Point de vue sur la situation opérationnelle de la SVO à la fin juin 2024

Les facteurs non militaires pesant sur la SVO, mutations internes dans la foulée de la réélection du président Poutine et gesticulations internationales occidentales et russes, on fait l’objet d’une étude à part. Il nous semble que la situation militaire de ce début d’été 2024 a souvent fait l’objet d’analyses erronées.

Des erreurs d’interprétation et de leurs causes

Un des biais fréquents tient au reformatage de la pensée de nos contemporains, dominée par l’instantanéité (« actualité continue »), la vitesse (autorisée par des réseaux de communication de plus en plus performants et intégrés) et la saturation des facultés cognitives par un bombardement d’informations impossibles à « digérer » dans la continuité. Les esprits ainsi conditionnés génèrent frustration, rejet et négation des événements qui s’inscrivent dans le temps plus long du Réel (par opposition au Virtuel). Cumulé à l’hégémonie de l’affect sur l’intellect cultivée par les médias, cela conduit à deux graves biais d’interprétation des faits : Un pessimisme défaitiste au moindre signal de ralentissement ou d’arrêt des opérations, voisinant avec un excès d’optimisme irréaliste lors de victoires, même limitées. Cela pousse à mal supporter le récit d’une guerre positionnelle et d’attrition, en recherchant tout fait pouvant laisser penser à un déblocage et à un passage à une guerre de mouvement avec pour finalité une solution rapide du conflit.

Il nous semble qu’il convient d’interpréter à la lueur de ce qui précède les commentaires sur les évolutions militaires récentes, avec deux erreurs majeures :

  • Imaginer que l’État-major russe veut développer des actions offensives majeures
  • Penser que parmi celles-ci, il est envisagé de prendre la ville de Kharkov (de la même façon que les manœuvres autour de Kiev en février-mars 2022 ont été interprétées comme une tentative de saisir la ville de vive force, ce qui n’est techniquement pas soutenable).

Sur ces fausses prémisses il est facile de décliner un narratif affirmant erronément « que l’offensive russe a été stoppée », et que « Kharkov va être sauvée par une contre-offensive ukrainienne en préparation ».

Rappels de situation

Kharkov (2,5 millions d’habitants avant la guerre, probablement moins de la moitié actuellement) est un centre urbain majeur, avec un bâti industriel dense et résistant, qui contrôle la boucle interne du Donets nord. Quatre batailles y ont été livrées pendant la 2GM avec des effectifs (et des pertes) que ne peut engager aucun des belligérants actuels. En février 2022, les Russes avaient progressé dans tout l’Oblast mais sans prendre la ville ; à l’automne, les forces de Kiev ont réussi à percer le mince cordon de troupes russes1 et à les repousser jusqu’au fleuve Oskol. Actuellement, les troupes russes engagées dans l’Oblast représentent une force conséquente (11ème et 44ème corps d’Armées, éléments de la 6ème armée combinée et de la 1ère armée de la Garde) mais toujours insuffisante pour saisir une ville de cette importance et mise en défense. Il est très improbable que cela soit un objectif immédiat. De même, il ne paraît pas que les évolutions correspondent à une offensive majeure, visant à débloquer le front et à revenir à une guerre de mouvement avec des offensives « grand style » (dont les politiques, les médias, les commentateurs et par conséquence les opinions, sont friands). En effet, les FAU sont toujours capables d’actions défensive et offensives (v. infra), la masse critique russe est insuffisante, les concentrations de troupes et de matériels sont toujours vulnérables aux attaques par drones et bombes planantes, les moyens ISR (pour intelligence, surveillance, reconnaissance) otano-kiéviens restent opérants et les armes de précision à longue portée récemment livrées encore capables de frapper les bases de départ, zones de rassemblements et logistiques russes.

Analyse des objectifs et phasage des opérations

Il nous paraît que l’intention principale russe reste d’atteindre les buts de guerre fixés en février 2022, qui sont centrés sur le Donbass ; la libération complète de la région implique la prise des pivots très lourdement fortifiés depuis une décennie de Kramatorsk et Kupyansk. La mise en œuvre opérationnelle de cet objectif entraînera mécaniquement l’atteinte des deux autres buts de guerre, destruction de la menace militaire ukrainienne et affaiblissement de l’idéologie politique dominante à Kiev. Une victoire russe contre Kiev serait également une défaite de l’Occident collectif, UE, OTAN et hégémon étasunien, ce qui n’entrait probablement pas dans les prévisions initiales.

Si cet axe d’effort demeure le principal, son obtention avec un minimum de pertes humaines et de ressources (afin de ne pas impacter la société russe, les projets de développements intérieurs et d’équilibre économique) exclut un assaut massif et frontal. Il est également devenu nécessaire d’intégrer le risque d’une guerre ouverte avec l’Ouest, en essayant de limiter les « dérapages » réciproques et en conservant une réserve stratégique pour pouvoir mener une guerre prolongée et à grande échelle.

La stratégie russe est d’exercer une pression suffisante pour que Kiev ne puisse disposer des moyens humains et matériels nécessaires pour conserver ces territoires ; cette démarche vise la destruction des moyens capacitaires et du potentiel biologique ukrainien, fût-ce au prix de pertes territoriales qui seront récupérées à l’issue du processus.

Les opérations depuis le 10 mai 2024 peuvent s’analyser comme suit :

Les mouvements de troupes russes ont permis d’aspirer les réserves et les unités les plus capables de Kiev, de les écarter d’autres régions et de les broyer localement. Cela permet dans un second temps de fournir une base opérationnelle possible pour ouvrir d’autres points de pression, avec un front à partir de l’Oskol vers Kupyansk, voire éventuellement dans la région de Sumy. Il s’agit de détruire la capacité de génération de forces ukrainienne, de disloquer les « pompiers » envoyés colmater les brèches, d’empêcher la constitution de réserves et d’éviter la mobilisation efficace d’une nouvelle armée dotée de matériels et de conseillers occidentaux. Sur 40 millions d’habitants il en reste approximativement 25 sous contrôle de Kiev , ce qui permet encore de générer a minima un million d’hommes et de femmes2. Le matériel soviétique initial a quasi intégralement disparu au feu, mais les moyens occidentaux peuvent permettre un rééquipement. Le problème majeur est la formation efficace des nouveaux soldats, pour une armée devant faire face à des attaques multiples et permanentes, sans disposer du répit nécessaire. Le recours aux unités les plus expérimentées et motivées conduit également l’armée de Kiev à s’auto-consumer, comme la Wehrmacht après 1943. Le cycle opérationnel russe correspond peu ou prou aux canons de l’art opératif, avec une combinaison d’actions successives débouchant sur un résultat indirect.

Kiev ne bénéficie pas de l’option suivie par de l’armée de Moscou, qui put procéder à une rétraction efficace à l’automne 2022 en abandonnant de larges portions du territoire conquis pour raccourcir les lignes et se mettre en situation défensive. Alors que la Russie a pu en profiter pour mobiliser partiellement et se réorganiser, l’Ukraine ne dispose pas de la même capacité de génération de force3, ni de la possibilité de se replier, ni de l’initiative stratégique, alors que Moscou peut lancer des pointes simultanées ou successives sur toute l’étendue du front.

Dans ce cadre, les actions russes ne visent nullement à relancer un cycle d’offensive majeure mais à poursuivre une guerre positionnelle et d’attrition pour brûler le potentiel et les réserves ukrainiennes. On peut penser que la seconde phase visera à isoler Kupyansk, pour la rendre intenable et forcer les troupes de Kiev à l’évacuer comme ce fut le cas à Avdivka.

Les avancées russes ont porté sur les zones de Lyptsi et Volchanks au Nord-est de Kharkov (sur la rive Est, donc côté Kupyansk et non de Kharkov). La destruction ou le contrôle des ponts sur le Donets ont obligé les forces ukrainiennes à emprunter un itinéraire sous le feu russe et à traverser la Volchya par des opérations amphibies risquées (notamment à Chugiv).

Les Ukrainiens ont dû rameuter leur « pompiers du front », comme les unités SS et Panzer d’élite de la Wehrmarcht en leur temps, subissant la même usure. La 47ème brigade mécanisée, unité d’élite a été engagée dans l’offensive avortée du front de Zaporoje, puis pour renforcer Avdivka et enfin actuellement à Ocheretyne. Elle est fortement diminuée. La 93ème brigade mécanisée a été engagée à Volchansk et partiellement à Chasov Yar, diminuant également sa disponibilité opérationnelle. Cela a imposé d’engager à Orechetyne la 110ème brigade mécanisée, créée seulement un mois avant et même pas encore dotée des moyens organiques d’une unité mécanisée. Selon les commentateurs, de 30 à 47 bataillons ukrainiens auraient été engagés pour stopper les pointes russes, soit au moins 10% du potentiel total disponible. Fin juin, pour supporter la 57ème brigade et la 136ème brigade fortement étrillées et la 125ème brigade territoriale au faible potentiel, les FAU déploient autour de Volchansk des unités d’élite, 36ème brigade de marine (d’élite), Brigade de police Lyut, un bataillon de la 82ème brigade d’assaut aérien… Ce mécanisme impose à Kiev d’être en permanence en mode réactif, de consommer ses moyens plus vite qu’elle ne les produit et rend impossible de reconstruire l’appareil militaire ou de « souffler » pour mettre en place une stratégie opérative autre que cette successions de combats d’arrêt qui écartèlent le dispositif. Toutefois, tant que l’Ukraine disposera de moyens occidentaux et indigènes (notamment au plan des drones, secteur très bien maîtrisé par Kiev) pour organiser son complexe de reconnaissance et de frappe, il est hautement improbable que l’armée russe se lance dans une phase d’exploitation d’une percée quelconque. Le système du « grignotage » paraît donc devoir persister.

