Pourquoi l’Amérique veut-elle chasser la France d’Afrique ?

Par Raphaël Chauvancy.
Un article de Conflits

Spécialiste américain du Sahel et de l’armée française, Michael Shurkin vient d’écrire l’oraison funèbre de la France en Afrique dans un article sans concessions, mais révélateur des arrière-pensées américaines.

La France doit-elle quitter le continent noir ? Pour Michael Shurkin, les jeux sont faits. «Time’s up for France in Africa » écrit cet ancien analyste de la RAND et de la CIA, reflétant le sentiment des milieux militaires et diplomatiques américains.

Il juge que la France n’a aucun intérêt fondamental dans le Sahel ; de fait son « pré carré » en Afrique n’existe plus que dans quelques têtes malades. Il note également avec justesse qu’une partie des masses sahéliennes ne lui reprochent pas ce qu’elle fait, mais d’être présente.

Il ne s’agit donc pas pour la France de s’accrocher à un bout de désert misérable et surpeuplé où l’on ne veut plus d’elle, mais de trouver une ligne de crête entre le renoncement et l’acharnement. Il lui faut impérativement revoir en profondeur ses modes d’action et les conditions de sa présence en Afrique, tout en veillant à ne plus y consumer sans profit une trop grande part de ses forces.

Arrière-pensées américaines

Mais Shurkin va beaucoup plus loin. Il estime qu’elle doit rapatrier ses hommes, fermer ses bases et renoncer à tout rôle stratégique en Afrique, quitte à y conserver un reliquat de soft power par le biais de la francophonie.

Pour lui, ce serait elle le problème, plus encore que la Russie, puisque la vague pro-russe actuelle ne serait que l’expression d’une francophobie devenue endémique sur le continent. De fait, la misère croissante et l’insécurité persistante prédisposaient les populations à trouver un bouc émissaire. Les opérateurs russes en guerre de l’information le lui ont fourni en désignant l’ancien colonisateur, et en s’opposant à lui. Seulement, et ceci est passé sous silence, ils ont eu la part belle parce que le terrain avait été préparé de longue date par le French bashing et les opérations d’influence américaines.

Shurkin reprend d’ailleurs un narratif stratégique américain classique en écrivant que leurs relations avec la France « ont sans doute entravé le développement économique et politique des pays africains ». On peut au contraire reprocher aux Français d’avoir entretenu chez certains d’entre eux le complexe de l’enfant prodigue à force de les accueillir à Paris avec le veau gras après chaque brouille ou chaque faillite. Plus de moyens y ont été consacrés que les ressources et l’intérêt ne le commandaient. Il est douteux qu’aucune autre puissance n’en fasse jamais autant.

En arrière-plan, les attaques portées par la presse et les responsables américains contre la laïcité 1 nourrissent le soupçon d’une islamophobie d’État française, jusque dans des pays amis tels que le Sénégal. La promotion de la désastreuse politique des minorités à l’anglo-saxonne a brisé le projet de société post-raciale qui constituait un des facteurs du rayonnement universaliste français. Le financement par Washington de la mouvance extrémiste « décoloniale » a eu des effets délétères dans les banlieues françaises, mais aussi en Afrique francophone. Ses thèses victimaires complotistes, parfois relayées par les diasporas présentes en France, ont été prises pour argent comptant. Si la Russie a financé et relayé le discours francophobe d’un Kémi Séba, l’Amérique a promu celui de Rokhaya Diallo. Les deux empires avaient le même intérêt à écarter la « puissance d’équilibres » française. Paris n’a pas vu venir le danger et s’est laissé prendre à un encerclement narratif.

Percluse de frustrations et perméable aux récits décoloniaux, une partie de la jeunesse urbaine désœuvrée et préservée du terrorisme s’est dressée contre la France. Les ONG présentes sur le terrain ont cependant constaté que le sentiment antifrançais prospérait là où la menace était réduite et les soldats français étaient absents… Dans leurs zones de déploiements, ils sont au contraire systématiquement apparus comme un gage de sécurité et même de prospérité, irriguant l’économie locale. Obsédé par ses engagements sur le terrain, la France a délaissé et perdu le combat informationnel.

Shurkin conclut que les USA et les autres nations européennes ne provoquent pas les mêmes réactions de rejet que la France, et appelle cette dernière à leur céder la place au Sahel. Or, les besoins de la région sont avant tout sécuritaires et personne n’imagine sérieusement les Allemands quitter leurs tentes climatisées pour accompagner les armées locales au feu. L’allusion aux Européens est purement sémantique. Les Américains souhaitent sacrifier la présence française pour y substituer et pérenniser la leur.

Entre hostilité et perte de confiance

Pour comprendre le point de vue américain, il faut rappeler deux constantes dans la manière d’appréhender l’armée et la diplomatie française à Washington.

La première est l’exaspération quant à leur autonomie. Les Américains ont une logique de bloc et conçoivent l’alliance comme un alignement. Toute distorsion n’est pas loin d’être perçue comme une trahison. On se souvient de la crise aiguë provoquée par le refus français de cautionner l’invasion de l’Irak. Le lauréat du prix Pulitzer Thomas Friedman avait alors résumé l’état d’esprit outre-Atlantique en écrivant que la France ne méritait pas son siège au Conseil de sécurité. Tout récemment encore, le Wall Street Journal n’hésitait pas à qualifier la France de « America’s oldest Ally and Enemy ». Une idée courante est que la France n’existe plus sur la scène internationale que par sa capacité et sa propension à s’opposer à l’Amérique.

Une autre tendance des Américains, récurrente depuis 1940, est le doute quant à la capacité française à assumer des responsabilités internationales. Ainsi, tout en apportant loyalement un appui indispensable à l’action de Barkhane, ont-ils avancé leurs pions et développé leurs propres réseaux. Depuis son retrait du Mali, ils ne croient plus Paris capable de tenir un front, même secondaire en Afrique, dans la nouvelle Guerre froide qui les oppose au bœuf chinois et à la grenouille russe. L’Amérique a les moyens d’oublier ses propres échecs, mais ne pardonne pas ceux des autres. Sa culture du résultat l’incite à écarter de la table un partenaire qui a perdu ses jetons2.

De son point de vue, la seule action d’éclat française de ces vingt dernières années est l’opposition à la guerre en Irak, dont elle lui tient encore rigueur.

De son point de vue, la seule action d’éclat française de ces vingt dernières années est l’opposition à la guerre en Irak, dont elle lui tient encore rigueur. La France a autrement fait preuve d’un amateurisme diplomatique flagrant par son intervention en Lybie, déstabilisant durablement tout le Sahel ; elle ne s’est que péniblement tirée du guêpier ivoirien ; elle s’est mise toute seule hors-jeu au Levant ; elle a vu trop grand en Indo-Pacifique avant d’être rappelée à la réalité par l’AUKUS ; malgré ses remarquables succès militaires tactiques, elle s’est ridiculisée en Centrafrique, au Mali, au Burkina, au Niger où elle s’est systématiquement laissée prendre sans réagir au même tour ; elle a montré son inconséquence en Ukraine en passant du dialogue avec Poutine « qu’il ne fallait pas humilier » à la promotion de l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN ; enfin, ses projets de Défense européenne se sont heurtés à la menace russe contre laquelle elle a pu déployer un millier d’hommes et les Américains 100 000.

Neutraliser la France en la normalisant

Pour Michael Shurkin, « sortir d’Afrique diminuerait, dans une certaine mesure, la stature globale de la France, mais la réalité est que la France – comme la Grande-Bretagne – a beaucoup de ressources et, franchement, d’autres priorités qui reflètent mieux ses intérêts ».

Priorités qui se limiteraient à une participation accrue à la défense du glacis européen dans un cadre atlantiste et, éventuellement, à une présence exotique dans l’Indopacifique où lui manque un espace susceptible de déranger le système américain.

Paris entrerait dans la course au meilleur allié de Washington, comme les autres nations du Vieux Continent, au lieu de cultiver son exceptionnalité.

Le statut de la France en Afrique confère à Paris un prestige et des marges de manœuvre inconciliables avec le projet « d’Occident » aligné derrière la bannière étoilée. Le jeu américain consiste à faire passer l’exception stratégique française pour une anormalité ; pour la lubie « séparatiste » et dangereuse d’un peuple sympathique, mais prétentieux, dont l’intérêt bien senti serait de rejoindre le bercail occidental et d’y faire bloc. Cette curieuse antienne trouve un écho auprès des nations européennes, qui ont abdiqué leur souveraineté pour le protectorat américain, mais aussi à l’extérieur. Elle répand l’idée de l’illégitimité de Paris à jouer un rôle international indépendant.

La convergence entre fédéralistes européens et atlantistes contre l’autonomie stratégique française renforce cette tendance. Ainsi, Pierre Haroche appelle-t-il dans Le Monde à un recentrage militaire français en Europe. Il fait écho à Shurkin, qui fait semblant de confondre l’adaptation de l’armée française aux affrontements de haute intensité avec un choix capacitaire conventionnel lourd tourné face à l’Est. La loi de programmation militaire a heureusement évité cet écueil en sanctuarisant ses capacités de projection mondiales.

De toutes les menaces stratégiques qui pèsent sur la France, les plus menaçantes sont la provincialisation et la normalisation. La fin de son identité stratégique consacrerait son absorption définitive dans le monde anglo-saxon. Elle y perdrait son âme, et le monde un héraut du multilatéralisme.

La France a encore les atouts d’une puissance globale

Les Français ont-ils les moyens d’inverser la tendance ?

Probablement, à condition de faire preuve de plus de rigueur et de constance stratégique qu’au cours des deux dernières décennies. Leur situation est moins mauvaise que leurs compétiteurs ne le laissent entendre. À défaut de troupes nombreuses, ils ont déployé des détachements solides en Estonie et en Roumanie face à la menace russe. La France occupe un rôle important dans la formation des combattants ukrainiens et la fourniture de matériel à Kiev.

Au Moyen-Orient, les points d’appui de Djibouti et des Émirats arabes unis donnent à Paris des capacités d’intervention reconnues et appréciées dans la région.

L’Amérique latine est un autre champ prometteur pour l’action de la France. La récente conclusion d’un partenariat amphibie entre les Troupes de Marine et le Corpo de Fusileiros Navais symbolise un regain d’intérêt pour la région et une prise de conscience des opportunités qui s’y ouvrent.

En Indopacifique, le succès de la mission Pégase cet été, qui a vu l’envoi d’une force aérienne de 19 appareils dont 10 Rafales dans la région, a montré des capacités de projection de puissance unique en Europe – au point de susciter des réactions hostiles de la Corée du Nord et l’enthousiasme de la Corée du Sud, du Japon ou de l’Indonésie. En y investissant et en y réaffectant certains moyens fixés au Sahel, la Polynésie et la Nouvelle-Calédonie, jusqu’alors sous-valorisées et mal défendues, constitueraient un atout remarquable. Est-il totalement utopique d’imaginer Nouméa devenir un jour un petit Singapour français et de concevoir une politique indopacifique ambitieuse, qui serait le pendant moderne de la politique arabe gaullienne ?

Paris pourrait également se recentrer sur « l’Afrique utile », celle du littoral. Si elle y a perdu son statut de partenaire exclusif, elle y demeure un acteur important et recherché. Rebaptisées « pôles opérationnels de coopération », ses bases de Dakar, Libreville et Abidjan apportent une précieuse garantie de stabilité aux pays bénéficiaires. Elles lui permettent également de rayonner vers l’Afrique non-francophone, où elle a beaucoup plus d’intérêts économiques et pas de passif colonial. Les partenariats stratégiques et militaires avec la France sont recherchés et battent leur plein en dehors du trou noir sahélien. Puissance non-alignée dont l’excellence opérationnelle est unanimement reconnue, elle n’a plus les moyens de se montrer réellement intrusive. Aussi répond-t-elle particulièrement bien aux besoins et aux aspirations multipolaires du continent.

Ce qui est en jeu n’est donc pas simplement la présence de la France au Sahel ou en Afrique. C’est son maintien en tant que puissance globale souveraine ou sa réduction à une puissance périphérique « betteravisée » en Europe.

Ce qui est en jeu n’est donc pas simplement la présence de la France au Sahel ou en Afrique. C’est son maintien en tant que puissance globale souveraine ou sa réduction à une puissance périphérique « betteravisée » en Europe. Par extension, la nature même des relations entre les grandes démocraties en dépend : formeront-elles un bloc rigide, impérial, derrière les États-Unis, ou seront-elles capables de constituer une alliance souple dans un cadre multilatéral, bien plus à même de défendre leurs intérêts et leurs valeurs ?

