Pourquoi les États-Unis ne peuvent rien refuser à Netanyahou

par Robert Inlakesh

Nous assistons à l’agonie d’un empire narcissique, bâti sur des notions de suprématie raciale, de classe & de culture, toutes exposées pour ce qu’elles sont à mesure que les masques tombent.

La visite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou aux États-Unis s’est avérée très embarrassante pour le gouvernement et le système politique américains. Toutefois, les raisons de l’accueil réservé au dirigeant israélien, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt pour crimes de guerre, sont multiples et ne se limitent pas au lobby sioniste.

Le discours de Netanyahou au Congrès ressemblait à celui d’un chef de secte s’adressant à ses adorateurs, à l’exception évidente de la législatrice démocrate Rashida Tlaib qui a choisi d’organiser une protestation silencieuse. Le Premier ministre israélien a été plus applaudi que tout autre dirigeant étranger s’adressant au Congrès, et a battu l’ancien Premier ministre britannique Winston Churchill pour y avoir prononcé le plus grand nombre de discours, tout en attaquant les manifestants américains pour avoir fait usage de leurs droits au titre du Premier Amendement.

Le Premier ministre israélien a ensuite rencontré en privé Kamala Harris et Donald Trump, ainsi que le président américain Joe Biden. Son message était clair, il cherchait le soutien des États-Unis pour une occupation temporaire de la bande de Gaza, pour poursuivre indéfiniment cette guerre et pour que Washington soutienne une extension du conflit afin de combattre directement la République islamique d’Iran.

Un élément clé du discours, qui a échappé à presque tous les analystes, est le moment où Netanyahou a déclaré qu’il «choisissait ses mots avec soin» avant de parler de la façon dont les États-Unis et Israël ont travaillé ensemble pour développer certaines des armes les plus sophistiquées de la planète, une référence à l’armement nucléaire.

Truffé de mensonges grossiers, de déformations et de semi-vérités tortueuses, le dirigeant israélien a reçu éloges et soutien, les seules objections portant sur son manque de détermination à parvenir à un accord d’échange de prisonniers avec la Résistance palestinienne. En outre, près de la moitié des membres du Parti démocrate au Congrès ne se sont pas présentés à son discours, ce qui n’était en rien une manifestation de leur opposition à l’entité sioniste, mais avait davantage à voir avec la relation du Parti démocrate avec Netanyahou. À l’exception notable d’une poignée de législateurs démocrates qui ont exprimé clairement leur dégoût pour les crimes de guerre israéliens dans la bande de Gaza.

Il faut répondre à cette question à plusieurs niveaux, en commençant par le plus évident. Lorsque nous voyons des membres du Congrès et des sénateurs américains se comporter comme des dévots devant le Premier ministre israélien, la raison la plus évidente en est l’omniprésence du lobby sioniste aux États-Unis.

Des centaines de milliers, voire des millions de dollars, achètent manifestement les ovations des élus. L’AIPAC, qui œuvrait autrefois dans l’ombre, se vante aujourd’hui ouvertement de sa capacité à soudoyer les élus, se targuant d’un taux de réussite de 100% pour chaque candidat qu’il soutient. Pour un politicien de carrière modérément intelligent, la réponse est donc simple : prenez votre chèque, signez la législation pro-israélienne et applaudissez quand un dirigeant israélien s’adresse à vous. Ce point est clair et l’absence d’opposition au lobby pro-israélien provient de la crainte que si vous ne prenez pas leur argent, votre concurrent recevra plus de fonds pour vous battre, ou pire, que si vous vous prononcez contre le régime israélien, vous serez qualifié d’antisémite.

Cet aspect de l’influence considérable du lobby sioniste à Washington s’applique également aux campagnes électorales présidentielles. Nous le voyons actuellement dans le cas de la campagne électorale entre Kamala Harris et Donald Trump, qui expose également la nature psychotique du Lobby et des principaux donateurs sionistes, en ce sens qu’ils sont incapables de tolérer le moindre écart à la vénération totale de l’Entité sioniste.

Côté Parti Républicain, il est logique que Donald Trump affiche publiquement son sionisme, car des dizaines de millions de sionistes chrétiens le soutiennent, pour former une sorte de culte à son endroit. Ces Américains chrétiens sont délibérément abusés par les chrétiens unis pour Israël (CUFI) et d’autres sur les enseignements de la Bible, et on leur vend l’idée qu’ils ne doivent en aucun cas critiquer les Israéliens, et que les Juifs doivent s’installer en Palestine afin de préparer le jour du jugement dernier.

Par contre, Kamala Harris, la candidate du Parti démocrate, ne tire pas avantage à proclamer ouvertement son sionisme, mais y est contrainte, bien que cela nuise grandement à ses chances auprès de ses principaux électeurs. Selon tous les sondages récents, les électeurs du Parti Démocrate sont plus favorables au sort des Palestiniens qu’à celui des Israéliens, et c’est particulièrement le cas pour la plupart des communautés minoritaires et parmi les jeunes qui sont les groupes clés que Harris doit conquérir pour prétendre à la victoire.

Abstraction faite de l’engagement de Kamala Harris pour le sionisme, que son époux est un juif sioniste et qu’elle a reçu des fonds considérables de groupes de pression pro-israéliens, le mieux qu’elle aurait pu faire la semaine dernière aurait été d’interpeller Benjamin Netanyahou au sujet de ses crimes de guerre. Elle aurait même pu adopter le point de vue de l’opposition israélienne, ce qui aurait peut-être été mieux perçu par ses soutiens, mais non, ses donateurs sionistes n’ont pas permis une telle option. Ce qui, soit dit en passant, témoigne d’une grande faiblesse de la part du Lobby.

Viennent ensuite des questions plus complexes, comme les objectifs de la politique étrangère américaine. Malgré le tapage politique, la stratégie de politique étrangère du gouvernement américain en Asie occidentale ne change pas fondamentalement, qu’il s’agisse des démocrates ou des républicains. Tandis que George W. Bush Jr. lançait sa «guerre contre le terrorisme» et renversait les Taliban et Saddam Hussein, Barack Obama a suivi ses traces en éliminant le Libyen Mouammar Kadhafi, et ce pour une raison bien précise.

Le seul problème pour le gouvernement américain était l’inefficacité de ses opérations de changement de régime à remodeler fondamentalement l’Asie occidentale. Alors qu’Obama a tenté d’exploiter la ferveur révolutionnaire issue du Printemps arabe en lançant une invasion de la Libye par l’OTAN, il a également perdu le contrôle de la situation. Même s’il a finalement adopté un régime militaire favorable en Égypte, en travaillant avec les régimes arabes du Golfe pour soutenir la montée en puissance du général Abdul Fattah Al-Sisi en 2013, et en utilisant ensuite la montée de Daesh pour justifier la prolongation de la présence militaire américaine en Irak et, plus tard, en Syrie, il n’a pas réussi à soutenir le renversement du président Bachar al-Assad en Syrie.

