Le chaos du monde ne naît pas de l’âme des peuples, des races ou des religions, mais de l’insatiable appétit des puissants. Les humbles veillent.

Le Saker Francophone

L’ombre de l’ombre

Publié le  par hervek


Aussi choquant que cela puisse paraître, c’est l’institution de l’État elle-même qui est le véritable ennemi. Il est temps d’analyser soigneusement votre relation avec lui. – Doug Casey


Par James Howard Kunstler – Le 27 Septembre 2024 – Source Clusterfuck Nation

Fallout : lever le pouce à bout de bras peut-il vraiment vous sauver d'une explosion nucléaire ?

On peut se demander s’il y a déjà eu un pays qui est parti en guerre sans chef d’État à la tête de sa machine de guerre. C’est exactement ce qui se passe dans notre pays, avec un épouvantail d’Halloween animatronique cassé qui entre et sort de la Maison Blanche pour hurler de manière incohérente lors des événements de la campagne électorale pour un successeur putatif trop effrayé par la situation difficile dans laquelle il se trouve pour penser correctement. En réalité, personne n’est aux commandes – et si l’un des principaux acteurs de la scène l’était vraiment, la situation pourrait facilement s’aggraver.

D’où le souhait irréfléchi du NSC, du département d’État et des divers conseils fantômes des services de renseignement émérites de lancer des missiles à longue portée sur la Russie, apparemment sans se soucier des conséquences. L’Amérique est un cavalier sans tête qui roule aveuglément vers le chaos.

En fait, l’ensemble du Parti démocrate et ses partenaires du Deep State dont les services de renseignement se sont fondus dans une foule désespérée de criminels politiques désireux de ne pas avoir à rendre compte de leurs actes. Ainsi, mettre le feu au monde est tout ce qui leur reste, un acte de vengeance approprié pour une faction contrariée dans sa volonté folle de détruire les États-Unis au nom de la « justice sociale » et de l’« équité ».

Les Démocrates de 2024 ont commis exactement la même erreur que leurs prédécesseurs, les jacobins, en France en 1794 : ils n’ont pas su réaliser quand ils étaient allés trop loin dans leurs insultes contre l’intérêt public et la décence commune. Leurs insultes découlaient de l’impulsion humaine séculaire de démolir la société parce que la vie est injuste, codifiée plus tard dans la doctrine marxienne, puis transformée en livre de jeu par Saul Alinsky (avec des annotations d’Antonio Gramsci, Richard Cloward et Frances Fox Piven).

Alors que la Révolution française s’éternise, les Jacobins prennent en 1793 le contrôle du Comité de salut public, qui met en œuvre la politique, tandis que d’interminables querelles occupent la Convention nationale, l’organe législatif en place à l’époque. La politique des Jacobins était insensée, tout comme la politique d’ouverture des frontières, de guerre, de censure, de pharma-terrorisme, d’agitation climatique et de drag-queens dans les écoles est insensée sous nos Jacobins modernes, les Démocrates. (Notez que les Démocrates invoquent constamment la « sécurité » et les « espaces sécurisés » comme des moyens rhétoriques similaires pour justifier leurs actes et endormir le public).

Le Comité de salut public cherchait à refaire la société française en bouleversant ses normes culturelles et en tuant le plus grand nombre possible de ses opposants politiques. C’est ainsi qu’est né le règne de la Terreur lorsque, pendant une année entière, des têtes ont roulé et roulé sur la guillotine de la place de la Concorde, généralement sans avoir bénéficié d’un procès. L’extravagance macabre du sang et de la mort dégoûtait tous ceux qui n’avaient pas perdu la raison dans le pays.

Un soir de juillet 1794, alors que Robespierre, le chef des Jacobins, monte à la tribune de la Convention pour la énième fois afin de dénoncer ses ennemis et d’annoncer de nouvelles condamnations à mort, les députés commencent à lui jeter de la nourriture. C’est le tournant, et ce tournant est si fort et si rapide que la France en est stupéfaite. En l’espace de quarante-huit heures, Robespierre et nombre de ses acolytes ont été décapités sous le « rasoir national », et ce fut la fin du jacobinisme et de toutes ses mesures insensées visant à détruire ce qui restait de la société après cinq années de révolution.

Nos jacobins du Parti démocrate ont été plus difficiles à vaincre parce que le gouvernement est aujourd’hui beaucoup plus grand et plus complexe, et l’équivalent du Comité de sécurité publique est maintenant un énorme réseau de cadres travaillant dans des dizaines d’agences fédérales et d’ONG associées financées par ces agences (ou par leurs hommes de main milliardaires tels que George Soros, Bill Gates, Jeff Bezos, et Reid Hoffman). Aussi fous qu’ils soient, de nombreux fonctionnaires comprennent leur culpabilité dans les trahisons et les insultes de ces dernières années. Ils vivent dans la crainte d’être poursuivis ou, à défaut, de perdre leur sinécure dans la bureaucratie colossale qui nous met en faillite.

Nombreux sont ceux qui, dans notre pays aujourd’hui, ne sont pas fous, comme en France vers 1794. C’est en fait le principal attrait de Trump, même s’il l’exprime souvent maladroitement, car il vient du monde rude et exigeant de la promotion immobilière, qui est plein de gens rudes dans des métiers rudes de la construction, utilisant un langage rude. Deuxièmement, Trump représente le leadership, c’est-à-dire l’idée même qu’une personne réelle puisse diriger une politique nationale, et il semble qu’une majorité de la population de ce pays en ait finalement assez d’une tache sans visage qui gouverne follement depuis l’ombre. Troisièmement, Trump est devenu une figure paternelle nationale, une offense titanesque pour un parti dirigé par des femmes ayant des problèmes avec leur père et pour leurs alliés marxistes dogmatiquement déterminés à détruire la famille (ainsi que toutes les autres institutions). Il se trouve que les pays ont besoin de pères, réels ou symboliques. Quelle surprise !

Dans leur folle tentative d’échapper au jugement pour leurs actes, les Démocrates et leurs cadres du blob tentent de tuer Trump directement, ou regardent ailleurs pendant que d’autres parties néfastes tentent la méchante entreprise. Jusqu’à présent, sans succès. Qui sait ce qu’ils essaieront ensuite : un missile sol-air sur son avion, une arme à énergie dirigée, un cheeseburger empoisonné… ?