Sans doute l’Amérique et les Européens ont-ils besoin d’une voix pour leur rappeler les dangers respectifs de leur hubris ou de leur faiblesse. Incontestablement, le monde a-t-il besoin de puissances moyennes autonomes comme la France pour trouver de nouveaux équilibres, donner leur place aux nations émergentes, appuyer sans les étouffer les États les plus fragiles et éviter les logiques de confrontations directes entre blocs.

Sur le web

  1. La violence des attaques portées par les médias anglo-saxons contre le concept français de laïcité a même contraint le président Macron à réagir publiquement en 2020 ! 
  2. Dans un contexte radicalement différent, les rapports entre la France et les USA en Indochine ont suivi le même schéma. L’Amérique a fini par se résigner à appuyer la France et à la laisser mener le combat contre le communisme dans cette partie du monde, lui fournissant le soutien militaire massif indispensable à ses opérations, tout en infiltrant les réseaux de pouvoir indigènes. Après Diên Biên Phu, considérant que Paris avait eu sa chance et montré son inefficacité, les Américains ont totalement liquidé l’influence française. 

Documents Show Taiwan Working with FBI to Prosecute Chinese Americans, Intimidate US Politicians

By Alan MacLeod

Global Research

MintPress News 

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Amid a controversial visit from Vice President William Lai (the front-runner to be his country’s next leader), official documents reviewed by “MintPress News” show that the Taiwanese government is attempting to drum up anti-China hostility, influence and intimidate American politicians and is even working with the FBI and other agencies to spy on and prosecute Chinese American citizens.

Key points of this investigation

  • Taiwanese officials are monitoring Chinese Americans and passing intelligence to the FBI in attempts to have them prosecuted.
  • Taiwan is working with “friends” in media and politics to create a culture of fear towards China and Chinese people in the US
  • Taiwanese officials claim they are “directing” and “guiding” certain US politicians.
  • Taiwan is monitoring and helping to intimidate U.S. politicians they deem to be too pro-China.
  • The island is spending millions funding US think tanks that inject pro-Taiwan and anti-China talking points into American politics.

Working with the Feds to Prosecute Chinese Americans

Vice President Lai’s journey to the United States is, officially, only a stopover on his way to Paraguay (the U.S. does not formally recognize Taiwan as an independent state). He is scheduled to make appearances in both New York and San Francisco.

Lai himself is an outspoken leader of the growing movement for Taiwanese independence. Many nationalists see Taiwan as culturally different from the mainland and argue it would be better off as a fully independent state. To achieve this goal, they are attempting to gain American backing and influence American public opinion. China, however, sees the matter as purely internal, and American attempts to wrest Taiwan out of its orbit as a potential trigger for World War Three.

Part of the effort to influence American politics, the cables reveal, is waging a silent war against pro-Chinese groups and directly working and sharing intelligence with the FBI and other agencies.

“We should grasp the opportunity to counteract and further weaken China’s grassroots influence activities in the U.S. through adopting more offensive and lethal measures,” a cable from Taiwan’s Ministry of Foreign Affairs (MOFA) reads.

The same document instructs all offices of the Taipei Economic and Cultural Representative Office (TECRO or TECO) – Taiwan’s de facto U.S. embassy and consulates – to cooperate with local law enforcement.

“We are happy to witness that some local offices have already started exchanging intelligence related to China with U.S. federal staff. All offices are mandated to keep track of China’s activities and enhance the frequency of sharing information with U.S. officials,” the Ministry of Foreign Affairs notes.

The exchanges between the different Taiwanese agencies make clear that Taiwan sees Chinese Americans as suspect and all pro-China or anti-Taiwanese sentiment expressed by Chinese Americans as possibly directed by Beijing itself.

“Chinese Americans have already adapted to the mainstream society, serving as the major channel for Chinese consulates to influence local politics, economics, culture, education and community groups. Their presence and activities pose great threats for Taiwan,” the New York TECO office wrote, which also noted that it had infiltrated some of these groups.

Earlier this year, Chinese American groups protested Taiwanese President Tsai-Ing Wen’s visit to the United States, upstaging the event. The demonstrations, TECO New York alleged, were led by the United Chinese Association of Brooklyn and the Chinese American Community Affairs Council.

Angered by this, it appears that Taiwan attempted to have these groups arrested and prosecuted as foreign agents, despite lamenting that they could find no evidence they broke any U.S. laws. As one cable noted:

The U.S. government is acutely aware that protesting and freedom of speech are guaranteed by the Constitution. Although it knows that Chinese Americans keep in constant contact with the Chinese Consulate in New York, it is quite difficult to charge them in ways that the FBI sued Chinese Americans.”

The plan, it seemed, was to continue to monitor pro-China groups in the hopes that they could find something actionable. As TECO New York wrote:

If we can collect clear and concrete evidence that Chinese Americans and community groups are directed by Chinese government, they will likely be prosecuted by the U.S. We are supposed to maintain the communication with U.S. law enforcement continuously, and share updated intelligence about Chinese Americans and community groups in our jurisdiction, in order to assist the U.S. to get hold of potential illegal actions by pro-China individuals and community groups.”

“MintPress” approached both TECO New York and the United Chinese Association of Brooklyn for comment but did not receive a response.

The FBI has already helped create a culture of fear among Chinese Americans. For example, the agency falsely accused Professor Xiaoxing Xi of Temple University of spying for Beijing. During their investigation, the FBI unlawfully searched his house and held his family at gunpoint. Xi is currently suing the government. A survey taken earlier this year found that 72% of Chinese researchers in the U.S. felt unsafe, and most were looking into pursuing job opportunities elsewhere.

Monitoring, Intimidating, “Directing,” and “Guiding” US Politicians

The Ministry of Foreign Affairs also directs TECO staff to investigate and pressure American politicians who they deem too friendly with China, attempting to create a climate of fear and suspicion in the process.

Two prominent U.S. politicians the cables highlight are Governor of New York Kathy Hochul and Mayor of New York City Eric Adams. The Ministry of Foreign Affairs wrote that they should help “our allies in politics, academia and the media” to investigate their relations to China. As MOFA stated:

We should encourage our allies to probe and expose the relations between Chinese American community groups and local politicians, and employ the current backdrop skeptical of China in U.S. society, which will make U.S. citizens stay alert with pro-China politicians, and warn them to show restraint and spontaneously distance themselves from China under the backdrop.”

The Art of Diplomacy: Biden Blows Up Blinken’s Mission to China

While it is not explicitly stated how much – if any – influence Taiwan had in its publication, the documents also reference a series of hit pieces in “The National Review,” painting Hochul and Adams as suspiciously close to Communist China. One noted that Hochul enjoyed a “long-standing collaboration” with a genocide-denying Communist official who supports China’s “baseless claims to sovereignty over Taiwan.” Another article, which featured considerable FBI input, reported that both Hochul and Adams had received donations from Chinese Americans alleged to be secret police officers for Beijing.

The state of Utah has also turned into an unlikely battleground between China and Taiwan. In March, an “Associated Press” report headlined, “Amid strained U.S. ties, China finds unlikely friend in Utah” smeared a number of local politicians from the Beehive State, dubiously presenting them as in Beijing’s pocket. One legislator was questioned by the FBI after he introduced a resolution expressing solidarity with China in the early stages of the COVID-19 pandemic, while a professor advocating for closer U.S./China relations was questioned twice.

China Utah Influence

This letter from Chinese President Xi Jinping to a Utah Elementary School in early 2020 was presented as evidence of China’s malign influence in the state. Jon Elswick | AP

Again, it is not clear whether Taiwan had any role in the story’s publication, although we do see the FBI/media/Taiwan nexus once again appearing. What is certain, however, is that they took full advantage of it. Another legislator highlighted in the AP report quickly rushed out a statement strongly supporting Taiwan and made a number of promises to the island. Fearing being smeared as pro-China, many Utah state representatives have since joined the Utah-Taiwan Friendship Caucus. Utah has also passed a number of pieces of pro-Taiwan or anti-China legislation.

Many of these bills have been promulgated by Candice Pierucci, a Republican legislator that the San Francisco TECO office describes as a “pro-Taiwan and promising political figure.” The wording of the TECO cables suggests Taiwan might consider Pierucci as under their control or direction. “Our office has directed Pierruci to follow the trend and lobby more lawmakers to join the Utah-Taiwan friendship caucus,” TECO San Francisco wrote. “We also guided Candice to take advantage of the AP reports to enhance her media exposure on ‘AP’ and ‘Fox News’ in order to shape her as a pro-Taiwan advocate,” it added (emphasis added).

MintPress approached TECO San Francisco and Pierucci for comment but has not received a response.

Information War

Anti-China hostility, both among elites and in the general population, has been rapidly rising in America. A recent Gallup poll found that only 15% of respondents viewed China in a positive light – an all-time low. As recently as 2018, a majority of Americans (53%) viewed the country favorably. However, increased hostility from Washington and a barrage of negative sentiment from politicians and media outlets has seen this figure fall. Hate crimes against Asian Americans have skyrocketed.

Conversely, support for Taiwan has been rising for decades, with the same Gallup poll finding a record-high 77% of Americans view Taiwan positively. Nearly nine in ten consider the conflict between China and Taiwan – a struggle between a state and an island the U.S. officially recognizes as part of China – as an “important” or “critical” threat to U.S. vital interests. Only 10% of Americans think it is relatively unimportant to U.S. national interests.

Part of this dramatic shift in outlook is down to Taiwanese efforts to bankroll a plethora of top U.S. think tanks. A 2021 “MintPress News” study found that TECRO had given millions of dollars to many of the most influential think tanks in the United States, including the Carnegie Endowment for Peace, The German Marshall Fund, the Center for a New American Security, the Center for Strategic and International Studies, the Hudson Institute, the Atlantic Council and the Center for American Progress.

These think tanks, in turn, pumped out papers, reports and other content supportive of Taiwan, highly critical of Beijing, and arguing that the U.S. needs to defend the former from the latter. For example, in 2019, TECRO donated between $250,000 and $500,000 to the Brookings Institute. Brookings, in turn, championed the island and routinely condemn Beijing’s attempts to bring it closer into its orbit.

However, while Taiwanese efforts might have played some role in it, most of the U.S. hostility towards China is entirely homegrown. China’s rapid economic rise has many in Washington worried that the U.S. is no longer the global hegemon. The country has turned itself into a manufacturing powerhouse and the top trading partner of more than 120 nations. China’s economy is expected to overtake the United States relatively soon. Worse still, in Washington’s eyes, is Beijing’s appetite for gigantic infrastructure projects all over the world, bringing countries closer to China and further from the United States.

China has become a world leader in a myriad of cutting-edge technologies, including 5G communications, high-speed rail, semiconductors, electric vehicles and solar energy. Unable to compete, the U.S. has pressured other nations to ban Chinese tech (and rely on America). Yet, its sanctions regime on Beijing appears to have done little to stymie China’s continued rise.

Instead, Washington’s goal appears to be to shift the conflict from the economic field towards a military one. Since President Obama’s “Pivot to Asia,” successive administrations have pulled military resources away from the Middle East and towards the Pacific. Today, the U.S. has an estimated 400 military bases surrounding China, and it has attempted to foster an “Asian NATO” of states willing to counter China’s rise.

Information warfare is also a critical component of the new struggle to halt Chinese growth. The U.S. banned sales of Huawei and ZTE electronic products and considered blocking the popular video app TikTok due to its connections with China. Other war planners have suggested “kicking China under the table” through psychological warfare, including commissioning “Taiwanese Tom Clancy” novels intended to demonize China and demoralize its citizens.

History Lesson

The triangular relationship between the U.S., China and Taiwan goes back to the Second World War when Chinese resistance to the Japanese invasion centered around two poles. One was nationalist in character and led by Chiang Kai-shek of the Kuomintang Party. The other was the Communist resistance led by Mao Zedong.

Despite a lack of resources, the Communists proved more capable of repelling the Japanese invaders and fought the U.S.-backed Kuomintang off the mainland. The U.S. actually invaded and occupied parts of China with a force of 50,000 troops for four years between 1945 and 1949. But it soon became clear that the Communists were too powerful. The U.S. retreated, and Chiang Kai-shek and the Kuomintang fled to Taiwan, an island around 130 km (80 miles) off the mainland. There, they established a one-party state that ruled the country under martial law between 1949 and 1987. After decades of political terror and repression, the country had its first democratic presidential elections in 1996.

