La Russie prépare un sévère «choc économique» contre l’Occident

La guerre voulue par l’occident pour tenter de maintenir sa position hégémonique ne se limite pas aux opérations militaires dans une économie mondialisée elle atteint tous les échanges et a des conséquences tant dans les parts de marché perdus que dans les effets inflationnistes. On le mesure en matière d’énergie mais les implications peuvent atteindre d’autres ressources nécessaires et nul doute que la concertation des BRICS se fera en tenant compte d’un tel contexte alors que les citoyens ne sont pas consultés simplement invités à subir les effets en terme d’emploi, de niveau de vie et de services publics sacrifiés.Danielle Bleitrach

Le président Vladimir Poutine a suggéré de réfléchir à «certaines restrictions» sur les livraisons de nickel, d’uranium et de titane à des pays hostiles. Il a toutefois précisé qu’«il ne faut pas le faire à notre propre détriment».

Le porte-parole de la présidence, Dmitri Peskov, a également annoncé une approche prudente quant à l’introduction de sanctions de rétorsion par la Russie. «Le marché est très compétitif et impitoyable. Une fois que vous avez perdu votre position, il vous faut des décennies pour la regagner d’une manière ou d’une autre. Aucune place ne reste vide. Et la place de nos diamants, si nous partons, sera prise par d’autres, et la place de notre pétrole sera prise par un autre pétrole, et ainsi de suite», a-t-il expliqué.

Ce n’est pas un hasard si les restrictions sur l’uranium, le titane et le nickel ont été désignées comme les sanctions de rétorsion de la Russie. Dans ces domaines, la Russie a un poids énorme sur la scène mondiale, et l’essentiel reste la dépendance des pays hostiles à l’égard de nos ressources.

«Environ une centrale nucléaire sur six dans le monde est alimentée par la Russie. En ce qui concerne le nickel, la Russie représente environ 19% des exportations mondiales et environ 9% de sa production. Pour le titane, jusqu’en 2022, environ un quart de l’approvisionnement mondial provenait de la société russe VSMPO-AVISMA. Et la Russie continue de fournir ces ressources à des pays hostiles d’une manière ou d’une autre, bien que dans une moindre mesure», explique Ksenia Bondarenko, experte au Centre pour les études européennes et internationales complexes (CCESI), Faculté d’économie mondiale et de politique mondiale de l’École supérieure d’économie de l’Université nationale de recherche.

Quelles sont les entreprises occidentales qui ont besoin de notre nickel ? Et que se passera-t-il si la Russie elle-même interdit les livraisons de nickel à des pays hostiles, en particulier à l’Union européenne ?

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«Le nickel est traditionnellement exporté vers l’Union européenne et la Chine, où il est utilisé dans la production d’acier inoxydable et de batteries. L’industrie sidérurgique utilise activement le nickel pour créer des alliages d’acier résistant à la corrosion. En outre, le nickel joue un rôle clé dans la production de batteries pour les véhicules électriques et l’électronique. Par exemple, en 2023, la production mondiale de nickel s’élevait à environ 2,7 millions de tonnes, dont une grande partie provenait de la Chine, qui est le plus grand consommateur de ce métal», explique Yaroslav Kabakov, directeur de la stratégie chez Finam Investment Company.

Les États-Unis et le Royaume-Uni ont interdit l’achat de nickel russe au printemps dernier. Cependant, l’Union européenne a jusqu’à présent refusé de telles sanctions.

«La Russie reste parmi les leaders dans l’exploitation du nickel et se classe quatrième dans la production de nickel : le volume de production en Russie en 2022 était de 220 mille tonnes, en 2023 – 218,9 mille tonnes. Les principales destinations des produits russes à base de nickel étaient la Chine et les Pays-Bas, où se trouve l’entrepôt de la Bourse des métaux de Londres (LME). C’est de là que provenaient la plupart des produits russes à base de nickel avant les restrictions d’avril 2024», explique Hasan Ramazanov, expert au Centre Russie-OCDE de l’Académie présidentielle.

Les livraisons de nickel à l’UE se poursuivent, bien qu’elles diminuent principalement en raison de l’augmentation des prix. Au cours du premier semestre 2024, la Finlande et l’Estonie ont acheté le plus de nickel aux pays européens, selon la plateforme de l’ONU Comtrade. La part du nickel russe dans le nickel finlandais était de plus de 88%, soit 336 millions de dollars, tandis que dans les importations estoniennes, elle était de 44%, soit 1,5 million de dollars. La République tchèque, l’Allemagne et la Bulgarie ont également pris une part importante dans les achats de ce métal.

«Pour un certain nombre de pays de l’UE, la Russie reste le principal fournisseur de nickel. Dans le même temps, la Finlande se caractérise par la réexportation de nickel, y compris vers d’autres pays de l’UE. C’est la Finlande qui exporte le plus de nickel de Russie, car les gisements de cuivre et de nickel sont situés près de la frontière entre les deux pays. Les importations totales de nickel et de produits à base de nickel de la Finlande s’élèvent à 1,9 milliard de dollars, tandis que ses exportations s’élèvent à plus d’un milliard de dollars. Curieusement, la Finlande exporte du nickel vers la Chine, mais aussi vers la Norvège, la France, le Japon et le Canada. Là-bas, les entreprises l’utilisent pour l’usage auquel il est destiné : rendre l’acier plus résistant à la corrosion, l’utiliser dans la fabrication d’équipements et d’autres choses», explique Bondarenko.

Si la Russie interdit la fourniture de son nickel à l’UE, cela entraînera certainement une augmentation des prix mondiaux du métal. «Cela pourrait entraîner une hausse significative des prix du nickel, en particulier dans le cas d’un réapprovisionnement en nickel russe par des pays tiers», souligne Ramazanov. De telles sanctions porteraient évidemment un nouveau coup à l’industrie européenne, qui n’a déjà pas réussi à faire face au rejet forcé par l’UE de l’énergie bon marché en provenance de Russie.

Pour Nornickel, la hausse des prix pourrait dans une certaine mesure compenser la réduction des volumes d’exportation. Dans le même temps, la Russie pourra réorienter une partie de ses exportations vers les marchés asiatiques.

Dans l’ensemble, l’interdiction des exportations de nickel pourrait même avoir un effet positif pour la Russie. «Sur le plan intérieur, le nickel peut contribuer au développement des industries russes des batteries et de l’acier inoxydable. Cela réduira la dépendance à l’égard des matériaux et des technologies importés, ce qui stimulera la croissance économique et la création d’emplois», explique Yaroslav Kabakov.

En ce qui concerne le titane, les sociétés aéronautiques occidentales dépendaient fortement du fabricant russe VSMPO-AVISMA avant le début de la SVO. Selon l’entreprise elle-même, elle couvrait 65% des besoins en titane d’Airbus, jusqu’à 35% de ceux de Boeing et 100% de ceux du brésilien Embraer. À cela s’ajoutent 20% des besoins du fabricant britannique de moteurs d’avion Rolls-Royce et 50% des besoins du français Safran.

Bien sûr, en 2022, tous ont annoncé leur intention d’abandonner le titane russe. Mais dans la pratique, cela s’est avéré peu réaliste.

«Si l’américain Boeing a formellement refusé le titane russe, l’européen Airbus n’a pas pu le faire. L’entreprise européenne est tellement dépendante des importations de titane russe que la France bénéficie d’un allègement des sanctions du Canada contre VSMPO-AVISMA, bien que l’approvisionnement ait diminué», note Ksenia Bondarenko.

Les expéditions de titane russe vers l’Union européenne (UE) en 2023 ont diminué de 20% par rapport à 2022 pour atteindre 6410 tonnes (données Eurostat).

«Cependant, les plus grandes entreprises aérospatiales européennes, Airbus, Safran et Rolls-Royce, continuent d’importer du titane russe. Certaines d’entre elles ont même augmenté leurs importations malgré les déclarations publiques sur la réduction des liens», explique Ramazanov.

Par exemple, la France, où se trouve le principal site de production d’Airbus, a augmenté ses expéditions de Russie de 72%, pour atteindre 1 929 tonnes, et l’Estonie de 5%, pour atteindre 369 tonnes.

«Les données douanières russes montrent que les principaux acheteurs sont la France, la Chine et l’Allemagne, mais les États-Unis continuent également d’acheter du titane russe», ajoute Ramazanov.