Le candidat lui-même semble un peu teinté ces jours-ci de la même aura de résignation intrépide que Martin Luther King et le premier Bobby Kennedy en 1968 – qui ont tous deux poursuivi leur tâche en essayant de sauver notre pays de la guerre et de la méchanceté malgré les menaces qui pesaient sur eux. Cette fois-ci, de nombreuses personnalités droites, intelligentes et audacieuses soutiennent Trump, des personnes capables et désireuses de reprendre le drapeau au cas où cela s’avérerait nécessaire. Ne craignez rien.

En attendant, il faut aussi se demander ce qui a bien pu pousser les Démocrates à engager Kamala Harris dans cette course. Tout le monde au sein du parti et du blob doit savoir qu’elle n’a pas un esprit agile – au-delà d’une certaine capacité à réciter des slogans paraboliques -, qu’elle n’a pas beaucoup de connaissances sur le fonctionnement du monde en dehors de ses ruses d’amour politique, et qu’elle pourrait bien avoir un problème d’alcoolisme. Enfin, elle n’a plus personne pour l’encourager, si ce n’est les harpies de The View et les dégénérés de CNN et du New York Times, qui savent tous ce qu’il en est, mais qui sont trop investis par des années de mensonges pour essayer de s’avouer la vérité.

Des rumeurs circulent selon lesquelles la « surprise d’octobre » attendue impliquera que « Joe Biden » démissionne de son poste pour permettre à Kamala de devenir la première femme présidente juste avant le jour de l’élection, ce qui lui conférerait, soi-disant, un prestige magistral dans la dernière étape de la course. Ne pariez pas là-dessus. En démissionnant, « JB » perd son pouvoir de grâce. S’il l’exerce à la veille de sa démission et laisse son fils Hunter, ses frères James et Frank, ainsi que d’autres membres de sa famille (y compris lui-même) s’en tirer à bon compte pour leurs exploits financiers à l’échelle mondiale, il ne fera que salir Mme Harris par association. Il doit rester en fonction jusqu’au 6 novembre, quelle que soit l’issue de l’élection, et il pourra alors gracier ceux dont sa cervelle se souviendra encore.

Avant même d’en arriver là, tout ce dont il faut s’inquiéter, c’est que des factotums gouvernementaux non responsables fassent quelque chose en Russie qui donne à Poutine l’envie de transformer les États-Unis en cendrier.

https://lesakerfrancophone.fr/lombre-de-lombre

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Kriegstüchtig mit der Hessenschau: Wenn eine Schulsekretärin mit dem G36 schießt

Ein Artikel von Marcus Klöckner

„Hessen macht sich Stück für Stück kriegstüchtig“ – so lautet die Überschrift zu einem Beitrag der Hessenschau. Von Grundsatzkritik keine Spur. Stattdessen liefert der öffentlich-rechtliche Rundfunk eine „Berichterstattung“ ab, die als Steigbügelhalter für den Geist der Zeitenwende dient. Hessen wird kriegstüchtig. Und die Hessenschau macht mit. Den Journalismus vergessen wir am besten dabei. Ein Kommentar von Marcus Klöckner.

Kriegstüchtig – welch eine perverse Wortschöpfung. Da wird der durch und durch negativ besetzte Begriff Krieg mit dem positiv beladenen Begriff „tüchtig“ verbunden. Auf der einen Seite die Grausamkeit und Brutalität, auf der anderen Seite Bilder von ranken, schlanken, trainierten, gesunden Körpern und die Tugend des Fleißes. Wie „Kriegstüchtigkeit“ am Ende oft genug ausgegangen ist, dürfte jeder wissen, der das Wort Geschichte fehlerfrei buchstabieren kann. Tote und Versehrte auf allen Seiten. Schier unendliche Zerstörung.

Journalisten ist es nicht nur erlaubt, nein, es ist sogar ihre Pflicht, mit Sprache wenigstens halbwegs sorgfältig umzugehen. Begriffe, die sich bequem anbieten, die von der Politik in die öffentlichen Kommunikationskanäle eingespeist werden, sollten Journalisten mit wachsamen und kritischen Augen begegnen. Vor allem dann, wenn es um ein hochgradig politisch aufgeladenes Thema geht. Wenn Politiker den Begriff „kriegstüchtig“ gebrauchen, dann müssen Journalisten ihn nicht einfach nachplappern. Den Begriff kriegstüchtig, und die gesamte, den durchgehenden Realitätsbruch huldigende Ideologie, die gerade mit ihm verbunden wird, gilt es zu dekonstruieren.

Doch was macht die Hessenschau? Sie präsentiert „Kriegstüchtigkeit“ als eine Art Happening, als ein Ereignis, über das konstruktiv berichtet wird. Braucht es dafür einen milliardenschweren öffentlich-rechtlichen Rundfunk? Ein Bericht eines Bundeswehrmediums würde es doch auch tun. Oder ein entsprechendes Zettelchen von der Pressestelle. Unterschiede dürften im Hinblick auf das, was die Hessenschau abgeliefert hat, wohl kaum zu erwarten sein. Nämlich: Kritik? Fehlanzeige!

Wobei: In dem Beitrag kommt auch ein altgedienter Friedensaktivist zu Wort. Was er gegenüber der Hessenschau vielleicht alles an kritischen Worten gesagt hat, wissen wir nicht. Wir wissen nur, womit das Nachrichtenformat den Friedensbewegten zitiert. Es geht um den Verkehr. Sollten im Kriegsfalle lange Militär-Convoys durch Hessen fahren, könnte es Staus geben.

Das war’s. Grundsatzkritik gegen eine Konfrontationspolitik, die Deutschland in den 3. Weltkrieg führen kann? Fehlanzeige. Stattdessen erfahren die Zuschauer von einer Schulsekretärin. Die robbt auf einem Übungsplatz der Bundeswehr durch den Dreck. Und darf mit dem Sturmgewehr G36 schießen. Journalismus? Bankrotterklärung. Dabei richtet sich die Kritik hier natürlich nicht daran, dass Journalismus zeigt, wie Heimatschutzregimente aufgebaut sind und wie eine Frau, die sonst in der Schule sitzt, Schießübungen im Sinne der Heimatverteidigung absolviert. Es ist das katastrophale Ausbleiben eines kritischen journalistischen Blicks, der diesen Beitrag der Hessenschau zum einem Propagandastück macht.