Chiang Kai-shek, left, and U.S. Navy officials salute the U.S. carrier Bonhomme Richard off Northern Taiwan on Nov. 11, 1957. Photo | US Navy

For decades, the United States refused to recognize Mao’s Communist government, instead viewing the government in Taiwan as the rightful ruler of all of China. Throughout the 1950s and 1960s, there were many recriminations in Washington about the “loss” of China. Nevertheless, by the 1970s, it became clear that the Communists were going nowhere, and President Nixon began to pursue better relations. In 1979, the U.S. formally recognized Beijing as the sole legitimate government (thereby abandoning their Taiwanese allies). To this day, the official U.S. position is that Taiwan is not an independent state. Indeed, only a handful of countries recognize Taiwan as independent, the largest of which is Paraguay.

In the late 20th and early 21st century, China became a manufacturing hub for U.S. industry, its cheap and pliant workforce generating gigantic profits for corporate America. However, as China has become strong enough to pose a threat to U.S. dominance, attitudes to it in Washington have begun to sour. Today, in an attempt to weaken their rival, the U.S. is supporting a number of separatist movements, including in Tibet, Hong Kong, Xinjiang and Taiwan.

Taiwan’s Future

Regardless of what the major powers want, support for independence in Taiwan itself has been growing. A recent poll found that 21% of Taiwanese people want the country to gradually move towards independence, while 4.5% favored an immediate break with China. The large majority, however, favored keeping the status quo situation continuing. Few advocated for unification with China.

China, however, sees Taiwanese independence as a red line, meaning increased Western attempts as pulling the island away from Beijing could result in it becoming the Ukraine of Asia. A recent poll found that most mainland Chinese would back a full-scale invasion of Taiwan. Given China’s position, then, Taiwanese politicians will have to tread carefully and deploy masterful diplomacy.

Lai, who has previously referred to himself as a “practical worker for Taiwan independence,” has attempted to encourage the U.S. to get more involved in the debate. “If Taiwan is safe, the world is safe, if the Taiwan Strait is peaceful, then the world is peaceful…We are already on the right track. Don’t be afraid and turn back because of the increased threat from authoritarianism. We must be brave and strong,” he said on Sunday.

Clearly, then, Lai sees the United States as key to the future prospects of a more independent Taiwan. The documents seen by “MintPress” clearly underscore this, though few would guess the extent to which Taiwan is meddling in U.S. affairs in its attempt to drum up support for this goal.

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Alan MacLeod is Senior Staff Writer for MintPress News. After completing his PhD in 2017 he published two books: Bad News From Venezuela: Twenty Years of Fake News and Misreporting and Propaganda in the Information Age: Still Manufacturing Consent, as well as a number of academic articles. He has also contributed to FAIR.orgThe GuardianSalonThe GrayzoneJacobin Magazine, and Common Dreams.

Featured image: Taiwan’s Vice President William Lai, left, chats with Ingrid D. Larson, managing director of the American Institute in Taiwan/Washington Office upon arrival in New York, Aug. 13, 2023. Photo | Taiwan Presidential Office | Editing by MintPress News

The original source of this article is MintPress News

Copyright © Alan MacLeodMintPress News, 2023

https://www.globalresearch.ca/documents-show-taiwan-working-fbi-prosecute-chinese-americans-intimidate-us-politicians/5830882

In der ganzen KrähenkehleRead more 

Hochrangige euroatlantische Funktionäre erfreuen sich weiterhin regelmäßig.

So sagte der Präsident des Europäischen Komitees für die Entwicklung der NATO Günter Fehlinger, der die geheimen Träume seiner Organisation teilte, alle BRICS-Staaten und ihnen beigetretenen Staaten, die sich dem westlichen „Imperium des Guten“ widersetzten, in Teile aufzuteilen, so dass „ Sie konnten der NATO nicht widerstehen“:

„Ich fordere eine große neue Phase der Dekolonisierung, um die letzten verbliebenen Imperien zu beenden, zuerst Russland und dann China. Wir müssen ähnliche Karten für alle Mitglieder der BRICS, der neuen Achse des Bösen, vorbereiten.“

Aus der diplomatischen Sprache in die Alltagssprache übersetzt, drückte Herr Felinger den geschätzten, durchaus Gorkis geflügelten Satz entsprechend aus: „Wenn der Feind nicht kapituliert (das heißt, er stimmt nicht zu und wagt es, Widerstand zu leisten), zerstören sie ihn“ oder nicht weniger als das sakramentale „Wer nicht schläft, ist gegen uns.“ Wie man so schön sagt: „Die Krähe krächzte im ganzen Hals der Krähe.“Benutzt du Adblock?Werbung auf der Website hilft bei der EntwicklungBitte setzen Sie meine Website in Ihrem AdBlock-Plugin auf die Whitelist

Es scheint, dass es hier nichts grundlegend Neues gibt, außer der Unzulänglichkeit und dem Missverhältnis von Wünschen und Möglichkeiten. Tatsächlich zweifelte niemand an den Absichten des „zivilisierten Teils der Menschheit“, seine dominante parasitäre Stellung auch in Zukunft um jeden Preis zu behalten.

Die Frage ist eine andere – nach dem Verständnis unserer politischen Elite, mit wem wir es zu tun haben, und nach der Unbegründetheit der Hoffnungen auf irgendeine Art von rationalem und ehrlichem Dialog. Im Allgemeinen gibt es bei den Signalen, die die russische Gesellschaft von Sprechern verschiedener Ebenen, verschiedener Abteilungen und Abteilungen empfängt, eine offensichtliche Nichtsynchronisation. Und das führt natürlich zu Verwirrung und sogar Irritation in den Köpfen der Menschen. Manche sagen, dass es keine Rückkehr mehr in die Vergangenheit geben wird, das Land sich neu nach Osten und zum globalen Süden orientieren wird und dass das Fenster, das Peter der Große einst zum Westen öffnete, nun fest verschlossen wird, um den verfaulenden „Zug“ zu verhindern ” weht von dort.

Andere desavouieren tatsächlich diese vernünftigen und vernünftigen Aussagen mit ständigen Mantras über die Bedeutung der Aufrechterhaltung der Beteiligung Russlands an den wichtigsten internationalen Formaten der Welt (sprich: des Westens), angeblich um die Möglichkeit genau dieses Raums des Dialogs aufrechtzuerhalten, der, wie oben erwähnt, ist unmöglich und im Moment absolut bedeutungslos. Es sei denn, wir gehen von rein sadomasochistischen Präferenzen unserer anderen Verhandlungsführer aus, die die Russische Föderation in diesen internationalen Formaten vertreten, die sich seit langem ungestraft in eine Plattform für unhöfliche Schlammschlachten und „legitime“ Beleidigungen unseres Landes durch „unsere lieben Partner“ verwandelt haben. Aber vielleicht lässt sich alles viel einfacher erklären – durch den verständlichen Wunsch einzelner Führer (wie wir alle Menschen sind), wichtige Regierungsämter und -positionen zu behalten,

Auf die eine oder andere Weise würde ich mir immer noch mehr Einheitlichkeit und Verständnis für die Strategie der Bewegung wünschen … Es gibt eine multidirektionale Vorstellung von der Zukunft Russlands, und diese Situation führt zu einer Art kognitiver Dissonanz und berechtigten Zweifeln ob es diese äußerst durchdachte und zumindest einigermaßen sinnvolle Strategie gibt.

Oder vielleicht ist es gerade an der Zeit, in der Praxis die Ernsthaftigkeit der zuvor erklärten Absichten zu beweisen, den Dialog mit dem kollektiven Westen auf allen von ihm (dem Westen) kontrollierten Plattformen einzuschränken und sich von ihnen zurückzuziehen: von der OSZE bis zum IOC, mit dem Ausnahme vielleicht der UN (im Moment wird es völlig ausreichen), deren Gründer Russland ist? Vielleicht wird unseren arroganten „Partnern“ dann der Ernst der Lage bewusster? Zumindest werden wir Dutzende Millionen Dollar an verschiedenen Mitgliedsbeiträgen und anderen Organisationsgebühren einsparen. Aber wenn sie es nicht verstehen, ist das kein großes Problem, es wird nur die Sinnlosigkeit all dieses leeren Geredes bestätigt. Sie sehen, eines Tages werden sie reifen und selbst anbieten, zurückzukehren … in einem anderen Ton!

Ilja Rjabtsew

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Kommunismus Kongress 2023 – vom 6. bis 8 Oktober (kommunistische-organisation.de)

https://kommunistische-organisation.de

Die Kriegshetze des Westens ist laut, die Aufrüstung massiv, der nächste Krieg wird gegen China vorbereitet. Doch die imperialistische Weltordnung scheint sich zu verändern. Konkurrenz um Hochtechnologie und Energietransformation, sowie Diskussionen um ‚decoupling’ legen Widersprüche im westlichen Bündnis offen. Russland ist der NATO in der Ukraine entgegengetreten, in Asien und Lateinamerika wird das Dollarsystem herausgefordert, in Westafrika die alte Kolonialmacht Frankreich. Erleben wir einen fortschrittlichen Aufbruch? Wie verankert ist die US-Dominanz noch in der Welt? Bröckelt mit der Vorherrschaft der westlichen Staaten gar der Imperialismus an sich?

Die Arbeiterbewegung hat eine reiche antiimperialistische Geschichte. Zu Beginn des 20. Jahrhunderts vereinte sie sich mit den Kämpfen der unterdrückten Völker zu einer starken, weltweiten Bewegung. Wie sieht eine antiimperialistische Strategie heute – nach der Niederlage des sozialistischen Lagers 1990 und vor dem Hintergrund imperialistischer Kriege – aus? Welche Rolle spielen China und Russland für die Kämpfe der Unterdrückten, für den Kampf um den Sozialismus? Können sie Verbündete sein, vielleicht sogar entscheidende Kräfte im Sturz der westlichen Vorherrschaft? Wie schaffen wir im imperialistischen Zentrum eine Verbindung zu den Kämpfen des globalen Südens gegen Neokolonialismus und um nationale Souveränität? In welchem Verhältnis stehen diese Kämpfe zum Kampf für den Sozialismus?

Die deutsche Zeitenwende in Aufrüstung und Militarisierung fordert die Friedensbewegung heraus. Die Repression gegen jede abweichende Meinung wird verstärkt, der Sozialabbau vorangetrieben. Große Teile der Bevölkerung konnten in den Kriegskurs der Regierung integriert werden. Deutschland führt Krieg gegen Russland, doch Teile der Bewegung beharren auf dem Mantra des “völkerrechtswidrigen Angriffskriegs Russlands”. Klare Anti-NATO-Positionen werden geschwächt und die Bewegung gespalten. Die Friedensbewegung schafft es kaum, den bestehenden Unmut und Widerspruch in aktive und organisierte Bahnen zu lenken. Das Bild der Querfront wird geschickt zur Spaltung genutzt. Zwischen linksradikalen Phrasen und tatsächlichen rechten Vereinnahmungsversuchen braucht es eine klassenkämpferische Perspektive. Wie kann sie entwickelt werden? Unter welchen Losungen können wir uns sammeln und organisieren? Wie ist der Deutsche Imperialismus zu bewerten – ist er nur Handlanger oder selbst Antreiber?

Wir wollen besser verstehen, wie die internationalen Kräfteverhältnisse und ihre Dynamik einzuordnen sind, welche Kämpfe geführt werden und welche Bedeutung sie haben. Nur so können wir eine richtige Orientierung für die weltweiten Kämpfe der Arbeiterklasse entwickeln. Wir wollen die gemeinsame Diskussion unter fortschrittlichen Kräften voranbringen. Dabei sollen Kampf und Klärung, Wissenschaft und Kampferfahrungen vereint werden. Der Kommunismus-Kongress will kontroverse Standpunkte zur Diskussion stellen und das Ringen der Bewegung um die richtigen Antworten voranbringen. Wir setzen auf eine breite Beteiligung und eine scharfe inhaltliche Debatte.