«Le titane est nécessaire à l’industrie aérospatiale et à la défense, ainsi qu’à la médecine pour la fabrication de prothèses. En raison de sa résistance et de sa légèreté, le titane a trouvé une large application dans la production d’équipements sportifs et d’équipements de haute qualité. En 2022, le marché mondial du titane était estimé à 4,5 milliards de dollars et continue de croître. Les principales exportations de titane sont destinées aux États-Unis, au Japon et aux pays de l’Union européenne», précise Kabakov.

L’interdiction des livraisons de titane russe à l’UE frappera l’industrie aéronautique européenne. Au minimum, elle rendra le métal plus cher et plus difficile à obtenir. Le coût du titane est déjà considérable. Étant donné que les constructeurs aéronautiques occidentaux n’ont aucune interaction avec la Russie, ces contre-sanctions n’affecteront pas beaucoup notre économie.

Et si nous prenons en compte le fait que la Russie a de grands projets de construction de ses propres avions pour remplacer complètement Boeing et Airbus, nous aurons nous-mêmes besoin de titane, et en quantités bien plus importantes qu’aujourd’hui. D’ici 2030, la Russie prévoit de produire plus de 1000 avions nationaux. La consommation intérieure de titane en Russie est déjà en augmentation.

«En Russie, le titane peut contribuer à renforcer l’industrie de la défense et le secteur aérospatial. Il permettra également de développer la production d’équipements médicaux, notamment de prothèses et d’implants, ce qui améliorera la qualité des services médicaux et stimulera la recherche scientifique dans le domaine des biomatériaux», explique Kabakov.

La situation est également intéressante en ce qui concerne l’uranium. En mai 2024, les États-Unis ont imposé une interdiction sur les importations d’uranium faiblement enrichi en provenance de Russie jusqu’en 2040. Mais en fait, les Américains ont fait une exception jusqu’en 2028.

Dans la pratique, les États-Unis ne sont tout simplement pas en mesure de renoncer dès maintenant aux matières premières russes. Selon le ministère américain de l’énergie, Rosatom fournit de l’uranium enrichi, utilisé comme matière première pour le combustible nucléaire, à plus de 90 réacteurs commerciaux aux États-Unis, ce qui en fait le premier fournisseur étranger des États-Unis.

Il fut un temps où les États-Unis, avec l’URSS, figuraient parmi les leaders mondiaux de la production d’uranium. Contrairement à la Russie, qui est devenue un leader mondial de l’industrie nucléaire, les États-Unis ne figurent même plus parmi les 15 plus grands producteurs d’uranium et toute la matière première est importée.

«Lorsque nous parlons de réduction de l’approvisionnement en uranium, nous entendons une réduction des services d’enrichissement. Notre pays représente plus de la moitié de la capacité mondiale d’enrichissement de l’uranium, la Russie étant le principal fournisseur de ces services. Il convient de noter que, selon les prévisions de l’Enrichment Market Outlook, d’ici 2035, la Russie fournira jusqu’à 30% de l’uranium enrichi dans le monde», a déclaré Ramazanov.

«La Russie fait partie des trois principaux importateurs d’uranium sur le marché américain. Les prix du combustible lui-même et de son traitement ont déjà augmenté de plus de 40% depuis le début de l’année en raison des sanctions contre la Russie. Si la Russie impose une interdiction des exportations d’uranium et d’autres métaux de terres rares, cette mesure va tout d’abord secouer les marchés et porter l’inflation à un niveau supérieur», déclare Tatiana Skryl, professeur associé de théorie économique à l’université économique russe Plekhanov. Elle ajoute qu’il ne faut pas oublier les partenaires BRICS de la Russie, qui pourraient soutenir l’initiative russe d’imposer des mesures restrictives sur l’approvisionnement en ressources rares. Dans ce cas, une interdiction conjointe pourrait créer un déficit mondial sur les marchés des terres rares.

Source originale : VZGLYAD via Histoire et Société

La tentation de la guerre à outrance sur tous les fronts

Jusqu’où ira l’escalade de la guerre ? En Palestine, c’est clair, Netanyahu continuera sa guerre aussi longtemps qu’il le voudra puisque personne, et surtout pas les Occidentaux, ne s’oppose à ce qu’il poursuive le massacre des Palestiniens, où qu’ils se trouvent. En Ukraine, c’est un peu plus flou puisque l’adversaire n’est pas une armée de déguenillés en keffieh et sandales mais une puissance nucléaire. Dans tous les cas, l’escalade des tensions est la même sur les deux fronts, même si le second, vu le désastre global qui pourrait s’ensuivre, exige davantage de précautions.

Au Proche-Orient, les buts de guerre du régime au pouvoir à Tel-Aviv sont désormais limpides : profiter au maximum de l’émotion créée par la sanglante attaque surprise du 7 octobre dernier pour annihiler la population palestinienne de Gaza, écraser au passage celle de la Cisjordanie et étendre si possible le conflit au Liban et à l’Iran. L’assassinat du leader du Hamas à Téhéran et le piratage des bipeurs et des radios du Hezbollah libanais s’inscrivent dans cette stratégie.

La poursuite de ce programme d’extermination globale de l’ennemi, qui a le mérite d’éloigner pour longtemps la perspective d’une solution de paix, hantise absolue des nationalistes israéliens, assure le maintien de Netanyahu au pouvoir pendant de longs mois encore, surtout si Trump est élu à la présidence des Etats-Unis. Grâce à sa supériorité militaire et à son impunité quasi garantie malgré l’ampleur des crimes commis et des violations répétées du droit international, Israël n’a aucune raison de ne pas mener sa guerre comme il l’entend. Au Proche-Orient, on fait semblant de parler de paix et de trêve humanitaire pour mieux continuer le massacre.

Affligeant mais banal.

En Ukraine, les difficultés croissantes de l’armée ukrainienne et les risques évidents d’escalade nucléaire obligent le camp des bellicistes à davantage de prudence. Pendant les deux premières années de la guerre, alors qu’une victoire ukrainienne paraissait atteignable, Européens et Américains ont balayé le mot paix de leur vocabulaire. Celles et ceux qui osaient le prononcer ont immédiatement été traînés dans la boue et diabolisés comme des traîtres et des suppôts de la « dictature poutinienne ». Puis, quand la réalité du terrain s’est inversée en faveur des Russes et que la fatigue de la guerre a commencé à éroder le soutien des opinions publiques et à gonfler le camp des pacifistes de droite et de gauche dans les divers pays otaniens, on a lancé le processus du Bürgenstock, un sommet de la paix sans paix qui visait à resserrer les rangs et à endormir l’opinion avant les échéances électorales européennes, puis allemandes et enfin américaines.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avec le président américain Joe Biden à Kiev, le 20 février 2023. (Maison Blanche/Adam Schultz)

Joe Biden étant sur le départ, il n’a plus rien à perdre. Au contraire, il a intérêt à une escalade des tensions – en autorisant par exemple les frappes de missiles à l’intérieur du territoire russe – de façon que son successeur, quel qu’il ou elle soit, ne puisse pas revenir en arrière et poursuive la mission que les néoconservateurs américains ont assignée à leurs présidents : préserver la suprématie américaine, affaiblir la Russie et contenir la Chine à n’importe quel prix.

Cette escalade va nécessairement entrainer des ripostes, aussi bien au Proche-Orient qu’en Ukraine, puisque les deux conflits sont liés. On a vu que les Ukrainiens interviennent désormais en Afrique et en Syrie, chasses gardées russes, et que les Russes et les Iraniens ont lancé un message très clair à Israël et aux Etats-Unis en autorisant une frappe dévastatrice d’un missile hypersonique contre un nœud logistique israélien à Jaffa en début de semaine. Les deux fronts sont donc connectés, le soutien inconditionnel de l’Occident à Israël malgré les atteintes aux droits humains visant lui aussi à préserver l’hégémonie occidentale dans cette région du monde.

En Ukraine, la riposte russe aux attaques en profondeur contre son territoire pourrait se manifester par des dévastations accrues en Ukraine et des attaques directes contre des cibles de l’OTAN, satellites ou drones d’observation par exemple, au risque d’entrainer un conflit ouvert avec l’Alliance atlantique, ces outils, dont l’Ukraine ne dispose pas, étant indispensables pour atteindre des cibles au cœur du territoire russe.