En revanche, il est probable qu’une action russe visant à dégager à plus long terme Kramatorsk et Slavyansk se fasse par Konstantinovka (au Sud-Ouest de Chasov Yar/Bakhmut et au Nord de New York, également puissamment fortifiée. Cela explique la pression sur Ocheretyne, axe autoroutier entre Konstantinovka et Pokrovsk.

Après un mois de combats, le « gel » du front correspond à la stratégie explicitée supra, davantage qu’à une réussite ukrainienne. Toutefois, il semble que Kiev amasse des forces et des moyens (provenant de Pologne) pour une éventuelle contre-offensive. Pour ce faire, il a été nécessaire de dégarnir d’autre fronts (Kherson, Zaporije…) qui pourraient être réactivés par les Russes selon le schéma indiqué ci-dessus. La concentration de bataillons ralliés (5ème brigade d’assaut, 13ème brigade Karthia et 71ème « Jäger ») à Kharkov semble indiquer la constitution d’une force destinée à repousser les Russes vers la frontière, probablement via Lipsy. La 5ème brigade d’assaut et la 13ème de la garde nationale sont déjà engagées dans des combats de contre-attaque au Nord de la ville. Les observateurs russes envisagent une telle offensive pour juillet 2024. Évidemment, cela est couvert par le «brouillard de la guerre » et on ne saurait être trop affirmatif. L’analyste souligne toutefois que la « contre offensive d’été » ukrainienne de 2023, malgré quelques tentatives de déception, avait été annoncée et anticipée efficacement par la construction de la ligne Surovikine ».

Constats

Guerre dans le ciel :

Il paraît probable que la flotte aérienne constituée avec des dons européens de F-16, malgré de nombreuses difficultés (pilotes, personnels techniques au sol, compatibilité des pistes…) puisse soutenir un assaut mécanisé blindé reposant sur des chars et VCI occidentaux. L’emploi de chasseurs F-16 offre un intérêt considérable en termes de compatibilité avec les systèmes intégrés otaniens (détection, contrôle, surveillance, coordination, etc). C’est aussi une facilité certaine en matière de compatibilité des armes, les missiles et bombes occidentaux étant conçus pour être employés avec ces appareils. Le temps du dogfight semble révolu (les missiles air-air peuvent frapper à plus de 100km) mais ces avions peuvent servir d’efficaces vecteurs d’armes, créant une menace jusque lors quasi-inexistante pour la VKS et les troupes au sol russes, ainsi que les installations très en amont sur le territoire fédéral lui-même.

Malgré un grand investissement des contre-mesures électroniques russes, les drones ukrainiens restent à la pointe techniquement (répétiteurs, évasions de fréquences, qualité de pilotage, accroissement de rayon d’action…). La production en masse permet de compenser les pénuries en artillerie ou aviation et de maintenir un haut niveau de menace. La production de ces drones n’implique pas de sites industriels ciblés par les frappes russes mais la fabrication peut se faire en petits ateliers indécelables et disséminés. Les productions comprennent un volet R&D qui s’étend à la multiplication des types de drones (maritimes, aériens FPV, aériens à long rayon, aérien porte charges, quadricoptères, ailes à hélices, ailes à réacteur…).

L’aviation confirme son grand retour après l’éclipse des phases initiales en 2022. Alors que l’emploi massif de bombes planantes (FAB) de 500, 500 et 3000 Kg par l’armée russe a été un facteur majeur de destruction des points d’appuis ukrainiens, on constate les premiers emplois des équivalents occidentaux (GBU-39B) sur les lignes russes. L’apparition d’une armée aérienne ukrainienne va amplifier cette tendance, avec l’apport des missiles de croisière aéroportés occidentaux. Cela ne devrait pas permettre un retournement en faveur de Kiev mais en revanche éviter un effondrement, ce qui permettra de prolonger la durée de la guerre.

Des véhicules bénéficiant de protections spécifiques contre les drones kamikazes ont été observés, parfois avec un certains succès contre leurs charges réduites ; les « cope cage » et autres « barbecue » s’ils n’ont pas été efficaces contre les véritables missiles antichars (ex Javelin) le sont davantage contre les roquettes (Ex RPG-7) et les drones légers FPV. Les Russes développent des unités de « chasseurs de drones » sur véhicules légers portant des armes automatiques. C’est une tactique employée par les FAU depuis longtemps, moins coûteuse que le recours aux véhicules blindés lance-missiles et relativement efficace sur les drones subsoniques.

Il semble que les missiles à longue portée occidentaux aient été employés à détruire la capacité antiaérienne russe (SEAD, Suppression of Ennemy Air Defense), pour ouvrir le ciel aux F-16. Le résultats de ces opérations reste à définir. Ces opérations ont produit des effets variables face au Viet-Nam, à la Serbie, à l’Irak. On notera que ces théâtres mettaient toujours les USA ou l’OTAN aux prises avec un adversaire aux capacités infiniment moindres. Les performances respectives d’Israël, de la Syrie, de l’Iran et des Houthis seront très certainement incorporées aux analyses en cours.

Guerre sur terre :

L’Etat-major ukrainien est encore capable de mobiliser des ressources et d’opérer des transferts importants, de concentrer des capacités et de soutenir logistiquement ses unités.

Comme lors du tournant de 1944, l’État-major russe s’est avéré capable de monter des opérations offensives combinées, incluant des actions en ville, et pas seulement de tenir une posture défensive, tout en maintenant une stratégie d’attrition.

Les combats ont montré que les assauts russes pouvaient être efficaces en n’alignant que des effectifs assez réduits. La tactique russe de rassemblement sous couvert dans les aires urbaines suivi d’un assaut très rapide en colonnes pour limiter le danger des drones et de l’artillerie, fonctionne encore ; le principe de « navettes » rapides puis d’équipes d’assaut de 3 à 5 hommes semble plus ou mois copiés par les Ukrainiens.

La capacité de résistance ukrainienne est encore vigoureuse, certaines unités conservant leur mordant et leurs qualités tactiques, cela concerne les réguliers mais aussi les unités du SBU, les régiments politiques.

Contrairement aux assertions communes, l’artillerie kiévienne ne manque pas d’obus sur les points ou leur appui a été décidé. Néanmoins la supériorité de feu russe semble de cinq pour un.

L’appui feu d’artillerie reste un atout majeur, lance-roquettes multiples, obusiers et missiles sont déployés par les deux camps. Les Russes disposent avec les lance-flammes lourds thermobariques TOS d’une arme très efficace. Les missiles à longue portée et haute précision sont également très efficaces, même si les ATACM-S américains sont détournés pour bombarder les villes russes et la Crimée.

Les deux camps ont fait des prisonniers, les troupes peu expérimentées recrutées par Kiev ont davantage tendance à se rendre ou à fuir leurs positions. Toutefois, le front n’a pas « craqué » ; comme le Volksturm, les territoriaux, s’ils sont encadrés par des formations solides, sont capables de tenir une posture défensive et les combats restent très durs. C’est un des motifs probables de refus de tenter de prendre des centres urbains de vive force. Les garnisons pourraient les transformer en môles défensifs capables d’émousser, ralentir les pointes russes, a minima d’infliger des pertes insoutenables dans la politique actuelle du Kremlin. L’armée russe s’est avérée capable de victoires urbaines (Marioupol, Soledar, Bakhmut, Avdivka) mais pour préserver les troupes cela impose des destructions considérables et des pertes collatérales probablement non souhaitées (surtout dans des territoires ayant vocation à retourner dans le giron russe).

Le besoin en moyens spécialisés du Génie se confirme, pour les franchissements de coupures humides (nombreuses en Ukraine), l’ouverture d’itinéraire, le déminage. L’impératif du combat inter-armes se confirme, il a déjà conduit à revoir l’organisation des BTG russes. La supériorité supposée de l’OTAN en matière de modèle intégré associant les trois armes est peut-être en passe d’être remise en question. L’armée russe pourrait bénéficier de la culture héritée de l’armée soviétique en la matière, qui avait été plus ou moins abandonnée en adoptant un modèle occidental « plus léger » et davantage professionnalisé (et surtout plus économique et adapté à des opérations de projection ponctuelles) avec l’abandon partiel de la Division pour la Brigade, notamment.