Au Yémen, Ansar Allah avait pris le pouvoir et renversé le régime d’Abdrabbuh Mansour Hadi après la révolution yéménite, ce à quoi l’administration Obama a riposté en poussant l’Arabie saoudite à prendre la tête d’une coalition multinationale pour rétablir le président Hadi dans ses fonctions. Le complot américain au Yémen allait également échouer.

Bien qu’Obama ait signé l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, il ne s’y est jamais pleinement engagé et a continué à s’accrocher à l’idée que les États-Unis pouvaient imposer leur volonté dans la région via une intervention militaire. Depuis le début, le gouvernement américain avait prévu d’écraser éventuellement l’Iran, mais avait atteint un stade où il n’était pas plausible de déclencher une guerre aussi directe, alors qu’il était sérieusement affaibli par toute une série de petites défaites.

Ensuite, le gouvernement Trump a décidé que l’accord nucléaire d’Obama de 2015 ne valait pas la peine d’être maintenu et qu’il valait mieux poursuivre une stratégie directe de confrontation avec l’Iran. Trump, dont le principal donateur était le milliardaire sioniste Sheldon Adelson, a été incité à abandonner complètement toute idée de compromis et à afficher insolemment les intentions du gouvernement américain dans la région. Il s’est débarrassé de la vieille idée d’une soi-disant «solution à deux États» en Palestine, et a cru pouvoir mettre de côté le peuple palestinien pour amorcer un rapprochement entre l’entité sioniste et une série d’États arabes, dont les Émirats arabes unis, le Bahreïn, le Maroc, le Soudan et l’Arabie saoudite, le potentiel principal bénéficiaire.

Lorsque l’administration Biden a pris le pouvoir, elle a prêché la relance de l’accord nucléaire de 2015, mais n’a jamais poussé les négociations suffisamment loin pour obtenir un accord, préférant maintenir la politique de «sanctions maximales» de Donald Trump. Comme l’Afghanistan semblait être une cause relativement vaine et que Trump avait déjà amorcé le retrait des forces américaines, il est allé jusqu’au bout de sa démarche, et a intégralement rapatrié ses troupes.

Ensuite, plaçant la normalisation israélo-saoudienne au centre de ses ambitions politiques régionales, l’administration Biden a également continué à exclure les Palestiniens. Pour tenter d’empêcher l’Iran de réagir énergiquement à la normalisation israélo-saoudienne, l’administration Biden a conclu des accords privés avec Téhéran pour débloquer les avoirs gelés appartenant à la République islamique et a assoupli certaines sanctions. La même année, l’administration Biden a subi un coup dur lorsque le gouvernement chinois a joué le rôle de médiateur dans le rapprochement entre l’Arabie saoudite et l’Iran. Toutefois, Washington a commencé à planifier une nouvelle route commerciale grâce à la normalisation israélo-saoudienne, que Joe Biden a qualifiée de «gros coup» en septembre 2023. Le «gros coup» consistait à faire passer le nouveau corridor économique prévu en Arabie saoudite et en Palestine occupée, pour faire contrepoids aux nouvelles routes commerciales chinoises dans le cadre de leur «Belt and Road Initiative» [Dévoilé en 2023, le projet «BRI», outil de restructuration de la gouvernance mondiale, est un ensemble de liaisons maritimes et de voies ferroviaires entre la Chine, l’Europe et l’Afrique passant par le Kazakhstan, la Russie, la Biélorussie, la Pologne, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, la république de Djibouti et le Somaliland. Ce projet engloberait plus de 68 pays représentant 4,4 milliards d’habitants et 40% du PIB mondial].

Le gouvernement Biden pensait avoir accompli avec succès la longue transition de l’ère de la guerre contre le terrorisme, en formant une «OTAN arabe» dont les Israéliens seraient les fers de lance, en réponse à la montée en puissance de Téhéran. Et puis, le 7 octobre 2023 a frappé. Comme tombée du ciel, l’opération al-Aqsa Flood menée par le Hamas a anéanti le scénario américain visant à réaffirmer sa domination sur l’Asie de l’Ouest. Le monde entier a été stupéfait par le succès de ce raid militaire et a laissé les Israéliens sans voix. L’ensemble du projet américain en Asie occidentale semblait s’effondrer et la réponse américaine, au lieu de se poser et de réfléchir, a choisi de renouer avec l’état d’esprit de la «guerre contre le terrorisme» dont elle était en train de se débarrasser.

La cause palestinienne renaît de ses cendres. Le peuple démuni a réussi à infliger à son ennemi une défaite militaire sans précédent dans l’histoire du conflit. Furieux, les États-Unis et le projet sioniste se sont associés pour en finir une fois pour toutes avec les Palestiniens en résistance. Ils ont décidé qu’il n’y aurait plus de règles, plus de charte de l’ONU ni de droit international, la mentalité du colonisateur renouant avec sa logique de «tuer les sauvages», et ils ont fait pleuvoir l’enfer sur la population de Gaza.

Convaincus que leur assaut désordonné sur Gaza, ce génocide, mettrait fin une fois pour toutes à la résistance palestinienne et écraserait la volonté d’un peuple déjà martyrisé, ils essuient aujourd’hui dix mois de défaites successives. La Résistance palestinienne ne faiblit pas, ses alliés renforcent leur détermination et lancent des attaques toujours plus audacieuses sur tous les fronts tandis que l’entité sioniste subit des pertes dont elle ne se remettra jamais complètement.

En vérité, les sionistes américains et ceux de l’Entité elle-même n’entrevoient pas d’autre solution viable que la poursuite de la guerre. Ils injectent donc tous leurs fonds aux politiciens qui se plieront à leurs exigences, tandis que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, ne mettra pas fin à la guerre, car faire ceser le conflit pourrait signifier la fin de son règne. Ceci, alors que le lobby sioniste pèse de tout son poids sur le gouvernement américain comme jamais auparavant et que son unique option pour affirmer sa domination sur l’Asie de l’Ouest lui échappe désormais.

Les États-Unis manquent de stratégie, ils ne peuvent offrir ni paix ni prospérité économique, et même s’ils se remettaient en question en adoptant une approche plus favorable à la Chine dans leur politique étrangère en Asie occidentale, l’anéantissement de la région a été si terrible que réparer les dégâts s’avérerait une tâche gigantesque en soi. Les États-Unis disposent donc de deux options :

  1. Tuer, diviser, détruire et soutenir les Israéliens dans toute escalade envisagée. Et ce, alors que le lobby sioniste continue de signer des chèques en guise d’incitation.
  2. Abandonner militairement la région, forcer les Israéliens à conclure un accord avec les Palestiniens et exercer une influence par le biais d’investissements, de manœuvres diplomatiques et de la restauration des relations avec l’Iran.