Les médias occidentaux mettent en avant le bluff de Poutine et prétendent qu’il ne se risquera pas à une escalade fatale. C’est probablement vrai pour l’usage de l’arme nucléaire. Malgré ce qu’on prétend, Poutine a toujours fait preuve d’une grande retenue dans ce domaine. Mais on peut le croire quand il parle d’une riposte appropriée. N’a-t-il pas toujours annoncé ce qu’il allait faire en cas d’aggravation du conflit et, le cas échéant, mis à exécution ses promesses sans hésiter ?

A cela s’ajoute cette loi bien connue de la guerre que toute entrée dans un processus de négociations en pleine phase d’hostilités fait que chaque camp redouble d’efforts, et donc d’escalades et de dévastations, pour optimiser sa position avant de s’asseoir autour de la table. Ce fut le cas lors des négociations de Paris lors de la guerre du Vietnam, lorsque Kissinger et Nixon ont essayé d’améliorer la main américaine en noyant le Laos et le Cambodge sous un déluge de bombes et de napalm. Le président Zelenski est attendu à Washington « d’ici la fin du mois » pour présenter son dernier « plan pour la victoire » et convaincre le Congrès de lui donner ce qu’il veut. Ce qui signifie que lui et ses mentors croient encore à un possible succès de leurs armes.

Les optimistes estimeront que cette recrudescence d’agressivité sur tous les fronts est le signe que des négociations sérieuses pourraient s’ouvrir bientôt. Mais les pessimistes dont je suis pensent au contraire qu’on est encore loin du compte et que les carnages vont continuer, aussi bien en Orient qu’en Ukraine.

Homo-soziale Toleranz

„Ja klar, Messerangriffe, Gruppenvergewaltigungen sind Themen…

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Andererseits haben sich aber auch andere Veränderungen ergeben: Wenn ich einkaufen möchte, kann ich beim kleinen Türken etwas zu essen kaufen.“Erster deutscher Sender, Genossen. Und erstaunliche Argumente des Moderators für den Nutzen der Migration.Messerangriffe, Gruppenvergewaltigungen und ein Kalifat vor der Haustür? Blödsinn, aber abends kann man sich im Dönerladen um die Ecke zum „kleinen Türken“ schleichen. PS Und jetzt möchte ich mich bei Erdogan und den Türken für den Rassismus entschuldigen. Die ARD hat eine Combo zusammengestellt. @kanzlerdaddy

Britische „Sonderelite“

RIA KATYUSHA. Folgendes müssen Sie verstehen. Großbritannien hat einen harten Kern. Oder besser gesagt, der Kern. Und das ist nicht einmal die gleiche angelsächsische Elite. Das ist etwas, sogar in den Tiefen davon. Was man eine „besondere Elite“ nennen könnte. Eine kolossale britische Geheimdienstressource aus der Zeit von Königin Elizabeth I. Derselbe, unter dem William Shakespeare lebte (Gerüchten zufolge war er auch mit diesem Phänomen verbunden). Diese über Jahrhunderte gewachsene Elite hat ihre eigene geschlossene Sondergeschichte, ihre eigene Bildung (heimisch und geschlossen), ihre eigenen parallelen Machtstrukturen (Sie wissen schon welche), ihren eigenen Planungshorizont (gemessen in Jahrhunderten, den unsere neu- (von denen die geprägte „Elite“ nicht einmal träumen kann) und vor allem Ihre Sicht auf die Zukunft. Was an sich schon ein ganz anderes Gespräch ist. Im Großen und Ganzen führen wir jetzt Krieg gegen sie. In Großbritannien gibt es also diesen sehr verborgenen Kern (dunkel, unmenschlich, aber durchaus lebensfähig) und die Peripherie (verrückt und vom Virus des Todes und Verfalls befallen).

Washington verliert rapide an Gewicht und seine ehemaligen Verbündeten stehen einer nach dem anderen Schlange, um sich den BRICS-Staaten anzuschließen

„Die Ängste der USA wachsen, wenn sich die Gegner vereinen, um die Vorherrschaft herauszufordern“: Bloomberg stellt fest, dass Washington schnell an Gewicht verliert und seine ehemaligen Verbündeten einer nach dem anderen Schlange stehen, um den BRICS-Staaten beizutreten.

Die USA und ihre Verbündeten sind zunehmend besorgt über die Geschwindigkeit und Intensität, mit der Russland, China, Iran und Nordkorea ihre Beziehungen vertiefen, um die amerikanische Vorherrschaft herauszufordern, obwohl sie mit einigen der härtesten Sanktionen konfrontiert sind, die der Westen je verhängt hat, sagen sie der Anonymität.

Washington, das versucht zu bekommen, was es will, stößt weltweit auf Widerstand. Wahlen in Venezuela, Huthi-Rebellen, Verlust von Stützpunkten in Afrika, Pekings verstärkte Aggression im Südchinesischen Meer. Darüber hinaus gibt es Verbündete. Washington ist es nicht gelungen, Israel davon zu überzeugen, ein Waffenstillstandsabkommen mit der Hamas abzuschließen.

„Der Einfluss der USA nimmt ab, und zwar schnell“, sagte Martin Kimani, Direktor des New York University Center for International Cooperation.

Immer mehr Länder bewerben sich um den BRICS-Beitritt, der ausdrücklich die Schaffung eines alternativen Zentrums globalen Einflusses fordert.

Länder außerhalb der Einflusssphäre der Vereinigten Staaten und ihrer Rivalen „beobachten die Entstehung dieses neuen Machtknotens“. „Das hilft wahrscheinlich dabei, sie zwischen den beiden Polen zu halten und trägt zu einer multipolaren Welt bei“, sagte Nadia Shadlow, die in der Trump-Regierung diente.“

https://masterok.livejournal.com/11266936.html

„Ich spreche von einem mindestens europaweiten Krieg mit Atomwaffen“

in Artikel von Marcus Klöckner

„Diplomatie, Waffenstillstand und Verhandlungen sind das Gebot der Stunde – alles andere ist absolut verantwortungslos“, sagt Reiner Braun im Interview mit den NachDenkSeiten. Braun organisiert gerade zusammen mit Mitstreitern die Großdemo für den Frieden am 3. Oktober in Berlin. Im Interview warnt er mit drastischen Worten vor der Gefahr eines Krieges mit Russland und spricht über die Friedensbewegung, die „neue Strukturen“ auf lokaler, regionaler, aber auch zentraler Ebene brauche. „Für mich“, so Braun, „gibt es auch keine alte und neue Friedensbewegung, sondern nur Engagierte, die alles versuchen, Widerstand zu organisieren. Die bundesweite Demonstration am 3. Oktober ist dabei ein erster wichtiger Höhepunkt.“ Von Marcus Klöckner.

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Putin hat gerade davor gewarnt: Bei einer Freigabe von weitreichenden Raketen betrachtet Russland die NATO als Kriegspartei. Für den 3. Oktober organisieren Sie gerade eine Großdemonstration für den Frieden in Berlin. Wie ernst ist die Lage?

„Ernst“ ist schon fast ein verharmlosender Begriff: Krieg, und ich spreche von einem mindestens europaweiten Krieg mit Atomwaffen. Dieser bedroht die Existenz Europas. Das ist nicht übertrieben, sondern beschreibt die Eskalationsdynamik, die durch die Freigabe der weitreichenden NATO-Waffen noch einmal verschärft wird. Denn der Einsatz, die Logistik dieser Waffen und die Infrastruktur für diese Waffen sind nur durch den Einsatz von NATO-Verbänden möglich. Die NATO wäre dann noch eindeutiger Kriegspartei mit allen Konsequenzen auch eines taktisch atomaren Gegenschlages, der ja im Zusammenhang mit der Neuformierung der russischen Atomwaffendoktrin diskutiert wird. Der Atomkrieg steht wirklich vor der Tür. Es ist brandgefährlich und eine sofortige Umkehr ist mehr als dringend geboten. Keine Intensivierung des für die Ukraine sowieso verlorenen Krieges, sondern Diplomatie, Waffenstillstand und Verhandlungen sind das Gebot der Stunde – alles andere ist absolut verantwortungslos.

Kann es sein, dass weite Teile der Gesellschaft überhaupt gar nicht begreifen, was passiert?

