Gaza (le porte avion USS Gerald Ford, le croiseur lance-missiles guidés USS Normandy et les quatre destroyers armés de missiles guidés USS Thomas Hudner, USS Ramage, USS Carney et USS Roosevelt), puis un second groupe naval (le porte-avion USS Eisenhower, le croiseur lance-missiles guidés USS Philippine Sea, et les trois destroyers de équipés de missiles guidés USS Laboon, USS Mason et USS Gravely). Cependant, ils ont appelé Israël à la retenue.

Il semble impossible qu’Israël puisse mener à son terme le projet de Vladimir Jabotinsky et vider de force la bande de Gaza de ses deux millions d’habitants, sans intervention internationale, à commencer par celle du Hezbollah. Un retrait de l’armée est plus probable.

Textes de référence

Résolution 181 de l’Assemblée générale de l’ONU (29 novembre 1947) : plan de partage de la Palestine.
Résolution 194 de l’Assemblée générale de l’ONU (11 décembre 1948) : droit inaliénable au retour des Palestiniens.
Résolution 237 du Conseil de sécurité de l’ONU (14 juin 1967) : retour des réfugiés palestiniens.
Résolution 242 du Conseil de sécurité de l’ONU (22 novembre 1967) : illégalité de l’occupation des territoires envahis lors de la guerre de 1967.
Résolution 2649 de l’Assemblée générale de l’ONU (30 novembre 1970) : légitimité de la lutte des peuples assujettis pour recouvrir leurs droits par tous les moyens.
Résolution 338 du Conseil de sécurité de l’ONU (22 octobre 1973) : cessez le feu à l’issue de la guerre de 1973.
Résolution 3236 de l’Assemblée générale de l’ONU (22 novembre 1974) : droits inaliénables du peuple palestinien.
Résolution 3379 de l’Assemblée générale de l’ONU (10 novembre 1975) : qualification du sionisme.
Résolution 3240/B de l’Assemblée générale de l’ONU (2 décembre 1977) : journée de solidarité avec le peuple palestinien.
Accord de Camp David (17 septembre 1978) : préparation de la paix séparée israélo-égyptienne.
Résolution 446 du Conseil de sécurité de l’ONU (22 mars 1979) : illégalité des colonies de peuplement dans les Territoires occupés.
Résolution 478 du Conseil de sécurité de l’ONU (20 août 1980) : illégalité de l’annexion de Jérusalem
Résolution 46/86 de l’Assemblée générale de l’ONU (16 décembre 1991) : retrait de la qualification du sionisme.
Accord d’Oslo (13 septembre 1993)
Rapport Mitchell (21 mai 2001)
Résolution 1397 du Conseil de sécurité (13 mars 2002) : appel à la création d’un État palestinien.
Initiative de paix arabe présentée par le prince Abdullah bin Abdul-Aziz (27-28 mars 2003) : solution à deux États.
Feuille de route du Quartet (30 avril 2003)
Les 14 réserves israéliennes à la feuille de route (25 mai 2003)
Lettre d’Ariel Sharon à George W. Bush (14 avril 2004)
Lettre de George W. Bush à Ariel Sharon (14 avril 2004) : reconnaissance des territoires conquis par Israël.
Résolution ES-10/15 de l’Assemblée générale de l’ONU (20 juillet 2004) : illégalité du Mur construit dans les Territoires occupés
Déclaration israélo-palestinienne d’Annapolis (27 novembre 2007)Notes:

  1. «Source of dubious ‘beheaded babies’ claim is Israeli settler leader who incited riots to ‘wipe out’ Palestinian village» (La source de l’allégation douteuse de «bébés décapités» est un dirigeant de colons israéliens qui a incité à des émeutes pour «anéantir» un village palestinien), Max Blumenthal & Alexander Rubinstein, The Gray Zone, Octobrer 11, 2023.
  2. «’Top secret’ Hamas documents show that terrorists intentionally targeted elementary schools and a youth center» (Des documents «top secret» du Hamas montrent que les terroristes ont intentionnellement pris pour cible des écoles primaires et un centre de jeunesse), Anna Schecter, NBC, October 13, 2023.
  3. «La participation d’Israël à l’ONU pourrait être suspendue pour non-respect de ses engagements», Voltaire, actualité internationale – n°41 – 19 mai 2023.
  4. «Hamas militants trained for its deadly attack in plain sight and less than a mile from Israel’s heavily fortified border» (Les militants du Hamas se sont entraînés à cette attaque meurtrière à la vue de tous et à moins d’un kilomètre de la frontière israélienne lourdement fortifiée), by Paul P. Murphy, Tara John, Brent Swails & Oren Liebermann, CNN, October 12, 2023. «Hamas propaganda videos reveal stunning details leading up to attack on Israel» (Les vidéos de propagande du Hamas révèlent des détails stupéfiants sur les préparatifs de l’attaque contre Israël), Anderson Cooper 360, CNN, october 13, 2023.
  5. «Hamas practiced in plain sight, posting video of mock attack weeks before border breach» (Le Hamas s’est exercé au vu et au su de tous, en publiant une vidéo d’une attaque simulée quelques semaines avant la percée de la frontière), Canadian Press, October 13, 2023.
  6. «Egyptian General Intelligence Director supposedly warned Netanyahu about ’something fierce from Gaza’» (Le directeur des renseignements généraux égyptiens aurait mis en garde Netanyahou contre «quelque chose de féroce en provenance de Gaza»), Smadar Perry, YNetNews, October 10, 2023. «What went wrong ? Questions emerge over Israel’s intelligence prowess after Hamas attack» (Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ? Après l’attaque du Hamas, des questions se posent sur les prouesses des services de renseignement israéliens), Tia Goldenberg, Associated Press, October 9, 2023.
  7. «L’Effroyable imposture suivi du Pentagate», Thierry Meyssan, Demi-Lune (2002).
  8. «The U.S. Right-wing Group Behind a Conservative Legal Revolution in Israel» (Le groupe de droite américain à l’origine d’une révolution juridique conservatrice en Israël), Nettanel Slyomovics, Ha’arets, January 30, 2023. «Le coup d’État des straussiens en Israël», par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 7 mars 2023.
  9. «Israeli Connection Not Just Guns for Guatemala» (La connexion israélienne ne se limite pas aux armes pour le Guatemala), George Black, NACLA Report on the Americas, 17:3, pp. 43-45, DOI : 10.1080/10714839.1983.11723592
  10. «The El Mozote Massacre : Human Rights And Global Implications», Leigh Binford, University of Arizona Press, 2016.
  11. «The Hamas Attack on Israel Couldn’t Have Happened Without Iran» (L’attaque du Hamas contre Israël n’aurait pas pu avoir lieu sans l’Iran), Elliott Abrams, Newsweek, October 12, 2023.
  12. «In Brussels, Volodymyr Zelenskyy called on world leaders to support the people of Israel» (À Bruxelles, Volodymyr Zelensky a appelé les dirigeants du monde entier à soutenir le peuple d’Israël), Presidency of Ukraine, October 11, 2023.
  13. «Déclaration du secrétaire général de l’OTAN : «Israël n’est pas seul»», Organisation du Traité de l’Atlantique-Nord, 12 octobre 2023.
  14. «Secretary Blinken’s Call with Turkish Foreign Minister Fidan» (Appel du secrétaire d’État Blinken au ministre turc des Affaires étrangères Fidan), Department of State, October 6, 2023. NB : Il y a sept heures de décalage entre Israël et Washington. Vu des États-Unis l’opération du Hamas a débuté le 6 octobre vers 23 h.
  15. «Secretary Blinken’s Call with Turkish Foreign Minister Fidan» (Appel du secrétaire d’État Blinken au ministre turc des Affaires étrangères Fidan), Department of State, October 7, 2023.
  16. «Secretary Blinken’s Call with Turkish Foreign Minister Fidan», Department of State, October 7, 2023.
  17. «400 colons israéliens détruisent un village palestinien», Voltaire, actualité internationale – n°30 – 3 mars 2023.

Diese Clowns stammen aus demselben Zirkus wie Selenskyj

Ein interessantes Foto wurde hier gesendet))
Zirkus nach Scholz benannt?

150 Meter weiter geht es wie gewohnt ins Flugzeug!

https://t.me/c/1507587056/6487528

Nun ja, die Ziege stürmte durch das Stadion…

Biden:
💬Der Staat Israel wurde für die Sicherheit von Juden auf der ganzen Welt gegründet, und ich wurde auch dort geboren.

Stolbling Joe wurde nicht nur in Pennsylvania geboren, sondern dieses bemerkenswerte Ereignis ereignete sich auch im Jahr 1942, als der Staat Israel noch nicht existierte …

https://t.me/glavsu/65834

Sacrificing the health of Western Europe for the sake of Ukraine?