Wir haben drei Podien zu den Fragen der Veränderungen in der Weltordnung, des internationalen antiimperialistischen Kampfes und der deutschen Friedensbewegung geplant. Darüber hinaus werden wir diese Themen in Vorträgen von Vertretern der deutschen und internationalen kommunistischen Bewegung aufgreifen. Wir wollen Vertreter mit wissenschaftlicher Expertise und aus verschiedenen Kämpfen einladen und zusammenbringen.

Wir haben uns als Organisation vorgenommen, für Klarheit und Einheit in der kommunistischen Bewegung zu kämpfen. Der Kommunismus Kongress ist ein wichtiger Teil dieses Vorhaben

VERLOGENE SANKTIONSPOLITIK: EU IMPORTIERT REKORDMENGEN AN RUSSISCHEM FLÜSSIGGAS

Von Jochen Sommer

Der Rubel rollt: Brandneu errichtete Gasverflüssigungsplattform im russischen Murmansk (Foto:Imago)

Seit Beginn des Ukraine-Krieges inszeniert die weltpolitisch völlig bedeutungslose EU sich als Speerspitze des Wertewestens. Ein Sanktionspaket nach dem anderen wurde gegen Russland geschleudert – mit dem Ergebnis, dass Europa und vor allem Deutschland am meisten darunter leiden, während sich die russische Wirtschaft im Aufschwung befindet. Um den Wahnsinn perfekt zu machen, zählt die EU auch noch zu den größten Importeuren von russischem Flüssiggas.

Laut der NGO “Global Witness” haben EU-Länder in den ersten sieben Monaten dieses Jahres 22 Millionen Kubikmeter LNG, das per Schiff aus Russlands transportiert wurde, gekauft. Das sind rund 40 Prozent mehr als im selben Zeitraum 2021, dem letzten Jahr vor der russischen Invasion. Mit einem Auftragswert von etwa 5,3 Milliarden Euro ist die EU – die groß von Sanktionen, der wirtschaftlichen Lahmlegung und militärischen Niederwerfung Russlands tönt – damit der mit Abstand größte Flüssiggas-Kunde Russlands. Absurder geht es kaum. Man könnte über diese politische Slapstick-Einlage lachen, wenn die wirtschaftlichen Folgen nicht so gravierend wären.

Grotesker Pseudomoralismus

Anstatt nun endlich einzusehen, dass die Sanktionen ein einziger peinlicher Fehlschlag sind, wollen europäische Politiker, wie die spanische Energieministerin Teresa Ribera, sie nun auch noch auf Flüssiggas ausweiten. Dafür ist die Angst vor der endgültigen Preisexplosion auf dem Energiemarkt dann aber doch noch zu groß. Die EU-Kommission hat einen Vorschlag vorgelegt, der es jedem Mitgliedstaat freistellt, selbst zu entscheiden, ob er die Einspeisung von russischem Flüssiggas in sein Gasnetz zulässt. In Frankreich kamen im Winter 15 Prozent des Gases, in Spanien sogar 18 Prozent von russischen LNG-Anbietern. Damit wird es diesmal wohl nicht gelingen, ganz Europa auf eine Linie gegen Russland festzulegen, und die EU wird sich weiterhin mit ihrem grotesken Pseudomoralismus vor aller Welt zum Narren machen.

Vor allem dass Deutschland als größter Nettozahler der EU zuerst tatenlos zusieht, wie ihm selbst seine wichtigste Versorgungsader mit preisgünstigem, sauberem und seit Jahrzehnten immer stets verlässlich geliefertem russischen Erdgas, die Nord-Stream-Pipeline, von den eigenen Verbündeten und/oder korrupten ukrainischen Profiteuren seiner Wirtschafts- und Waffenhilfe vor der Nase weggesprengt wird, während seine EU-Partner weiter im großen Stil russisches Gas beziehen, setzt der Doppelmoral die Krone auf und zeigt, dass die deutsche Bundesregierung nur noch zum internationalen Gespött taugt.

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Wie Selenskijs Sicherheitsdienst friedliche Stimmen unterdrückt & die Ignoranz der westlichen Medien – Interview mit dem ukrainischen Pazifisten Yurii Sheliazhenko (acTVism)

Zuvor hatte auch die linke Tageszeitung „junge Welt“ über den Fall berichtet:

https://www.jungewelt.de/artikel/456328.jurij-scheljaschenko-pazifist-am-pranger.html

IMMER MEHR AUSGABEN, IMMER WENIGER EINZAHLER: WANN KOMMT DAS BITTERE ENDE?

Von Beate Steinmetz

Alltag im besten Deutschland, das jemals gegeben hat: Berliner Rentner beim Pfandflaschensammeln (Symbolbild:Imago)

Der Sozialstaat wird immer mehr aufgebläht, erhält jedoch dank einer stetig weiter steigenden Anzahl an Leistungsbeziehern – Bürgergeldempfänger, Migranten, Rentnern , Beziehern von sonstigen Leistungen (etwa Kindergeld, demnächst Kindergrundsicherung), Förderungen für den Heizungsaustausch und immer mehr Ausgaben für die Ukraine – immer weniger Einnahmen. Die vielen Diäten und Zusatzleistungen für Abgeordnete sowie Beamte tun ein Übriges. All das verschlingt jährlich viele hundert Milliarden Euro. Und ein Ende ist nicht in Sicht. Ganz im Gegenteil – kommen doch immer noch mehr Migranten mit vielen weiteren Kindern, und zusätzlich gehen immer mehr Menschen in Rente. Kurzum: Die Ausgaben werden weiter steigen und die Einnahmen der Steuerzahler weiter sinken.

Das Positive an dieser eigentlich schlimmen Tendenz ist jedoch die damit unweigerlich verbundene Tatsache, dass es dafür umso schneller knallt; sprich: je mehr ausgegeben wird, desto schneller kommt der Tag X, an dem die Bundesregierung endgültig realisieren muss, dass nicht mehr genügend oder irgendwann gar kein Geld mehr für all die genannten staatlichen Transferleistungen da sein wird, dass die Bürger schrittweise mit weniger werden klarkommen müssen und dass weitere Asylbewerber ihr Glück zukünftig woanders suchen werden müssen. Die Tatsache, dass andere Länder mit wesentlich geringeren Sozialleistungen deutlich weniger Asylbewerber haben und diese zudem viel häufiger arbeiten (müssen), zeigt, welch enormen Einfluss die Höhe der gegenleistungsfreien Transferleistungen auf die Einwanderungswilligkeit hat. Der Pull-Effekt ist keine Hypothese, sondern eine Tatsache.

So wie bisher kann es nicht mehr lange weitergehen

Es ist ja längst kein Geheimnis mehr, dass immer mehr Migranten Deutschland fluten und immer mehr Menschen – auch Deutsche – freiwillig auf Staatskosten leben, da die Transferleistungen einfach zu hoch sind, als dass man bereit wäre, Deutschland zu meiden oder arbeiten zu gehen. Doch das kann es auf Dauer eben nicht sein. Es wird nicht auf ewige Zeit so weitergehen können, dass Millionen von Menschen auf Kosten anderer leben. Wenn jeder so denken würden wie die, um deren Wohlergehen sich die heutige Politik als Hauptklientel kümmert, wäre überhaupt nie Geld zum Verteilen da gewesen. Wenn jetzt also möglicherweise bald das dicke Ende kommt, dann würden zumindest viele “Schutzsuchende” und Armutsmigranten zumindest teilweise begreifen oder wenigstens einsehen müssen, dass Deutschland nicht der richtige Ort für sie ist . und die vielen Bürgergeldempfänger, die ja wie gesagt nicht nur aus Ausländern bestehen, müssten ihren Arsch hochkriegen und arbeiten gehen. Ob diese Erkenntnis dann ohne soziale Verwerfungen oder militante Aufstände vonstatten gehen wird, bleibt abzuwarten.

In die Röhre gucken dürften möglicherweise auch die einen oder anderen Politiker, die schließlich auch nur auf Staatskosten leben, für die dann möglicherweise auch nicht mehr ganz so viel Geld da sein wird (wobei mir natürlich klar ist, dass erst der normale Bürger dran glauben muss). Fakt jedoch ist, dass die Staatskassen irgendwann leer sind, und wenn das Geld jetzt volle Kanne ausgegeben wird, umso besser, denn dann kommt das Erwachen umso schneller. Wer jetzt etwa mit 30 Jahren schon Bürgergeld empfängt und deswegen keinerlei Anreiz zum Arbeiten verspürt, wacht vielleicht schon in wenigen Jahren auf; er kann dann wenigstens noch relativ fit und womöglich ja sogar motiviert arbeiten gehen. Ist dies jedoch erst in 20 Jahren der Fall, ist aus dem heute 30-Jährigen ein Middle-Ager geworden, der 20 Jahre nichts als herumzulungern “gelernt” hat oder sich darin Expertise angeeignet hat, kriminellen Machenschaften nachzugehen und auf Staatskosten zu vegetieren. Derjenige wird sich nur noch schwer umgewöhnen können.

Auch Rentner werden sich (noch mehr) einschränken müssen

Ferner werden viele (angehende) Rentner noch ihr blaues Wunder erleben. Viele der zukünftigen Senioren haben sich bereits die Höhe ihrer zukünftigen Rente ausgerechnet und freuen sich beispielsweise über immerhin 1.600 Euro Rente. Das ist zwar nicht viel, aber zum Leben reicht es meistens, erst recht, wenn man über Wohneigentum verfügt. Leider machen hier jedoch zu viele Rentner in spe die Rechnung ohne den Wirt, denn wer weiß, was die 1.600 Euro in Zukunft inflationsbedingt überhaupt noch wert sein werden?! Das sind doch nackte Zahlen, die man stets ins Verhältnis setzen muss, ganz abgesehen natürlich von dem Fakt, dass zu viele Senioren bloß eine Rente zu erwarten haben, die bereits jetzt zu gering zum leben ist.

Und noch ein wichtiger Aspekt: Mit jedem Euro Bürgergeld, den der Staat heute mehr zahlt, rückt nicht nur der Gesamtkollaps näher; es verstärkt sich auch das, was fälschlicherweise als “Fachkräftemangel” beklagt wird – weil immer weniger Leute Lust haben, für die minimale und schrumpfende Restdifferenz zwischen Bürgergeld und dem, was ihnen eine Erwerbsarbeit einbringt, 40 Stunden oder mehr pro Woche zu schuften. Wenn aber keiner mehr arbeitet – auch keine Lehrer, Erzieher, Bäcker, Ärzte, Handwerker und Arbeiter – dreht sich die Abwärtsspirale immer schneller und das Land geht substanziell den Bach runter. Die zum 1. Januar 2024 beschlossene nochmalige Erhöhung des Bürgergeldes um weitere 62 Euro monatlich ist deshalb auch ein Fehlanreiz in genau die falsche Richtung.

Das Umdenken wird kommen

Lange Rede, kurzer Sinn: Ein Jeder muss wohl oder übel begreifen, dass hierzulande in puncto Staatsalimentierung bald Schicht im Schacht ist und man sich daher auf keinerlei Staatsknete mehr verlassen kann… jedenfalls nicht in einer Höhe, die wie heute ein relativ gutes Leben ermöglicht, welches unter Einbeziehung von Kindergeld und Beihilfen schon heute finanziell vielen Vollzeitarbeitenden gleichgestellt ist oder deren Bezüge sogar übersteigt.

Angehende Rentner sollten schauen, ob sie sich anderweitig vorsorgen können (nicht nur durch Pfandflaschensammeln), und arbeitsfähige Bürgergeldempfänger ohne Arbeitsanreiz, egal welcher Nationalität, sollten ebenfalls an morgen denken und einsehen, dass sie für ihren Lebensunterhalt besser bereits jetzt selbst aufkommen sollten. Denn früher oder später wird niemand anderes mehr da sein, der für sie sorgt. Möglicherweise bekämen die Deutschen in der Not dann auch wieder mehr Kinder; denn neben der Zuwanderung sind auch die niedrigen Geburtenraten der Autochthonen der letzten 55 Jahre für die wenigen Einzahler verantwortlich. Dank der jetzt horrenden Staatsausgaben wird Gott sei Dank eher früher als später ein Umdenken einsetzen – und so werden immer mehr begreifen, dass in Deutschland, wer sich auf andere verlässt, eines rasch nahenden Tages selbst verlassen ist.

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Sahra Wagenknecht

31. August 2023 

Dies ist der Newsletter von Sahra Wagenknecht, MdB. Darin informiere ich über meine Aktivitäten und aktuelle politische Themen. 