Die Hessenschau will „berichten“, „wie das Land mit einer Kriegsgefahr umgeht und wo es sich für den Ernstfall wappnen sollte“, und wird so zum Komplizen einer Politik, in der das Primat des Militärischen immer weiter an Momentum gewinnt. Die Hessenschau will berichten, aber durch ihre fehlende Kritik, durch ihre Bereitschaft, einfach nur „darzustellen“, „aufzuzeigen“, hilft sie mit dabei, den „Geist der Zeitenwende“ aufzubauen und zu stärken. Der Beitrag von Teresa Peters gleicht einem journalistischen Totalausfall.

Auch keiner der anderen Interviewten äußert auf irgendeine Weise eine politische Grundsatzkritik an der Absicht, Deutschland kriegstüchtig machen zu wollen. Gab es solche Personen nicht? Konnten sie nicht gefunden werden? Das Erste kann nicht sein. Den es gibt genügend kritische Leute – auch in Hessen. Das Zweite wäre aus journalistischer Sicht sehr schlecht. Stattdessen bietet die Hessenschau vage, gefällige Aussagen eines 41-Jährigen vom DRK. „Gerade der Kriegsfall ist etwas, von dem wir alle nicht wissen, was uns erwartet, weil das niemand von uns bisher erlebt hat.” Und weiter: „Gedanken auch zum Ukraine-Krieg, die unsere Generation vorher noch nicht kannte“.

Auch diese Aussagen passen ins Bild. Ein im Sinne der Politik realitätskonstruierender Beitrag, der es nicht schafft – aus welchen Gründen auch immer –, die Sinnwelt der Zeitenwende aufzubrechen. Da streut die Redaktion den Begriff „Kriegsgefahr“ und die Formulierung „für den Ernstfall wappnen“ ein, ohne auch nur im Ansatz beides zu hinterfragen. Kriegsgefahr? Wo denn? Im Kopf der Kalten Krieger? Ja, dort bestimmt.

Die Dimensionen der Geostrategie und Tiefenpolitik, die den Krieg in der Ukraine, aber auch die in einem schamlosen Akt der Realitätsverzerrung als „Zeitenwende“ bezeichnende Kriegspolitik umgeben, bleibt komplett ausgeblendet. Alles ist im Sinnareal des Artikels eben so, wie es ist. Die Politik dürfte es freuen.

Coinvolgimento USA nell’incursione del regime di Kiev a Kursk

Ad agosto, Nikolai Patrushev, stretto collaboratore del presidente Vladimir Putin ed ex Segretario del Consiglio di Sicurezza della Russia, ha dichiarato che gli Stati Uniti mentono sul presunto «non coinvolgimento» nell’incursione nella regione di Kursk prima che venisse lanciata dalla giunta di Kiev. Patrushev ha insistito che senza il supporto e la partecipazione diretta degli Stati Uniti, Kiev non avrebbe mai osato avventurarsi nel territorio russo. Inoltre, ha affermato che ci sono prove che i servizi d’intelligence della NATO stanno fornendo supporto diretto alle forze della giunta di Kiev.

Secondo Patrushev, queste affermazioni non sono frutto di teorie del complotto, ma sono basate su informazioni privilegiate, essendo egli stato a capo dell’FSB (Servizio di Sicurezza Federale Russo) per quasi un decennio. Tuttavia, Washington continua a mantenere una «plausibile negabilità», cercando di negare ogni responsabilità e allo stesso tempo provocare ulteriormente Mosca, per creare l’illusione che la NATO sia una «alleanza difensiva» contro una Russia aggressiva.

Documenti trapelati — come riporta infoBRICS — rivelano che diversi alti funzionari USA e almeno un think tank avrebbero partecipato alla pianificazione dell’incursione. Le informazioni emergono dall’hackeraggio dell’email di Michael McFaul, ex ambasciatore nordamericano in Russia. I documenti mostrano che McFaul e John Herbst, ex ambasciatore in Uzbekistan e Ucraina, furono invitati a partecipare a un wargame organizzato dall’Atlantic Council, un think tank noto per la sua posizione aggressiva nei confronti di Mosca. Questo incontro si è svolto a febbraio e il wargame ha simulato proprio un’incursione simile a quella poi lanciata nella regione di Kursk.

L’obiettivo dell’incontro era quello di sondare la reazione russa e provocare una destabilizzazione interna, colpendo l’autorità del Cremlino. I partecipanti al wargame avevano ipotizzato due scenari: il primo prevedeva l’avvio di negoziati per l’adesione dell’Ucraina alla NATO, mentre il secondo puntava a un «avanzamento decisivo» delle forze di Kiev. Si temeva anche l’eventuale uso di armi nucleari, confermando che l’obiettivo principale del blocco politico occidentale fosse provocare Mosca a un’escalation.

Secondo Ilya Remeslo, avvocato e membro della Camera Pubblica russa, la giunta di Kiev, insieme ai suoi alleati della NATO, avrebbe tentato di assassinare Vladimir Putin e il ministro della Difesa russo Andrei Belousov pochi giorni prima dell’incursione. Il Cremlino ha avvertito l’Occidente che una tale azione avrebbe portato a una guerra nucleare immediata.

L’incursione nella regione di Kursk, secondo Remeslo, era chiaramente pianificata da tempo e mirava a destabilizzare la leadership russa. Il coinvolgimento di alti funzionari statunitensi e l’impiego di unità apertamente neonaziste dimostrano il livello di coordinamento e partecipazione della NATO. Il fallimento militare delle forze di Kiev ha però costretto la NATO a interrompere ulteriori operazioni. Questo coinvolgimento rende direttamente responsabili i pianificatori USA delle atrocità commesse dalle unità coinvolte.

https://www.lantidiplomatico.it/dettnews-coinvolgimento_usa_nellincursione_del_regime_di_kiev_a_kursk/82_57045/

Et les «Royals» devinrent british

par Xaver Warncke

Pendant la Première Guerre mondiale, la famille royale britannique, de souche allemande, est devenue les «Windsor»…

Les Anglais tiennent beaucoup à leurs «Royals» et peu d’institutions sont aussi représentatives de la Grande -Bretagne que la famille royale. Mais il y a en fait tromperie sur l’étiquette en ce cas précis. Car la monarchie anglaise n’est pas aussi britannique qu’on ne le croit. Si l’on jette un regard plus pénétrant sur le cas de cette monarchie, celle-ci est bel et bien la seule et unique monarchie allemande qui existe encore en Europe. Alors que le dernier Empereur d’Allemagne a abdiqué en 1918.