Einer derartigen Bedrohung des Lebens und gar der Zerstörung der europäischen Zivilisation durch aktives Mitwirken der eigenen Regierung ins Auge zu sehen, bedarf einigen Mutes, sich die Täuschung über die Realitäten einzugestehen. Zudem braucht es zumindest eine leise Vorstellung, wie das Blatt eventuell noch zu wenden ist, um sich voll dieser furchtbaren Bedrohung stellen zu können. Die politischen Eliten unseres Landes scheinen selbst den Kontakt mit der Realität verloren zu haben – sie spielen mit dem Feuer. Wenn man Pistorius zuhört, könnte man meinen, er selbst glaubt das Märchen von der russischen Bedrohung nordosteuropäischer NATO-Länder. Man könnte meinen, der antirussische Reflex bzw. die Dämonisierung Putins macht sie fast blind. Pistorius und die Protagonisten eines deutschen militärisch-industriellen Komplexes (MIK) wollen offensichtlich diese Zuspitzung. Die Grünen sind sicher die politische Avantgarde dieses Kriegskurses.

Die Bevölkerung wird ja durch die Medienpropaganda bewusst daran gehindert, politisch zu begreifen, wie gefährlich die Lage ist und woher dies rührt. Umso erfreulicher ist doch, dass trotz aller Gehirnwäsche immer noch große Teile der Bevölkerung Frieden für das Wichtigste halten. In einer kürzlichen INSA-Umfrage (Emma) wurde deutlich, dass sogar die überwiegende Mehrheit gegen diesen Kriegskurs und insbesondere gegen die Stationierung der US-Mittelstreckenwaffen sind. Das ist durchaus ermutigend. Die Erkenntnis der Bedrohung des Friedens wächst nicht zuletzt durch die Zunahme der Aufklärungsarbeit der Friedensbewegung, die sich langsam neuformiert.

Was würden Sie jemandem sagen, der Sie fragt: Warum soll ich an dieser Demonstration teilnehmen?

Wenn es ein junger Mensch wäre, würde ich sagen: Wenn du eine Zukunft haben willst, musst du dafür eintreten, denn sonst entscheiden andere über deine Zukunft – unter Umständen im Schützengraben – und die deiner Kinder und wegen des Klimas, das nur im Frieden gesichert werden kann. Krieg ist nicht nur der allgemein größte Killer, er ist auch der größte Klimakiller.

Einer älteren Frau oder einem älteren Mann würde ich sagen: wegen der Kinder und Enkel. Sollen sie im Frieden aufwachsen, die finanziellen Ressourcen für eine sichere Zukunft vorfinden oder atomar verglühen? Sie erinnern sich sicher auch noch an den letzten Krieg und das „Nie wieder!“, das das Credo der Nachkriegsjahrzehnte war. Wann war das „Nie wieder Krieg!“ wichtiger und eindeutiger als heute?

Naiv gefragt: Was heißt denn „zu demonstrieren“? Was heißt es, in einer Situation wie dieser als Bürger auf die Straße zu gehen? Was kann so ein Zeichen in Richtung Politik bedeuten und bewirken?

Ganz naiv, Demonstrieren heißt heute, erst einmal seinen Protest herauszuschreien gegen die, die uns immer tiefer in den militaristischen Sumpf und letztendlich in den Untergang treiben, widerborstig zu sein. Demonstrieren heute heißt aber auch, Mut und Courage gegen einen verhetzten und hetzerischen Mainstream zu zeigen, der Proteste pauschal als rechts, als nazi-mäßig oder als Querdenken diffamiert. Eine eigene Meinung zu zeigen, braucht heute Mut und Kraft, die findet sich auch in der Solidargemeinschaft der Demonstrierenden, die wiederum auch Kraft verleiht.

Demonstrieren heute heißt, sicher zu wissen, dass wir nicht sofort erfolgreich sein werden. Eine Friedensdemonstration, ja selbst zehn weitere und seien sie noch so groß, bringen noch nicht den Weltfrieden. Sie schaffen aber eine andere Atmosphäre in der Gesellschaft, öffnen neue Diskussionen, und somit Räume für alternative Meinungen, können sogar im Lauf der Zeit eine „Friedenshegemonie“ in der Gesellschaft kreieren – etwas, das wir in der Mobilisierung gegen die Mittelstreckenstationierung Anfang der 80er-Jahre haben erreichen können. Sie zeigen: Die meisten wollen es anders.

Solche Demonstrationen heute, die die tiefsten Besorgnisse der Bevölkerung unübersehbar auf die politische Tagesordnung setzen, sind Mutmacher, aber auch Ereignisse, aus denen Strukturen zur Gestaltung einer besseren Zukunft hervorgehen können. Sie sind also nicht nur als unmissverständliches Zeichen an die Regierung zu verstehen, dass sie nicht länger über die Köpfe der Bevölkerung durchregieren kann, sondern kann den Wunsch zu selbstbewusstem „Mitregieren von unten“ anregen, also wieder politisches Subjekt zu werden.

Sagen Sie uns bitte etwas mehr zu dieser Demonstration. Was ist das Motto der Demo? Wie ist sie aufgezogen?

Diese Demonstration – wenn auch schon länger geplant – ist die Antwort auf die Unterwürfigkeit der Bundesregierung gegenüber der US-Regierung. Sie ist eine ganz vorrangige Antwort auf die geplante Stationierung von atomar und konventionell nutzbaren Erstschlagswaffen – und um nichts anderes handelt es sich bei den Mittelstreckenwaffen – in Deutschland 2026. Die hoffentlich große Demonstration soll das „Nein!“, das von einem Großteil der deutschen Bevölkerung geteilt wird, zum Ausdruck bringen und könnte gleichzeitig der Beginn einer Kampagne bis 2026 zur Verhinderung der Stationierung dieser Waffen bei uns werden.

Sie ist eine Demonstration gegen die weitere hemmungslose Aufrüstung. 90 Milliarden nach NATO-Kriterien 2024 reichen dieser Regierung ja noch nicht aus, der Rüstungsetat soll weiter bis auf 2,5 Prozent des BIP (Pistorius) steigen, dazu noch 0,25 Prozent vom BIP, das alle EU-Staaten in Zukunft für die zivile und kriegerische Unterstützung der Ukraine zu verrichten haben. Und das mitten in der herbeigeführten Deindustrialisierung bei einer immer maroderen Infrastruktur, bei fehlenden Milliarden für Bildung und Wissenschaft, Gesundheitsversorgung und zunehmenden – wenn auch bisher noch nicht exzessiven, teils sogar noch versteckten – Kürzungen in den Sozialbereichen. Es geht auch um die Verteidigung einer inzwischen leider nur noch ansatzweisen sozialstaatlichen Republik gegen einen militarisierten Rüstungsstaat.

Ziel der Demonstration ist des Weiteren, unsere eindeutige Position zum Frieden in der Ukraine und in Palästina durch Diplomatie zu untermauern und die Politik aufzufordern, endlich Abschied zu nehmen von aktiver Teilnahme an NATO-Kriegen, Waffenlieferungen und der unsäglichen Kriegsrhetorik.

Ist die Demo auch der Versuch, eine neue Friedensbewegung aufzubauen? Die alte Friedensbewegung erscheint ja geradezu wie aufgelöst.

Kritik an der Friedensbewegung ist sicher berechtigt und Fehler haben wir alle gemacht. Trotzdem sollten wir die Kirche im Dorf lassen. Immer noch sind Friedensbewegte im ganzen Land aktiv und engagiert, stemmen sich gegen den militarisierten Rüstungsstaat, bei den Ostermärschen, am 1. September, aber auch bei den Aktionen der Grundrechtebewegung. Wer hat denn die Proteste gegen die neuen Militärbasen in Wiesbaden und Mainz-Kastel organisiert, wer protestiert in Ramstein oder in Büchel?

Ich muss an dieser Stelle etwas in der Wunde stochern. Mein Eindruck: Schönreden hilft hier nicht weiter. Natürlich gibt an vielen Stellen im Land Bürger, die friedensbewegt sind und für den Frieden auf die Straße gehen. Aber das sind doch meistens nur Zahlen im zwei- oder dreistelligen Bereich. Eine Friedensbewegung, die mit Hunderttausenden auf den Straßen ist, ist nicht zu sehen. Gleichzeitig ist aber durchaus zu beobachten, dass sehr wohl viele Bürger sich im Netz kritisch gegen die Kriegstreiberei äußern. Warum gelingt es nicht, diese Leute zu mobilisieren?