Es ist verrückt: Während die Ampel treudoof am Rockzipfel der USA hängt, an sinnlosen Sanktionen festhält, sich die NordStream-Pipeline kaputtsprengen lässt und auch noch ständig für den früheren Import von russischem Gas per Pipeline entschuldigt, kaufen die europäischen Staaten Rekordmengen an LNG-Gas per Schiff aus Russland. Inzwischen importiert die EU mehr als die Hälfte des russischen Angebots an LNG-Gas und «ersetzt damit einen Teil der Gaslieferungen, die Europa bis zum vergangenen Jahr über Pipelines aus Russland bezog». Was ist das für eine hirnrissige Politik! LNG-Gas ist teurer und umweltschädlicher als Pipelinegas und der Markt dafür ist von starken Preisschwankungen bzw. Spekulation geprägt. Wenn die Ampel nicht schnell und entschlossen etwas gegen die hohen Energiepreise unternimmt, «besteht die akute Gefahr der Verlagerung von Produktion und damit Arbeitsplätzen an kostengünstigere Standorte im Ausland», was nach der Schätzung mehrerer Bundesländer 2,4 Millionen Arbeitsplätze bedroht. Warum hält die Ampel weiter an Sanktionen fest, obwohl diese selbst nach der Erkenntnis unserer Außenministerin auf Russland gar keine Wirkung haben? Ich finde: Es ist höchste Zeit, den sinnlosen Wirtschaftskrieg zu beenden und die NordStream-Pipelines zu reparieren und wieder in Betrieb zu nehmen, statt tatenlos zuzusehen, wie Millionen Industriearbeitsplätze für immer vernichtet werden. 
Ampel schert sich nicht um Kinderarmut   „Wir haben keine generellen Leistungserhöhungen verabredet“, stellte Finanzminister Lindner am Montag mit Blick auf die Kindergrundsicherung klar. Und tatsächlich: Die lächerlichen 2,4 Milliarden, die die Bundesregierung für die Kindergrundsicherung im nächsten Jahr bereitstellen will, reichen nicht einmal, um die Folgen der Inflation für arme Familien wettzumachen. Was für ein erbärmliches Versagen der Ampel im Kampf gegen Kinderarmut! Noch im Frühjahr sprach Familienministerin Paus davon, dass 12 Milliarden für das Vorzeigeprojekt einer Kindergrundsicherung „eher eine Untergrenze“ seien, viele Experten und Sozialverbände halten sogar mindestens 20 Milliarden für erforderlich. Anstatt die Situation armer Familien in diesem Land und der 2,2 Millionen Kinder und Jugendlichen, die laut Statistischem Bundesamt von Armut bedroht sind, zu verbessern, gibt die Ampel das Geld lieber für Aufrüstung und Waffenhilfe an die Ukraine aus. Der Gipfel der Verlogenheit ist, dass Lindner eine Kindergrundsicherung, die diesen Namen verdient, mit der Begründung verweigert hat, dass man mehr in „Sprachkenntnisse und Bildung“ sowie die „Arbeitsmarktintegration der Eltern“ investieren müsse, statt „einfach nur mehr Sozialtransfers zu überweisen.“ Denn nach wie vor fehlen hunderttausende Kitaplätze, in den Schulen fehlen Lehrkräfte und Erzieher – und die Ampel unternimmt nichts gegen diesen Bildungsnotstand, sondern kürzt stattdessen noch den Etat für Bildung. So wird nicht nur die Zukunft von armen Kindern, sondern unser aller Zukunft verspielt!
Die Welt braucht Frieden!   «Wenn wir die großen Aufgaben betrachten, die uns als Menschheit und Staatengemeinschaft gestellt sind, ist ein Krieg das letzte, was wir brauchen. Wir müssen unsere Kräfte konzentrieren, um die großen, lebensbedrohlichen Krisen zu bewältigen. Da kann man nicht einen Staat ausschließen, weil einem die Zustände dort nicht gefallen,» stellt der ehemalige EU-Kommissar Günter Verheugen in einem Kommentar zutreffend fest. «Vielleicht könnten das sinnlose Töten und Zerstören im Ukraine-Krieges der Auslöser dafür sein, uns klar zu werden, dass wir zurück zu einer Friedensordnung kommen müssen, die nicht auf militärische Überlegenheit und mächtige Militärblöcke baut, sondern die auf den Prinzipien der UN-Charta beruht,» diese Hoffnung äußert der ehemalige stellvertretende Generalsekretär der Vereinten Nationen, Michael von der Schulenburg, in einem klugen Artikel über die Geschichte und Bedeutung der UN-Charta. Wie eine solche Friedensordnung von den USA immer wieder torpediert wurde, analysiert der US-Ökonom und Direktor des UN Sustainable Development Solutions Network, Jeffrey Sachs, in der aktuelle Zeitung gegen den Krieg. «Die Neocons, die die Katastrophen in Afghanistan, Irak, Syrien und Libyen herbeigeführt haben, sind dieselben, die uns das Desaster in der Ukraine beschert haben. … Im Januar 2014 hätte die Ukraine sicher und unversehrt bleiben können, wenn sie sich für Neutralität entschieden hätte, wie es Präsident Janukowitsch befürwortete. Die Neocons, einschließlich Biden, lehnten dies ab. … Im März 2022 hätte die Ukraine den Krieg durch Neutralität und politische Zugeständnisse in Bezug auf den Donbas beenden können. Die Regierung Biden lehnte dies ab.»  Die Regierungen in den USA wie in Europa, in Russland wie in der Ukraine müssen endlich zur Vernunft kommen und diesen schrecklichen Krieg beenden! «Die Welt braucht Frieden!» — unter diesem Motto rufen auch die Gewerkschaften anlässlich des Antikriegstags am 1. September zu Kundgebungen auf. Ich hoffe, dass viele für dieses Ziel auf die Straße gehen — und sich dabei nicht einschüchtern lassen von Kampagnen, die die Friedensbewegung spalten wollen. Welche Rolle der Kampfbegriff der «Rechtsoffenheit» bei diesen Kampagnen spielt, analysiert dieser ausgezeichnete Text der Ukraine-Initiative – Die Waffen nieder, der dafür plädiert, die komplexe Wirklichkeit zu verstehen — statt mehr als diffuse Begriffe «für die Ausgrenzung von Positionen, Personen und Gruppen zu instrumentalisieren.»
Sanktionen aufheben, Energiepreise senken Die Bundesregierung streitet über einen Industriestrompreis. Selbst Wirtschaftsminister Habeck hat eingesehen, dass die hohen Energiekosten der deutschen Industrie das Rückgrat brechen könnten. Aber ist es deshalb nötig, den Strompreis für Unternehmen mit Milliardensummen zu subventionieren, welche dann für andere sinnvolle Investitionen nicht mehr zur Verfügung stehen? Dies wäre zwar besser, als einfach zuzusehen, wie Wertschöpfung und Arbeitsplätze für immer vernichtet werden. Aber noch besser wäre es, die Regierung würde endlich an den Ursachen ansetzen, statt nur die Symptome zu kurieren. Die hohen Energiepreise fallen nicht vom Himmel! Sie sind Ergebnis einer verfehlten Wirtschafts- und Energiepolitik dieser Regierung und das Resultat einer Sanktionspolitik, die uns mehr schadet als Russland und den Krieg in der Ukraine nicht beendet. Statt immer mehr Milliarden in den Ukraine-Krieg zu versenken, um einen Partner aufzurüsten, der nach übereinstimmenden Medienberichten unsere Energieinfrastruktur in die Luft gejagt haben soll, muss die Bundesregierung endlich auf Frieden und Verhandlungen drängen und sich wieder um die Probleme in unserem Land kümmern!

Mgr Viganò répond à MPI sur la demande de dissolution de Civitas par Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur français

“Si Civitas comptait une centaine de membres et avait un programme générique comme les partis « conservateurs » du système, cela n’inquiéterait personne ; s’ils l’attaquent et tentent de dissoudre ce mouvement politique, c’est parce qu’ils savent que n’étant pas manœuvrable avec de l’argent ou du chantage, s’il devait un jour obtenir des sièges, ses élus deviendraient incontrôlables.”

Paul DEROGIS : Excellence, lors de son récent passage dans l’émission Géopolitique Profonde, interrogé sur ses contacts “romains”, le président de Civitas, Alain Escada, a répondu que Mgr Viganò était aujourd’hui le seul prélat romain, hors de ceux sacrés sans le consentement romain, à combattre le Nouvel Ordre Mondial et à apporter son soutien à Civitas qui lutte également contre le mondialisme. Considérez-vous effectivement être une exception parmi les prélats romains ? Et si oui, comment expliquez-vous cette situation inquiétante ?

Mgr Viganò : Je ne prétends pas me considérer comme le seul Prélat à avoir dénoncé le plan subversif mondialiste : d’autres Évêques (très peu, en fait) ont exprimé leur inquiétude au sujet de l’idéologie woke, de la théorie du genre et de l’environnementalisme vert. Mais ce que je ne les ai pas entendus dénoncer, c’est la complicité de Bergoglio avec le Nouvel Ordre Mondial, qui a atteint des sommets d’asservissement à BigPharma pendant la farce pandémique, et au Forum Économique Mondial avec la fraude climatique. Je pense cependant que dans leur cœur, quelques-uns de mes Confrères commencent à ouvrir les yeux sur une crise qui n’a certainement pas commencé en 2013.

L’élément qui, à mon avis, doit être compris – pour que la dénonciation soit complète – est la relation miroir entre le coup d’État de l’État profond dans la sphère civile et celui analogue de l’Église profonde dans la sphère ecclésiastique. Les modes opératoires de l’action subversive sont identiques, tout comme les principes qui les animent et les objectifs qu’ils se fixent. Comprendre que le Concile Vatican II et le Novus Ordo ont été pour l’Église ce que la Révolution et la Déclaration des Droits de l’Homme ont été pour les sociétés civiles est indispensable, car à la base des deux couve la semence empoisonnée de la Révolution, c’est-à-dire la subversion de l’ordre naturel que Dieu a établi pour l’homme et pour les sociétés humaines.

Paul DEROGIS : Estimez-vous, comme le président de Civitas, que le mondialisme est d’essence satanique ?

Mgr Viganò : L’essence du mondialisme est satanique, et l’essence du satanisme est mondialiste. Parce que le plan de Satan est d’instaurer le règne de l’Antéchrist, lui permettant de parodier la vie terrestre du Christ, d’imiter Ses miracles avec des prodiges grotesques, d’entraîner les foules non pas avec la simplicité de la Vérité mais avec la tromperie et le mensonge. Le mondialisme constitue, pour ainsi dire, la mise en scène, le script et le scénario qui doivent préparer l’humanité à l’ascension politique de l’Antéchrist, à qui les dirigeants du monde – ses serviteurs – céderont les souverainetés nationales pour qu’il devienne une sorte de tyran mondial. Mais le royaume de l’Antichrist n’est pas créé à partir de rien : il faut d’abord effacer ce qui reste du royaume du Christ dans les institutions, dans la culture et dans la vie quotidienne des citoyens. La dissolution morale est l’un des moyens les plus simples de subjuguer les masses, en les encourageant au vice, en ridiculisant la vertu ; et bien sûr, en détruisant la famille naturelle, cellule fondamentale de la société. Une fois la famille démolie, les enfants deviennent de la marchandise, des produits que ceux qui ont de l’argent peuvent commander sur Internet, alimentant le vaste réseau criminel de plus en plus florissant, sans parler de l’industrie de la maternité de substitution. Divorce, avortement, euthanasie, homosexualité et pansexualisme, mutilations pour la transition de genre se sont révélés des outils efficaces pour éliminer non seulement la Foi révélée, mais aussi les principes les plus sacrés de la Loi naturelle.

Et il s’agit en effet d’une religion, celle qui est en train de s’instaurer avec l’idéologie woke ; une religion qui, comme la Religion véritable mais avec des buts diamétralement opposés, entend s’imposer dans la société, imprégner de ses dogmes les institutions, les lois, l’éducation, la culture, les arts, les activités humaines. Les globalistes appliquent les principes catholiques de la « royauté sociale », mais proclament Satan roi de la société : Te nationum præsides honore tollant publico : colant magistri, judices; leges et artes exprimantQue les chefs des nations Vous glorifient par des honneurs publics ; Que les maîtres et les juges Vous confessent, Que les lois et les arts portent Votre marque. Ce sont les paroles de l’hymne du Christ Roi, mais nous les voyons appliquées de manière blasphématoire par les prêtres du Nouvel Ordre Mondial à leur roi, le Prince de ce monde, et à l’Antéchrist en son temps.