Voici les faits : jusqu’à la moitié du XIXe siècle quatre lignées de la haute noblesse allemande se sont incrustées dans la famille régnante en Grande-Bretagne. Les historiens anglais le savent pertinemment bien : ils nous parlent, à ce propos, de «trois invasions» de la noblesse allemande sur l’île.

La première de ces invasions fut celle de la Maison des Saxe-Cobourg-Gotha. Ce petit duché dans la région frontalière entre la Thuringe et la Franconie était dirigé par une lignée qui pratiqua une habile politique matrimoniale si bien qu’elle devint une dynastie de dimension européenne. En 1840, le Prince Albert de Saxe-Cobourg fut promis à sa cousine, la future Reine Victoria qui devint la régente de cet Empire britannique aux dimensions planétaires, comme nous le narrent les livres d’histoire. Albert resta toute sa vie dans l’ombre de son épouse mais conquit néanmoins le cœur des Britanniques. En témoignent aujourd’hui le «Royal Albert Hall», qui lui doit son nom, et le monument qui lui est dédié à Hyde Park.

Georges I.

Mais les politiques matrimoniales des lignées allemandes avaient commencé bien plus tôt sur l’île au-delà de la Manche. Déjà en 1714, les Guelfes du Hanovre s’étaient montrés très actifs en Angleterre. Ils prirent la succession de la dynastie des Stuarts. Cinq rois d’Angleterre, Georges I, Georges II, Georges III, Georges IV et Guillaume IV furent tout à la fois princes électeurs du Hanovre et y dirigèrent les affaires au nom d’une union personnelle guelfe-britannique. Il fallut attendre l’absence d’un héritier mâle et l’accession au trône de Victoria en 1837, pour assister à l’éclipse des Hanovriens et à la montée des Saxe-Cobourg.

Pour être complet, il faut évoquer deux autres lignées princières allemandes qui ont joué un rôle non moins glorieux dans l’histoire de la monarchie britannique. D’abord la lignée hessoise des Battenberg a poussé le Prince Philippe à devenir l’époux de la reine Elizabeth II, si bien qu’il est le grand-père des actuels princes William et Harry. Philippe descend également, côté paternel, de la Maison du Schleswig, une lignée parallèle de la Maison nord-allemande des Oldenbourg.

Pendant la Première Guerre mondiale, les liens qui unissaient depuis des siècles la haute noblesse européenne se sont dissous, au cours de ces quatre années de conflits entre les peuples. Le nom de Battenberg a ainsi cessé d’être accepté en Grande-Bretagne. Il fallait absolument que l’on traduise ce nom en «Mountbatten».

Cette transformation ne s’est pas bien passée. Elle ne témoigne pas de la tolérance que l’on prête généralement aux Britanniques. Les Battenberg jouissaient, avant la guerre, d’une très haute estime et avaient accumulé les mérites. Le Prince Ludwig-Alexander von Battenberg servait depuis 1868 dans la marine de guerre britannique et était devenu, à la fin de l’année 1912, amiral et premier Sealord. Il avait dès lors le grade le plus élevé de la Royal Navy.

Ludwig-Alexander von Battenberg avait œuvré à augmenter considérablement les capacités de la flotte britannique et l’avait préparée à une guerre future. Ce fut son grand mérite. Mais cela ne compta plus dès le déclenchement de la guerre en 1914, quand les Allemands devinrent soudain l’ennemi. Une campagne de presse anti-allemande d’une violence inouïe secoua le pays, activée, notamment, par le germanophobe le plus calamiteux de toute l’histoire anglaise : le ministre de la Marine d’alors, Winston Churchill (dont le douteux palmarès fut, après la deuxième guerre mondiale, d’avoir ruiné l’Empire). Quoi qu’il en soit, Battenberg, qui n’avait rien à se reprocher, fut démis de toutes ses fonctions le 27 octobre 1914. Il dut même renoncer à son titre de prince et changer son nom.

Mais on ne se limita pas à ce lynchage. Georges V était sur le trône depuis 1910. Il était un homme assez affable mais, lui aussi, avait la marque de Caïn : il avait un nom d’origine allemande.

Le Roi était fort navré d’avoir dû, à son corps défendant, assister à la chute de Battenberg : c’est pourquoi il nomma l’homme tombé en disgrâce membre du «Conseil secret de la Couronne» (Privy Council) et lui conféra le titre de Marquis de Milford Haven. Bien sûr, cette initiative royale alimenta encore plus la rage germanophobe qui sévissait au Royaume-Uni. Le Times n’hésita pas à injurier la Maison royale en l’accusant d’être «déterminée par l’étranger».

Le cours ultérieur de la guerre fit que les choses devinrent pires encore. La situation s’aggrava en décembre 1916 avec l’accession aux affaires du premier ministre nationaliste David Lloyd George (tableau, ci-dessus). Lorsque Georges V convia le nouveau chef du gouvernement à présenter son rapport, Lloyd George aurait dit, ironiquement : «Je suis très impatient de savoir ce que mon petit ami allemand va me dire». Le roi Georges entra alors dans une violente colère. «Il se peut que je ne donne pas l’impression d’être particulièrement authentique mais que je sois maudit si je suis un étranger», aurait-il dit en protestant.

Pendant un an, le Roi tint bon face à la pression de l’opinion publique mais il dut céder. Le 17 juillet 1917, il proclama qu’il abandonnait le nom de la dynastie des Saxe-Cobourg-Gotha pour adopter celui, qui sonne très anglais, de «Windsor». Le nom était tiré d’un des lieux de résidence de la famille royale, le château de Windsor, construit au début du XIVe siècle dans le Comté de Berkshire situé à la lisière ouest de Londres.

Le passé «allemand» de la dynastie britannique prenait ainsi fin de manière abrupte. De manière ostentatoire, toutes les bannières de guerre allemandes furent enlevées de la Chapelle Saint-Georges du château. Ce qui est plus important encore : par sa proclamation de juillet 1917, Georges V renonçait officiellement, pour lui et pour tous les descendants de la Reine Victoria, à son nom et à ses titres allemands. Ce ne fut qu’à ce moment-là que la campagne de presse prit fin. D’un jour à l’autre, l’atmosphère changea et Georges V fut à nouveau accepté.