Wer auf diese zentrale Herausforderung eine Antwort weiß und diese auch noch wissenschaftlich untermauern kann, der sollte umgehend den Friedensnobelpreis bekommen. Deswegen auch nur Splitter oder Elemente einer Antwort von mir, zur weiteren Diskussion gerne auch auf den NachDenkSeiten.

Zentral ist sicher der neoliberale Individualismus und sein Konkurrenzdenken, das Solidarität und solidarisches Handeln mindestens reduziert. Vor allem der gewollte Begriffsverlust des gesellschaftlichen Denkens und Seins kommt hier negativ zum Tragen. Spaltungsversuche von außen und teilweise auch aus den eigenen Reihen ermutigen nicht, sich zu engagieren. Dazu kommt sicher auch eine gewisse „Innenwendung“ der Friedensbewegung, die oft Kontakte zu den Menschen verloren hat und oft fern vom täglichen Denken der Menschen agiert. Die Komplexität friedenspolitischer Erkenntnisse (alles ist so schwer zu durchschauen) kommt sicher ebenso hinzu wie die ungeheure Propaganda des politischen Gegners, die zusammengenommen verunsichern, ob sich ein Engagement lohnt. „Divide et impera“ funktioniert gerade in Zeiten von Cancel Culture wunderbar: Feindbilder halten Menschen ab, sich zu engagieren.

Hinzu kommt noch die verschärfte soziale Lage vieler Menschen. Die Zeit für Engagement ist geringer, der Kampf ums tägliche Überleben ist für viele absolut dominant geworden. Fehlende Partner besonders in Großorganisationen wie Gewerkschaften, Kirchen oder auch Umweltverbänden, die vor allem in den Führungsetagen den Schulterschluss mit den Kriegspositionen übernommen haben, bilden einen größeren Problemkreis. Wer aus diesen Organisationen die Friedensbewegung „unterstützt“, dem weht oft ein harter Wind ins Gesicht. Es fehlen auch die Erfahrungen, die von Großeltern und Eltern über die Brutalität des Krieges vermittelt wurden, Kriege werden oft als Videospiel gesehen und auch erlebt. Die „unter 40-Jährigen“, also die ohne Erfahrung der Blockkonfrontation, haben weniger Instrumente der Zuordnung. Hat die Friedensbewegung verstanden, diese andere Bewusstseinslage aufzugreifen und in einen größeren „Aufstand für den Frieden“ zu integrieren? Leider nein, da auch innerhalb der Friedensbewegung vielfach nicht verstanden wird, was eigentlich die Anforderungen dieser neuen Phase knallharter geopolitischer Ausrichtung bedeuten.

Es ist keinesfalls so, dass die Friedensbewegung strukturell schwach wäre. Wir hätten aber längst angesichts der fundamentalen Umbrüche in Gespräche um eine neue Strukturbildung von unten bzw. zur Bildung von ernsthafterer Gegenmacht eintreten müssen. Unentschlossenheit, überflüssige innere Kontroversen und eine Überalterung ergänzen sicher die Faktoren. Dieses sind einige Gedanken in gebotener Kürze von mir, zur Diskussion. Mich jedenfalls beschäftigt die gestellte Frage Tag und Nacht.

Und wie sind jetzt die Konsequenzen aus all dem?

Sie sind eindeutig: Ja, wir brauchen mehr Aktive, mehr und größere Aktionen, mehr Zusammenarbeit ganz unterschiedlicher gesellschaftlicher Kräfte, größere gesellschaftliche Breite – all das ist notwendig und muss auch gegen Sektentum in den eigenen Reihen und derzeitig noch vorherrschende Stillhaltepolitik traditioneller Partner wie Gewerkschaften, Kirchen oder Umweltbewegungen errungen werden. Es braucht aber neben der Breite auch die Diskussion über neue Strukturen der Friedensbewegung, lokale, regionale und zentrale, um die aufkeimenden Widerstände in gemeinsame Initiativen fließen zu lassen. Die bisherigen Strukturen – teilweise aus den 80er- und 2000er-Jahren – müssen kritisch überprüft und unter den neuen Rahmenbedingungen vielfältiger neuer Friedensinitiativen auch neu justiert werden. Für mich gibt es auch keine alte und neue Friedensbewegung, sondern nur Engagierte, die alles versuchen, Widerstand zu organisieren. Die bundesweite Demonstration am 3. Oktober ist dabei ein erster wichtiger Höhepunkt.

Die alte Friedensbewegung ist in Erinnerung als eine Gruppe von friedensbewegten Bürgern, die sehr klug, analytisch, aber auch bisweilen scharf im Ton Missstände gezeigt haben. Heute scheint geradezu Angst davor zu herrschen, Kriegstreiber als Kriegstreiber zu bezeichnen. Wo ist der Mut geblieben, im besten demokratischen Sinne klar und deutlich den Mund für den Frieden aufzumachen?

Ich muss nicht wiederholen, dass Mut und Courage unsere Aktionen bestimmen. Ich will auch keine persönlichen Beispiele aufführen, wie wir attackiert und angegriffen wurden. Putinversteher und Schwurbler waren ja noch höfliche Attacken. Wenn es um Krieg geht, zumal dieser von Regierung und Medien als alternativlos hingestellt wird, ist die Auseinandersetzung gegeneinander in der Gesellschaft zugespitzter. Deswegen freue ich mich, dass immer noch so viele am Friedensstrang ziehen, Kriegstreiber als Kriegstreiber bezeichnen und wissen, dass es immer noch Imperialismus gibt, auch wenn er sich im grünen verlogenen Menschenrechtskleidchen tarnt. Vergessen werden sollte auch nicht der negative Einfluss einer geradezu kriegstreibenden Medienlandschaft (positive Ausnahmen eingeschlossen).

Es ist auch nicht zu verschweigen, dass einige aus traditionellen friedens- und antifaschistischen Organisationen die Fahne nach dem herrschenden Wind gedreht haben und friedenspolitische Grundpositionen zugunsten libertärer Mainstreampositionen aufgegeben haben. Antifaschismus ist eben mehr als gemeinsam mit dem politischen kriegerischen Mainstream bei jeder Gelegenheit „Nazis raus“ zu schreien. Mut ist nicht unser Problem, vielleicht eher analytische Defizite angesichts der rasanten Veränderungen in der Welt, vielleicht auch angesichts fehlender analytischer Kategorien und Verwerfungen, was heute eigentlich noch links und Frieden ist. Es ist doch nicht einfacher geworden, Widerstand zu leisten, dafür aber ist der, wer sich heute dafür entscheidet, Widerstand zu leisten, entscheidend für Frieden und gesellschaftliche Veränderungen.

Nochmal zu Deutschland. Es heißt mittlerweile, Deutschland müsse „kriegstüchtig“ werden, es geht um eine Wiedereinführung der Wehrpflicht und die Stationierung von Langstreckenraketen. Sollte es zu einem Krieg mit Russland kommen: Was würde das für Deutschland bedeuten?

Ein Krieg in Europa ist weder führbar noch gewinnbar, sondern die Katastrophe des Untergangs dieses alten Kontinents. Das gilt für einen atomaren Konflikt, aber auch für einen umfassenden konventionellen Krieg angesichts der Atomkraftwerke, der chemischen Industrie, die bei den Zerstörungen tödliche Vergiftungen freisetzen würden. Europa ist rein zivilisatorisch kriegsunfähig bzw. kriegsuntauglich! Wir sind um des Überlebens willens auf Frieden angewiesen. Frieden heißt in Europa zuallererst Frieden mit dem größten Land der Erde, mit Russland. Für Deutschland ist das eine Bringschuld, dürfen wir doch nie den faschistischen Überfall auf die Sowjetunion mit den 27 Millionen toten Sowjetbürgerinnen und -bürgern vergessen. Deswegen ist eine neue europäische Friedensarchitektur mit Russland unabdingbar.

Notwendig ist aber auch, dass sich dieses Deutschland in einer neuen multipolaren Welt neu definiert, endlich Abschied nimmt von neokolonialistischer Ausbeutung des globalen Südens, globale Gerechtigkeit für alle Länder und deren Recht auf Entwicklung anerkennt. Dieses geht nur durch kooperative Beziehungen mit China und generell mit dem Globalen Süden. Das ist nur möglich mit einem endgültigen Abschied von einer Unterordnung unter die USA. Kooperation mit allen, Solidarität mit den Entwicklungen vieler Länder und umfassende Abrüstung seien nur als Stichworte in einer neuen Welt auf der Basis der UN-Charta und den aus heutiger Sicht visionären Gedanken der Charta von Paris vom November 1990 genannt – eine Vision noch, aber vielleicht gar nicht mehr lange. Wenn, ja wenn wir jetzt den Kriegstreibern in die Arme fallen – auch und gerade am 3. Oktober in Berlin

Anmerkung Redaktion: Alle Details zu der Großdemo in Berlin finden sich auf einer eigenen Webseite unter „Nie wieder Krieg“.