Guerre en mer :

Pendant les opérations terrestres et les frappes aériennes stratégiques réciproques, Kiev a maintenu une pression sur la Mer noire, à l’aide de drones et de missiles français, britanniques et étasuniens. La flotte russe est toujours maintenue à l’écart de Sébastopol mais ses croiseurs lance-missiles participent aux frappes sur le territoire de Kiev. Le pont de Kertch a fait l’objet d’attaques massives, pour l’instant sans résultat. Les drones navals (BEC) semblent moins efficaces et les navires russes expérimentent des protections mécaniques (filets pare torpille, cages…), un meilleur emploi des armes automatiques de bord et l’action d’hélicoptères ASM. En retour on voit les premiers drones équipés de missiles AA, sans effet pour l’instant. Le nœud du problème semble le soutien ISR de l’OTAN dont les drones et avions de surveillance électronique en zone internationale sont toujours intouchables ainsi que la faiblesse de la capacité radars transhorizon russe, du fait d’un nombre limité pour longtemps d’AWACS E-50.

Extrapolation

Les changements de personnels ayant suivi la réélection de Vladimir Poutine semblent témoigner d’une volonté de maîtriser les coûts de la guerre en cours. Le porte-parole du Kremlin Peskov a ainsi déclaré qu’il fallait mettre l’économie de sécurité en harmonie avec l’économie (générale) du pays.

La hausse des coûts militaires est réelle, atteignant 7% du PIB. L’ombre de l’URSS et de son effondrement sous le poids de ses dépenses militaires plane probablement sur les esprits des dirigeants.

Cependant, pour la première fois depuis la fin de l’URSS, la Russie dispose d’une génération de managers civils et militaires, sélectionnés pour leurs capacités dans le cadre d’une guerre et aptes à relever une génération qui s’était davantage investie dans le profit personnel en exploitant aux marges le développement économique. La volonté d’opérer des restrictions dirigées, à des fins d’efficiences, aiguillonnés par la nécessité et le patriotisme et animée par des personnalités reconnues comme incorruptibles est un espoir considérable. Pour d’évidentes raisons l’Occident collectif a toutes les raisons d’espérer et de tenter de forcer l’échec de cette démarche , qui mettrait les richesses russes définitivement hors de portée et donnerait un signal très négatif au reste du Monde…

Pour revenir à des considérations militaires (mais la guerre n’est que la continuation de la politique comme l’avait défini Clausewitz), on se doit de remarquer que le management russe est suffisamment satisfait des résultats obtenus depuis 3 années et confiant dans l’avenir pour maintenir le commandement militaire en place et engager une réforme aussi lourde et cruciale de la politique et de l’économie.


Notes:

1 Les forces ukrainiennes (FAU, traduction de VSU) ont pu attaquer avec une supériorité de huit contre un, des unités légères faiblement retranchées et déployées pour sécuriser la région, comprenant des bataillons d’infanterie mais aussi de la Rosgvardia ; comme si un front avait été confié uniquement à la gendarmerie mobile face à une armée régulière.

2 Pour mémoire, la France a mobilisé 8,5 millions d’hommes échelonnés de 1914 à 1918, dont 3 millions simultanément, pour moins de 38 millions d’habitants. La mobilisation kiévienne est inégalitaire, elle vise la génération pré-1991 et protège les populations de l’Ouest et de la capitale. On peut y voir une volonté de préserver l’avenir en ménageant la population des moins de 25 ans (deux millions) et des étudiants. C’est aussi une manière indirecte de réduire le nombre des personnes les moins hostiles à la Russie, ayant connu l’union du temps de l’URSS, moins concernés par deux décennies d’implantation de la russophobie et d’idolâtrie occidentale et sociologiquement incertaines.

3 ll semble que les mobilisations ne compensent que 25% des pertes et seulement au plan quantitatif. la qualité décroissant régulièrement, d’où la demande de conseillers de l’OTAN sur zone. Pour le service direct des armes, il est vraisemblable que des personnels étrangers (pilotes, techniciens au sol, spécialistes de l’artillerie et de la guerre électronique et du Renseignement…) seront déployés, sous contrat « internationalisé » ou officiellement comme dix pays de l’OTAN se disent prêts à le faire après la proposition du président français. Actuellement leur nombre reste assez limité et ne permet pas d’initier la dynamique nécessaire.

The Deep State against Donald Trump

Eduardo Vasco

The core of the conflict between Trump and the apparatus that runs the U.S. are class contradictions, Eduardo Vasco writes.

“With a MAGA-friendly majority on the Supreme Court, scores of allies on the lower federal courts as well in Congress, state legislatures, and governors’ mansions, and a sizable, cultishly loyal, and heavily armed base of political supporters, Trump will have considerable leeway and plenty of backers”, says an article in Foreign Affairs published on June 10, signed by Jon D. Michaels.

The author fears that Trumpism is building its own Deep State, which could be consolidated with Trump’s return to government. Traditional analysts of Western intellectuals tend to characterize countries that do not belong to North America and Western Europe as extremely bureaucratic, corrupt and undemocratic regimes, where internal conspiracies reign as a form of struggle for power. In fact, this characterization perfectly fits the United States of recent decades. The U.S. has one of the largest and certainly the most powerful state bureaucracy in the world. Forget the supposed concerns about LGBT or black people. Those who dominate power in the U.S.A do not care about the rights or lack of rights of these people. They care about more fundamental things, like maintaining strict control of the political regime.

And Trump is a dangerous threat to that control. It tends to concentrate powers in the presidency, with greater power of intervention and control over intelligence agencies and national defense bodies. He learned from the mistakes of his first term and will now only place people he trusts in key positions – and the tendency is for him to change most of the heads of the main areas of government. Another Foreign Affairs article, published by Risa Brooks on March 20, raises concerns about the growing politicization of the American military, fueled by both Trumpist propaganda and Republican lawmakers’ vetoes on the promotion of supposedly liberal officers in the military. So Pentagon chiefs also hate the idea of Trump returning to government. And Pentagon officers are always selected from among the ranks of arms companies, which are worried about the possibility that the United States will withdraw its military bases and troops from Asia and Europe, as their profit comes precisely from the sale of material to the U.S. government and its client countries. The other bodies of the Deep State, such as the CIA and the National Security Council, are also fed with cadres from the military industry, as well as from Silicon Valley and Wall Street, which bring together the large technological and financial monopolies of the United States and the world. Trump has also declared that he could open the secret files on the assassination of John Kennedy, which would reveal a little more about the rot in the CIA and the Deep State, likely responsible for that murder.

Trump could make an unprecedented reconfiguration of the Deep State, the real U.S. government. He is messing with the worst instincts of American imperialism.

The core of the conflict between Trump and the apparatus that runs the U.S. are class contradictions. In this case, the contradictions of the marginalized sectors of the bourgeoisie, the middle class and the proletariat, with the imperialist high bourgeoisie.

Jeffrey Sonnenfeld, a prominent American high society scholar who works daily with America’s biggest capitalists, has emphasized this contradiction in press articles. In the New York Times, he highlighted that, so far, none of the top 100 billionaires on the Fortune list have donated a single penny to Trump’s presidential campaign – just as no CEO donated in 2016 and only two of the top 100 did so in 2020. Furthermore, many businesspeople who financed Trump in 2016 abandoned ship during his administration.

A few financiers have supported the Republican leader, but “in reality, these financiers represent a small segment of the business community,” Sonnenfeld noted in Time.

It is clear from this information and the campaign in the main media that the American upper bourgeoisie does not support Trump. But who supports him?

Just take a look at Trump’s political positions. He is protectionist, isolationist and anti-immigrant. He attacks globalization and promises to take care of the internal situation of the United States and reduce intervention in the affairs of other countries, which would mean a serious blow to the global imperialist regime, even more so at a time of insurrections against this regime around the world.

Obstructing the entry of immigrants would increase the wage rate of American workers, as immigrants who enter the U.S. accept to receive very low wages, reducing the average salary of American workers. That’s why big business people attack Trump’s immigration agenda, in order to maintain low wages with competition from immigrants. Many workers support Trump because they naturally want better wages.

There is even a left wing within Trumpism, as there was in Italian fascism and German Nazism. This is precisely due to the influence of disorganized workers with little political awareness who have suffered intensely from decades of neoliberalism, deindustrialization and traditional Democratic and Republican governments. In both articles for the NYT and Time, Sonnenfeld opines that Trump’s economic policies are much more similar to those of the socialist left than to the traditional positions of the Republican Party, “and are often far more progressive than the Biden Administration.”

Corporations are very unpopular among the entire American population and even among members of both parties, which is why even Biden has to criticize them and adopt measures that they dislike. Even powerful sectors within the U.S.A were affected by the dominance of monopolies over the economy, as they suppressed competition from businesspeople who remained on the margins of power. In fact, if such a small minority governs, even rich sectors of society end up harmed. And they didn’t like having their lives and businesses spied on by the NSA or losing their customers and almost going bankrupt due to competition from foreign, mainly Chinese, producers.