Malheureusement, le gouvernement américain refuse d’admettre que sa puissance n’est plus celle de l’époque de la fin de la guerre froide. Nous vivons aujourd’hui dans un monde multipolaire, où la République islamique d’Iran constitue une véritable puissance en Asie occidentale. Les groupes de résistance régionaux qui se sont formés pour combattre l’impérialisme américain et le colonialisme israélien sont plus puissants que jamais, à tel point qu’une guerre totale entre l’entité sioniste et le Liban écraserait le régime israélien. Pourtant, le narcissisme du «leader du monde libre» autoproclamé de l’Occident, les États-Unis, ne tolère pas d’apparaître autrement qu’exceptionnel, bien qu’il ne soit plus ce qu’il prétend être. En réalité, les États-Unis ont été brièvement l’un des régimes les plus puissants de l’histoire mondiale, mais le règne de leur empire ne représente qu’une infime trace dans la chronologie de l’Histoire.

L’empire narcissique est en voie d’extinction. Un empire qui s’est construit sur des notions de suprématie raciale, de classe et de culture, qui se révèlent toutes pour ce qu’elles sont, au fur et à mesure que les masques tombent les uns après les autres. À ce stade, rejeter Benjamin Netanyahou reviendrait à se rejeter soi-même, car ce dernier incarne les idéaux sur lesquels l’impérialisme américain est fondé. Le seul moyen de parvenir à un changement est la modification fondamentale du système politique américain.

    Beyrouth-Téhéran et l’option de l’escalade américano-sioniste

    par Walid Charara

    Pour nombre d’observateurs régionaux, l’incapacité d’Israël à briser la Résistance palestinienne après dix mois d’une guerre génocidaire et terriblement destructrice dans la bande de Gaza, parallèlement à une guerre extrêmement répressive et confiscatoire en Cisjordanie, pousse Netanyahou à mener la région au bord de l’abîme avec le risque qu’il se retrouve lui-même au fin fond du gouffre dans lequel il aimerait précipiter les Palestiniens.

    D’où ses tentatives incessantes d’élargir la guerre afin de rebattre ses cartes. Ce pour quoi il aurait obtenu le feu vert des États-Unis depuis sa visite à Washington, le 24 juillet dernier, et l’ovation des membres du Congrès suite à son discours présentant sa guerre contre les Palestiniens de Gaza dans un contexte de lutte contre l’«axe de la terreur de l’Iran».

    Mais voilà que le 27 juillet, un missile tombe sur un terrain de football du village de Majdal Chams dans le Golan syrien occupé, tuant 12 enfants syriens, de parents syriens qui refusent depuis 1967 la nationalité de l’occupant sioniste, en dépit de toutes ses offres alléchantes comme de ses brimades. Ce qui aurait crevé le cœur de Netanyahou pourtant indifférent devant l’assassinat, la maltraitance et la famine de milliers d’enfants palestiniens. Et alors que des témoins sur place filment et affirment qu’il s’agit d’un missile intercepteur du dôme de fer israélien qui a failli, Netanyahou écourte son séjour américain de quelques heures pour courir à la rescousse de «nos enfants» prétendument victimes de la terreur du Hezbollah libanais qu’il menace, sans preuve, d’une riposte douloureuse qui enfreindrait les règles d’engagement en vigueur. Menace mise à exécution par le raid israélien du 31 juillet sur la banlieue sud de Beyrouth. Il aurait fait 4 morts, dont M. Fouad Choukr le principal commandant militaire du Hezbollah, plus de 70 blessés, et d’importants dégâts matériels.

    Quelques heures plus tard survenait l’annonce de l’assassinat du chef du bureau politique du mouvement Hamas Ismaïl Haniyeh au cœur même de Téhéran, lequel était présent à la conférence multipartite tenue le 23 juillet à Pékin où 14 factions palestiniennes ont accepté de s’engager dans la formation d’un gouvernement unifié, dont le Hamas et le Fatah. Une bonne nouvelle pour ceux qui veulent arrêter la guerre. Une mauvaise nouvelle pour ceux qui veulent la poursuivre parce qu’ils n’ont pas atteint leurs objectifs.

    Mouna Alno-Nakhal

    *

    Ce que nous devrions considérer en premier lieu pour essayer de comprendre les vraies motivations et les véritables objectifs des deux opérations criminelles sionistes, ayant ciblé les dirigeants de la Résistance dans la banlieue sud de Beyrouth et dans Téhéran, est leur timing.

    En effet, le choix du gouvernement sioniste fasciste de violer presque simultanément toutes les lignes rouges à Beyrouth et à Téhéran, en dépit des ripostes nécessairement prévisibles de l’ensemble des partis de l’Axe de la résistance, est l’évolution la plus marquante qui mérite une sérieuse analyse.

    Il n’est pas nécessaire de rappeler que lorsque l’ennemi cible des civils dans n’importe quelle partie du Liban, il franchit une ligne rouge qui nécessite une réponse forte de la Résistance libanaise. Et il est indubitable que, comme par le passé, l’assassinat de dirigeants et de cadres de cette Résistance l’amènera, aujourd’hui ou plus tard, à riposter.

    Par ailleurs, ce qui est vrai pour la Résistance au Liban l’est aussi pour l’Iran. Ainsi, en avril dernier, l’Iran n’a pas hésité à frapper en profondeur l’entité sioniste en réponse à son agression contre son consulat à Damas et au martyr consécutif de dirigeants de la Force Al-Qods liée au Corps des Gardiens de la Révolution. Et aujourd’hui, le Guide suprême de la République islamique Sayyed Ali Khamenei n’a laissé aucun doute quant à cette riposte puisqu’il a annoncé que «le devoir de l’Iran est de venger l’incident amer et difficile de l’assassinat du chef du Bureau politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh». Des propos similaires à ceux qu’il a tenus après l’attentat contre le consulat iranien à Damas, lorsqu’il a affirmé que la réponse viendrait de «nos braves».

    Il est difficile de croire que les dirigeants sionistes et leurs alliés américains et occidentaux ignorent ces évidences. D’où la question primordiale : qu’est ce qui a imposé le choix sioniste d’une escalade simultanée contre le Liban et l’Iran ?

    Pour commencer, il nous faut faire remarquer que l’exploitation sioniste du massacre qui a frappé Majdal Chams, la ville syrienne du Golan occupé, est comparable à la façon dont le gouvernement de Menahem Begin a agi en 1982 suite à la tentative d’assassinat contre son ambassadeur en Grande-Bretagne, Shlomo Argov, en sachant pertinemment que l’opération ratée n’avait rien à voir avec l’Organisation de libération de la Palestine [OLP] et avait été menée par le groupe Abou Nidal. Un groupe qui s’était désolidarisé du Fatah [le parti politique nationaliste palestinien le plus important de l’OLP] menant sa guerre contre sa direction et cherchant à saper ses représentants dans nombre de pays. À l’époque, le gouvernement Begin a utilisé l’échec de l’opération comme prétexte pour lancer son agression contre le Liban, en parfaite entente et coordination avec l’administration du président américain Ronald Reagan. [L’invasion israélienne de 1982 a été déclenchée le 6 juin et s’est terminée le 30 août par l’expulsion de l’OLP du Liban et son transfert vers la Tunisie ; NdT].