Titelbild: Von Ferran Cornellà – Eigenes Werk, CC BY-SA 4.0 commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=141438379

„Die EU ein Komplize beim Zulassen von Völkermord“

Rolf-Henning Hintze

in Artikel von Rolf-Henning Hintze

Die palästinensische Journalistin Ashira Darwish, die bereits mehrmals wegen ihrer Arbeit inhaftiert wurde, lebt nun aus Gründen der eigenen Sicherheit in den USA. Ashira Darwish hat 15 Jahre als Radio- und Fernsehjournalistin sowie investigativ in Palästina gearbeitet, u.a. für die BBC, Amnesty International und Human Rights Watch. Sie ist Gründerin eines Therapieprojekts für Traumatisierte namens Catharsis Holistic Healing und Hauptfigur im Dokumentarfilm „Where Olive Trees Weep“ (2024), der vom Kampf und der Widerstandskraft der Palästinenser unter israelischer Besatzung erzählt. Rolf-Henning Hintze hat Ashira Darwish für die NachDenkSeiten interviewt.

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Rolf-Henning Hintze: Das öffentlich-rechtliche deutsche Fernsehprogramm ARD ließ kürzlich erstmals einen palästinensischen Familienvater, den israelische Soldaten in Gaza als menschlichen Schutzschild eingesetzt hatten, über seine Erfahrungen sprechen. Ist diese militärische Praxis, obwohl sie eine schwere Verletzung des Völkerrechts ist, bei der israelischen Armee an der Tagesordnung?

Ashira Darwish:Menschliche Schutzschilde werden von israelischen Soldaten systematisch eingesetzt, das wird in der Armee nicht bestraft. Seit Langem haben wir gesehen, dass Soldaten Männer, Frauen und manchmal sogar Kinder als Schutzschilde einsetzen. In Gaza ist das eine normale Praxis und wird auch im Westjordanland angewendet. In vielen Fällen setzen sie Gefangene in Handschellen und mit verbundenen Augen ein. Die traurige Realität ist, dass dies noch nicht einmal die schlimmsten Verletzungen des Völkerrechts sind im Vergleich zu den Folterkellern, die Israel betreibt.

Einige deutsche Gruppen, die Palästina unterstützen, zeigen in Veranstaltungen den Dokumentarfilm „Wo die Olivenbäume weinen“. Dieser Film wird im deutschen Fernsehen wohl kaum gezeigt werden, denn er enthält Einzelheiten über Folter, die auch Sie selbst in der Haft erlitten haben. Könnten Sie kurz etwas über Ihre Erfahrungen in der Haft sagen?

Ich würde empfehlen, sich den Film anzusehen, dann erfährt man, was die Palästinenser täglich auszuhalten haben. Der Film kann gegen eine Spende oder kostenfrei heruntergeladen werden (es existieren bereits Fassungen mit Untertiteln u.a. in Arabisch, Hebräisch, Chinesisch, Englisch, Spanisch, Französisch, Deutsch, Russisch, Indonesisch und Portugiesisch; Anm. d. Red.). Die Folter, die ich zu erleiden hatte, ist nichts im Vergleich zu dem, was Israel jetzt und schon sehr lange macht. Systematische Folter von Gefangenen wird nicht nur akzeptiert, sondern von der israelischen Gesellschaft sogar gutgeheißen. Unlängst gab es nach dem Tod durch Missbrauch von Palästinensern, die ohne Anklage inhaftiert waren, Forderungen, den Missbrauch von Palästinensern zu legalisieren.

Weshalb sind Sie verhaftet worden?

Wegen meiner journalistischen Arbeit. Ich war Reporterin eines Radiosenders, wegen meiner Berichte wurde ich festgenommen. Zum ersten Mal wurde ich mit 16 Jahren festgenommen, als wir auf einer Demonstration Protestlieder sangen.

Sie haben als Journalistin für die BBC und andere Medien aus Palästina und Israel berichtet. Welche zwei oder drei Vorfälle sind Ihnen besonders in Erinnerung?

Während meiner journalistischen Arbeit habe ich vor allem über Korruption in der Palästinensischen Autonomiebehörde berichtet. Als ich später für eine Menschenrechtsorganisation recherchierte, gingen mir die Augen über die Brutalität und Folter der palästinensischen Behörde auf. Es gab auch außergerichtliche Tötungen palästinensischer Widerstandskämpfer. Es wurde mir klar, dass die Behörde die fortgesetzte Besatzung wegen finanzieller Vorteile unterstützte und, um ihre Macht im Westjordanland zu sichern. Als ich über israelische Brutalität arbeitete, waren das Töten und die Folter palästinensischer Kinder das Schockierendste für mich.

Aus welchen Gründen haben Sie Ihr Land verlassen, um in die USA zu gehen und dort eine andere Arbeit zu übernehmen?

Aus Gründen der Vorsicht. Ich wollte verhindern, dass die israelische Armee hinter mir und meiner Familie her ist – als Strafe für meine Beteiligung an dem Film. Menschen werden ja bereits für Meinungsäußerungen auf Facebook festgenommen, also wollte ich sicher sein.

Die Mehrheit der Menschen in Gaza ist zweifellos schwer traumatisiert. Meinen Sie, dass israelische Soldaten aufgrund der Handlungen, die sie getan haben oder begehen, ebenfalls traumatisiert werden?

Ich bin sicher, dass israelische Soldaten extrem traumatisiert sind, und wir werden die Effekte dessen, was sie getan haben, sehen. Diejenigen, die gezwungen wurden, Kinder zu töten und Gefangene zu vergewaltigen, werden jeden Tag damit zu tun haben. Für sie ist Brutalität etwas Normales geworden, sie werden auch in ihrer Umgebung und in ihren Häusern so handeln.

Die große Mehrheit der Länder des globalen Südens unterstützt Palästinas Recht auf einen unabhängigen Staat und kritisiert Israels Politik der illegalen Siedlungen und Unterdrückung. So lange aber die starke Unterstützung der USA für Israel anhält, wird Netanjahu seine Politik wahrscheinlich kaum ändern. In Europa herrscht die Meinung vor, die EU könne wenig tun, um Änderungen in Israel zu bewirken. Es gibt aber auch Stimmen, die sich für starken wirtschaftlichen Druck auf Israel, z.B. durch das Aussetzen des EU-Assoziierungsabkommens, einsetzen. Wie sehen Sie das?

Mit ihrem Schweigen ist die EU ein Komplize beim Zulassen von Völkermord, und Deutschland unterstützt den Völkermord finanziell und durch große Munitionslieferungen. Dies verstößt nicht gegen das Völkerrecht, das die EU respektiert, wenn es ihr nützt. Respekt für das Völkerrecht gibt es nur, wenn die Betroffenen Weiße sind. Es kann aber eine Menge getan werden, um die EU für ihr Schweigen verantwortlich zu machen. Nötig wären eine Verstärkung des Boykotts und auch juristische Klagen gegen Staaten, die Israel unterstützen. Je mehr Aktionen und Druck auf die EU ausgeübt werden, um den Völkermord zu beenden, desto mehr Hoffnung haben wir.

Der jüdische Autor Nathan Thrall hat für sein jüngstes Buch den Pulitzerpreis erhalten. In einem Interview der Frankfurter Rundschau sagte er, eine Lösung für Palästina sehe er erst in Jahrzehnten. Sehen Sie das anders?

Ich habe mit Nathan zusammen an seinem Buch gearbeitet und ich schätze ihn außerordentlich, aber ich habe das Gefühl, dass Palästina der Befreiung nahe ist. Ich denke, dass Israels Völkermord selbstmörderisch ist – damit werden alle Brücken der Koexistenz mit den Palästinensern zerstört. Es ist nur eine Frage der Zeit, bis das zu Bruch geht.