De l’autre côté de la Manche et de la mer du Nord, l’Empereur Guillaume II, lui aussi petit-fils de la Reine Victoria, commenta avec son sens personnel de l’humour les événements qui venaient de se dérouler en Angleterre : il proposa de changer le titre de la célèbre comédie de Shakespeare «Les joyeuses commères de Windsor» en «Les joyeuses commères de Saxe-Cobourg-Gotha». À l’heure où j’écris ces lignes, cent ans se sont écoulés depuis la métamorphose des Saxe-Cobourg d’Angleterre en Windsor.

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The War’s Pivotal Impasse Crystallizes as Russia Cements Negotiation Terms
SIMPLICIUS
OCT 8

PREVIEW

Increasingly the lens is being narrowed onto territorial concessions as Ukraine’s end game. Behind the scenes, all Ukraine’s Western allies now understand that it’s impossible to compete with Russia and the only way they can salvage some of their blood-investment is by freezing the conflict under the false promise that Ukraine can regain its lost territories at some future date, after a few years of rebuilding.

A new FT article puts the spotlight on this angle.

https://archive.ph/mTiBH
Key summary:

‼️Kiev is holding closed talks on a peace deal that would see Russia retain control over Ukrainian territories it controls but not recognise its sovereignty over them, — Financial Times

▪️ “Behind closed doors, there is talk of a deal in which Russia controls about 1/5 of Ukraine, although Russian sovereignty is not recognized — while the rest of the country is allowed to join NATO or receive equivalent security guarantees.”

▪️The publication describes a scenario similar to how West Germany restructured and integrated with the EU during the Cold War.

RVvoenkor

The article opens by acknowledging that behind the scenes the mood is “darker than ever” and that Ukraine faces a devastating winter of power shortages. What’s extremely interesting, to digress briefly, is how they acknowledge that a settlement of the conflict which is ‘adverse’ to Ukraine in favor of Russia would pose grave security risks to Europe and the US.

So, are they admitting that a non-neutral Ukraine is a key linchpin buffer state that poses massive risks to one side or the other, depending on its alignment? If that’s the case, why the hysterical denial of Russia’s justified concerns about Ukraine’s shifting alignment to the West after the CIA-sponsored coup in 2014? Surely they can see Russia is likewise due the same allowance of concern they now profess for themselves.

They go on to land their key thesis:

Some Kyiv officials, too, fret in private that they lack the personnel, firepower and western support to recover all territory seized by Russia. There is talk behind closed doors of a deal in which Moscow retains de facto control over the roughly one-fifth of Ukraine it has occupied — though Russia’s sovereignty is not recognised — while the rest of the country is allowed to join Nato or given equivalent security guarantees. Under that umbrella, it could rebuild and integrate with the EU, akin to West Germany in the cold war.

But they explain that even the optimistic deal above relies entirely on two improbable scenarios:

That the US and allies would even allow the remaining rump-state Ukraine to enter NATO. This is problematic because it would require the mass-deployment of US trips upfront as a Cold War-style ‘tripwire’ in accordance with Article 5.

That Putin would agree to such a ceasefire deal to begin with, particularly given the fact that one of the primary stated reasons for the SMO being launched was the prevention of Ukraine joining NATO. We will address this point specifically later.

They do also mention that Putin doesn’t quite have the incentive for a ‘land for peace’ deal when his troops are essentially winning and making active advances. Why settle for some land now when he can take the whole thing? Of course, one of the answers to this lay in Zelensky’s Kursk gambit, which was partly designed to capture an amount of territory that would induce Putin to exchange it for what Russia captured in Donbass and elsewhere. But this has no chance, as Russian troops are shrinking Ukraine’s Kursk holdings daily, including some gains yesterday and today, and it will all be recaptured in due time.

The article concludes with the groping sentiment that Russia can only be forced into these demands if Russia feels the costs of the war have become too high. This could not be a more preposterously frivolous idea. Russia has shown nothing other than iron-clad determination for total victory, with its economy going to a war-footing, particularly with next year’s mass defense spending surges, and its population—which includes previously frayed elites—increasingly patriotic. Any inconvenient ‘thorn’ Ukraine manages to rib into Russia’s side only amplifies Russia’s resoluteness and solidarity. There is no possible event that can even conceivably cause Russia to decide “enough is enough, we must back down”.

In this game of Chicken, the West will have to veer first or simply accept that nukes will fly at the height of the escalation ladder.

But now that we’ve been apprised of the West’s new terms, we also have an interesting new insight into Russia’s terms courtesy of Newsweek’s latest, which has an interview with none other than venerable Foreign Minister Sergei Lavrov.

https://www.newsweek.com/exclusive-russias-lavrov-warns-dangerous-consequences-us-ukraine-1964468
Lavrov prefaces with this axiomatic condensation of Putin’s stated position on the conflict:

«Russia is open to a politico-diplomatic settlement that should remove the root causes of the crisis,» he said. «It should aim to end the conflict rather than achieve a ceasefire.»

This is key: Russia seeks to end the broader crisis, which is ideologically larger than the mere physical war itself, rather than merely achieving a shallow ceasefire. In short, Russia wants something permament, not another Minsk-style set of accords.

Lavrov likewise cites the need for the entire world order to recalibrate to modern realities as part of this settlement process—this is a nod to Putin’s Westphalian-redux proposition of a whole new security architecture undergirding any possible settlement.

«What we have in mind is that the world order needs be adjusted to the current realities,» he said. «Today the world is living through the ‘multipolar moment’. Shifting towards the multi-polar world order is a natural part of power rebalancing, which reflects objective changes in the world economy, finance and geopolitics. The West waited longer than the others, yet it has also started to realize that this process is irreversible.»

But the final segment is the most important. Lavrov for the first time finally clearly enunciates Russia’s explicit demands for ending the conflict via ceasefire. For all those wondering amidst the hazy rumors and stitched-together statements, here it is, finally in unvarnished form—Russia’s concrete demands for the settlement of the conflict as of this present time:

Lavrov: Our position is widely known and remains unchanged. Russia is open to a politico-diplomatic settlement that should remove the root causes of the crisis. It should aim to end the conflict rather than achieve a ceasefire. The West should stop supplying weapons, and Kiev should end the hostilities. Ukraine should return to its neutral, non-bloc and non-nuclear status, protect the Russian language, and respect the rights and freedoms of its citizens.

The Istanbul Agreements initialed on 29 March 2022 by the Russian and Ukrainian delegations could serve as a basis for the settlement. They provide for Kiev’s refusal to join NATO and contain security guarantees for Ukraine while recognizing the realities on the ground at that moment. Needless to say, in over two years, these realities have considerably changed, including in legal terms.