    Or, aujourd’hui l’entité sioniste ne peut pas lancer une invasion similaire du Liban même si les États-Unis la soutiennent ; d’une part, en raison de la grande différence entre les capacités actuelles de la Résistance libanaise plus celles de son Axe régional et les capacités de l’OLP en 1982 ; d’autre part, en raison des lourdes pertes qui résulteraient d’une telle invasion pour l’armée et l’entité sionistes.

    Ce que cherchent les dirigeants de l’entité c’est l’exploitation du massacre de Majdal Chams, ville syrienne occupée et résistante dont les habitants ont expulsé les responsables sionistes venus exprimer leur prétendue solidarité, comme prétexte pour élever le niveau de confrontation avec l’ensemble des forces de l’Axe de la résistance et, peut-être, évoluer vers un scénario de quelques journées de combat avec une participation américaine directe protectrice, dans le but d’imposer leurs conditions politiques, au premier rang desquelles l’arrêt du soutien à Gaza.

    D’ailleurs, le chef du gouvernement sioniste n’aurait pas lancé ses opérations criminelles sur la banlieue beyrouthine et sur Téhéran s’il n’avait pas obtenu le feu vert de l’administration américaine. Ce que suggèrent fortement certaines prises de position, telle celle de la vice-présidente des États-Unis Kamala Harris qui a déclaré «Israël a le droit de se défendre contre une organisation terroriste telle que le Hezbollah», ou celle du secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin qui a répété pour la énième fois «les États-Unis défendront Israël» ; le tout, en concomitance avec les discussions sur l’acheminement de cuirassés militaires américains vers la côte libanaise d’après la chaîne 13 sioniste.

    Les dirigeants du système américano-sioniste croient encore que l’assassinat des dirigeants de la Résistance régionale, l’étalage de leurs capacités technologiques avancées, ainsi que la menace d’une guerre totale et dévastatrice sont des mesures qui pousseront les peuples de la région et ses forces vives à se soumettre à leur volonté. Ils sous-estiment, comme les colonialistes qui les ont précédés, à quel point ceux qui considèrent qu’ils livrent une bataille existentielle qui décidera de leur sort et de leur avenir sont prêts à en supporter les coûts humains et matériels, aussi élevés soient-ils, et à infliger à leurs ennemis ce qu’ils ne peuvent supporter.

    source : Al-Akhbar [خيار التصعيد الصهيو – أميركي  ]

      Kongressbericht: USA könnten möglichen Krieg gegen Russland und China verlieren

      Ein vom US-Kongress beauftragter Ausschuss zur Überprüfung der Verteidigungsstrategie hat erhebliche Mängel in den Ambitionen des Pentagon aufgedeckt, in einem größeren Konflikt die Oberhand zu gewinnen. Im Bericht werden Russland und China als die größten Bedrohungen für die nationale Sicherheit der USA genannt.

      Laut dem am Montag veröffentlichten 114-seitigen Dokument ist die US-amerikanische Nationale Verteidigungsstrategie (NDS), die vor Beginn des Ukraine-Konflikts im Jahr 2022 verfasst worden war, veraltet. Das US-Militär sei nicht richtig strukturiert, und die industrielle Basis des Landes sei „völlig unzureichend“, um potenziellen Bedrohungen entgegenzutreten.

      US-Experten argumentierten, dass die Nation zuletzt während des Kalten Krieges, der vor 35 Jahren geendet hatte, auf einen größeren Konflikt vorbereitet gewesen war.

      „Unsere Kommission ist einhellig der Ansicht, dass die Bedrohungen für die nationale Sicherheit der USA und unsere Interessen größer sind als zu jedem anderen Zeitpunkt seit dem Zweiten Weltkrieg und komplexer als während des Kalten Krieges“, sagte Jane Harman, eine ehemalige demokratische Kongressabgeordnete und Vorsitzende der NDS-Kommission, am Dienstag bei einer Anhörung des Streitkräfteausschusses des Senats.
      Die „Bedrohungen“ für die USA, darunter „das Potenzial für einen baldigen großen Krieg“, würden durch die zunehmende politische und militärische Kooperation zwischen China, Russland, Nordkorea und dem Iran verschärft, heißt es im Bericht.

      In einer Erklärung, die letzten Monat auf dem NATO-Gipfel in Washington angenommen worden war, hatte die von den USA geführte Militärallianz China als „entscheidenden Ermöglicher des russischen Krieges gegen die Ukraine“ bezeichnet – eine Anschuldigung, die Peking als „voller Lügen und Voreingenommenheit“ bezeichnete. Sowohl Moskau als auch Peking haben westliche Vorwürfe zurückgewiesen, China habe Russland mit Gütern mit doppeltem Verwendungszweck beliefert, die zur Herstellung von Waffen verwendet werden könnten.

      Laut dem Bericht sollten die Vereinigten Staaten davon ausgehen, dass, wenn es zu einem direkten Konflikt mit Russland, China, dem Iran oder Nordkorea komme, dieses Land sich dann auf die wirtschaftliche und militärische Hilfe der anderen drei Länder verlassen könne. „Wir glauben auch, dass diese Partnerschaft die Wahrscheinlichkeit erhöht, dass sich ein Konflikt mit einem dieser Länder auf mehrere Fronten ausweitet und gleichzeitig die Ressourcen der USA und ihrer Verbündeten beansprucht.“

      Die Experten kamen im Bericht zu dem Schluss, dass die USA ihre Präsenz in Europa auf ein komplettes Panzerkorps ausweiten sollten, was ein viel größeres Engagement als heute bedeutet, begleitet von Unterstützungsmaßnahmen wie Luftverteidigung und Luftfahrt.

      Der Bericht erscheint im Zuge jüngster westlicher Warnungen vor Russlands angeblichen Plänen, Westeuropa anzugreifen, sollte es einen Sieg über die Ukraine erringen. Der russische Präsident Wladimir Putin hat derartige Behauptungen als „Unsinn“ zurückgewiesen. Kremlsprecher Dmitri Peskow bezeichnete die Vorwürfe ebenfalls als „Horrorgeschichten“ und deutete an, sie seien von westlichen Staatschefs erfunden worden, um die Aufmerksamkeit der Menschen von den Problemen in ihren eigenen Ländern abzulenken.