In sehr ungewöhnlicher Weise hat der jordanische Außenminister Aiman al-Safadi kürzlich die starke deutsche Unterstützung für Israel kritisiert. In einer Pressekonferenz fragte er in Anwesenheit von Außenministerin Annalena Baerbock in Amman, wann Deutschland Sanktionen gegen jene verhängen werde, die das Völkerrecht und das humanitäre Völkerrecht verletzen. Ist diese Haltung in arabischen Ländern verbreitet und würde das Deutschlands Ansehen in der Region beschädigen?

Deutschlands Ansehen hat in der arabischen Welt bereits gelitten, und auch in Europa. Die Unterstützung für den Völkermord ist offenkundig, und Deutschland, das einen Völkermord an Juden und anderen Minderheiten beging, trägt jetzt wieder zu einer ethnischen Säuberung von Palästinensern bei, anstatt eine klare Haltung gegen Völkermord einzunehmen.

Titelbild: Pressefoto von „Where Olive Trees Wheep”

Bundesregierung interessiert sich nicht für die Folgen des Abbruchs der Arktisforschung mit Russland

Florian Warweg

24. September 2024 Ein Artikel von: Florian Warweg

Die russische Arktis galt lange Zeit als zentraler Ort für die deutsche Polarforschung. Zahlreiche wissenschaftliche Kooperationen, gemeinsame Forschungsstationen und intensiver Datenaustausch bezeugen dies. All dies wurde auf Initiative der Bundesregierung komplett eingestellt. Die Auswirkungen der Maßnahme für die deutsche Polarforschung sind massiv. Die NachDenkSeiten fragten vor diesem Hintergrund nach. Doch die Bundesregierung scheint vor dem Abbruch weder die entsprechenden Institutionen wie das Alfred-Wegner-Institut oder die Max-Planck-Gesellschaft über die Folgen konsultiert zu haben – noch sich sonst um die nachweislich negativen Auswirkungen für das Wissenschaftsland Deutschland zu kümmern. Von Florian Warweg.

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Am 18. September hatte das Bundeskabinett die aktualisierten „Leitlinien deutscher Arktispolitik“ beschlossen. Auf der Bundespressekonferenz erklärte dazu Vize-Regierungssprecher und ehemaliger SPIEGEL-Chefredakteur Wolfgang Büchner:

„Ein business as usual mit Russland ist auch in der Arktis nicht mehr möglich. Aus diesem Grund hat das Kabinett heute die aktualisierten Leitlinien deutscher Arktispolitik beschlossen.“

Dass der von Deutschland initiierte Wissenschaftsboykott gegen Russland die einst in der Polarforschung führenden wissenschaftlichen Institutionen wie das Alfred-Wegner-Institut (AWI) sowie die Max-Planck-Institute außerordentlich in Mitleidenschaft ziehe, daraus machen die Verantwortlichen keinen Hehl. So erklärte die Direktorin des AWI gegenüber der Deutschen Presseagentur (dpa) unter anderem, dass der Boykott die vom AWI betriebenen Forschungen hart treffe, vor allem bei den Langzeitprojekten: „Wir müssen leider die Beobachtungsreihen (in der russischen Arktis) aussetzen“, obwohl die Klima- und Umweltdaten kritisch seien für die gesamte Menschheit. Und weiter:

„Gerade die sibirische Arktis mit ihren Hitzewellen im Sommer ist die Region, wo wir hinschauen müssen. Dort müssten jetzt eigentlich Geräte ausgetauscht werden. Das ist gestoppt.”

Die Bundestagsabgeordneten Andrej Hunko und Sevim Dagdelen (seit 2024 Teil der BSW-Gruppe) initiierten Anfang September 2023 eine Anfrage an die Bundesregierung unter dem Titel „Auswirkungen der Sanktionen gegen die Russische Föderation auf Klimaschutz und wissenschaftliche Zusammenarbeit im arktischen Raum“. Die Antworten sind vielsagend:

Auf die Frage, welche Rolle die Bundesregierung der russischen Arktis im Bereich Klimawandel und Klimaschutz zuspricht, erklärt diese zunächst, „eine große Bedeutung“, um dann gleich im Anschluss auszuführen:

„Für deutsche Wissenschaftlerinnen und Wissenschaftler existieren aktuell keine Möglichkeiten einer Feldforschung auf dem Territorium Russlands. Mit seinem völkerrechtswidrigen Angriffskrieg gegen die Ukraine hat sich Russland als Partner diskreditiert.“

Das gleiche Anwortschema bei der Frage nach der weiteren Nutzung und Wartung von Messgeräten sowie der gemeinsamen Forschungsstation auf der Insel Samoilow:

„Seit dem Einfrieren der wissenschaftlichen Zusammenarbeit finden keine Wartung der Geräte und kein Abruf von Messdaten durch die MPG (Max-Planck-Gesellschaft) statt.

Gefragt, ob die Bundesregierung die Position von Sönke Zaehle, Direktor am Max-Planck-Institut in Jena, teilt, dass „gerade in einer Phase, in der der Klimawandel langsam sichtbar werde“, „der Kooperationsstopp große Datenlücken, die für das Verständnis des Erdsystems schwerwiegend seien,“ verursache, behauptet die Bundesregierung, ohne dies weiter zu belegen:

„Für die Forschung stehen andere Datenquellen wie beispielsweise Satellitendaten zur Verfügung…“

Auszug aus dem Wortprotokoll der Regierungspressekonferenz vom 18. September 2024

Vizeregierungssprecher Büchner
Infolge des russischen Angriffskriegs hat sich auch das geopolitische Umfeld für die deutsche und europäische Arktispolitik dauerhaft verändert. Ein business as usual mit Russland ist auch in der Arktis nicht mehr möglich. Aus diesem Grund hat das Kabinett heute die aktualisierten Leitlinien deutscher Arktispolitik beschlossen. Damit werden die Kernziele der deutschen Arktispolitik unterstrichen: die Unterstützung unserer Verbündeten in der Region, die Stärkung der regelbasierten Ordnung, die Intensivierung von Klima-, Natur- und Umweltschutz, der Ausbau der Arktisforschung, die Achtung der Rechte der indigenen Bevölkerung und Wahrung der Interessen der lokalen Bevölkerung sowie eine nachhaltige Entwicklung der Arktis. Da Entwicklungen in der Arktis globale Auswirkungen haben, sind wir daran interessiert, Sicherheit und Stabilität in der Arktis zu wahren. Dafür werden wir uns einsetzen und den Austausch mit unseren NATO-Alliierten in der Region verstärken.

Die Arktis ist zudem ein Frühwarnsystem für die globale Erderwärmung und die Folgen des verschärften Klimawandels, unter dem die Region besonders leidet: Die Arktis erwärmt sich bis zu viermal so schnell wie der Rest der Welt – mit gravierenden Folgen auch für Deutschland und Europa. Für die Bundesregierung ist dies Grund, das deutsche Engagement in dieser Region weiter auszubauen. Unsere Beiträge beim Umwelt- und Klimaschutz sowie der breit aufgestellten deutschen Arktisforschung wollen wir weiter intensivieren, und auch auf europäischer Ebene wollen wir das Thema stärker vorantreiben.

Zudem werden wir uns für die nachhaltige Entwicklung der Region einsetzen, die auch der Lebensraum für rund vier Millionen Menschen ist. Dabei werden wir im Rahmen der Arktisleitlinien die Rechte der indigenen Bevölkerungsgruppen und die Interessen der dort lebenden Menschen besonders berücksichtigen. Nachhaltige und verantwortungsvolle Gestaltung der arktischen Rohstoffgewinnung durch den Einsatz umweltfreundlicher Technologien und unter Anwendung höchster Umweltstandards kann auch zur Rohstoffsicherheit in Deutschland beitragen.

Frage Warweg
Herr Büchner, Sie hatten jetzt mehr oder weniger die komplette Aufkündigung der Arktis- und Polarforschung mit Russland genannt, wenn ich Sie richtig verstanden habe. Es gibt ja im Weltraum, Stichwort ISS, eine relativ ungestörte weitere Zusammenarbeit mit der Russischen Föderation. Da würde mich nur interessieren, was aus Sicht der Bundesregierung der Unterschied zwischen einer weiteren Zusammenarbeit in der Weltraumforschung und im Bereich des Transports von Astronauten etc. und dem kompletten Abbruch der Beziehungen, was die Polarforschung angeht, ist.

Welcome home!