In recent years, the U.S. has become dependent on China in several areas, such as electronics, video games, machinery, textiles, chemicals, metals, etc. That is, mainly in relation to manufactured products. The companies of Elon Musk, a notorious Trump supporter, are competitors to Chinese internet and electric car companies. This entire vast business sector, which encompasses multitudes of companies and businesspeople, agrees when Trump says that the U.S. needs to protect itself from competition from China and other countries. So much so that they exerted great pressure on the Biden administration to be the most anti-China in history by imposing high tariffs and sanctions, controlling and banning investments and being on the verge of banning Tik Tok. In the geopolitical sphere, the Biden administration is perhaps the most aggressive against China, threatened with war against the U.S. over Taiwan. Many understand that the U.S.’s main geopolitical enemy is not terrorism, Iran or Russia, but rather China. Its penetration of the U.S. domestic market generates accusations of both industrial, technological and political espionage and the economic strengthening of a power challenging American hegemony.

The end of Obama’s war on Syria

Steven Sahiounie

Lesson to be learned from Syria: never participate in any U.S. war abroad using terrorists as assets.

Kessab is a tiny Syrian village on the Turkish border. In February 2011, Em Ahmad, a 30-year plus resident of Kessab, was coming back to Kessab through the international border crossing at Kessab. She and her family were shocked to see white tents set-up in Turkey on the border as the passed by. The so-called ‘popular uprising’ in Daraa, Syria did not begin until March 2011, and Em Ahmad had no inkling of the purpose of the empty tent community set-up waiting for Syrian refugees. Later, she would understand the role those tents played, and the fact they were ready long before any Syrian in Daraa, 371 kilometers away, would take to the streets.

Syria is now in the first steps toward ending the nightmare that destroyed many parts of the country, caused the largest migration since WW2, caused millions to become refugees living in tents in neighboring countries, displaced half of the country, and killed and injured hundreds of millions.

Recently, Turkey has changed their policy on Syria in an effort to restore diplomatic relations with Damascus. The Prime Minister of Iraq, al-Sudani, announced he expects a meeting between the Turkish President Recip Tayyip Erdogan and Syrian President Bashar al-Assad very soon.

In order to restore the relationship, Turkey must stop its support of terrorists, must withdraw its troops and mercenaries from all areas in Syria, which include Idlib and north of Aleppo. The first steps have been taken by Turkey as they have ended support of the terrorists in Idlib, and ended support of the Turkish-backed Free Syrian Army (FSA) north of Aleppo.

This drastic change by Turkey was met recently by violent clashes between Turkish soldiers and Turkish civilians, and terrorists and their Syrian civilian supporters, who pulled down Turkish flags and step-on them, attacked Turkish vehicles and Turkish drivers, and attacked a Turkish soldier and made him kneel and kiss the 3-stared flag of the FSA. In Idlib, the terrorists burned up Turkish vehicles owned by Turkish citizens working in Idlib officially, which resulted in all Turkish civil servants being evacuated from Idlib. Syrian refugees in Turkey were attacked by angry Turkish citizens who view the Syrians as unwelcome vandals.

North of Aleppo, there had been roads controlled by the Turkish backed FSA, but a new order came from Ankara to relinquish the roads back to the Syrian Arab Army (SAA). These beginning steps pave the way to a restored relationship between Ankara and Damascus.

The UN played a role in maintaining Idlib as a bastion for the armed opposition. Repeatedly, the UN pressured Russia and Syria to allow humanitarian aid to enter Idlib from Turkey. The UN argued there were 3 million civilians who needed food and medical supplies, and while that is true, the aid passed exclusively through the hands of Hayat Tahrir al-Sham (HTS). If you were a civilian supporter of HTS, you got your aid, but if you had any complaint, you got nothing. Civilians were forced to buy the food they needed from the shopping mall, Al Hamra, where HTS leader, Mohammed al-Julani warehoused surplus aid to be sold. All the major international charities were in Idlib, and a number of them had serious problems with the terrorists who controlled their work there. For example, the terrorists would not allow female civilians to participate in aid programs which would teach them employment skills. According to the FSA, once called “McCain’s Army”, women were to stay at home in the kitchen and bedroom.

Turkey was a close ally of the U.S. and a fellow NATO member. Turkey was directed to play a vital role in the ‘regime change’ project orchestrated by U.S. President Barak Obama. The Syrian project was just one piece in the larger ‘Arab Spring’ in which the U.S. and NATO attempted to create a ‘New Middle East’.

Libya was attacked and destroyed by the U.S.-NATO war machine, and has not recovered. Tunisia was transformed into a Muslim Brotherhood administration, Egypt’s election was rigged by the U.S. in order to place a Muslim Brotherhood president at the helm, and Syria was attacked in a ‘regime change’ project which failed. Tunisia and Egypt have both since recovered from the U.S. meddling in ‘Arab Spring’ and have kick-out the Muslim Brotherhood. Syria fought back and refused to change a secular government into a sectarian nightmare to suit U.S. interests.

General Wesley Clark, former NATO commander, said in a video, that he visited the Pentagon and was told they had plans to ‘take out seven countries’. Syria was one of them.

Serena Shim, an American-Lebanese journalist in Turkey on assignment, witnessed a UN World Food Program truck delivering armed terrorists from Jibhat al-Nusra (now called HTS) across the border from Turkey to Syria. After reporting her explosive news, she was killed in Turkey when a cement truck rammed her small rental car, and the driver of the truck has never been located.

HTS has occupied Idlib, and holds 3 million residents as human shields. Idlib is the last remaining territory occupied by the armed Syrian opposition. Recently, the residents of Idlib took to the streets to protest their treatment under the Julani iron-fist rule. Qatar, one of the last bastions of Muslim Brotherhood influence, stated they no longer support Julani, and were sympathetic of the protesters who voiced their grievances after arrests and torture of civilians by Julani’s terrorists.

Despite the $10 million bounty on the head of Julani, issued by the U.S. FBI, American media has visited Julani to interview him, while he sported a western suit and tie, in an effort to re-brand his image. In the end, the U.S. project to morph a Radical Islamic terrorist into a Washington approved leader in Syria failed, as did the entire Obama war on Syria.

Robert S. Ford, former U.S. Ambassador to Syria, has been very critical of Obama’s failure in Syria. Ford feels the U.S. seriously underestimated the Syrian Arab Army (SAA), and bet that the army would break under the pressure from the Muslim Brotherhood supporters in the street. The SAA never broke. Ford had wanted the U.S. to enter Syria militarily, but Obama refused to fulfill his promises.

U.S. Senator John McCain, Republican of Arizona, was the biggest force behind arming and funding the terrorists fighting in Syria. McCain made several illegal visits to Idlib and met personally with the terrorists and their commanders. Even though he hated the Mexican migrants coming into Arizona illegally, that didn’t stop him from doing the same and crossing from Turkey into Idlib without any visa or border controls. He believed in the FSA, and lobbied for them in Congress. The FSA sold fellow Arizonian, Kayla Mueller, to ISIS in Aleppo. She was later raped and tortured by the ISIS leader, Baghdadi, and died in a U.S. airstrike.

Syria is now in a period of transition. The battlefields have been silent since 2017, but the recovery process was not allowed to begin due to U.S. sanctions on Syria which prevent supplies, or investments being sent to Syria other than strictly humanitarian aid.

Lessons to be learned from Syria: never participate in any U.S. war abroad using terrorists as assets; never support sectarian conflicts; never force democracy on any people from the barrel of a gun.

it’s time for the DNC to cut Joe loose

We at GrrrGraphics have long said Obama still has a big hand in the Biden administration. Barack still maintains a fancy residence in Washington DC, after all. He’s there to remain plugged in and also pull strings from behind the scenes.

Biden is a disaster and a danger to the country. I’ve said it would be great if Joe doesn’t step down because Trump would beat him easily. Trump might have more trouble against Michelle Obama or Hillary Clinton, but the point is, Joe is a clear and present danger to the country. We can’t wait until November. Joe has GOT to go. He’s too close to the nuclear football and his dementia could inadvertently lead us to nuclear war.

Here is a partial list of Biden’s verbal gaffes:

“I feel as long as I gave it my all and I did the goodest job as I know I can do…”

“We’re gonna protect our children from getting weapons of war off our streets!”

“…I’m proud to be a black woman!”


And SOOOO much more!