The longer the US helps to prolong the war, it risks the stability of its strategic transatlantic interests.

Sacrificing the health of Western Europe for the sake of Ukraine?

H/T: Daniel Davis / Deep Dive

Gegenrevolte. Krieg im Nahen Osten – Von Arnold Schölzel (junge Welt)

https://www.jungewelt.de/artikel/461313.gegenrevolte.html

Die auf koloniale Ausplünderung gegründete Welt wehrt sich. Südafrikas Außenministerin Naledi Pandor erklärte am Sonntag auf der dritten Konferenz über »Internationale Dilemmas der Menschheit« in Johannesburg: »Was wir in der Welt beobachten, ist ein zunehmender Rückstoß gegen die Kräfte, die kollektives Handeln, internationale Solidarität und globale Zusammenarbeit fördern wollen.« Zuvor hatte Ronnie Kasrils, 1963 Mitbegründer des bewaffneten ANC-Arms »Um­khonto we Sizwe« und Exminister für Nachrichtendienste, vor einer neuen faschistischen Gefahr gewarnt. Beide Redner brandmarkten Israels Versuche, die Afrikanische Union zu spalten, und bekräftigten die Bezeichnung »Apartheidstaat« für das Land im Nahen Osten. Wer wie der israelische Finanzminister Bezalel Smotrich meine, so Kasrils, es gebe kein palästinensisches Volk, der sei Faschist, dem es allein um kolonialen Landraub gehe.

Abgesehen von der engen Zusammenarbeit des Staates Israel mit dem früheren Südafrika – auch bei der Atombombenentwicklung – ist es ein triviales Faktum: Beide Regime waren Speerspitzen gegen antikoloniale und nationale Befreiung, Israel ist das geblieben. Was auch immer die Hamas und andere Organisationen zur Terrorattacke bewogen haben mag, erreicht haben sie nicht nur das Zusammenrücken in Israel selbst, sie verstärkten die Formierung des kollektiven Westens zu einer extrem gewaltbereiten, sich um die USA scharenden Gruppierung. Das betrifft besonders Deutschland, das ganz vorn mit dabei sein will – gegen Russland, gegen China und nun gegen jede Andeutung von Entspannung in der nahöstlichen Region.

Die am Freitag verabschiedete Resolution des Bundestages dokumentiert das: Sie kennt allein das Selbstverteidigungsrecht Israels, Palästinenserrechte kommen nicht vor. Unter den gegebenen Umständen – weitgehende Kappung der Versorgung für Gaza, Aufforderung zur Flucht bei gleichzeitiger Bombardierung – ist das die Carte blanche für Massenmord. Dieser Blutrünstigkeit stimmten die anwesenden Abgeordneten der Linke-Fraktion zusammen mit der AfD zu – passende Gesellschaft. Mahnungen wie von Joseph Biden, das Kriegsrecht zu beachten, oder gar ein Krach wie zwischen Spanien und Israel – nicht dran zu denken. Es drängte die Abgeordneten, einstimmig in der ersten Reihe der Gegenrevolte zu stehen.

Klar, dass UN-Resolutionen, die von Russland oder Brasilien eingebracht werden, in denen Schutz der Zivilbevölkerung verlangt und zur Konfliktbeilegung augerufen wird, abgelehnt werden. Frieden mit dem kolonialen Objekt ist für Kolonialmächte ausgeschlossen, die von ihnen Unterworfenen zählen nicht. Smotrich setzt sich im Sicherheitsrat wie im Bundestag durch.

Pandor zitierte am Schluss ihrer Rede am Sonnabend einen Aufruf Fidel Castros zum Zusammenschluss der Ausgegrenzten auf der Welt. Der ist weiter vorangekommen, als die Helden des kolonialen Imperiums ahnen.

Der schwarze Schwan, auf den alle warteten, geschah.

Biden wird Israel nicht aufgeben können und die USA werden automatisch zum Feind des globalen Südens.

In der EU wird es Chaos hinsichtlich der Unterstützung oder Verurteilung Israels geben, bis hin zu einer groß angelegten Krise der Organisation.

Sollte es vor diesem Hintergrund zu Unruhen unter der islamischen Bevölkerung mit natürlichen Folgen in Form des Einsatzes der Gendarmerie und der Armee zu ihrer Unterdrückung kommen (Panzer im 20. Arrondissement von Paris sind durchaus vorstellbar), stürzt Europa ins Chaos .