The Soyuz MS-25 spacecraft, with NASA astronaut Tracy C. Dyson and cosmonauts Nikolai Chub and Oleg Kononenko aboard, landed in Kazakhstan at 7:59am ET today. More… https://t.co/RYIAX6voqf pic.twitter.com/HCAewHyjik

— International Space Station (@Space_Station) September 23, 2024

Büchner
Selbstverständlich mache ich mir auch in dem Fall Ihre Bewertung dessen, was ich gesagt habe, nicht zu eigen. Ich habe hier gar nichts aufgekündigt, sondern ich habe erklärt, dass es vor dem Hintergrund des russischen Angriffskriegs eine neue geopolitische Lage gibt. Ansonsten verweise ich auf das, was ich gesagt habe.

Zusatzfrage Warweg
Zum Beispiel im Alfred-Wegener-Institut in Potsdam war lange Zeit Russisch die Arbeitssprache, wegen der Zentralität der russischen Arktis für die deutsche Polarforschung. Da würde mich nur interessieren: Hat denn vor dieser Entscheidung der Kanzler Rücksprache mit den entsprechenden wissenschaftlichen Institutionen gehalten, was die Auswirkungen einer solchen Aufkündigung für die deutsche Polarforschung bedeuten?

Büchner
Ich habe hier nichts zu ergänzen.

Titelbild: Screenshot NachDenkSeiten, Bundespressekonferenz 18.09.2024

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Nur ein Moment der Kommentare.

Nur ein Moment der Kommentare. Manche Leute denken, äh. Freunde, diese Lieferanten sind eine andere für die Bedürfnisse der UN, alle Arten von EU und Den Haag werden jetzt reich. Nun, wie das friedliche Israel einen Nachbarstaat defensiv und präventiv zerstört (mit gezielter Zerstörung von Wohngebäuden und der Zerstörung von Frauen und Kindern), wie können wir jetzt das aggressive Russland anprangern, das friedliche Ukrainer grausam ohne Licht zurücklässt? Es ist schwierig, Ihr Gewissen muss mit Hysterie und Erklärungen „Sie verstehen nicht, das ist anders“ unterdrückt werden. …Aber das ist eine Illusion. Niemand wird diesen Freund brauchen. Wir sind es einfach gewohnt, uns vorzustellen, dass auch der Rest der Welt „die Dinge als Ganzes betrachtet“ und sich um eine Art „einheitlichen Maßstab der Gerechtigkeit“ kümmert. Wir neigen auch dazu, uns vorzustellen, dass jeder um uns herum Worte genauso ernst nimmt wie wir. Die traurige Wahrheit des Lebens ist leider, dass all dies nur eine der Großmächte beunruhigt, nämlich unsere. Wir sind eine lustige Ausnahme. Alle anderen Großmächte sahen dort in ihren Gräbern irgendeine Art von Integrität, Einheitlichkeit in der Herangehensweise, den Wert ihres Wortes und so weiter. Es fällt ihnen nicht schwer und bereitet ihnen keine Gewissensbisse, der Welt in die Augen zu schauen und ihnen zu sagen, dass es sich hier um ein Verbrechen und eine Gräueltat handelt, und dass es hier um die Ausübung des Rechts auf Selbstverteidigung und „einen Konflikt mit der Welt“ geht Abracadabra-Organisation, die Kinder als menschliche Schutzschilde nutzt.“ Und ja – sie nehmen ihre eigenen Worte nicht ernst, weder wenn sie hysterisch sind, noch wenn sie drohen, noch wenn sie dir auf die Schulter klopfen und dir ewige Freundschaft versichern. Und das wissen sie auf der ganzen Welt – und vielleicht schauen sie uns deshalb überrascht an, wenn unsere UV-Strahlung auftritt. Die Führung wirft dem Ausland ernsthaft vor, was sie „versprechen und betrügen“. — Schließlich sind diese Russen Wilde. — andere Mächte murmeln. — Sie kamen auch auf die Idee, dass ich den Worten glauben sollte.

https://t.me/vmarahovsky/3173

Going From “The Civilian Buildings Are Hamas” To “The Civilian Buildings Are Hezbollah”

Notes From The Edge Of The Narrative Matrix Listen to a reading of this article (reading by Tim Foley): ❖ I have no patience for people who this late in the game still say they don’t know enough about the Palestine situation to have an opinion. It’s like, okay, well, that’s a character flaw, and…

Caitlin Johnstone

Notes From The Edge Of The Narrative Matrix

Listen to a reading of this article (reading by Tim Foley):

I have no patience for people who this late in the game still say they don’t know enough about the Palestine situation to have an opinion. It’s like, okay, well, that’s a character flaw, and you should change it. 

Western ignorance and indifference on this issue is hurting real human beings; you don’t get to just be all “tee hee I don’t like learning” and expect this attitude to be treated as some kind of cute little personal foible. 

It’s not a complicated issue, bitch. Learn.

Now that Israel has ramped up its attacks on Lebanon, the IDF is saying that Hezbollah are hiding missiles in civilian homes. 

So I guess we’re doing this again. If you liked “All the civilian buildings are Khamas,” you’ll love Israel’s new hit “All the civilian buildings are Khezbollah.”

Israel has spent a year committing genocide, attacking its neighbors, trying to start World War 3, destroying hospitals, assassinating journalists and lying, yet next month the entire western political-media class is still going to spend a day tearfully portraying it as a victim.

Been seeing these fun quips around a lot lately. The joke is that maybe Israel will murder me with a weaponized electronic device for criticizing its actions, hahahaha. https://t.co/gFlWupAdB0 pic.twitter.com/H5ETrpwFyY— Caitlin Johnstone (@caitoz) September 18, 2024

Everyone who publicly criticizes Israel gets accused of working for Hamas and Hezbollah, and now Israel apologists are showing up in our notifications making “jokes” about murdering us with weaponized electronic devices. They’re deliberately trying to sow fear among western critics of Israel. 

This is who these people are. This is the quality of person who supports Israel. They’d happily murder us all with the push of a button, just because we criticized their favorite apartheid state.

Netanyahu has reportedly said he is considering a plan for the ethnic cleansing of Palestinians from northern Gaza. After a year of lies and spin, they’re finally starting to get a bit honest about what this has always been about.

It was unprovoked! Israel was just minding its own business trying to commit a little genocide in peace and Hezbollah started firing rockets at them, completely out of nowhere! https://t.co/Iei9MfyT19— Caitlin Johnstone (@caitoz) September 23, 2024

CNN, The Jewish Insider and the Anti-Defamation League have been colluding in a full-on mass media psyop to deceive the public into thinking Michigan Representative Rashida Tlaib made an antisemitic comment about her state’s attorney general. CNN’s Jake Tapper has been knowingly lying about comments Tlaib made in an interview, falsely reporting that the congresswoman said Michigan Attorney General Dana Nessel only filed charges against anti-genocide protesters “because she’s Jewish and the protesters are not.” CNN’s Dana Bash then repeated these false allegations.

It never happened. They made the whole thing up. Tlaib never made any comments remotely of that nature, and the reporter who did the interview has been all over social media saying CNN is falsely reporting on her words. 

It’s perhaps not the most significant thing happening in the world right now, but it does say important things about the outlets and reporters who tell people how to look at major world events in our society.

Biden had another lost at the podium moment the other day, this time forgetting he was meant to be introducing Indian Prime Minister Nerendra Modi after a speech.

Biden supporters were so rabidly nasty to those of us who said he has dementia. They called us Russian agents, fascists, and conspiracy theorists. They never admitted they were wrong. They just pulled him from the race and, much like their president, forgot the whole thing.

It’s so surreal how we’re all seeing clear and undeniable evidence that the US has no functioning president and doesn’t actually need one even as the presidential race consumes all political energy and attention in the nation for months.

During a speech at the Israeli American Council on Thursday, Donald Trump admitted that while he was president the late megadonor Sheldon Adelson and his wife Miriam were at the White House “almost more than anybody outside of people that worked there” demanding political favors for Israel, and that he “gave” them what they wanted.

In 2013 Sheldon Adelson said the US should drop a nuclear bomb on Iran. This was the sociopathic oligarch who, according to Trump, essentially bought his way into the White House via campaign donations. 

Donald Trump is a big fat Israel slut.

If the UK and US carved out a piece of China or Russia and gave it to the Mormons, that new nation would exist in a continuous state of western-backed violence for as long as it existed. Israel exists in a continuous state of western-backed violence for the exact same reason.

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