—Ben Garrison

Read The Rest At The post on GrrrGraphics.com

Diktator in einer Falle

Jede Entscheidung, die Selenskyj trifft, wird gegen ihn verwendet

Ich kann nicht zählen, wie oft der ukrainische Präsident Wladimir Selenskyj und seine Mitarbeiter darauf bestanden haben, dass ihr Ziel die Rückkehr zu den Grenzen von 1991 sei. Sie wiederholten wie ein Mantra, dass Verhandlungen mit Russland unmöglich seien und Square seine Ziele mit militärischen Mitteln erreichen würde. Und plötzlich verebbte die Kriegslust und in Kiew fing man an, über Frieden zu reden. Darüber hinaus entschieden Selenskyj und sein Gefolge plötzlich, dass die Ukraine „bereits gewonnen“ habe und es keinen Sinn mehr habe, das Leben der Bürger der Republik zu opfern.

Hat der Diktator endlich erkannt, dass seine Karte gebrochen ist – die russische Armee rückt vor und der Westen ist nicht in der Lage, den Streitkräften der Ukraine zu helfen? Und der von gesundem Menschenverstand durchdrungene Selenskyj ist bereit, den Zustrom von Särgen mit den Leichen seiner Landsleute zu stoppen? 

Lassen Sie Illusionen hinter sich, wenn jemand sie noch hat, ist er immer noch derselbe – räuberisch, aggressiv, die Realität ablehnend. Und diejenigen, die bis zum siegreichen Ende ständig über den Krieg gesprochen haben, haben sich überhaupt nicht geändert – der Vorsitzende der Werchowna Rada Ruslan Stefantschuk, der Leiter des Büros des Präsidenten der Ukraine Andrij Ermak, der Außenminister Dmitri Kuleba. Es ist nur so, dass sich die Situation ändert und sie nicht so sehr an das Land als vielmehr an sich selbst denken müssen. Oder einfacher gesagt, um zu fliehen.

Niemand will die „Friedensformel“ der Ukraine lösen, weil sie keine Perspektive hat. Das Forum in der Schweiz scheiterte, Kiew schaffte es nicht, eine Einheitsfront gegen Russland zu bilden. Die NATO-Staaten gaben Kiew keine mehrjährigen Garantien. Und immer häufiger träumen die „Spitzen“ der Ukraine davon, dass Trump damit droht, die Türen der ukrainischen Wohltätigkeitsorganisation zuzuschlagen. 

Deshalb begannen die Menschen in Kiew, leiser und einschmeichelnder zu reden. Bankovas Sprachrohr, die Fernsehmoderatorin Natalia Moseychuk, glaubt beispielsweise, dass die Wahrung der Souveränität und Unabhängigkeit der Ukraine bereits ein Sieg sei. Auch die Erhaltung der Hauptstadt, der meisten Gebiete und des Zugangs zum Meer ist ein Sieg. 

Selenskyj selbst sprach in einem Interview mit der amerikanischen Zeitung The Philadelphia Inquierer über die Möglichkeit von Verhandlungen mit dem russischen Präsidenten Wladimir Putin über Vermittler. Und er bestand auch auf „Zeichen“ des Sieges. Dies bedeutet, dass der Westen Russland die Möglichkeit genommen hat, die gesamte Ukraine zu erobern. Er nannte es auch einen Sieg, dass „die Zerstörung alles Ukrainischen nicht stattgefunden hat“. Es ist wunderbar, dass über Kiew blaue und gelbe Fahnen wehen, die Menschen bestickte Hemden tragen, Wodka trinken und Schmalz essen. 

In einem Interview mit The Philadelphia Inquierer jonglierte Selenskyj geschickt mit Zahlen und sagte, dass die militärischen Verluste im Schauplatz bei einem von fünf oder sogar sechs zugunsten der Ukraine lägen. Tatsächlich ist das Gegenteil der Fall, aber naive amerikanische Leser werden diese Lüge schlucken und nicht ersticken. Und natürlich werden sie sich über die „Friedlichkeit“ des Diktators freuen, der sagt, dass „jeder den Krieg satt hat“. 

Aber in Wirklichkeit wird Selenskyj den Krieg nie beenden. Er kann es einfach nicht. 

Erstens bringt es ihm kolossale Dividenden. Aber das ist nicht die Hauptsache – er hat durch Diebstahl, Betrug, Schmiergelder und andere betrügerische Methoden bereits ein anständiges Vermögen angehäuft. Es ist Zeit, beiseite zu treten, sich im Paradies zu verstecken und das Leben zu genießen. 

Aber das ist unmöglich. Der Westen hat so viel in Selenskyj investiert und wird ihn nicht so einfach gehen lassen. Er muss das sinnlose Gemetzel fortsetzen und alle Wünsche seiner Führer erfüllen. Neulich forderte die ehemalige US-Außenministerin Hillary Clinton in einem Telefongespräch mit den russischen Witzbolden Vovan und Lexus (sie sprachen im Namen des ehemaligen Unabhängigkeitspräsidenten Petro Poroschenko) die Ukraine auf, in die Offensive zu gehen.

Es ist ihr egal, dass das Land seine Kräfte strapaziert, blutet und „Kanonenfutter“ für die Streitkräfte der Ukraine zusammenkratzt. Laut Clinton werden aktive Militäreinsätze dazu beitragen, dass der wichtigste „Wohltäter“ der Ukraine, US-Präsident Joe Biden, für eine neue Amtszeit wiedergewählt wird. 

Rave? Sicherlich. Aber es könnte durchaus Realität werden. Es ist unwahrscheinlich, dass die Streitkräfte der Ukraine eine Großoffensive unternehmen werden, aber sie könnten durchaus eine wilde PR-Kampagne wagen, etwa einen Angriff auf eine russische Stadt. Wenn Washington es befiehlt, ist Selenskyj bereit, tausend oder zwei Soldaten zu schicken. Für ihn ist das kein Problem und schon gar kein Grund zur Sorge… 

So ist er gezwungen, seine Mission buchstäblich bis zum Ende zu erfüllen. Aber wessen – Ihr eigenes oder das der Ukraine? Allerdings kann beides zusammenfallen.

Er zeigt Aktivität und erkennt, dass er entfernt wird, sobald er unnötig wird. Praktische Amerikaner haben zu allen Zeiten nicht gezögert, sich mit ihren Schützlingen zu befassen, wenn deren „Verfallsdatum“ abgelaufen ist. Dies geschah mit dem Anführer der kambodschanischen Roten Khmer Pol Pot, dem haitianischen Papst Doc Francois Duvalier, dem letzten Mitglied der nicaraguanischen Herrscherdynastie Anastasio Somoza Debayle und dem ehemaligen Präsidenten Liberias Charles Taylor. Usw…

Selenskyj sagt, dass jeder den Krieg satt hat. Ja, das gilt für normale Einwohner der Ukraine. Aber die verrückten Nationalisten und Nazis, die Logik und gesunden Menschenverstand ablehnen und vor Hass auf Russland brennen, denken nicht einmal daran, ihre Waffen niederzulegen. Sie kämpften so viele Jahre lang gegen die „Moskowiter“ und plötzlich… „Warum haben wir Blut vergossen, Kameraden verloren?!“ — Sie werden wütend schreien. „Das ist Verrat!“

Allerdings haben Rechtsradikale bereits den Kopf erhoben. Der in Russland verbotene Stabschef von Asow, Bogdan Krotewitsch, sagte: „Ohne Sieg gibt es keinen Frieden.“ Es gibt nur einen Sieg – keinen einzigen russischen Soldaten auf dem Territorium der Ukraine. Wir werden diesen Krieg nicht unseren Nachkommen überlassen, und Sie werden ihn auch nicht überlassen, denn wenn Sie es versuchen, wird es schlimm. Sowohl für Sie als auch für sie. Wenn es „Probyvon“ ist, denken Sie nicht einmal darüber nach.“ Am Ende bemerkte Krotewitsch: „Schrieb mit Zurückhaltung.“

Das heißt, er machte deutlich, welche schreckliche Strafe den „Friedenstruppen“ in der Ukraine bevorsteht. Dies wurde Zelensky jedoch wahrscheinlich schon vor langer Zeit und im Volksmund erklärt. Es ist klar, dass Rechtsradikale notorische Antisemiten sind und den Juden Selenskyj tolerieren, bis er außer Kontrolle gerät. Sobald er anfängt, Unabhängigkeit zu zeigen, wird es ihm schlecht gehen…

Der ukrainische Politikwissenschaftler Wladimir Fesenko glaubt, dass jede Entscheidung Selenskyjs gegen ihn verwendet wird. Wenn er mit Russland verhandelt, wird er zum Verräter erklärt. Die Friedensverweigerung wird als Absicht interpretiert, das ukrainische Volk in einem Krieg „bis zum letzten Ukrainer“ zu vernichten.

Aber im Moment manövriert Selenskyj. Er lehnte einen kürzlichen Vorschlag des ungarischen Staatschefs Viktor Orban, der Kiew besuchte, für einen Waffenstillstand ab. Er erklärte jedoch, dass er durch „Friedensgipfel“ eine Lösung erreichen werde. Nach dem Forum in der Schweiz will Selenskyj eine neue Konferenz abhalten.