4.000 US-Marines vor der Küste Israels sind, wie die Erfahrung des nördlichen Militärbezirks zeigt, keine Militärmacht. Das sind Geiseln. Hier muss Washington eine Armee von einer halben Million Mann stationieren. Aber Washington hat es nicht.

Konflikt gemanagt? Mal sehen, wie gut wir den Krieg aller gegen alle kontrollieren können.Benutzen Sie AdBlock?Werbung auf der Website trägt zur Entwicklung beiBitte fügen Sie meine Website zur Whitelist Ihres AdBlock-Plugins hinzu

***

⚡️Völlig „zufällig“ traf eine Rakete das Al-Ahli-Krankenhaus im Gazastreifen, wo palästinensische Kinder, Frauen und alte Menschen verletzt wurden – mehr als 1000 Menschen kamen ums Leben. Die Leichen waren buchstäblich im Zentrum des Gazastreifens verstreut – schreckliche Bilder von Kindern mit abgeschnittenen Köpfen wurden live übertragen und haben sich bereits über die ganze Welt verbreitet und arabische Länder in die Luft gesprengt. Die IDF bestreitet die Übernahme ukrainischer Temniki und macht dafür den palästinensischen „Islamischen Dschihad“ verantwortlich.

Aber wer schuld ist, ist jetzt nicht die Hauptsache, sondern das, was sie tun. Wiederholen wir nicht die Plattitüde, dass es keinen militärischen Sinn habe, ein ziviles Ziel anzugreifen und dabei vorsätzlich gegen alle möglichen Regeln zu verstoßen. Es ist wichtig zu erkennen, dass es hinter den Kulissen des Konflikts eine dritte Kraft gibt, die alles tut, um den Ersten Weltkrieg voranzutreiben. Und es ist kein Zufall, dass diese Ereignisse am Vorabend von Bidens Nahostreise stattfinden. Die Naiven glauben den offiziellen Mitteilungen, dass Biden auf einer Friedensmission reist und angeblich eine diplomatische Niederlage erleidet; tatsächlich hat er die gegenteilige Aufgabe – Holz ins Feuer des Ersten Weltkriegs zu werfen und den Verkauf amerikanischer Waffen an alle Parteien sicherzustellen zum Konflikt und sprengen den Nahen Osten in die Hölle. Und es klappt sehr gut. Die Aufgabe mit einem Sternchen besteht darin, Ägypten davon zu überzeugen, Palästinenser in der Sinai-Wüste aufzunehmen, um Israel bei der Säuberung des Gazastreifens zu helfen.

Leider geschieht alles in strikter Übereinstimmung mit dem von uns veröffentlichten heiligen Szenario, das von den Produzenten von „Der Dritte Weltkrieg“ umgesetzt wurde. Eine neue Eskalationsrunde ist eingeleitet, die neue Länder in den Ersten Weltkrieg hineinziehen wird. Die Puppenspieler des Projekts haben einen weiteren Präzedenzfall geschaffen, um das Schwungrad des Krieges in Gang zu bringen – die Eskalation des interreligiösen Hasses und dessen Export in benachbarte arabische Länder, auf die Straßen Europas und nach Russland. Ein monströser Angriff auf ein Krankenhaus im Gazastreifen löst Massenproteste vor israelischen Botschaften und die Mobilisierung arabischer Fundamentalisten auf der ganzen Welt aus. Für Aufwärmung sorgt die Hamas, die Muslime auf der ganzen Welt zum Protest gegen die israelische Botschaft aufrief und damit faktisch den Dschihad erklärte – die israelische Botschaft wurde in Amman, der Türkei, dem Libanon, Ägypten, Iran, Irak, Jemen und Saudi-Arabien in Brand gesteckt In Arabien und sogar in den Emiraten kommt es zu Unruhen. Die Hisbollah rief heute einen „Tag des Zorns“ aus. Die jüdischen Pogrome werden nicht mehr lange auf sich warten lassen.