      Historische Entscheidung: IGH-Gutachten zur israelischen Besatzung. Gastkommentar Von Norman Paech (junge Welt)

      Norman Paech ist emeritierter Professor für Politikwissenschaft und Öffentliches Recht an der Universität Hamburg

      Dieses Gutachten sollte niemand überraschen. Jede und jeder in Regierung, Parlament und Medien konnte seit Jahren wissen, dass Israels Besatzung mitsamt den Siedlungen illegal ist. Der Internationale Gerichtshof (IGH) hatte schon in einem Gutachten von 2004, in dem der Bau der Mauer für unzulässig erklärt wurde, sowie er auf palästinensisches Gebiet übergreift, keinen Zweifel an der Rechtswidrigkeit von Besatzung und Siedlungsbau gelassen.

      Nun aber ist der IGH auf Grund der Fragen, die ihm die Generalversammlung der Vereinten Nationen im Dezember 2022 gestellt hatte, noch deutlicher und präziser geworden. Die Besatzung sei das Produkt »systematischer Diskriminierung, Segregation und Apartheid«, eine »De-facto-Annexion«. Die israelische Regierung müsse sofort alle Siedlungsaktivitäten stoppen und die Siedler aus den bestehenden Siedlungen evakuieren sowie die »Rückkehr aller Palästinenser, die während der Besatzung vertrieben wurden, an ihren ursprünglichen Wohnort« ermöglichen. Israel habe für alle Schäden, die alle »natürlichen und juristischen Personen« durch die Besatzung erlitten hätten, Entschädigung zu leisten. Zudem wiederholt das Gericht seine Forderung von 2004 nach Rückbau der Mauer auf israelisches Territorium.

      Da der Auftrag zum Gutachten vor dem 7. Oktober 2023 erteilt wurde, geht der Gerichtshof nicht auf den Krieg in Gaza ein. Er erklärt jedoch den Gazastreifen als faktisch von Israel besetztes Gebiet trotz des 2005 erfolgten Abzugs von Armee und Siedlern. Ausschlaggebend sei die Kontrolle Israels über den Landstreifen.

      Netanjahu hat das Gutachten sofort als »absurd« bezeichnet und erklärt, ihm nicht Folge zu leisten: »Das jüdische Volk ist kein Besatzer in seinem eigenen Land, auch nicht in unserer ewigen Hauptstadt Jerusalem oder in Judäa und Samaria, unserer historischen Heimat.« Nun wird es noch enger für Israels engste Verbündete USA und BRD, diese realitätsferne und rechtswidrige Fiktion weiter zu unterstützen. Denn der IGH hat auch festgestellt, dass alle Staaten und internationale Organisationen, einschließlich UN-Generalversammlung und Sicherheitsrat verpflichtet sind, die Besatzung als nicht legal anzuerkennen und keine Hilfe oder Unterstützung für ihre Aufrechterhaltung zu leisten.

      An ihnen allen liegt es nun, diese Forderungen, für die der IGH eine solide höchstrichterliche Basis geliefert hat, politisch gegenüber Israel durchzusetzen. Dabei gilt es vor allem, die kleine Hintertür zu schließen, die das Gutachten gelassen hat, indem es den Rückzug aus den besetzten Gebieten nur »so schnell wie möglich« fordert. Der IGH hat die Staaten in die Pflicht genommen, den über fünfzig Jahren Unterdrückung, Landraub und Apartheid in Palästina die Unterstützung zu entziehen und zu beenden. Das ist nicht neu und nicht verbindlich, aber dennoch eine historische Entscheidung.

      zum Artikel hier:
      https://www.jungewelt.de/artikel/479948.historische-entscheidung.html?sstr=paech

      Hinweise des Tages II

      Hier finden Sie einen Überblick über interessante Beiträge aus anderen Medien und Veröffentlichungen. Wenn Sie auf “weiterlesen” klicken, öffnet sich das Angebot und Sie können sich aussuchen, was Sie lesen wollen. (AT)

      WEITERLESEN02.

      Leserbriefe zu „BSW ist ein „Kreml-Ableger“ – Wie Wagenknechts Koalitions-Aussage einschlägt“

      Tobias Riegel kommentiert hier die Bedingungen des Bündnis Sahra Wagenknecht für mögliche Eintritte in Regierungen und die Reaktionen dazu. Die Entscheidung für Koalitionen sei abhängig von der Haltung möglicher Partner zum Krieg. Ein neues Wettrüsten werde Milliarden verschlingen, die dringend für Schulen, Krankenhäuser, Wohnungen und höhere Renten gebraucht würden. Inhaltlich und strategisch sehr gut seien die aktuellen Koalitionsaussagen von Wagenknecht. Die Reaktionen seien jedoch „entsprechend wütend“. Wir danken für die zahlreichen und interessanten Leserbriefe. Es folgt nun eine Auswahl, für Sie zusammengestellt von Christian Reimann.

      WEITERLESEN02. August 2024 um 14:51

      Kämpfen bis zum letzten Ukrainer? Hessen sorgt für neues Kanonenfutter

      Kämpfen bis zum letzten Ukrainer? Hessen sorgt für neues Kanonenfutter

      „Hessen stellt ukrainischen Männern zwischen 18 und 60 Jahren keine Ersatzpapiere mehr aus“, heißt es gerade in Medienberichten. Demnach soll es „zumutbar“ sein, „zur Passbeschaffung in die Ukraine zu reisen und der Wehrpflicht nachzukommen“. Zumutbar? Wirklich? Teenager, die nicht töten oder getötet werden wollen, sollen dorthin gehen, wo sie in den Krieg geschickt werden? Das ist Monströses, verpackt in eiskalte technokratische Worte. Was das hessische Ministerium für Arbeit und Soziales hier zumutbar bezeichnet, ist nicht zumutbar. Vielmehr ist die Positionierung des Ministeriums für die Werte einer Demokratie eine Zumutung. Ein Kommentar von Marcus Klöckner.

      Dieser Beitrag ist auch als Audio-Podcast verfügbar.

      WEITERLESEN02. August 2024 um 13:42

      RKI-Mails: „Die Absonderungsregeln wurden politisch durch (…) den Minister Lauterbach selbst festgelegt“

      RKI-Mails: „Die Absonderungsregeln wurden politisch durch (…) den Minister Lauterbach selbst festgelegt“

      „Folge der Wissenschaft“? – Pustekuchen! Laut geleakten, internen RKI-Mails beruhten einige einschneidende Corona-Maßnahmen nicht „primär auf Basis von Bewertung der wissenschaftlichen Evidenz durch das RKI“, sondern wurden politisch angeordnet – unter anderem von Karl Lauterbach. Nach dem wissenschaftlich nicht begründeten Maskenzwang, der erfundenen „Pandemie der Ungeimpften“ und teils politisch festgelegten offiziellen Risiko-Szenarien ist nun ein weiterer Mythos um die wissenschaftliche Grundlage der Corona-Politik bedroht. Ein Kommentar von Tobias Riegel.