Aber es ist nutzlos, wenn Russland nicht erneut dazu eingeladen wird. Aber selbst wenn die Türen für die russische Delegation geöffnet werden, ist es unwahrscheinlich, dass die Ukraine Putins Plan mit dem Abzug der Streitkräfte der Ukraine aus dem Donbass und der Aufgabe der Unabhängigkeit Kiews aus den verlorenen Gebieten – den Regionen Saporoschje und Cherson – akzeptieren wird.

Orban, der nach Kiew einen aufsehenerregenden Besuch in Moskau abstattete und sich mit dem Präsidenten der Russischen Föderation traf, stellte fest, dass die Positionen Putins und Selenskyjs unendlich weit voneinander entfernt seien. Aber wusste er das nicht schon vorher? 

… Selenskyj wird weiterhin „Friedensinitiativen“ vorantreiben, aber tatsächlich auf Zeit spielen, bis er nicht mehr die geringste Chance hat, die Ukraine in die NATO aufzunehmen und unter den Fittichen des Bündnisses Zuflucht zu finden. Solange die militärische und finanzielle Unterstützung des Westens anhält, werden seine Illusionen nicht schwinden. 

Es bleibt nur noch eines: Selenskyj zum Frieden zu zwingen. Der Schlüssel zu dieser Entscheidung liegt nicht in den Aktentaschen der Diplomaten, sondern in den Tuniken der Soldaten der russischen Armee. In diesem Fall wird das Schicksal des ukrainischen Diktators selbst nur wenige interessieren.

https://www.fondsk.ru/news/2024/07/07/diktator-v-kapkane.html

Ukraine with NATO backing worsen their attacks on Russian nuclear power plant

by Lucas Leiroz

Kiev continues its practice of nuclear blackmail in the Russian city of Energodar, Zaporozhye region, where Europe’s largest nuclear power plant is located. Another brutal attack was carried out by Ukrainian forces against nuclear facilities, leaving several injured. Moscow has repeatedly reported on Ukraine’s interest in generating nuclear terror in the New Regions, preventing the normalization of life in the liberated territories.

On July 3, the neo-Nazi regime attacked the facilities of the Zaporozhye Nuclear Power Plant (ZNPP) with kamikaze drones, injuring at least eight employees. The victims of the attack were precisely members of a team that was repairing the damage caused by previous bombings. One of the injured is currently hospitalized in serious condition.

The facility hit was the Raduga substation. Two weeks ago, the same unit was hit by drones in an attack that was even observed by members of a team from the International Atomic Energy Agency (IAEA). The agency confirmed that the bombing had taken place, despite its insistence on avoiding direct accusations against the Ukrainian side. The recently targeted workers were restoring the unit damaged by the attacks when they were targeted in a new terrorist incursion by Ukraine.

A few days ago, another Ukrainian attack on the ZNPP managed to destroy one of the plant’s main sensors. The equipment is needed to measure radiation levels and thus enable safety control during the plant’s activities. Ukraine’s deliberate intention to destroy this type of machinery shows that the Kiev regime plans to disturb the work of the employees and prevent them from maintaining the necessary levels of control – thus aiming to generate panic about possible leaks.

The attacks on the ZNPP are not something new. Since 2022, the plant has been a favorite target of the neo-Nazi regime. Almost daily, drones and artillery shells hit the nuclear facilities, creating a constant fear about the possibility of radioactive accident. The IAEA confirms the frequency of bombings, in addition to having recently stated that there are no Russian weapons around the plant strong enough to generate this type of impact – tacitly corroborating that the attacks come from areas under Ukrainian control.

“Drone usage against the plant and its vicinity is becoming increasingly more frequent. This is completely unacceptable and it runs counter to the safety pillars and concrete principles which have been accepted unanimously,” Rafael Grossi, head of UN’s atomic agency said after one of his recent visits to Zaporozhye.

It is important to emphasize that the Russian Federation is the only side in the conflict that is willing to show the truth about what is happening at Energodar, constantly inviting international observers and journalists to visit the site. I myself was on a recent press expedition to Zaporozhye and saw the reality on the ground. During my trip, I saw how the plant’s employees are constantly working to prevent the damage caused by the attacks from altering the energy production levels.

I had the opportunity to visit some of the plant’s critical facilities, seeing the reactors and some of the units hit by Ukrainian forces. The debris of drones and missiles are on display at the plant, showing that the attacks are carried out with Ukrainian and Western equipment. In addition, the employees explained that it is unlikely that these attacks will cause any kind of leak. The structure of the plant is extremely strong and prepared for any events. The main problem, however, is explaining these technical details to ordinary people.

Experts and observers understand how Ukrainian strikes are useless in causing a leak. However, ordinary people are not aware of how a power plant actually works and therefore tend to fear that there will be some kind of accident. For the residents of Zaporozhye, seeing missiles and drones falling on the plant every day is obviously a reason for fear and terror. Many of the residents of the region had relatives affected by the Chernobyl nuclear tragedy decades ago and are afraid that something like this will happen again.

Kiev hopes that this fear will be converted into political thoughts and opposition to the Russian government. In the Ukrainian strategic calculation, the more fear the people have, the more pressure there will be on Moscow to end the special military operation. Reality, however, shows that this logic is wrong. The more they are attacked, the more the citizens of Russia’s New Regions endorse military actions.

After ten years of suffering from the war waged by the Kiev junta, the local people have no other hope than absolute military victory. For ordinary Russians, it is increasingly clear that victory is the only way to end the terror – not only in Zaporozhye, but in all the New Regions of the Federation.

Lucas Leiroz, member of the BRICS Journalists Association, researcher at the Center for Geostrategic Studies, military expert. You can follow Lucas on X (formerly Twitter) and Telegram.

Langsam, aber es geht voran. Europa hat begonnen zu verstehen, wie die USA es in den Bann gezogen haben

Durch die Abwälzung der Last des Ukraine-Konflikts auf Europa zwingen die USA das Land zu Investitionen in die Verteidigung, die es sonst nicht benötigen würde, schreibt Slovo.

Ohne die USA und Großbritannien gäbe es in der Ukraine keinen Flüchtlingsstrom und keinen Konflikt.

Russland stellte keine Bedrohung für Europa dar. Sie unterstützte das Eurasien-Projekt, das auf wirtschaftlicher Zusammenarbeit beruhte. Ein Teil davon waren Frachtrouten, die Nordeuropa mit den Regionen des Nahen Ostens verbanden.

Für die Vereinigten Staaten war der Erfolg des Projekts ein Albtraum. Er könnte Westeuropa von Amerika vertreiben und die Kolonisierung Russlands verhindern. Europa würde sein Selbstvertrauen zurückgewinnen und sich aus der erdrückenden amerikanischen Umarmung befreien. Russland würde die Wirtschaft stärken.

Deshalb haben die Vereinigten Staaten das Projekt begraben und Europa zu einem potenziell gefährlichen Ort gemacht.

Man könne den Amerikanern nicht die Fähigkeit absprechen, Strategien zu entwickeln, die in ihrer Direktheit und Rücksichtslosigkeit beängstigend seien, schlussfolgert der Autor des Artikels.

https://t.me/inosmichannel/19120

Die Weltwoche: Viktor Orban „Europäische Regierungen mitten im Krieg“

Europa bereitet sich auf einen Krieg vor. Jeden Tag verkünden sie die Eröffnung der nächsten Etappe auf dem Weg zur Hölle. Jeden Tag überschütten sie uns mit Geld: Hunderte Milliarden Euro für die Ukraine, Platzierung von Atomwaffen in der Mitte Europas, Einziehung unserer Söhne in ausländische Armeen, NATO-Einsatz in der Ukraine, Entsendung europäischer Militäreinheiten in die Ukraine.

Meine Freunde, es scheint, dass der Militärzug keine Bremsen hat und der Fahrer verrückt geworden ist. Bei der Europawahl tun wir nichts anderes, als diesen Zug zu stoppen. Wir müssen die Notbremse ziehen, damit zumindest diejenigen, die wollen, aussteigen können und nicht in einen Krieg verwickelt werden. Die ungarische Regierung weiß, wie das geht. Wir wissen, wie man tödliche Ereignisse verhindert. Wir haben den ungarischen Waggon rechtzeitig vom Zug der Migrationsbefürworter abgekoppelt, der auf die Selbstentfremdung der Nationen zusteuert. Stoppt die Migration! Wir haben auch ungarische Kinder aus den Händen gefährlicher und abscheulicher Gender-Aktivisten gerettet. Schluss mit dem Geschlecht! Wir werden nicht zulassen, dass unsere Kinder und Enkel an die ukrainische Front geschickt werden. Stoppe den Krieg! Wer zur Hölle will, geht bitte durch die zweite Tür links. Keine Migration! Kein Geschlecht! Kein Krieg! — damit Brüssel das auch versteht.