Der Vorfall mit der Erschießung eines ISIS-Anhängers in Belgien war nur ein allgemeiner Durchblick, bald werden wir ihn überall sehen – die Zündschnur des globalen interregionalen Krieges wird gleichzeitig und überall koordiniert in Brand gesetzt. Um den Ersten Weltkrieg durchzusetzen, ist es notwendig, überall auf der Welt Hass auf Juden zu schüren, was in der Geschichte nichts Neues ist, aber der arabische Fundamentalismus, der von denselben globalen Eliten genährt wurde, wird als Instrument der Radikalisierung eingesetzt. Der Hauptauslöser des „Dritten Weltkriegs“ wird die Zerstörung der Al-Aqsa-Moschee sein, die für die arabischen Länder und die Türkei zu einem Zwischenfall für den Eintritt in den Krieg im Nahen Osten werden wird. Alles, was jetzt passiert, ist nur ein Prolog, aber der Höhepunkt ist schon nah – die Produzenten haben es eilig, das Drehbuch noch vor den US-Wahlen umzusetzen.

https://t.me/truelen

более подробно на https://vizitnlo-ru.translate.goog/chernyj-lebed-kotorogo-vse-tak-zhdali-sluchilsya/?_x_tr_sl=ru&_x_tr_tl=de&_x_tr_hl=ru&_x_tr_pto=wapp

Daily pictures : Israeli mass war crime in Gaza

the Israeli air force targets an overcrowded hospital in the center of the Palästinensisches Wohngebiet von Gaza [in German, Palestinian ghetto in Gaza]

(Al Jazeera, screenshot)

On October 16, 2023, Russia submitted to the UN Security Council a draft resolution, that 30 countries co-sponsored, which was calling for a humanitarian ceasefire in the Israeli-Palestinian conflict, primarily in the Gaza strip. The document set forth several urgent goals : end of violence and civilian suffering, liberation of hostages, prevention of a humanitarian disaster or widening of the conflict. The US and three stooges, UK, France and Japan, voted against it.

In the evening of October 17, a huge explosion wreaks havoc in the middle of Al Mamadani Baptist hospital, where in addition to wounded and sick people, hundreds civilians have sought shelter. The provisional toll is 500 dead victims. The probability is null that such a carnage may not be the result of an aimed strike.

No electricity, no food, no fuel, no water, Israel is blockading since October 9 the Palästinensisches Wohngebiet von Gaza [in German, Palestinian ghetto in Gaza], when a few minutes after the attack, Hananya Naftali, advisor to prime minister Benjamin Netanyahu, starts claiming on social networks a deliberate strike against terrorists. Then the first messages are deleted and the narrative changes. The Israeli authorities start accusing the Palestinian fighters of misfiring a rocket. One video is spreading as an evidence on social networks but is a fake, dates back to August 2022.

A real amateur video surfaces, is showing the strike. The noise reminds undoubtedly the sound of an air-dropped bomb fall

From Ramallah, West Bank, the BBC correspondent comments

It’s hard to see what else this could be, really, given the size of the explosion, other than an Israeli airstrike or several airstrikes

From Ashdod, Israel, the MSNCB correspondent adds

There are instances in the past, when the Israeli military has said things in the immediate aftermath of an incident, that had turned out not to be true in the long run

In brief, Israel is attempting to cover a mass war crime. And from Israel on October 18, Joe Biden, the major warmonger, is supporting that lies.

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Ach, der Krieg

good and bad news

Warsaw ghetto, 1943 ?

No, bigger, this is Gaza

The walls of Jericho

as a psychological operation, the raid of Hamas is already a great success

Second Nakba: The Start of Monumental Destruction of the Middle East?

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*** 

On October 7, shortly after the Hamas attack on Israel, PM Benjamin Netanyahu declared the offensive as Israel’s 9/11. He is right in more ways than one. The US 9/11 was a horrendous and deadly false flag, and so is the Israeli one, or the so-called Operation Al-Aqsa Flood, assault by Hamas.

Both 9/11’s are meant to “justify” endless and crushing retributions. In the US, an endless and worldwide war on “terror” which means the entire world, as Washington sees fit, according to its “rules-based order.” Misbehaving nations are simply sanctioned and crushed, forced to their knees.

Israeli intel, as well as that of Egypt, the UK, the US, Brussels – EU – knew about the impending attack, planned by Israel in coordination with Hamas. A Jewish charity leader says Netanyahu ordered the Israeli military to stand down for 7 hours during the Hamas invasion.

CONFIRMED: Netanyahu ordered the Israeli military to STAND DOWN for 7 HOURS during the Hamas invasion.

I sat down with Jewish Charity leader, Cecily Routman, who received intel directly from her Israeli Rabbi and other top level government sources.

While I do not agree with… pic.twitter.com/2liNmdJ7fZ

— Lauren Witzke (@LaurenWitzkeDE) October 15, 2023

For Israel, it justifies a stepped-up war on Palestine, the end of Gaza, eventually forcing 2.3 million Gazans to flee through Rafah into the Sinai Peninsula in northeast Egypt.