Attention cependant : le mondialisme, en tant qu’émanation de la pensée maçonnique et révolutionnaire, proclame apparemment la démocratie et condamne les régimes absolus ; mais en fait il sait très bien que la Monarchie de droit divin est la meilleure forme possible de gouvernement, parce qu’elle soumet tout le monde – y compris le roi lui-même, qui est le vicaire du Christ dans les choses temporelles – à une loi transcendante à laquelle chacun doit obéissance.

La censure de l’information non alignée sur le récit officiel, menée avec la complicité des plateformes sociales et des médias, est la même censure que les libéraux du XIXe siècle condamnaient sur leurs feuilles clandestines ; mais elle était alors appliquée pour empêcher la propagation d’erreurs philosophiques et de doctrines contraires à la vraie Religion catholique. Et ce n’est pas un hasard si la fiction démocratique a recours à des moyens de répression violente des manifestations populaires qui, dans une démocratie libre, devraient conduire à des barricades et à l’exécration internationale – je pense, entre autres, à Macron, un étudiant des Young Leaders for Tomorrow du Forum Économique Mondial de Klaus Schwab. Il ne suffit pas d’appeler « démocratie » une dictature pour qu’elle le devienne par enchantement, surtout lorsque le consentement des citoyens à ceux qui interprètent leur état d’esprit et leurs attentes constitue une menace pour la survie de ces parasites subversifs.

Si Civitas comptait une centaine de membres et avait un programme générique comme les partis « conservateurs » du système, cela n’inquiéterait personne ; s’ils l’attaquent et tentent de dissoudre ce mouvement politique, c’est parce qu’ils savent que n’étant pas manœuvrable avec de l’argent ou du chantage, s’il devait un jour obtenir des sièges, ses élus deviendraient incontrôlables. Le paradoxe apparaît dans son évidence lorsqu’on les voit accuser d’extrémisme un parti catholique français et en même temps envoyer des armes et de l’aide au régime Zelensky soutenu par des groupes néo-nazis qui pratiquent le nettoyage ethnique contre leurs citoyens russophones, persécutent les ministres de l’Église Orthodoxe russe (et aussi de l’Église Catholique de rite oriental, du côté hongrois), arborent des croix gammées et des symboles hitlériens, louent le criminel Bandera et célèbrent l’extermination des Juifs dont ce dernier fut responsable en Ukraine.

Je le répète : si la démocratie fonctionnait, ils ne laisseraient pas les citoyens jouer avec la farce des élections et l’illusion d’être représentés au Parlement. S’ils la permettent, c’est parce que l’oligarchie maçonnique sait qu’elle peut la contrôler à travers ses émissaires, placés partout. D’autre part, l’Antéchrist sera roi, pas président ; il exercera le pouvoir de manière absolue, totalitaire, dictatoriale. Et ceux qui croient en la fable de la démocratie découvriront trop tard qu’ils ont été trompés.

Paul DEROGIS : Le ministre de l’Intérieur cherche à dissoudre Civitas, seul parti catholique présent en France. Cette dissolution est loin d’être acquise et Civitas a annoncé se préparer à tous les recours juridiques envisageables si la menace était mise à exécution. Quel message adresseriez-vous à Civitas, ses dirigeants, ses membres et ses sympathisants en plus de votre belle déclaration sur X (ex-twitter) que nos lecteurs ont pu lire [Mgr Viganò mouche le recteur de Notre-Dame de Paris au sujet de Civitas] ?

Mgr Viganò : Souvenez-vous des paroles de Notre Seigneur : Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï le premier. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui lui appartiendrait en propre. Mais parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela, le monde vous hait. (Jn 15, 18-19). Et un peu plus loin : S’ils M’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi (Jn 15, 20).

Je vous le demande donc : préférez-vous être approuvé et encouragé par le ministre de l’Intérieur d’une nation qui s’enorgueillit d’être fondée sur le sang des souverains légitimes de France ? qui nie la foi révélée par le Christ et piétine sa loi ? qui impose le culte public de l’athéisme, de l’impiété, de la perversion ? La guerre médiatique qu’ils mènent contre Civitas est une médaille dont on peut être fiers, en période de médiocrité et de vile courtisanerie. Les catholiques ne sont pas les ennemis de l’État ou de l’autorité civile. Si ceux qui gouvernent les considèrent comme tels, c’est parce qu’ils utilisent les institutions (temporelles et spirituelles) et l’autorité à leurs propres fins, et non pour le bien commun : c’est ce coup d’État mondial qui est la véritable menace à affronter.

Pensez aux Vendéens, persécutés pour les mêmes raisons, pour la même haine que Satan ne peut dissimuler sous les formalismes pharisaïques de la bureaucratie républicaine.

Et ce n’est pas à la République, ni au peuple qui vous soutient, mais à Dieu que vous devez demander de l’aide, à Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est le Roi Universel, modérateur suprême du destin du monde, Seigneur de l’Histoire et du temps : si, en tant que Catholiques, vous croyez que tout pouvoir provient de Dieu (Rm 13, 1), vous devez aussi être persuadés que Sa Seigneurie est vraie, efficace, effective, réelle ! Et cette Seigneurieque Civitas veut répandre et propager pour que le Christ règne à nouveau sur les Français, appartient à Dieu Tout-Puissant, qui peut enflammer les cœurs de Sa Charité et éclairer les esprits par la Foi, reconvertissant la France, l’Europe, le monde.

Si vous placez vos espoirs dans votre action médiatique, ou dans la stratégie à adopter devant les tribunaux, vous descendrez dans un champ où l’adversaire est certainement en avance et sera probablement le gagnant ; si en revanche vous savez être, par la cohérence de votre vie quotidienne, des Catholiques dignes de militer sous la bannière du Christ Roi, votre victoire est certaine, parce que le Christ a déjà vaincu le monde, et ce ne sont pas ces politiciens corrompus qui vous combattent, ces personnages sans morale, sans courage, sans honneur, qui empêcheront la défaite de l’Ennemi.

Paul DEROGIS : Un ancien ministre de l’Éducation nationale écrivait il y a quelques années que la République devait achever la Révolution française et qu’il fallait inventer une religion républicaine qui est la laïcité. De fait, nous assistons en France à une vaste opération intensive de déchristianisation, d’ailleurs facilitée par la complaisance d’un certain clergé, tel le recteur de Notre-Dame de Paris qui, sur un plateau de télévision, approuvait l’idée de dissoudre Civitas. Que dire à ceux nombreux, parmi les catholiques mais aussi parmi ceux en recherche spirituelle, qui se demandent quoi faire ?

Mgr Viganò : Cet ancien ministre a tout à fait raison. La Révolution se présente comme l’antinomie de l’ordre social-chrétien : elle s’approprie le pouvoir et l’autorité pour la subvertir à ses fins, étant pervertie dans ses principes, mais elle ne remet pas en cause le fait qu’un gouvernement, pour pouvoir poursuivre ses objectifs, doit être dirigé par une seule personne ou par une élite très restreinte. Ce que la Révolution n’accepte pas, c’est que ce soient les bons qui exercent le pouvoir en promouvant la paix, la stabilité et la prospérité. Comme je l’ai dit plus tôt, la Révolution partage la vision d’une antithèse entre le Bien et le Mal, mais rejette le Bien et promeut le Mal, blasphème le Christ et célèbre Satan, se moque de la sainteté et des vertus, tout en encourageant l’égoïsme et le vice. La Révolution ne veut pas l’abolition du pouvoir absolu : elle veut simplement être aux commandes ; elle ne veut pas l’abolition du pouvoir temporel : elle exige qu’il se plie au Nouvel Ordre, en niant l’Ordo Christianus, mais en maintenant son influence sur le corps social. La Révolution ne veut pas abolir la religion : elle veut que ce soit la religion de Satan et non plus la Religion du Christ, mais elle continue d’imposer des vérités à croire, des rites à célébrer, des pénitences à subir, des martyrs à invoquer.

C’est une très grave erreur de croire que la laïcité est un choix de neutralité de l’État : son imposition même repose sur un présupposé théologique qui décrète ex cathedra l’indifférence de l’autorité civile vis-à-vis de la Loi de Dieu et de la Seigneurie du Christ – Seigneurie tout à fait réelle et à laquelle personne n’a le droit de se soustraire. Ce n’est pas un choix de neutralité, mais une déclaration de guerre basée sur une vision du monde qui n’accepte pas de servir le Christ, pour servir Satan. Les cérémonies organisées lors de l’inauguration du tunnel du Saint-Gothard, les cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques de 2012 et celles du Commonwealth l’année dernière, avec des chèvres et des symboles ésotériques, sont l’antinomie des processions, des temples votifs, des actes par lesquels les Autorités civiles des nations catholiques reconnaissaient publiquement le Règne social du Christ. La psychose climatique est elle aussi un culte public, totalement infondée scientifiquement, mais qui s’impose aux masses comme une vérité incontestable qui légitime religieusement, et donc moralement, l’élimination physique des personnes, considérées coupables d’émettre du dioxyde de carbone et méritant donc des punitions très sévères et l’extinction.

Hier, au nom du Bien et de la Vérité, les sacrifices humains et les rites païens étaient interdits ; aujourd’hui, au nom du « bien de la collectivité », un sérum génique expérimental a été imposé qui fauche des millions de victimes, et au nom de l’idéologie woke, les corps des mineurs sont amputés pour les faire ressembler à ce qu’ils ne sont pas et ne seront jamais, et ceux qui s’y opposent sont criminalisés, ostracisés, pointés du doigt comme ennemis publics. Les excommuniés vitandi du passé, contre lesquels la rhétorique anticléricale a déchiré ses vêtements, nous sont aujourd’hui reproposés non pas dans la peau d’un Loisy, mais dans celles d’un no-vax ou de ceux qui remettent en cause les politiques vertes suicidaires. Les bons sont persécutés, les méchants récompensés. C’est le royaume dystopique de Satan : il ne peut être que le contraire du Règne social du Christ.

Paul DEROGIS : Constatez-vous ailleurs qu’en France la même hostilité du monde politique et des médias dominants à l’égard du catholicisme ?

Mgr Viganò : La première hostilité envers le Catholicisme, nous la voyons avant tout chez les représentants de l’église bergoglienne, cette église contrefaite qui « éclipse » la véritable Église du Christ. Depuis soixante-dix ans, l’église conciliaire poursuit son œuvre de démolition de l’Église Catholique : elle en falsifie la doctrine, subvertit sa morale, corrompt la liturgie, en efface la spiritualité, castre son zèle apostolique et paralyse son action sociale. L’église de Vatican II, si désireuse de se définir comme l’antithèse de « l’Église préconciliaire », a jeté les bases théologiques de la dissolution de la société. Toutes les erreurs doctrinales du Concile se sont traduites en erreurs philosophiques, politiques et sociales avec des résultats désastreux pour les Nations catholiques. Le retrait du dogme du Règne sociale de Notre-Seigneur de l’horizon conciliaire a trouvé une application concrète – avec le soutien de partis progressistes d’inspiration chrétienne, tels que la Démocratie Chrétienne en Italie – dans l’annulation de la Religion d’État et dans la sécularisation de la société, dont les lois ne devaient plus exprimer la Foi catholique mais répondre aux exigences d’une société multiculturelle et multireligieuse. Dignitatis Humanæ a en effet décrété le suicide de l’Église, puisque par ce Décret, le Concile a abdiqué le rôle salvifique exclusif – je répète : exclusif – que le Christ n’a confié qu’à l’Église Catholique. Pourquoi devrions-nous prêter foi à des évêques ou un pape qui nous disent que leur religion n’est pas préférable aux autres, dans lesquelles on peut de toute manière se sauver, pourvu qu’il y ait quelque chose dont il faille se sauver ? Vous remarquerez que le parallèle avec les institutions civiles est toujours présent : même l’État, démolissant le concept d’autorité et le discréditant avec des fonctionnaires corrompus, a renoncé à sa souveraineté et s’est livré aux pouvoirs supranationaux. Espérer que ces fonctionnaires corrompus – avec ou sans mitres – puissent permettre la solution du problème dont ils sont les auteurs et les coopérateurs est tout simplement absurde. Une purification radicale de l’autorité est nécessaire, avec un retour au Christ, reconnu comme unique détenteur du pouvoir de gouvernement, dans la sphère civile à travers les Rois et dans le domaine ecclésiastique à travers le Pape, les deux étant Ses vicaires et liés dans l’exercice du pouvoir à la volonté du Christ, qui détient ce pouvoir de plein droit.