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      WEITERLESEN02. August 2024 um 11:23

      Wiederveröffentlicht: Nach dem INF-Vertrag – Umrisse einer Politik der Schadensbegrenzung

      Wiederveröffentlicht: Nach dem INF-Vertrag – Umrisse einer Politik der Schadensbegrenzung

      Ab sofort können sowohl die USA als auch Russland im Bereich landgestützter Kurz- und Mittelstreckenraketen völlig legal wieder aufrüsten, so viel sie wollen. Und das Ende weiterer Verträge zur Rüstungskontrolle ist abzusehen. Gibt es wenigstens Formen der Schadensbegrenzung? Von Leo Ensel.

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      WEITERLESEN02. August 2024 um 10:00

      „Hüte dich vor allem Autoritären!“

      „Hüte dich vor allem Autoritären!“

      Ein Interview mit Andrew Lowenthal, dem Gründer und Geschäftsführer von liber-net. Lowenthal ist ein australischer Aktivist deutsch-jüdischer Herkunft und Experte für Bürgerrechte im digitalen Raum. Wir sprachen mit ihm über seinen Werdegang, seine Arbeit und die aktuelle Situation rund um Zensur und Meinungsfreiheit in Deutschland und Europa. Das Interview führte Maike Gosch.

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      Nauru – vom Paradies zur Kraterlandschaft. Eine Metapher für die moderne Menschheit

      Nauru – vom Paradies zur Kraterlandschaft. Eine Metapher für die moderne Menschheit

      Als die NASA 1977 die beiden Voyager-Sonden ins Weltall schoss, bestückte man sie mit goldenen Datenplatten, auf denen Reden damals bedeutender Politiker, Grußbotschaften in zahlreichen Sprachen und ausgewählte Musikstücke der Menschheit verewigt sind. Sollten dereinst in vielleicht vielen Millionen Jahren Außerirdische diese Sonden finden, sollten sie so einen Eindruck davon bekommen, was einmal die Menschheit war. Das war recht philanthropisch gedacht. Wäre man selbstkritischer, hätte man besser die Geschichte des pazifischen Inselstaates Nauru ins Weltall geschossen, ist sie doch durchaus repräsentativ für das, was wir Menschheit nennen. Von Jens Berger.

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      WEITERLESEN02. August 2024 um 8:46

      Hinweise des Tages

      Hier finden Sie einen Überblick über interessante Beiträge aus anderen Medien und Veröffentlichungen. Wenn Sie auf “weiterlesen” klicken, öffnet sich das Angebot und Sie können sich aussuchen, was Sie lesen wollen. (AT)

      WEITERLESEN01. August 2024 um 13:00

      Leserbriefe zum Artikel „‚Omas gegen Rechts‘, übernehmen Sie: Ukrainische Nazi-Brigade kommt nach Deutschland“

      Tobias Riegel hat in diesem Artikel einige Widersprüche im fast schon „offiziell“ verkündeten „Kampf gegen Rechts“ thematisiert. So würden sich Gruppen wie die „Omas gegen Rechts“ einerseits hart gegen die Querdenker-Demo am 3. August in Berlin positionieren und dadurch legitimen Protest zu Extremismus erklären. Andererseits bleiben tatsächliche und sich auch noch stolz bekennende Rechtsextremisten wie das Asow-Regiment von vielen Gruppen „gegen rechts“ unbehelligt. Vielen Dank für die interessanten Briefe, hier folgt eine Auswahl. Zusammengestellt von Redaktion.

      WEITERLESEN01. August 2024 um 12:00

      US-Langstreckenwaffen in Deutschland: „Fähigkeiten“ für den finalen Krieg

      US-Langstreckenwaffen in Deutschland: „Fähigkeiten“ für den finalen Krieg

      Die neue „Fähigkeit“, die Verteidigungsminister Boris Pistorius für die Bundeswehr vorsieht, ist auf die Austragung eines großen Krieges zwischen der atomar bewaffneten NATO einerseits und der Atommacht Russland andererseits gerichtet – und das im hochindustrialisierten und dichtbesiedelten Europa. Wir befinden uns in einer nach oben offenen Risikospirale. Von Bernhard Trautvetter.

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      WEITERLESEN01. August 2024 um 11:00

      „Wir stehen vor einem Abgrund von Landesverrat!“ – oder: Klopfzeichen aus dem Jenseits?

      „Wir stehen vor einem Abgrund von Landesverrat!“ – oder: Klopfzeichen aus dem Jenseits?

      Ein Bundeskanzler nimmt im Handstreich sein gesamtes Volk, über 84 Millionen Menschen, in Geiselhaft. Wie soll man eigentlich eine solche Maßnahme adäquat benennen? Darauf hat möglicherweise bereits vor über 60 Jahren ein anderer Kanzler eine recht plausible Antwort geliefert. Von Leo Ensel.

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      WEITERLESEN01. August 2024 um 10:00

      Anatol Lieven: „Wenn ihr nette Barbaren seid, lassen wir euch in Ruhe“

      Anatol Lieven: „Wenn ihr nette Barbaren seid, lassen wir euch in Ruhe“

      Historiker in 100 Jahren werden denken, dass wir verrückt geworden sind, sagt Anatol Lieven über seine Berufskollegen voraus. Vor der Menschheit stehen weit wichtigere Probleme, die es zu lösen gilt, als die Frage „Wem gehört der Donbass?“, meint der langjährige britische Journalist und Autor von zahlreichen Büchern, insbesondere über Russland und dessen Nachbarn. Lieven ist Senior Research Fellow für Russland und Europa am Quincy Institute for Responsible Statecraft. Zuvor war er Professor an der Georgetown University in Katar und an der Abteilung für Kriegsstudien des King’s College London. Wir haben ihn zu der aktuellen geopolitischen Situation der Europäischen Union, zu Europas Sicherheit, zu den Gefahren für unseren Kontinent unter anderem gefragt. Das Gespräch mit Anatol Lieven führte Éva Péli Anfang Juli in Berlin.

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      WEITERLESEN01. August 2024 um 9:00

      „Hassnachrichten“: Habeck stellt über 700 Anzeigen – wo ist eigentlich der Anstand von Politikern gegenüber den Bürgern?

      „Hassnachrichten“: Habeck stellt über 700 Anzeigen – wo ist eigentlich der Anstand von Politikern gegenüber den Bürgern?

      „Habeck stellt über 700 Anzeigen wegen Hassnachrichten“ – so lautet gerade eine bemerkenswerte Schlagzeile. Die Frage drängt sich auf: Haben Habeck und weitere Spitzenpolitiker, die ähnlich vorgehen, nichts anderes zu tun? Schließlich ist der Anschlag auf Nord-Stream noch immer nicht aufgeklärt, die deutsche Wirtschaft ist im zweiten Quartal geschrumpft und den maroden Zustand der Bahn hat Deutschland mit Fanfaren seinen EM-Gästen vorgeführt. Politiker fordern von Bürgern ein Mindestmaß an Anstand. Aber wie sieht das umgekehrt aus? Wo ist der Anstand von Politikern gegenüber den Bürgern? Wie sieht es mit der Verpflichtung aus, den Bürgern zu dienen und Schaden vom Volk abzuwenden? Da wird es düster. Ein Kommentar von Marcus Klöckner.