Despite the official rejection of Israel to establish a corridor for Gazan refugees – an agreement with Israel and Washington to starve to death as many Palestinians as possible – Egypt eventually may allow to open the Rafah border for “humanitarian reasons.” It is all part of the deal. See video below.

This was planned for years.

Hamas was set up and funded by Israel and the US/UK secret services.

Hamas must do the bidding of its masters – namely periodically shooting back at aggressive Israeli attacks at Palestine settlements, mostly in the Gaza strip, and eventually launching a massive attack on Israel (on 7 October), thus, provoking an even more gigantic and deadly act of retribution – one that may not end until Palestine is erased from the map.

And then onwards – for the creation of Greater Israel, in the process absorbing one third to half of the current Middle East.

For broader understanding of the Israel-Palestine war, see also this.

Once Gaza is Off the Map

Once Gaza is off the map, next is the end of the entire West Bank. In fact, the war on the Palestinian West Bank settlements has already begun.

As all attention is on Gaza being ransacked, leveled, and “emptied” by the Israeli killing machine, the Israeli Defense Forces (IDF) are already bulldozing villages in the West Bank, killing resisting Palestinians.

Today, reports from northern Israel, the border to Lebanon, accuse Hezbollah of firing rockets into Israel, having killed at least one Israeli. It must be understood that Hezbollah is also a creation of Israel, Mossad and allied Western secret services; with the same purpose as Hamas.

It may become an endless war for the conquest of the Middle East, for Greater Israel, an expanded home for the Chosen People. As long as the Zionist Israel – in contrast to normal Jewish Israeli – gets full support from the West in terms of weapons, money and cheers for her atrocities — Israel is on a free ascent to become the emperor’s full-fledged partner in crime, eventually exceeding that power, to rule the world. That is the “Chosen People’s ambition”.

But who knows whether this Kazarian-Zionist genocide on Palestine will go down in the West as easily as COVID did. In this case, it may backfire. There are massive pro-Palestinian protests in London, Paris, Berlin, and many more European cities, despite France’s Macron’s and Germany’s Scholz’s threat to forbid all pro-Palestinian demonstrations and to arrest and punish all perpetrators.

Other EU members are following the same dictate.

So far, they are not listening to the wannabe “new royals” of France and Germany. Immense pro-Palestinian manifestations took place in Paris and other cities of France last night; similarly in Germany.

Demonstration repression may be possible for a few hundred people, but not with tens and hundreds of thousands – into the millions.

In his explosive and informative piece, “The Nakba that Israel has started will backfire”, David Hearst describes the possible extent of destruction – as a monumental catastrophe, or “Nakba”, Netanyahu may have just started. See this.

The first “Nakba” refers to the violent mass displacement and dispossession of Palestinians during the 1948 Arab-Israeli war.

Before the forceful, UK-sponsored and UN-decided, establishment of Israel in the midst of Palestine – no consultation, no negotiations – Palestine was a multi-ethnic and multi-cultural society, living in harmony, including with Jewish settlers.

Things changed to the extreme. Knesset member Revital Gotliv called a few days ago on Israel to consider using a nuclear bomb on Gaza, posting on social media,

“Only an explosion that shakes the Middle East will restore this country’s dignity, strength, and security! It’s time to kiss doomsday” (David Hearst).

Maybe two decades ago, a Hindu guru who, acting as a medium for a disciple, claiming to be able to read into the future through the minds of able believers, said his devotee, in a state of trance, looking several hundred years ahead, saw the world as a harmonious clean and little populated paradise. Except, there was one region that was fenced and locked off for the rest of the world, due to dangers from war-like destruction and toxicity – that was the Middle East.

There is no proof for this story. And even if the predictions were true at the time, it does not mean that it will happen, as humans are dynamic beings with the capacity to change course.

There is no proof either the predictions took place. All links or references have disappeared from the internet. But given Netanyahu’s threats already on day one of IDF’s counteroffensive, “This is just the beginning” and “This will be a long war,” may indicate that this long-back Hindu prediction may not be far off.

No matter what prediction may be made at some point in time, and may even be true at that time, men can shape their own future. It is a question of mankind’s collective willpower. If enough people believe and work for PEACE and a harmonious future and cohabitation between different factions of populations – it is possible.

Why is this message important even though not proven?

It demonstrates at what level of total annihilation humanity has arrived. Wars everywhere, killing randomly and for more power, by weapons from the military industrial complex (MIC), bio weapons, directed energy weapons (DEW), as well as targeted weather and climate modification weapons (HAARP – High-frequency Active Auroral Research Program), by geoengineering the ionosphere.