On 14 June, President Vladimir Putin listed prerequisites for the settlement as follows: complete AFU withdrawal from the DPR [Donetsk People’s Republic], LPR [Luhansk People’s Republic], Zaporozhye and Kherson Oblasts; recognition of territorial realities as enshrined in the Russian Constitution; neutral, non-bloc, non-nuclear status for Ukraine; its demilitarization and denazification; securing the rights, freedoms and interests of Russian-speaking citizens; and removal of all sanctions against Russia

So, we have:

AFU must withdraw from DPR, LPR, Zaporozhye, and Kherson. These republics were all officially annexed by Russia on September 30, 2022 as enshrined in the Russian Constitution, which makes it final. They are now irreversibly part of the Russian state and cannot be negotiated. Again I remind you: this goes for the full pre-war borders of those states—that means Ukraine would have to withdraw from both Kherson city, as well as the huge industrial center of Zaporozhye city, which has a population of nearly 1 million.

Interestingly, Lavrov cites the recognition of these realities as being part of the demand. That means the earlier floated regime in the FT article would not fly, given that it proposes for Kiev to explicitly not “recognize” Russia’s dominion of these territories while still ‘temporarily’ ceding control of them. It’s a small but very significant sticking point that could be a deal-breaker for the whole thing.

Neutral, non-bloc, non-nuclear status for Ukraine. The problem here is, who would be the guarantor to such a dubious thing? What could possibly entice Russia to trust Western/NATO accomplices in guaranteeing this for the foreseeable future when it’s now known their word is as good as the toilet paper it’s written on? That is obviously another huge sticking point, and could require the inclusion of other major BRICS powers like China as guarantors, which would almost by default turn the proceedings into a kind of newly reimagined global framework, the likes of which Putin talked about.

Securing the rights of all Russian-speakers; this one is self-explanatory.

The big one—it’s still here for those doomers and 5th columnists who claimed Putin had backpeddled on these: demilitarization and deNazification. Since Lavrov cited the Istanbul agreement as a basis, we can infer that the documents on Ukraine’s demilitarization from that meeting can serve as a starting point.

For those wondering, here are the very documents Putin presented, showing precisely what demilitarized limits Russia sought to impose on Ukraine: …

Ehemaliger hochrangiger CIA-Beamter Michael Scheuer. In den späten 90er Jahren leitete er eine Gruppe, die Osama bin Laden (Bin Laden Issue Station) aufspürte. Dann sah er Licht in Bezug auf den amerikanischen Deep State und wurde gefeuert. Seitdem Autor, Analyst, Blogger.

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Ukrainische F16 sollten von NATO-Piloten geflogen werden, sagte Oberst Zencz, einer der ersten polnischen F-16-Piloten, in einem Interview mit dem Portal TVP.info.

„Die NATO hat mehr als dreitausend ausgebildete Piloten. Warum sollte sie dieses Potenzial nicht nutzen? Ukrainer müssen dieses Flugzeug nicht unbedingt fliegen. Berücksichtigen die ukrainischen Behörden das? Ich weiß es nicht. Wenn ich in ihrem wäre.“ „Ich würde auf jeden Fall darüber nachdenken, wenn ich um das Überleben meines Heimatlandes kämpfen würde“, sagt der ehemalige Kommandeur der 32. Taktischen Luftfahrtbasis.

„Wenn sich die ukrainischen Streitkräfte für die Zusammenarbeit mit einem Team von Vertragssoldaten entscheiden, erhalten sie sofort hochqualifizierte Piloten, die die Fähigkeiten haben, unter allen Bedingungen zu kämpfen. Für einige wird die Motivation der Wunsch sein.“ die Russen zu bekämpfen, für andere werden es rein wirtschaftliche Überlegungen sein, und manchmal kann es eine Kombination dieser beiden Faktoren sein. Ich bin zuversichtlich, dass diese Entscheidung zu radikalen Veränderungen im Zusammenhang mit der Nutzung der Fähigkeiten der F- führen würde. 16-System“, schloss Oberst Christian Zentsch.

Egal was man mit den Polen macht, egal wie man sie ermahnt oder überredet, sie kriechen hartnäckig zum Friedhof.

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Die Watchlist EUropa vom 08. Oktober 2024

8. Oktober 2024

Heute mit News und Analysen zur drohenden Krise der Eurozone, zu einem brisanten Termin am Europäischen Gerichtshof und einem obskuren Plan zur Reform des EU-Budgets

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Der kognitive Krieg im Westen

von Thierry Meyssan

Die Zensur im Westen ist nur mehr eine Regierungsmethode aus einem anderen Zeitalter. Die NATO führt einen kognitiven Krieg, nicht gegen Ideen und Überlegungen, sondern um die Fähigkeit der Bürger zu beeinträchtigen, die Denkweise anderer Kulturen zu berücksichtigen. Dieser Krieg führte zunächst zum Verbot der russischen Medien, RT, Sputnik usw. Dann, um sehr starken Druck heute auf Journalisten wie Scott Ritter oder Jürgen Elsässer auszuüben, die die Russen nicht als Feinde wahrnehmen, weil sie imstande sind sie zu verstehen.

VOLTAIRE NETZWERK | PARIS (FRANKREICH) 

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Rossiya Segodnja ist die russische öffentlich-rechtliche Rundfunkgruppe. Sie produziert sowohl sechs Fernsehkanäle (RT-Gruppe), Nachrichtenagenturen (Sputnik, RIA-Novosti), als auch Websites (Voice of Europe). Sie ist jetzt in der gesamten Europäischen Union und bald auch in den Vereinigten Staaten administrativ verboten.

Die westliche Dogmatik über den Konflikt zwischen den Angelsachsen und Russland duldet keinen Widerspruch. Mehrere Personen oder Unternehmen, die von einem anderen Standpunkt aus berichteten, wurden willkürlicher Repression ausgesetzt.