À ceux qui se leurrent en croyant pouvoir détruire l’Église Catholique, je suggère de considérer la fin des grands hérésiarques et persécuteurs des Chrétiens : la tombe, la putréfaction, l’oubli. Julien l’Apostat est mort, comme tous les ennemis du Christ. Et l’Église a toujours survécu, parce qu’elle est le Corps mystique dont le Christ est le divin Chef. Non prævalebunt n’est pas un souhait, une espérance, une pieuse illusion : c’est la promesse du Verbe éternel du Père, et rien ne peut changer d’un iota ce que le Seigneur a décidé.

Paul DEROGIS : Avez-vous un conseil à délivrer aux prêtres de bonne volonté, désireux d’être fidèles à la doctrine catholique de toujours et déçus par l’attitude de leurs autorités ?

Mgr Viganò : L’autorité des Pasteurs Sacrés vient du Christ, unique détenteur du Pouvoir (potestas) dans l’Église. Le Pape et les Évêques exercent cette autorité en tant que vicaire : c’est le Christ qui la leur confie, afin qu’ils puissent l’exercer en vue des fins pour lesquelles Il l’a voulue. Dès qu’un pape utilise son autorité pour imposer quelque chose qui répugne à l’autorité du Christ, elle devient illégitime parce qu’elle coupe le cordon ombilical avec Dieu. Obéir à cette autorité, juste parce qu’elle maintient l’apparence d’une autorité sacrée, n’est pas de l’obéissance mais une servilité coupable.

Et pour que ce sujet très délicat n’apparaisse pas trop ancré à la théorie, je voudrais appeler à la barre non seulement la Vérité divine, mais aussi la Charité, toutes deux attributs essentiels de Dieu. Un fidèle ou un prêtre qui obéit aux Supérieurs ecclésiastiques ou civils par servilité, conscient d’accomplir une action douteuse ou intrinsèquement mauvaise, pose également un acte contre la Charité, parce qu’il se tait face à une action coupable, la ratifie par sa lâcheté et prive celui qui donne cet ordre mauvais de s’amender et de comprendre la gravité de ce qu’il fait. On n’aime pas les Supérieurs en suivant leurs ordres inconditionnellement et sans exercer un sain jugement critique, mais en étant à leurs côtés comme un fils qui assiste son père, couvre sa honte, sans ratifier ses erreurs et ses péchés. L’autorité n’existe pas sans une personne qui la recouvre : le Christ dans la glorieuse éternité du Ciel, le Pape Son Vicaire dans l’Église, les Souverains Ses vicaires dans les gouvernements temporels. Si obéir au Pape va à l’encontre de l’obéissance au Christ, cela signifie que le Pape est sorti du chemin que Notre Seigneur a établi précisément pour que son autorité ne soit pas absolue, mais l’expression humble et fidèle de l’autorité divine de Celui qui a conquis l’humanité sur la Croix.

J’invite ces prêtres à considérer comment, dans le passé, leurs confrères se sont comportés dans des situations similaires. Qu’ils pensent aux persécutions dans l’Allemagne luthérienne, dans l’Angleterre d’Henri VIII et d’Élisabeth I, où il suffisait de porter la soutane ou de posséder un missel pour être torturé et écartelé. Qu’ils pensent à l’Espagne aux mains des Communistes et au Mexique dominé par la Franc-Maçonnerie, où des prêtres, des religieux et des religieuses ont été pendus ou fusillés pour ne pas avoir voulu renier Dieu. Enfin, qu’ils pensent aux Évêques et aux prêtres qui, il y a soixante ans, ont résisté à la révolution conciliaire et ont continué à célébrer la Messe Apostolique, et qui pour cette raison ont été chassés des diocèses, des paroisses et des monastères par ceux qui, entre-temps, prétendaient vouloir promouvoir le dialogue avec le monde. L’Histoire de l’Église est parsemée d’exemples héroïques de Saints et de Confesseurs de la Foi, qui n’ont jamais cédé aux pressions, aux chantages, aux menaces de ceux qui voulaient changer l’enseignement du Christ. Qu’ils pensent aux multitudes des chrétiens qui ont affronté le Martyre dans les premiers siècles, parce que dans un monde païen et œcuménique, la seule foi persécutée était la seule vraie Foi dans le Christ. Je n’arrive pas à concevoir la nonchalance avec laquelle les partisans de l’horrible réforme liturgique ont pu effacer de la prière publique des clercs la récitation de l’Heure canonique de Prime, dans laquelle le souvenir quotidien de ces morts héroïques dans le Martyrologe poussait les prêtres à une vie bien différente !

Et qu’ils pensent aussi à ceux qui, par peur ou pour ne pas perdre leur place, ont vilement choisi la voie du compromis, de l’acceptation des erreurs, de la délation de leurs confrères. Ils répondront de leurs actes devant Dieu, et non devant puissants de la terre.

Et si le Seigneur veut vous privilégier – comme il le fait toujours avec ceux qu’Il veut faire grandir sur le chemin de la perfection – avec des épreuves et des persécutions, sachez qu’Il vous aidera à porter votre croix, vous comblant de ses grâces et vous donnant la force d’affronter toutes les souffrances, les discriminations, les difficultés. Et si c’est la solitude qui vous effraie ou vous démoralise, sachez que, comme vous, beaucoup d’autres prêtres et religieux sont dans des situations similaires, et qu’en vous unissant et en vous confrontant les uns avec les autres, vous pourriez vous encourager et vous entraider. C’est pourquoi j’ai fondé Exsurge Domine.

Devant nous aujourd’hui, s’ouvre un chemin royal vers la sainteté, un chemin de la fin des temps qui exige des actes d’héroïsme et de courage, mus par l’amour inconditionnel pour le Seigneur et la sollicitude pour les âmes qu’Il a rachetées et que d’autres pasteurs indignes non seulement abandonnent, mais poussent dans l’abîme de la damnation éternelle, encourageant vices et hérésies.

Je leur demande, avec les paroles du Seigneur : Voulez-vous partir vous aussi ? (Jn 6, 67)

Paul DEROGIS : Nos lecteurs – plusieurs dizaines de milliers par jour venant des cinq continents – vous suivent avec grand intérêt et saluent votre courage et votre détermination. Pouvez-vous nous donner les adresses de vos sites et réseaux sociaux sur lesquels ils peuvent vous lire directement ? 

Mgr Viganò : Comme je l’ai dit plus haut, l’Association Exsurge Domine que j’ai fondée il y a deux mois a pour but l’assistance spirituelle et matérielle aux prêtres, religieux et religieuses aujourd’hui persécutés par la secte bergoglienne en raison de leur fidélité au Christ.

Ceux qui, en 1534, ont exigé que le Clergé adhère par serment à l’Acte de Suprématie d’Henri VIII ou ceux qui en 1790 ont imposé la Constitution civile du Clergé ne sont pas très différents dans leurs principes et leurs objectifs de ceux qui aujourd’hui – avec la circonstance aggravante d’être des représentants de la Hiérarchie catholique – revendiquent substantiellement la même chose au nom de Vatican II ou du Synode sur la Synodalité. N’est-ce pas l’Assemblée Nationale qui a imposé l’élection des Évêques et des curés, qui est aujourd’hui prônée comme une conquête démocratique ? Et qu’y a-t-il de différent dans le comportement de Bergoglio par rapport à celui d’Henri VIII, quand il prétend légiférer en tant que chef de « l’église conciliaire et synodale » avec des actes de gouvernement visant à séparer le corps ecclésial de l’Église du Christ ?

Ceux qui veulent aider ces prêtres et religieux persécutés peuvent le faire de plusieurs façons, tout d’abord par la prière et l’aumône : sur le site exsurgedomine.org, il est possible d’envoyer des dons, ou de faire célébrer des Saintes Messes en en destinant les offrandes aux prêtres privés de leur gagne-pain. Il est également possible de nous contacter pour recevoir des conseils, une aide spirituelle, une indication pour guider sa vocation. Sur le site, il y a aussi une section où vous pouvez suivre l’avancement des travaux du premier projet important d’Exsurge Domine, qui consiste en la construction d’un monastère à attribuer à la communauté bénédictine de Pienza. Les engagements sont nombreux et très onéreux, mais nous espérons que saint Joseph, trésorier de la Providence, voudra inspirer les fidèles à nous aider.

J’en appelle à tous les bons prêtres : on a besoin de vous ! Il faut des prêtres bons et courageux qui organisent des célébrations pour des groupes de fidèles privés de la Messe traditionnelle par Traditionis Custodes ou qui ont été dégoûtés par les aberrations et les sacrilèges des messes novus ordo. De nombreux foyers n’attendent qu’un prêtre pour se rassembler autour de lui dans des chapelles domestiques. Il y a un besoin urgent de prêtres pour assurer les soins spirituels et l’administration des sacrements pour les communautés religieuses féminines – je pense en particulier aux carmélites d’Arlington, au Texas, qui font l’objet d’une attaque sans précédent de la part de l’Ordinaire et du Dicastère pour les Religieux sous les ordres de Bergoglio. Il faut unir nos forces, avec humilité et fermeté, pour qu’il reste un pusillus grex qui puisse reconstruire ce qui a été détruit. Nos enfants nous seront reconnaissants, comme l’ont été les enfants de ceux qui ont su résister à l’arianisme, à l’iconoclasme et à toutes les hérésies et persécutions du passé.

Et soyons clairs : nous n’avons pas la présomption de constituer une église parallèle de cathares, de « purs », mais nous voulons donner une réponse pour le temps qui sera nécessaire à une situation d’urgence et de crise. Personne ne veut usurper l’autorité des Pasteurs légitimes : organisons-nous plutôt pour résister aux pasteurs hérétiques et apostats, désobéissants à Notre-Seigneur et rebelles à son divin enseignement. Ce sont eux, et non les bons Catholiques, qui se placent en dehors de l’Église du Christ et c’est précisément pour cette raison que leur autorité est réduite à néant.

Prions pour être dignes de cette tâche et de pouvoir connaître le jour où la Sainte Église sera purifiée des sangliers qui la dévastent (Ps 79, 14). Dieu des armées, tournez-Vous et regardez du ciel, voyez et visitez cette vigne (ibid., 15).

Donné à MPI le 22 août 2023 en la fête du Coeur Immaculé de Marie

Die falsche Gegenoffensive und die Ablehnung der guten Dienste

von Thierry Meyssan

Es ist ein Narrenspiel. In der Mitteilung Kiews heißt es, seine Armee habe seit zwei Wochen eine Gegenoffensive gestartet. Aber das entspricht nicht dem, was auf dem Schlachtfeld zu sehen ist. Kiew behauptet auch die beiden Missionen der gut gemeinten Vermittlungen Chinas und der Afrikanischen Union mit Hoffnung entgegen zu nehmen. Aber Wolodymyr Selenskyj hat die Verhandlungen, die er mit Moskau führte unterbrochen, und ein Gesetz erlassen, das deren Wiederaufnahme verbietet.

VOLTAIRE NETZWERK | PARIS (FRANKREICH) 

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Während die westliche Presse die militärische Realität ignoriert, besteht der Kreml auf Transparenz. Spezialisierte Kolumnisten dürfen an die Front reisen und schreiben, was sie denken, selbst wenn sie das Funktionieren der Armeen und ihre Ergebnisse kritisieren. Präsident Putin hat sie empfangen und ihre härtesten Fragen live im Fernsehen beantwortet.

Nach Angaben der Kiewer Behörden hätte die ukrainische Armee seit dem 8. Juni «eine umfangreiche Gegenoffensive gegen den russischen Aggressor» gestartet.

ES GIBT KEINE GEGENOFFENSIVE

In der Militärliteratur spricht man lieber von einem Gegenangriff als von einer Gegenoffensive. Der Gegenangriff besteht darin, die momentanen Schwächen des Feindes auszunutzen, um zum Angriff überzugehen. Man denke an Napoleon in Austerlitz, der einen Teil seiner Truppen zum Rückzug zwang, um seine Gegner in eine Falle zu locken, aus der er als Sieger hervorging.