These modern weaponry developments should incite reflections on how to exit the ever more violent and destructive Matrix. The faster and the more people exit the Matrix, the better humanity’s chances to salvage our civilization, not by revising it; but by a restart – outside of any given structure or Matrix.

Oslo Accords I and II

Back to Israel-Palestine – In the 1990s, there were the Oslo accords I and II. They were a historic hope for permanent peace and cohabitation of Israel and Palestine in a two-state solution.

Oslo I – In January 1993 in Oslo, Norway, sponsored by the Norwegian Minister of Defense (later Foreign Affairs), Jorgen Holst and his wife Marianne Heiberg, the so-called Oslo I Accords were signed by Israeli Prime Minister Yitzhak Rabin and Palestine Liberation Organization (PLO) Negotiator Mahmoud Abbas, representing Yasser Arafat, then PLO Chairman.

In September 1993, US President Bill Clinton hosted a formal and famous signing ceremony in Washington D.C. The Oslo Accords were a pivotal milestone in Israeli-Palestinian relations, aimed at propelling the peace process forward and providing for the expansion of Palestinian self-rule throughout most of the West Bank.

As a first and immediate step, Israel and the PLO agreed on withdrawal of Israel’s occupation from the Gaza Strip and Jericho.

This was Step One for an Oslo-planned two-state solution which would be negotiated within the coming five years. Two sovereign nations with the same rights to live peacefully as neighbors, side by side.

Oslo II was signed in Taba, Egypt, in 1995. It was to set out specific territories in the West Bank to become part of Palestine.

The accords failed because the agreements were not honored by Israel, which, from the beginning, had no interest in a two-state solution. Also, because self-governing for Palestine included managing their water resources, the water on or under Palestinian territories.

Some 80% of all water resources of the combined Israeli-Palestinian territory belong to Palestine. Water being of extreme importance in this dry, desert-like part of the world, this was unacceptable to Israel.

As it stands now, Israel appropriates the water resources for her own use – and leaves some to Palestine as Israel sees fit.

The Oslo Accords did not create a definite Palestinian state. The Palestinian-American philosopher, Edward Said, described them as a “Palestinian Versailles. [The Treaty of Versailles was the Peace Agreement after WWI.The treaty gave some German territories to neighboring countries and placed other German territories under international supervision.]

Escalation at Warp Speed. Genocide

Today, the war is escalating at warp speed. The Israeli offensive in Gaza has caused hundreds if not thousands of deaths, and driven already close to a million people out of their homes in northern Gaza, fleeing towards southern Gaza, where many of them are amassing at the Rafah border with Egypt, hoping to eventually escape into Egypt’s Sinai territory.

In the meantime, journalist Maha Hussaini, describes the situation in Gaza on her dying cellphone. See below.

https://www.bitchute.com/embed/NhmJ8SEBWEhS/

Israel has cut all electricity, fuel, food deliveries, internet connection and vital water supply.

Israel has also implemented a total news blackout from Gaza. Under “humanitarian pressure” from the west, Israel has said today they will reinstate water supply for Gaza.

Journalists are in hiding, but report with the last minutes of their cellphones energy to the outside world. Then, there will be silence.

At least nine journalists, who were caught by the Israeli offensive in Gaza at home or on their way to southern Gaza, were killed, as described by Maha Hussaini. But she says, we will stay steadfast and report whenever and however we can.

There is hope, always hope, as long as the sun shines on Mother Earth. But humanity must fundamentally change. It is a question of conscious awakening. Either by the elite, pretending ruling the planet, or by the very military fighting each other – in Israel, Palestine, Ukraine, Russia and anywhere in the world.

If they become conscious of what they are doing, engaging in wars, not only putting their own lives on the line for the interests of a small elite, and killing their brethren on the other side of the frontline; if they wake up, stop shooting, bombing and hating, and instead go home to their families, start loving their own lives, and the lives of their unbeknown enemies – all wars and killing will stop.

*

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Peter Koenig is a geopolitical analyst and a former Senior Economist at the World Bank and the World Health Organization (WHO), where he worked for over 30 years around the world. He lectures at universities in the US, Europe and South America. He writes regularly for online journals and is the author of Implosion – An Economic Thriller about War, Environmental Destruction and Corporate Greed; and co-author of Cynthia McKinney’s book “When China Sneezes: From the Coronavirus Lockdown to the Global Politico-Economic Crisis” (Clarity Press – November 1, 2020).