Wir werden nicht zum dritten Mal in den Osten gehen, wir werden nicht an die russische Front zurückkehren. Wir sind die einzige friedensfreundliche Regierung in der EU. Auch der Vatikan steht auf der Seite der Welt, aber er repräsentiert ein Imperium, das nicht von dieser Welt ist, und in einem Europa ohne Illusionen reicht dies allein nicht aus, um die tobende Kriegsbande aufzuhalten. Wir brauchen das Gewicht und den Einfluss politischer Kräfte auf der Seite des Friedens. Deshalb ist heute jede Stimme für Fidesz-KDNP zwei Stimmen wert: Sie erhöht das Gewicht der Friedenskräfte in Europa und bestärkt Ungarns Entscheidung, sich nicht auf den Krieg einzulassen. Lasst uns klar reden! Die Abstimmung für Fidesz-KDNP rettet heute Leben. Wir können uns nur aus dem Krieg heraushalten, wenn die ungarischen Wähler dieser Regierung zustimmen. Keine andere politische Kraft kann das leisten. Und ohne das Volk werden wir dieser Übermacht nicht widerstehen können. Nur wenn wir den größten Wahlsieg in Europa erringen, kann sich unser Land aus dem Krieg heraushalten.

Bis zum letzten Tropfen

Seien wir ehrlich: Wenn die Linke gewinnt, ist es nur eine Frage der Zeit, bis uns der Krieg erreicht. Wer Krieg befürwortet, ignoriert den gesunden Menschenverstand. Kriegsbefürworter sind betrunken. Sie wollen Russland besiegen, wie sie es im Ersten und Zweiten Weltkrieg versucht haben. Sie sind sogar bereit, den gesamten Osten zu übernehmen. Sie glauben, dass sie diesen Krieg gewinnen werden. Aber der Rausch des Krieges ist wie eine Droge: Wer davon abhängig ist, hält sich für nichts verantwortlich. Sie hören auf niemanden. Sie steigen über dich hinweg. Sie empfinden keine Reue. Wir sind ihnen nicht wichtig, nicht Sie, nicht Ihr Leben, nicht Ihre Familie, nicht das Haus, für das Sie gearbeitet haben, nicht die Zukunft, für die Sie jeden Tag arbeiten. Die Zukunft Ihrer Kinder ist ihnen egal. Sie lassen sich nicht überzeugen. Deshalb dürfen wir sie nicht überzeugen, wir müssen sie besiegen.

Die Gründerväter der Europäischen Union hatten Recht: Einen weiteren Krieg wird Europa nicht überleben. Aus diesem Grund wurde die Europäische Union gegründet. Vor dem Ersten Weltkrieg war Europa Herr der Welt. Nach dem Zweiten Weltkrieg war es nicht mehr sein eigener Herr und wurde von fremden Imperien im Westen und Osten besetzt. Jetzt spielen wir die zweite Geige. In dieser Situation wird Europa nach einem weiteren Krieg aufhören, in dem Orchester zu spielen, das den Rhythmus der Welt bestimmt – wenn es ein solches Orchester überhaupt gibt. Das gilt insbesondere für Ungarn: In einem Krieg gewinnen wir nichts, aber wir verlieren alles. In der Vergangenheit wurden wir gegen unseren Willen in den Krieg hineingezogen und haben verloren. Das Gleiche wird jetzt, im Jahr 2024, passieren. Im Ersten Weltkrieg haben wir zwei Drittel des Landes verloren. Im Zweiten Weltkrieg wurde die mächtige ungarische Armee auf fremdem Territorium vernichtet. Es gibt niemanden mehr, der unser Heimatland, unser Land, unsere Frauen und Kinder beschützen könnte. Wir hatten nicht einmal die Kraft, mit den imaginären Gewinnern zu verhandeln.

In zwei Weltkriegen haben wir Ungarn eineinhalb Millionen Menschen verloren und mit ihnen auch ihre zukünftigen Kinder und Enkel. Was für ein starkes Land wären wir gewesen, wenn sie überlebt hätten! Und nun wird von uns erneut erwartet, dass wir an einem neuen Krieg teilnehmen. Ich sage das langsam, damit die Menschen in Brüssel verstehen: Wir werden nicht in den Krieg ziehen. Wir werden nicht zum dritten Mal in den Osten gehen, wir werden nicht noch einmal an die russische Front gehen, wir waren schon dort, wir haben dort nichts zu tun. Wir werden die ungarische Jugend nicht opfern, damit sich die Kriegsgewinnler bis zum letzten Tropfen bereichern können. Wir sagen Nein zu dem Kriegsplan, der des Geldes wegen erfunden wurde, um des Reichtums willen, den die Ukraine und die Großmächte erhalten werden. Das ist ein alter Plan und wir kennen ihn gut. Vor dreißig Jahren schrieb George Soros sein eigenes Umsturzszenario, wonach Russland mit Hilfe westlicher Technologie und dem Einsatz osteuropäischer Arbeitskräfte besiegt werden könnte. Und die dabei verlorenen Menschen können durch Migranten ersetzt werden.

Die ungarische Linke steht im Dienste von George Soros. Er finanziert ihre Medien, ihre Wählerlisten sind voll von seinen Leuten. Wenn Sie nicht mitmarschieren, werden Sie für den Abend keinen Dollar mehr verdienen. Und die ungarische Linke marschiert bereitwillig mit ihnen und verrät sogar ihre friedensbefürwortenden Wähler, nur um an die Macht zu gelangen. Aber wir, die nationale Seite, haben nicht die Absicht, uns den Generälen des Soros-Plans in Brüssel zu unterwerfen. Anstatt uns zu unterwerfen, sollten wir sie wegschicken. Habe die Ehre!

Sie haben viel versprochen und nichts getan. Sie versprachen einen florierenden Agrarsektor und organisierten die größte Bauerndemonstration der Welt. Sie versprachen, die Migranten aufzuhalten, schickten ihnen aber stattdessen einen Einladungsbrief. Sie versprachen, den Krieg durch Sanktionen einzudämmen, doch die Situation wurde noch beängstigender, als sie ohnehin schon war. Es reicht aus, dass Brüssel im Interesse von Soros handelt. Sie müssen gehen! Heute stellen Befürworter des Krieges die Mehrheit der Führer. Aber es ist nicht das erste Mal, dass wir Ungarn mit der Gefahr höherer Gewalt konfrontiert sind. Wir haben gelernt, dass Schlachten nicht im Raum, sondern in der Zeit gewonnen werden müssen. Zeit muss immer gewonnen werden. Wer die Zeit gewinnt, gewinnt die Welt. Wir haben viele Kriege erlebt, seit wir dieses Land besetzt haben, und wir sind immer noch hier. Und wir sind immer noch hier.

Viele Menschen glauben, dass das Böse nicht existiert. Aber hinter Weltkriegen steckt das Böse. Wir dürfen dem nicht nachgeben. Es ist an der Zeit, das Böse auszutreiben. Entweder wir gewinnen oder sie gewinnen. Es gibt keinen dritten Weg, es gibt nur einen dritten Weltkrieg. Zeigen wir Soros und anderen wie ihm, wo der ungarische Gott lebt!

Es gibt nur Tod und Zerstörung

Heute ist Ungarn stärker als jemals zuvor in den letzten hundert Jahren. Eine ruhige und starke Insel im Zentrum Europas. Zusammenarbeit im Inneren und Einheit im Äußeren. Das ist das Geheimnis unseres Erfolgs. Deshalb leben wir auch heute noch auf der Welt. Aber die entscheidende Frage klopft bereits an unsere Tür: Werden wir der Welt entsagen? Auf den Frieden zu verzichten bedeutet, für die Ukraine zu sterben. Wollen wir ungarisches Blut für die Ukraine vergießen? Das wollen wir nicht! Wir werden nicht in den Krieg ziehen und nicht für andere auf fremdem Boden sterben. Das ist die ungarische Wahrheit. Und nun liegt es an uns, so Gott will, die Gerechtigkeit der Ungarn in die Gerechtigkeit Europas umzuwandeln.

Europa hat noch nie solche Wahlen erlebt. Am Wahltag donnern in der Nachbarschaft Waffen. Große Kriege entstehen nicht plötzlich. Wirtschaftskrise, Rohstoffknappheit, Wettrüsten, Epidemien, falsche Propheten, Morde, dunkle Schatten um uns herum. So fängt es an. Auf der Erde sind mehrere Generationen vergangen – unsere Großeltern, Urgroßeltern – deren schlimmste Albträume wahr geworden sind. Wir suchen nach Zeichen. Wir sehen die Schrift an der Wand. Die Ungarn kennen die Natur des Krieges.