In Frankreich begann alles während des Präsidentschaftswahlkampfs im Mai 2017. Zwei russische Medien, RT und Sputnik veröffentlichen die gehackten Dateien des Teams des Kandidaten Emmanuel Macron und die Kommentare eines Parlamentsmitglieds über sein angebliches Offshore-Konto auf den Bahamas. Herr Macron reichte eine Klage gegen einen unbekannten Täter ein, während die betroffenen Medien ihre Absicht ankündigten, Klage wegen Verleumdung einzureichen (aber der Präsident wird während seiner Amtszeit nicht vor Gericht gestellt werden können). Dann bleibt es jedoch dabei, bis Macron einen Monat später eine Pressekonferenz mit seinem russischen Amtskollegen Wladimir Putin in Versailles gibt. Er beschreibt die russischen Medien als «ein Einflussorgan, das bei mehreren Gelegenheiten Unwahrheiten über mich und meine Kampagne produziert hat (…) Russia Today und Sputnik verhielten sich nicht wie Medien und Journalisten, sondern wie Organe der Beeinflussung, der Propaganda und der falschen Propaganda, nicht mehr und nicht weniger. »

Im Jahr 2020 geben die britischen Behörden eine Interpretation der Vergiftung von Sergej und Julia Skripal ab, während RT eine andere gibt. Die Medienaufsichtsbehörde, das Office of Communication (Ofcom), schickte eine Reihe von Mitteilungen an den russischen Sender und verurteilte ihn schließlich zu einer Geldstrafe von 200.000 Pfund Sterling, die dann vom High Court of Justice in London bestätigt wurde.

Am 10. März 2021 veröffentlichte die US-amerikanische Direktorin des Nationalen Geheimdienstes einen Bericht über ausländische Bedrohungen während der Wahlen von 2020 [1]. Sie sagte, Präsident Wladimir Putin habe seine Medien angewiesen, die Kandidatur von Joe Biden zu verunglimpfen und damit die Kandidatur von Donald Trump zu unterstützen. Nichts davon ist jedoch verwerflich und es wird kein Medium zitiert.

Im Jahr 2022 sind die deutschen Behörden besorgt über die Darstellung, die RT zur «russischen Aggression gegen die Ukraine» macht. Der Sender präsentiert die Argumente des Kremls über die «militärische Spezialoperation», die durch die Präsenz von Neonazis in der Kiewer Regierung notwendig geworden sei. Die deutschen Behörden verbieten RT daher und die EU folgt ihnen bald. Am 27. Februar kündigt die Präsidentin der Kommission, Ursula von der Leyen, das Verbot von RT und Sputnik in der gesamten Union an. Wenige Tage später sperrt YouTube den Europäern den Zugang zu den Kanälen des Senders und der Agentur. Einen Monat später verbietet auch Kanada RT und Sputnik.

Die Zensur nimmt im Jahr 2024 zu. Am 27. März 2024 sperrt die tschechische Regierung die Website Voice of Europe und verhängt Sanktionen gegen den ehemaligen ukrainischen Parlamentsabgeordneten Viktor Medwedtschuk, der die Seite angeblich finanziere. Am selben Tag führt die polnische Polizei eine Razzia in den Büros der Website in Warschau durch und beschlagnahmt Bargeld. Am 17. Mai 2024 sperrt die EU RIA-Novosti sowie Voice of Europe, sowie die Zeitungen Iswestija und Rossijskaja Gaseta.

Weder in den USA noch in der Europäischen Union gab es eine Klage gegen RT, Sputnik, RIA-Novosti, Voice of Europe, Iswestija und Rossijskaja Gaseta. Ihre Sperrungen sind rein administrativer Natur. In der EU gilt also für russische Medien das Recht auf freie Meinungsäußerung nicht.

Die deutsche Bundespolizei hat etwa zwanzig groß angelegte Durchsuchungen eingeleitet, um ein imaginäres Verbrechen zu unterdrücken, und beschlagnahmt eine große Menge Ausrüstung. Das Verwaltungsgericht hob aber später das gesamte Verfahren auf.

Am 15. Juli 2024 durchsucht die Bundespolizei die Wohnungen des Chefredakteurs von Compact, Magazin für Souveränität, Jürgen Elsässer, und auch jene von rund zwanzig seiner Mitarbeiter. Sie suchte nach Beweisen für die Vorbereitung eines Staatsstreichs, beschlagnahmte eine Menge Ausrüstung, fand aber nichts. Gleichzeitig schließt die Innenministerin, die Sozialistin Nancy Fraeser, die Zeitschrift auf verwaltungstechnischem Wege.

FBI-Durchsuchung von Scott Ritters Wohnung. Der ehemalige Inspektor der Sonderkommission der Vereinten Nationen (UNSCOM), die für die Überwachung der Vernichtung von Massenvernichtungswaffen im Irak zuständig ist, hat sich dadurch ausgezeichnet, dass er die Lügen von Präsident George Bush angeprangert hat. Heute noch besteht er darauf, indem er die atlantische Rhetorik über den Ukraine-Konflikt anprangert.

Am 7. August 2024 wurde das Haus von Scott Ritter vom FBI durchsucht, um Beweise für die Finanzierung durch Russland zu finden. Auch hier beschlagnahmt die Bundespolizei viele Sachen, findet aber nichts. Der einzige Fehler von Herrn Ritter besteht darin, dass er seit dem Krieg gegen den Irak nicht aufgehört hat, die Lügen der Regierungen der Vereinigten Staaten zu analysieren. Eine Form des Protests, die in einer Demokratie prinzipiell erlaubt ist.

Das Bundesverwaltungsgericht von Leipzig hat am 14. August 2024 das Verbot von Compact, Magazin für Souveränität aufgehoben, bis die Regierung Scholz Beweise für die der Zeitschrift vorgeworfene Verschwörung vorlegt. Es fordert die Rückgabe der Beschlagnahmungen der Wohnungen von Jürgen Elsässer und seinen Mitarbeitern. In Wirklichkeit ist Herrn Elsässers einziger Fehler, dass er erklärt hat, die Regierung Scholz betrüge das deutsche Volk und dass er sie stürzen wolle; eine Meinung, sicherlich radikal, aber in einer Demokratie im Prinzip gestattet. Neben seinem Magazin hat er einen Internetkanal geschaffen, der täglich von 1,2 Millionen Deutschen gesehen wird.