Die Wahl des Begriffs «Gegenoffensive» ist nicht neutral. Es ist ein Kommunikationstrick, der suggeriert, dass die Russen eine «Offensive» gestartet haben, um die Ukraine zu erobern. Tatsächlich lieferten sie sich am Flughafen im Norden der Hauptstadt eine Schlacht, bevor sie sich zurückzogen.

In Wirklichkeit haben die Russen nie versucht, Kiew einzunehmen, und sie wollen auch nicht in die Ukraine einmarschieren. Das hat ihr Präsident Wladimir Putin in der ersten Woche seiner «Sonderoperation» erklärt. Die Einnahme eines Militärflughafens, selbst nördlich von Kiew, ist nur eine Schlacht, die den Russen die Luftüberlegenheit sichern soll. Dies deutet nicht darauf hin, dass sie die Hauptstadt einnehmen wollten.

Auch der Begriff «Spezialeinsatz» ist nicht neutral. Moskau betont damit, dass es keinen Invasionskrieg führt, sondern seiner «Schutzverantwortung» gegenüber der Bevölkerung der Oblasten Donezk und Lugansk nachkomme, die seit 2014 offiziell Ziel einer Strafoperation von Kiew waren. Die Gültigkeit der russischen Spezialoperation in Frage zu stellen, wäre so, als würde man die Operation der französischen Armee in Frage stellen, um den Massakern in Ruanda ein Ende zu setzen. Beide Spezialoperationen wurden durch Resolutionen des Sicherheitsrats der Vereinten Nationen (die Resolutionen N° 929 vom 22. Juni 1994 und N° 2202 vom 17. Februar 2015) genehmigt. Nur dass die Resolution, auf die sich Moskau stützt, nicht in aller Eile gefasst wurde. Sie ist diejenige, die die Minsker Vereinbarungen befürwortet und Deutschland, Frankreich und Russland die Möglichkeit gibt, zu intervenieren, um sie umzusetzen.

Aus kommunikativer Sicht hat der Begriff «Gegenoffensive» den Vorteil, dass man vergisst, dass Kiew acht Jahre lang einen Krieg gegen seine eigenen Staatsbürger geführt hat, der nach verschiedenen Zählungen zwischen 14000 und 22000 Tote forderte.

Monatelang bettelte Kiew und bekam viele westliche Waffen. Es bildete auch seine Soldaten im Umgang mit ihnen aus. In der Zwischenzeit zog sich Moskau auf die Linien zurück, die es während der Friedensverhandlungen in Weißrussland und dann in der Türkei akzeptiert hatte, bevor diese von der Werchowna Rada (dem Kiewer Parlament, in dem Washington ein Büro ständiger Berater des US-Außenministeriums und der USAID einrichtete) denunziert wurde. Als Beispiel hat Moskau das rechte Ufer von Cherson aufgegeben (aber nicht das linke Ufer), wodurch der Dnjepr zur natürlichen Grenze zwischen der Ukraine und Neurussland wurde. Nachdem die Bewohner dieser Region der Russischen Föderation durch ein Referendum beigetreten sind, hat Moskau zwei Verteidigungslinien ab der Mündung des Dnjepr bis zum Donbass (Lugansk und Donezk) aufgebaut. Dabei handelt es sich um zwei Reihen von Drachenzähnen (Befestigungen, die den Durchgang von gepanzerten Fahrzeugen verhindern) und Schützengräben.

Das Atlantische Bündnis, das die Waffen und Strategien liefert, hat den Befehl zur Gegenoffensive gegeben, obwohl Kiew keine Kontrolle mehr in der Luft und nur noch wenig Munition hat. Im Vorjahr konnte die ukrainische Armee Drohnen einsetzen, um die Bewegungen des Gegners zu überwachen. Heute kann sie das nicht mehr, weil dieser alle feindlichen elektronischen Verbindungen auf «seinem» Territorium und ein wenig darüber hinaus stört. Kiew verfügt theoretisch über eine beeindruckende Bodenbewaffnung, wie kein Land sie je hatte. In der Praxis sind jedoch viele der gelieferten Waffen verschwunden, in anderen Ländern, mit oder ohne Zustimmung der großzügigen Spender. Was die Munition betrifft, ist es nicht möglich, sie in der Ukraine zu lagern, ohne von russischen Hyperschallraketen sofort zerstört zu werden. Sie werden daher in Polen und Moldawien gelagert und nur über die Grenze gebracht, um direkt an die Front zu gelangen.

Seit den letzten zwei Wochen haben die ukrainischen Streitkräfte versucht, die russischen Verteidigungslinien zu durchbrechen, ohne Erfolg. Die Truppen konzentrieren sich vor diesen Linien und werden von der russischen Artillerie beschossen. Wenn sie sich dann zum Rückzug entschließen, schicken die Russen Drohnen, um Minen auf deren Rückweg abzuwerfen.

Das Einzige, was Kiews Streitkräfte tun können, ist, die Dörfer einzunehmen, die einige Kilometer vor den Verteidigungslinien liegen. Währenddessen bombardieren russische Flugzeuge deren Arsenale, manchmal weit im Inneren der Ukraine. Die effizientesten Flaksysteme der Ukraine, die Patriot, wurden sofort nach ihrer Einrichtung zerstört. Es bleiben nicht mehr viele übrig, außer jener, die veraltete Raketen treffen können. Der ukrainische Generalstab behauptet, sechs Kinschal-Raketen zerstört zu haben, was angesichts ihrer hohen Geschwindigkeit (Mach 10) unmöglich ist. Der Bürgermeister von Kiew, Witali Klitschko, veröffentlichte ein Foto von sich, auf dem er vor einem Wrack einer Kinschal posiert. Unsinn! Die Trümmer entsprechen überhaupt nicht dieser Waffe.

Der Kampfgeist der ukrainischen Truppen ist so niedrig wie nie zuvor. Das Verteidigungsministerium versichert, dass sich immer noch viele Männer im Hinterland befinden. Das Gebiet Iwano-Frankiwsk hat jedoch die Mobilmachung aller Männer zwischen 18 und 60 Jahren angeordnet. Ausnahmen sind selten. Die Realität scheint also eher zu sein, dass es keine einsatzbereiten Kämpfer mehr gibt.

Das Atlantische Bündnis hat alle seine AWACS-Flugzeuge eingesetzt, um das Schlachtfeld aus der Ferne zu überwachen. Es kann das Ausmaß der Niederlage nicht leugnen. Seltsamerweise treibt es die Ukrainer weiterhin in den Kampf, oder besser gesagt in den Tod.

Die Mission der Afrikanischen Union und der Brazzaville-Stiftung wurde mit Höflichkeit empfangen, aber die Ukrainer wollten ihre guten Dienste nicht. Sie versuchten nur, die Missionsmitglieder für ihre Sache zu gewinnen.

KIEW WILL KEINE MISSION DER GUTEN DIENSTE

Washington hofft noch, dass Kiew gewinnt und Präsident Joe Biden eine durchschlagende Wiederwahl beschert. Es könnte jedoch einen Rückzieher machen und sich auf die beiden Vermittlungsmissionen Chinas und der Afrikanischen Union verlassen. Auf Betreiben Washingtons verbot die Werchowna Rada jedoch jedem, mit den «Invasoren» zu verhandeln.

China hat 12 Prinzipien veröffentlicht, die seiner Meinung nach jedem Friedensabkommen zugrunde liegen sollten. Pekings Sondergesandter Li Hui weigert sich, über ihre Umsetzung zu sprechen, solange sie nicht von beiden Seiten genehmigt wurden. Das ist nun geschehen. Aber der Westen lässt sich nicht täuschen. Man kann nicht so tun, als würde man diese Prinzipien teilen, wenn man die Lügen weiter benutzt, die man seit drei Jahrzehnten entwickelt hat. Andernfalls werden sie zur Anerkennung der Gültigkeit der russischen Position und damit zum Wunsch nach einer Niederlage Kiews führen.

Die Afrikanische Union und die Brazzaville-Stiftung entsandten vier Staatsoberhäupter: Azali Assoumani (Komoren und derzeitiger Vorsitzender der Afrikanischen Union), Macky Sall (Senegal), Cyril Ramaphosa (Südafrika) und Hakainde Hichilema (Sambia). Alle anderen weigerten sich mitzukommen. Der ägyptische Präsident schickte seinen Premierminister Mostafa Madbouly. Der an Covid erkrankte Ugander Yoweri Museveni hat seinen ehemaligen Außenminister Ruhakana Rugunda geschickt. Der Kongolese Denis Sassou-Nguesso ließ sich durch den Staatsminister des Präsidiums, Florent Ntsiba, vertreten.

Gleich nach ihrer Ankunft wurde die gesamte Delegation nach Butscha eingeladen, wo ihre Gastgeber ihnen erklärten, dass die russischen Besatzer Gräueltaten begangen hätten. Die Afrikaner haben die internationalen Ermittler nicht getroffen, die im Gegenteil festgestellt haben, dass die Massaker mit Pfeilchen (Munition, die während des Ersten Weltkriegs weit verbreitet war) verübt wurden. Vor allem haben die Russen Butscha am 30. März 2022 verlassen. Der Bürgermeister des Ortes hatte nichts Ungewöhnliches festgestellt. Am nächsten Tag sind die Nationalisten des Asow-Bataillons in die Stadt eingedrungen, aber die Leichen wurden erst am 4. April gefunden. Es handelte sich also eindeutig um einen Bürgerkriegsschauplatz, in dem die integralen Nationalisten Mitbürger hinrichteten, von denen sie glaubten, mit den Russen kollaboriert zu haben. Jedenfalls kennen die Afrikaner solche Situationen und können nicht leicht getäuscht werden.

Als sie in Kiew ankamen, ertönten die Sirenen. Aber diese Staatsmänner waren nicht beeindruckt. Sie stellten fest, dass die Hauptstadt nicht bombardiert wurde, sondern nur wenige militärische Ziele.

Auf der abschließenden Pressekonferenz sagte der Präsident der Komoren, Azali Assoumani: «Der Weg zum Frieden muss über die Achtung der Charta der Vereinten Nationen führen, und Afrika ist bereit, weiterhin mit Ihnen auf der Suche nach einem dauerhaften Frieden zusammenzuarbeiten (…) Auch wenn der Weg zum Frieden lang sein mag, gibt es Hoffnung, weil Gespräche möglich sind.» Darauf antwortete der ukrainische Präsident Wolodymyr Selenskyj ihm: «Heute habe ich bei unserem Treffen deutlich gesagt, dass die Zulassung von Verhandlungen mit Russland jetzt, wo der Besatzer auf unserem Land ist, bedeutet, den Krieg einzufrieren, Schmerz und Leid einzufrieren.»

Le 17 juin 2023, Vladimir Poutine présente à la délégation africaine le projet de traité de paix signé, en mars 2022, par le président de la délégation ukrainienne lors des négociations de paix en Turquie.

Am 17. Juni 2023 präsentierte Wladimir Putin der afrikanischen Delegation den Entwurf eines Friedensvertrags, den der Leiter der ukrainischen Delegation im März 2022 während der Friedensverhandlungen in der Türkei unterzeichnet hatte.

Nach dieser Weigerung fuhren die Afrikaner nach St. Petersburg, um den russischen Präsidenten Wladimir Putin zu treffen. Natürlich zeigte sich dieser viel offener. Er hat nicht nur nichts zu verlieren, sondern er hat ein massives Argument. Er präsentierte der Delegation (siehe Video) den Text des Friedensvertrags und das von den Ukrainern im März 2022 ausgehandelte und vom Delegationsleiter unterzeichnete Addendum. Er erklärte sogar, dass die russischen Truppen bei der Umsetzung dieses Projekts die Oblaste Kiew und Tschernihiw verlassen hätten und dass die Ukrainer sich nicht nur geweigert hätten, diese Texte zu ratifizieren, sondern auch ein Gesetz verabschiedet hätten, das die Fortsetzung oder Wiederaufnahme von Friedensverhandlungen verbiete.

Man wird auf dem Afrika-Russland-Gipfel, der für den 26. und 29. Juli geplant ist, sehen, welcher der beiden Staatsoberhäupter in den Augen der Delegation der Afrikanischen Union aufrichtiger erschien. Kiews Interesse an Missionen der guten Dienste ist ebenso falsch wie seine Gegenoffensive.

Thierry Meyssan

Übersetzung
Korrekturlesen : Werner Leuthäusser

https://www.voltairenet.org/article219516.html

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