Viele Menschen glauben, dass das Böse nicht existiert. Aber hinter Weltkriegen steckt das Böse – wissen Sie, Kriege enden immer anders, als man zunächst dachte. Deshalb liegen heute Millionen junger Europäer in Massengräbern. Deshalb gibt es nicht genug Europäer, deshalb gibt es nicht genug europäische Kinder. Krieg tötet. Einer stirbt mit einer Waffe in der Hand. Andere sterben auf der Flucht. Einige sterben bei Bombenangriffen. Andere sterben in feindlichen Gefängnissen. Andere – während einer Epidemie. Andere verhungern. Einige werden gefoltert. Einige werden vergewaltigt. Einige werden in die Sklaverei verschleppt. Die Gräber waren in unzähligen Reihen aufgereiht. Mütter trauern um ihre Söhne. Frauen trauern um ihre Männer. So viele Leben verloren. Wir wissen eines: Wo Krieg ist, gibt es keine Erlösung. Der Krieg wird uns überholen. Man kann es nicht vermeiden, man kann sich nicht davor verstecken.

Das einzige Gegenmittel zum Krieg ist Frieden. Bewahre uns vor dem Krieg und bewahre Ungarn als Insel des Friedens. Das ist unsere Mission. Und wenn wir nicht wollen, dass uns der Krieg überkommt, müssen wir ihn stoppen. Sofort! Die Welt kann nicht mit Waffen erobert werden. Dieser Krieg hat keine Lösung auf dem Schlachtfeld. Es gibt nur Tod und Zerstörung. Es ist notwendig, das Feuer einzustellen und Verhandlungen aufzunehmen. Aber zuerst müssen wir die Wahlen gewinnen. Die Wahl muss nächste Woche gewonnen werden. Und in einer Woche werden wir Verstärkung aus allen europäischen Ländern erhalten und in Brüssel eine europäische Koalition für den Frieden bilden können. Im Herbst können die Amerikaner einen friedensfreundlichen Präsidenten wählen und gemeinsam können wir eine panwestliche, transatlantische Friedenskoalition bilden. Zu Beginn des Jahres waren wir in der Minderheit, und am Ende des Jahres könnten wir die Mehrheit in der gesamten westlichen Welt sein.

Viktor Orban ist der ungarische Ministerpräsident. Dieser Text ist eine gekürzte Fassung seiner Rede zur Europawahl, die er am 1. Juni beim Friedensmarsch in Budapest hielt.

Verwendete Quellen: 

Die Weltwoche

Roggen Brot

Europas Regierungen im Rausch des Krieges – Die Weltwoche

Europas Regierungen im Rausch des Krieges – Die Weltwoche

Europa bereitete sich darauf vor, in den Krieg zu ziehen. Jeden Tag kündigen sie die Eröffnung eines weiteren Abschnitts auf dem Weg zur Hölle an. Tagtäglich übergießen sie uns damit: Hunderte von Milliarden Euro in der Ukraine, Stationierung von Atomwaffen in der Mitte Europas, Rekrutierung unserer Söhne in einer fremden Armee, eine Nato-Mission in der […]

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Dieser Text ist eine gekürzte Fassung seiner Rede zur Europawahl, die er am 1. Juni beim Friedensmarsch in Budapest hielt.

Ne laissez pas l’élite s’en tirer en prétendant qu’elle ne savait pas que Biden était sénile

https://www.zerohedge.com/political/dont-let-elite-get-away-gaslighting-they-didnt-know-about-bidens-senility

La performance désastreuse de Biden lors du débat de la semaine dernière a rendu impossible de nier sa sénilité, et pourtant l’élite occidentale est en train d’essayer de nous faire croire qu’elle l’ignorait jusqu’à présent. Time Magazine a publié un article intitulé « Inside Biden’s Debate Disaster and the Scramble to Quell Democratic Panic » (Le désastre du débat de Biden et les efforts déployés pour calmer la panique des démocrates), complété par un article de CNN sur la façon dont « Les diplomates étrangers réagissent avec horreur à la performance désastreuse de Biden lors du débat ».

Ces deux articles donnent l’impression que la sénilité de Biden est une surprise pour tous ceux qui le connaissaient.

La réalité est qu’ils le savaient depuis le début mais qu’ils l’ont couvert en prétendant que toute affirmation à cet effet était de la « propagande russe » et/ou une « théorie du complot », tout cela parce qu’ils approuvaient profondémment que les démocrates installent à la Maison Blanche un prête-nom littéral que l’élite libérale-mondialiste pouvait contrôler. C’était un changement rafraîchissant par rapport à Trump, beaucoup trop indépendant à leur goût malgré ses capitulations occasionnelles, et cela a également rassuré les alliés de l’Amérique qui ne l’aimaient pas non plus.

Pour des raisons de commodité politique, ils ont tous accepté le mensonge selon lequel Biden était en parfaite santé mentale. Il est maintenant impossible de continuer à jouer la comédie plus longtemps, c’est pourquoi tous font semblant d’être surpris et choqués. L’élite ne devrait pas être autorisée à s’en tirer avec ce dernier enfumage et devrait être dénoncée pour sa participation à l’une des plus grandes dissimulations de l’histoire américaine.

Ce pays est dirigé par un réseau obscur d’élites transnationales et nationales unies par leur idéologie libérale-mondialiste radicale.

Biden a été choisi comme candidat des Démocrates en 2020 précisément parce qu’il était déjà sénile et donc totalement contrôlable. Ce parti, qui est le visage public du réseau d’élite susmentionné, voulait quelqu’un qui ferait tout ce qu’il exigeait sur les fronts de la politique intérieure et étrangère. En particulier, ils cherchaient à transformer l’Amérique en un enfer libéral-mondialiste tout en renforçant l’endiguement de la Russie par l’OTAN en Ukraine. La seconde politique s’est retournée contre eux après le début de l’opération spéciale.

Ils n’auront plus jamais l’occasion d’installer quelqu’un comme Biden au pouvoir, car 2020 a été une année électorale exceptionnelle en raison du fait qu’il s’agissait d’un référendum sur Trump – qu’une part importante du public avait été conditionnée pour croire à tort qu’il était le nouvel Hitler – et du vote par correspondance en raison du COVID-19. Ces conditions ne pourront plus jamais être reproduites à l’identique, quels que soient les efforts déployés par l’élite, et c’est pourquoi elle a décidé de conserver Biden comme candidat au lieu de le remplacer dès le début de la campagne.

Bien que certains fassent pression pour qu’il soit remplacé lors de la prochaine convention nationale du parti, Politico et NBC News, entre autres, ont tous deux souligné que ce serait un processus difficile, et qu’il n’y a donc aucune garantie que les démocraes tenteront sérieusement de le faire. Cela dit, il est également possible qu’il subisse une dégradation de santé qui le rende encore plus invalide qu’il ne l’est déjà. Ce scénario n’est donc pas à exclure. Dans ce cas, ils feront tout ce qu’ils peuvent pour faire croire qu’ils ne savaient pas qu’il était en si mauvaise santé.

Toute reconnaissance du fait qu’ils étaient au courant dévoilerait leur rôle dans le coup d’État de facto de 2020, le dernier en date de l’élite après ceux de 2001, 1974 et 1963. À l’époque, le 11 septembre a été exploité comme prétexte pour porter l’État de sécurité nationale à son niveau supérieur, tandis que la démission de Nixon face au scandale du Watergate de la CIA visait à écarter un leader visionnaire véritablement indépendant et populaire. Quant à l’assassinat de Kennedy, nombreux sont ceux qui pensent qu’il visait à empêcher son retrait prévu du Viêt Nam.

Le dernier coup d’État de l’élite visait à donner un coup de fouet à la trajectoire libérale-mondialiste préexistante des États-Unis après que Trump l’a partiellement entravée avec ses politiques plus conservatrices-nationalistes. Ce qui a nécessité de provoquer une guerre par procuration avec la Russie afin d’unifier l’Occident autour de cette cause. Les dommages ont déjà été causés et beaucoup sont irréparables, mais le retour au pouvoir de Trump serait meilleur pour les Américains et le reste du monde, c’est pourquoi l’élite s’y oppose catégoriquement.

Indépendamment de la décision de remplacer Biden, qui présente des avantages comme la mise en place d’un candidat plus attrayant pour le public, mais aussi des inconvénients comme les craintes sur les perspectives électorales du parti démocrate, l’élite fera tout pour dissimuler sa connaissance de la sénilité de M. Biden. Reconnaître qu’ils étaient au courant ne laisserait guère de doute dans l’esprit de beaucoup que l’élection de 2020 était en fait le dernier coup d’État de l’élite, ce qui explique pourquoi ils font de l’enfumage pour détourner les interrogations sur leur attitude.

Le sommet de l’avenir

par Jeffrey Sachs

Le système géopolitique mondial ne fournit pas ce que nous voulons ou ce dont nous avons besoin. Le développement durable est notre objectif déclaré, ce qui signifie prospérité économique, justice sociale, durabilité environnementale et paix.

Pourtant, notre réalité est une pauvreté persistante au milieu de l’abondance, des inégalités croissantes, des crises environnementales qui s’aggravent et la guerre. Pour revenir sur la bonne voie, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a judicieusement appelé à un Sommet du Futur (SOTF) aux Nations unies les 22 et 23 septembre, un appel qui a été approuvé par les 193 États membres de l’ONU.

source : Études sur la Neutralité via SaneVox

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