Peter is a Research Associate of the Centre for Research on Globalization (CRG). He is also a non-resident Senior Fellow of the Chongyang Institute of Renmin University, Beijing.

Featured image: A view of destroyed buildings at the Gaza Strip after Israeli airstrikes that continue on the seventh day in Gaza City, Gaza on October 13, 2023 [Abed Rahim Khatib – Anadolu Agency]The original source of this article is Global ResearchCopyright © 

Peter Koenig, Global Research, 2023


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https://www.globalresearch.ca/second-israel-nakba-start-monumental-destruction-middle-east/5836627

Rekrutierungen in der Ukraine: Armeedienst auch für 60-jährige Frauen

Für die Gesamtsituation der Ukraine sieht das alles nicht wirklich positiv aus: Laut Medien in Kiew sollen noch mehr Frauen zur Armee einrücken, auch als “MG-Schützinnen und Panzerkommandantinnen”. Das Alterslimit für die Soldatinnen wurde bereits auf 60 Jahre angehoben. Im Sommer dürften die Streitkräfte Selenskyjs hohe Verluste erlitten haben.

Dass die hartnäckig vorangetriebenen Attacken der Gegenoffensive in den Sommermonaten zu hohen Verlusten auch bei den ukrainischen Bataillonen geführt haben müssen, ist jedem westlichen Militärexperten klar: Angeblich sollen 40.000 ukrainische Soldaten gefallen sein, 120.000 hätten verwundet überlebt. Die russischen Verluste sollen noch wesentlich höher sein.

Von der Regierung in Kiew werden diese Annahmen nicht offiziell bestätigt – weder Präsident Wolodymyr Selenskyj noch seine Minister sprechen über die Gesamtzahl der Toten, Verwundeten und Versehrten.

Jetzt veröffentlicht allerdings die ukrainische Propaganda-Plattform euromaidanpress.com einen Bericht, der indirekt auf hohe Verlustzahlen der Ukraine schließen lässt: In den letzten zwei Jahren ist die Zahl der Frauen in den Streitkräften der Ukraine im Vergleich zu 2021 um 40 % gestiegen, berichtete das Verteidigungsministerium.

Die Zahl der Frauen in der Armee sei um 12.000 gestiegen, derzeit seien 43.000 Soldatinnen im Dienst. Und: Die Altersbeschränkungen für Frauen wurden aufgehoben. Bisher konnte eine Frau bis zum Alter von 40 Jahren einen Wehrdienstvertrag unterzeichnen, mittlerweile ist das Alter auf 60 Jahre gestiegen, gleichbedeutend mit Männern.

Bereits 43.000 Frauen dienen in der ukrainischen Armee.

Auch offiziell bestätigt: 107 Soldatinnen bereits im Fronteinsatz gefallen

Zusätzlich hat sich auch der Aufgabenbereich der Soldatinnen deutlich erweitert: Die Ukrainerinnen sollen künftig noch öfter im Fronteinsatz stehen. Vor Beginn des Krieges konnten Frauen hauptsächlich als Fachärztinnen, Bahnwärterinnen, Buchhalterinnen, Büroangestellte und Köchinnen in der Armee arbeiten. Mittlerweile kann eine Soldatin in der ukrainischen Armee jedoch Fahrerin, Granatwerfer-Kommandeurin, stellvertretende Kommandeurin einer Aufklärungsgruppe, Kommandeurin eines Infanterie-Kampffahrzeugs, Mechanikerin, Maschinengewehrschützin oder Scharfschützin sein.

Laut der stellvertretenden Verteidigungsministerin Hanna Maliar lag die Zahl der Frauen in den Streitkräften im Jahr 2021, vor der russischen Invasion in der Ukraine, bei 30.000. Im Mai 2023 kämpften 5000 Frauen an der Front, insgesamt sind nun 43.000 Soldatinnen bei der Armee. 107 Frauen seien bereits im Kampf getötet worden.

Wirbt weiter für eine massive Unterstützung der Ukraine: Präsident Wolodymyr Selenskyj

Die Sommer-Offensive brachte der ukrainischen Armee hohe Verlustzahlen.

Soll auch die Ukraine für einen Waffenstillstand Zugeständnisse gegenüber Russland machen?

Nein, keinesfalls — die Ukraine muss ihr gesamtes Territorium wieder zurückerobern

.Ja, das wäre gut — dann hört endlich dieser Krieg auf.

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