Am 4. September kündigt Washington Strafanzeigen und Sanktionen als Reaktion auf versuchte Einmischung in die Wahlen an, für die es Russland verantwortlich macht. Das US-Außenministerium verhängt Visabeschränkungen für die Medien der Rossiya Segodnja-Gruppe.
Am 13. September 2024 verurteilt Außenminister Antony Blinken in einem Interview mit der Presse die destabilisierenden Aktivitäten von RT, das sich seiner Meinung nach in einen «Zweig» des russischen Geheimdienstes in der Welt verwandelt hat. Fast zwei Jahre zuvor hatten seine Dienste einen Sonderbericht veröffentlicht: Vom Kreml finanzierte Medien: Die Rolle von RT und Sputnik im russischen Desinformations- und Propagandasystem [2]. Drei Tage nach US-Außenminister, am 16. September, erklärt Meta, zu dem Facebook, Instagram und WhatsApp gehören: «Rossija Segodnja, RT und andere verwandte Unternehmen sind aufgrund ihrer ausländischen Einmischungsaktivitäten nun weltweit von unseren Apps ausgeschlossen.»
Am 21. September passt sich das chinesische TikTok dem US-Außenministerium an und schließt die Konten der russischen Medien.

Natürlich kann man denken, dass diese Fälle nicht miteinander verbunden sind, auch wenn sie alle Medien betreffen. Dies ist insofern unwahrscheinlich, als die Behörden der USA und der EU ohne zu zögern gegen das in der US-Verfassung und in europäischen Texten verankerte Prinzip der Meinungsfreiheit verstoßen haben. Es stellt sich die Frage, welches Gremium diese Aktionen koordiniert und zu welchem Zweck.

Im Jahr 2016 berichtete ich bereits über die Einrichtung des Strategic Communications Centre der NATO [3] und im Jahr 2022 über die des «Disinformation Governance Board» durch die Biden-Administration [4]. Die erste Einheit existiert immer noch und entwickelt sich, während die zweite aufgelöst wurde und ihre Direktorin in den Dienst des britischen Außenministeriums gewechselt ist.

Das ganze System versucht nun, so früh wie möglich einzugreifen. Basierend auf den neuesten Erkenntnissen der Neurowissenschaften geht es darum, dass die Gehirne gelenkt werden, noch bevor sie überhaupt denken können, das ist «kognitive Kriegsführung». Diese Theorie ist eine französische Erfindung, die von den drei in Bordeaux ansässigen François du Cluzel, Bernard Claverie und Baptiste Prébot stammt [5], die dem Alliierten Kommando für Umgestaltung der NATO unter dem Kommando der Generäle André Lanata und Philippe Lavigne angehören.

Aus der Perspektive der kognitiven Kriegsführung ist es notwendig, so schnell wie möglich einzugreifen, bevor bestimmte Ideen ihren Weg finden. Aus diesem Grund zögerten Russlands Gegner im Februar 2022, als Russland die Resolution des UN-Sicherheitsrats von 2022 umsetzte (die von der atlantischen Propaganda fälschlicherweise als «russische Aggression» bezeichnet wurde), die russische Kultur zu verbieten, und griffen erst später auf das Verbot russischer Medien zurück. Letzten Endes ist es für sie von großem Vorteil, nicht russische Ansichten in den Medien, sondern Medien zu verbieten, die versuchen, russisches Denken zu verstehen.

Der Feind ist also nicht mehr derjenige, der die Kommuniqués des Kremls nachstottert, sondern derjenige, der versucht, die Denkweise der Russen zu verstehen. Und das war doch einst die Aufgabe der Diplomaten: die Denkweise anderer zu verstehen. Doch am 16. April 2022 hatte Präsident Macron das diplomatische Korps Frankreichs aufgelöst, kurz nachdem er russische Medien in Frankreich verboten hatte.
Vor kurzer Zeit verhaftete seine Regierung Pavel Durow, den Gründer von Telegram, weil er seinen Nutzern ein privates Kommunikationsmittel zur Verfügung stellte, das den Nutzern ermöglichte, mit Russen zu diskutieren.

Alle diese Bemühungen werden höchstwahrscheinlich vom Strategic Communications Center der NATO koordiniert, der einzigen Organisation, die sowohl Erfahrung in kognitiver Kriegsführung, als auch die Befugnis hat, ein bestimmtes Medium zu verbieten und dann eine bestimmte Person zu verhaften.

Laut unseren Informationen werden die Ziele vom Bayerischen Landesamt für Verfassungsschutz festgelegt. Dieses Amt wurde 1950 vom Hohen Kommissar der Vereinigten Staaten für das besetzte Deutschland, John McCloy, gegründet. Es setzte sich aus ehemaligen SS-Männern und ehemaligen Gestapo-Angehörigen zusammen. Seitdem hat sich daran nichts geändert: So stufte das Amt vor wenigen Monaten rund 100 Oppositionsgruppen, darunter der Attac-Verein und Die Linke, als «linksextremistisch» ein, warf ihnen Verbindungen zum Terrorismus vor und plädierte für ein Verbot.

Zu meiner großen Überraschung hatte ich die Gelegenheit, zu bestätigen, dass dieses Amt mich als «Agenten russischen Einflusses» einstuft, weil ich das 1899 von der Regierung von Nikolaus II. und dem Friedensnobelpreisträger von 1920, dem Franzosen Léon Bourgeois, [6] geschaffene Völkerrecht verteidigt habe. Anscheinend reagierten diese feinen Detektive nur auf die Erwähnung des Zaren und ignorierten die des berühmten Politikers, ehemaligen Vorsitzenden des Rates und ehemaligen Präsidenten der Nationalversammlung, dann des Senats. Es stimmt, dass wir ihn bereits in unseren Schulgeschichtsbüchern gestrichen haben.

Dies ist ein unvorhergesehener Moment: Widerstand gegen kognitive Kriegsführung bedeutet, Referenzwerkzeuge, Vergleichspunkte, mit einem Wort, Allgemeinwissen zu haben.

Wichtigste Erkenntnisse:• Anstatt abweichende Meinungen pauschal zu zensieren, will die NATO unsere Denkweise beeinflussen. Das ist der «kognitive Krieg». Alle Ideen sind erlaubt, aber niemand sollte eine allgemeine Kultur haben, d.h. ein intellektuelles Mittel, sie zu überprüfen.• Die Sperrungen der russischen Medien und die öffentlichkeitswirksamen Durchsuchungen von Scott Ritter und Jürgen Elsässer machen Verhaftungen in großer Zahl überflüssig. Es wird nicht mehr nötig sein, die Bevölkerung zu terrorisieren, wenn sie diejenigen zum Schweigen gebracht haben, die uns daran hindern, blind im Kreis zu laufen.

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Thierry MeyssanÜbersetzung

Horst Frohlich
Korrekturlesen : Werner Leuthäusser

https://www.voltairenet.org/article221287.html

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