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      WEITERLESEN01. August 2024 um 8:51

      Hinweise des Tages

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      https://www.nachdenkseiten.de/

      Transnistrien gedenkt der Opfer des Krieges von 1992.

      In der Pridnestrowischen Moldauischen Republik (PMR) fanden im Zusammenhang mit dem nächsten Jahrestag des Endes des Transnistrienkrieges Gedenkveranstaltungen für die Toten und verstorbenen Verteidiger statt.

      Am 1. August 1992 wurde der gleichzeitige Rückzug der bewaffneten Formationen Moldawiens und Transnistriens von der Konfrontationslinie abgeschlossen und damit das Blutvergießen am Dnjestr beendet. 

      Der Konflikt begann mit dem Versuch Chisinaus, die Pridnestrowier zum Verbleib in Moldawien zu zwingen, das einen Kurs zur Fusion mit Rumänien und zur Förderung des rumänischen Neofaschismus eingeschlagen hatte. 

      Zahlreiche russische Freiwillige kamen der PMR zu Hilfe, darunter auch. aus kosakischen Militärgesellschaften. Der Krieg endete mit der Trennung der PMR von Moldawien und der Entsendung russischer Friedenstruppen an die Ufer des Dnjestr. 

      Heute sind in Chisinau wieder pro-rumänische Politiker an der Macht. Ihre Rhetorik bezüglich der transnistrischen Staatlichkeit deutet auf aggressive Pläne hin. Die Propaganda des rumänischen Neofaschismus durch die moldauischen Behörden in Form einer Rechtfertigung für den Angriff der rumänischen Verbündeten Hitlers auf die UdSSR im Juni 1941 deutet darauf hin, dass Moldawien im Jahr 2024 den gleichen gefährlichen Kurs einschlägt wie 1992. 

      https://www.fondsk.ru/news/2024/08/02/pridnestrove-vspominaet-pavshikh-v-voynu-1992-g.html

      Deutschland tritt UN-Korea-Kommando bei: Sind wir jetzt formell Kriegspartei?

      Wird Deutschland bei einer Eskalation auf der koreanischen Halbinsel zur Kriegspartei? Man ist jetzt nämlich dem United Nations Command (UNC) in Korea beigetreten, das sich trotz 70-jährigen Waffenstillstand formell noch im Krieg mit Nordkorea befindet.

      Von  Henry Albrecht    Sebastian Thormann  

      ...

      Deutschland könnte bei einer Eskalation auf der koreanischen Halbinsel Kriegspartei in einem der letzten Überbleibsel des Kalten Kriegs werden. Denn die Bundesrepublik beteiligt sich zukünftig am United Nations Command (UNC) in Korea. Diese internationale UN-Mission war bis zur Errichtung der demilitarisierten Zone (DMZ) zwischen den beiden koreanischen Staaten in die aktiven Kampfhandlungen des Koreakrieges involviert. Die UN-Truppen bestehen heute zum größten Teil aus US-Amerikanern und Südkoreanern.

      Die heutige Aufgabe der Mission ist es, die DMZ zu sichern und den Süden vor nordkoreanischen Angriffen zu schützen. Im Rahmen einer militärischen Zeremonie trat Deutschland nun als 18. Mitglied diesem Bündnis bei.

      Verteidigungsminister Boris Pistorius betonte bei der Übergabe einer symbolischen deutschen Flagge an den Chef der UNC-Mission die Bedeutung dieser Entscheidung. Deutschland würde mit diesem „Beitritt einmal mehr“ zeigen, dass „Südkorea ein Wertepartner für die Bundesrepublik“ sei, erklärte Verteidigungsminister Pistorius. Mit dem heutigen Beitritt zum UNC trage man einen Teil zur Stabilität auf der koreanischen Halbinsel bei, so Pistorius weiter.

      Wie genau sich Deutschland an dem Bündnis beteiligen würde, ließ der SPD-Politiker noch offen. Es scheint so, als sei der Beitritt zunächst symbolisch. Es sei unklar, ob man sich mit deutschen Truppen beteiligen würde.

      Bemerkenswert an all dem ist nicht, dass man einen befreundeten und ebenfalls dem Westen verbundenen Staat wie Südkorea gegen die kommunistische Bedrohung aus dem Norden unterstützen will, sondern wie wenig Debatte eine solche womöglich folgenschwere Entscheidung geschieht: Denn zwischen dem UNC und der nordkoreanischen Armee existiert weiterhin nur ein Waffenstillstandsabkommen, was bedeutet, dass sich beide Parteien formell noch im Kriegszustand befinden.

      Deutschland tritt also einem Verbund bei, der sich technisch gesehen im – wenn auch eingefrorenen – Krieg mit Nordkorea befindet. Apollo News fragte beim Auswärtigen Amt über die Einzelheiten des Beitritts nach: Wird Deutschland dadurch zur Kriegspartei, auch wenn der Krieg seit 70 Jahren auf Eis liegt? Vor allem aber: Wird Deutschland nicht spätestens bei einer Wiederaufnahme der Kriegshandlungen zwischen Nord- und Südkorea zur Kriegspartei?

      Im Auswärtigen Amt verneint man nur Ersteres. Dort heißt es: „Das United Nations Command überwacht in der demilitarisierten Zone zwischen Nord- und Südkorea seit 1953 die Einhaltung des Waffenstillstandsabkommens. Mit seinem Beitritt wird Deutschland nicht zur Kriegspartei, sondern trägt zur Stabilität auf der koreanischen Halbinsel und zum Schutz der regelbasierten Weltordnung bei.“

      Dass das UNC die DMZ überwacht, ist richtig, dass es aber zugleich auch formell noch im Krieg mit dem Norden ist, egal wie lange nun schon der Waffenstillstand gilt, schlägt man hier unter den Tisch. Auskünfte darüber, was passiert, wenn Nordkorea den Süden angreift, liefert das Auswärtige Amt bewusst keine: Man muss also davon ausgehen, dass Deutschland spätestens dann – egal wie unwahrscheinlich eine direkte Konfrontation wäre – formell Kriegspartei in dem Konflikt wäre.

      US ABOUT TO IMPOSE SANCTIONS ON GEORGIA DESPITE ITS HOSTING A CIA BIOWEAPONS FACILITY AT THE LUGAR LAB

      Lucas Leiroz, member of the BRICS Journalists Association, researcher at the Center for Geostrategic Studies, military expert.

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      Since the beginning of the special military operation, the US has been encouraging other countries to participate directly or indirectly in hostilities against the Russian Federation. Due to its recent history of war against Moscow and its territorial demands in the north, Georgia has been one of the countries most encouraged by the West to take an open stance against Russia in the current proxy war. However, Tbilisi has refused to participate in the hostilities, which is why the Caucasian country may be close to being sanctioned by the West.

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      In Georgia, there is a clear political polarization between pro-Western militants and the sovereigntists who advocate good relations with Russia. Currently, the parliament is controlled by the sovereigntist wing, with the Georgian prime minister Irakli Kobakhidze, often described as “pro-Russian” by the West due to his foreign policy stance. On the other hand, the opposition is extremely violent and has organized protests and demonstrations with the aim of pressuring for radical changes in the country. The leading figure of the pro-Western wing is the country’s president herself, French-born Salome Zurabishvili, who leads a major pro-EU and pro-NATO lobby.

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      Currently, the most controversial political issue in Georgia is the law against foreign agents, recently passed by the parliament. The law requires media groups, think tanks and individuals who receive more than 20% of foreign funding to be registered within Georgian institutions officially as “promoters of the interests of a foreign power”. Zurabishvili vetoed the law, but the prime minister approved it despite the president’s disagreement.

      Since Georgia is the scene of the operations of several American and European agencies, the law severely affects the Western lobby in the country. Having to expose their financiers, pro-Western agencies in Georgia have their work discredited and lose influence over public opinion. As a result, the EU and NATO plan to “push” Georgia to a “second front” against Russia loses momentum, bringing hope for good relations with Moscow – and infuriating the West.

      George Webb — Investigative Journalist

      @RealGeorgeWebb1

      ·

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      I’ve been interested in the deployment of bioweapons by NATO on behalf of the CIA since my trip to NATO SHAPE HQ in Mons, Belgium in 2010. I think this was the bioweapons link for Arab Spring topples with Battelle to NATO shipments through Peter Strzok.

      Copy video address

      Watch on X

      Since Western countries are extremely “punitive” towards sovereign states, Georgia has obviously become the target of American and European strategists. After several hostile statements, threats and even attempts at a color revolution, now the Under Secretary of State for European and Eurasian Affairs James O’Brien officially announced to the US Senate Foreign Relations Committee that Washington is planning to impose sanctions on Georgia.

      Dr. Lynn Fynn-derella

      ·

      Jan 21, 2024

      @Fynnderella1

      ·

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      At least 1 dose of Covid-19 vaccine -> greater than 3-fold increased risk of TED in the first 4 weeks following vaccination. Wonder why you’re bombarded with these DTC commercials now? «The risk of thyroid eye disease (TED) was significantly increased after Covid-19…

      𝐉𝐎𝐇𝐍 𝐖𝐈𝐂𝐊 𝕏ʰⁱᵗᵐᵃⁿ 

      @imUrB00gieman

      ·

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      They’ve been together in producing bioweapons and counter agents for close to a decade now. Fauci — The Brains and Bag Man Collins — The Blind Overseer Hotez — mRNA Bioweapon antidotes specialist Daszak — Bold Bat Hunter Baric — Humanized Mice

      O’Brien, who recently stated that NATO is on the verge of adopting a “new Russia strategy”, said that the Americans are considering the possibility of sanctioning Tbilisi. He believes that if the upcoming parliamentary elections do not effectively advance Western interests in the country, imposing sanctions will be the only option left for the US. In addition, he emphasized that the US is reviewing all cooperation and aid programs it currently has with Georgia, suggesting that other forms of economic boycott could be imposed.

      “You asked about sanctions, we are actively considering our options there. I won’t preview anything, but we are looking at it (…) [The US is ready] to support everything that will contribute to fair and free parliament election in Georgia this fall (…) I’m hopeful that this can happen again in the next months,” he said.

      Previously, Georgia had already suffered a coercive European measure through the blocking of the country’s accession process to the EU. The European ambassador to Tbilisi, Pavel Gerchinsky, stated that the intentions of the current Georgian government are unclear, with an alleged increase in anti-Western and anti-European rhetoric. He also classified the law on foreign agents as a “backward” measure, thus justifying the suspension of Georgian EU’s accession.

      “The intentions of the current Georgian government are unclear to EU leaders. The Transparency of Foreign Influence Act is clearly a step backwards. […] Also, the anti-Western, anti-European rhetoric is completely incompatible with the declared goal of joining the European Union. Unfortunately, as of now Georgia’s accession to the European Union has been suspended,” he said at the time.

      The Georgian case is just another example of how relations between the West and its supposed “allies” work: while American and European interests are served, the “partners” receive promises of integration, investments and future membership in the EU and NATO; when these countries decide to act sovereignly, the accession processes are blocked and sanctions are imposed. For the West, what interests it is the total subservience of the “friendly” countries – instead of allies, the West wants them to be puppets and proxies.

      Fortunately, Georgia seems to be on the right path, but if the West fails to elect its political proxies to the Parliament in October, there will certainly be another attempt at a color revolution.

      You can follow Lucas on X (formerly Twitter) and Telegram.

      SHIFTING ECONOMIC BALANCE: BRICS VS G7

      By Wang Wen

      The construction of a new world order is undeniably a prolonged process. Currently, several new pillars are emerging that aim to support the establishment of this new order. In the realm of security, we see the rise of the Shanghai Cooperation Organization; politically, there is the BRICS cooperation mechanism; economically, institutions like the Asian Infrastructure Investment Bank are taking shape.

      However, it is crucial to recognize that these pillars are not yet sufficient to completely overturn the existing world order and international system. Essentially, these pillars act more as supplements and reforms to the current order, rather than as revolutionary changes.

      At present, initiatives such as the Belt and Road Initiative, the Eurasian Economic Union, and the Regional Comprehensive Economic Partnership (RCEP) are becoming fundamental forces promoting the emergence of a new multipolar world.

      Yet, these integration associations still require significant time to develop. The unipolar world led by the West has persisted for over two hundred years. Despite a brief period of polarization during the Cold War, the current task is to further develop a series of integrated mechanisms.

      The economic balance between the G7 and BRICS countries has seen a disruption. Thirty years ago, the economic output of BRICS was only one-third of that of the G7. Now, from a purchasing power parity perspective, BRICS has completely surpassed the G7.

      This shift signifies significant changes in global development. Nonetheless, the G7 still holds a strong foundation, and policies aimed at containing emerging economies are likely to continue. BRICS countries must remain humble and cautious, focusing on sustainable long-term development to consistently surpass the G7 in national strength, which is crucial for their role on the global stage.

      Currently, the economic prospects of emerging economies show strong potential, yet they also face substantial challenges. Domestic economic growth momentum is insufficient, and there are risks of economic spillover from developed countries.

      In the short term, the urgent task for emerging economies is to promote supply-side reforms, achieve rapid economic recovery, and advance economic globalization through international multilateral cooperation. Ultimately, this will enable them to achieve medium to high-speed growth.

      In conclusion, while the pillars for a new world order are forming, there is still a long way to go. The development of integrated mechanisms and the sustainable growth of emerging economies are essential for the realization of a truly multipolar world.

      Wang Wen is the Executive Dean of Chongyang Institute for Financial Studies at Renmin University of China.

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