Inflation Is A Policy. Gold Does Not Reflect Monetary Destruction, Yet, by Daniel Lacalle

When a government is as indebted as the U.S.’s, inflation is stealth default. From Daniel Lacalle at dlacalle.com:

The money supply is rising again, and persistent inflation is not a surprise. Inflation occurs when the amount of currency increases significantly above private sector demand. For investors, the worst decision in this environment of monetary destruction is to invest in sovereign bonds and keep cash. The government’s destruction of the purchasing power of the currency is a policy, not a coincidence.

Readers ask me why the government would be interested in eroding the purchasing power of the currency they issue. It is remarkably simple.

Inflation is the equivalent of an implicit default. It is a manifestation of the lack of solvency and credibility of the currency issuer.

Governments know that they can disguise their fiscal imbalances through the gradual reduction of the purchasing power of the currency and with this policy, they achieve two things: Inflation is a hidden transfer of wealth from deposit savers and real wages to the government; it is a disguised tax. Additionally, the government expropriates wealth from the private sector, making the productive part of the economy assume the default of the currency issuer by imposing the utilization of its currency by law as well as forcing economic agents to purchase its bonds via regulation. The entire financial system’s regulation is built on the false premise that the lowest-risk asset is the sovereign bond. This forces banks to accumulate currency—sovereign bonds—and regulation incentivizes state intervention and crowding out of the private sector by forcing through regulation to use zero to little capital to finance government entities and the public sector.

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Is America Losing? By Matthew Piepenburg

Is America repeating the mistakes of the Soviet Union? From Matthew Piepenburg at vongreyerz.gold:

Below, we soberly assess the lessons of history and math against the current realities of a debt-defined America to ask and answer a painful yet critical question: Is America losing?

THE END OF HISTORY AND THE LAST MAN

In 1992, while I was still an undergrad with a seemingly endless optimism in life in general and the American Dream in particular, the American political scientist, Francis Fukuyama, published a much-discussed book entitled, The End of History and the Last Man.

Released in the wake of the wall coming down in Berlin and a backdrop of continually low rates and rising US markets, this best-selling and optimistic work captured the Western mindset with obvious pride.

With its central theme (supported by an overt Hegelian and dialectal framework) of capitalism and liberal democracy’s penultimate and victorious evolution (Aufhebung moment) beyond the Soviet dark ages of a debt-soaked and centralization/autocratic communism, the famous book made headline sense in this Zeitgeist of American exceptionalism.

But even then, amidst all the evidence of Soviet failures (from extended wars, currency destruction, unpayable debts and a clearly dishonest media and police-state leadership), my already history-conscious (and fancy-school) mind could not help but wonder out loud if this book’s optimistic conclusion of the West’s ideological and evolutional end-game was not otherwise a bit, well: naïve.

Had the West truly reached a victorious “end of history” moment?

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L’OTAN est-elle parvenue à affaiblir la Russie ?

par Dominique Delawarde

Plusieurs de mes correspondants affirment que l’un des objectifs de l’occident otanien dans sa guerre de proxy contre la Russie était de l’affaiblir et que cet objectif est presque atteint aujourd’hui.

Dans mon appréhension des événements et des faits, je pense qu’ils se trompent lourdement et qu’au contraire la Russie est beaucoup plus forte aujourd’hui qu’elle ne l’était avant le 22 février 2022.

Examinons les faits incontestables portant, en particulier, sur les 4 points suivants: la démographie, l’économie, les réseaux d’alliance, la puissance militaire.

• Sur le plan démographique : la Russie a, certes, perdu quelques dizaines de milliers de soldats et de civils, certains propagandistes de plateaux TV occidentaux évoquant même quelques centaines de milliers d’individus. Mais la Russie a déjà gagné plus de huit millions d’habitants depuis février 2022 si l’on veut bien considérer l’annexion du Donbass, de 2 oblasts du Sud de l’Ukraine et l’accueil de nombreux réfugiés ukrainiens russophones et russophiles. Peut être en gagnera-t-elle davantage dans les mois à venir…

La Russie est donc, de facto, bien plus peuplée aujourd’hui qu’elle ne l’était avant le lancement de l’opération spéciale.

• Sur le plan économique : les données et prévisions du FMI, généralement pessimiste pour tout ce qui ne gravite pas autour de l’occident otanien, montrent que la croissance de la Russie est aujourd’hui supérieure à celle des USA, de trois fois supérieure à celle de l’UE, et de 4,5 fois supérieure à celle de la France. Pour mémoire, au 31 décembre 2021, avant l’opération spéciale, le taux de croissance annuel russe était inférieur à celui des USA, de l’UE et de la France (Source : base de données du FMI).

La dynamique de croissance économique est donc aujourd’hui du côté russe, alors qu’elle ne l’était pas avant le lancement de l’opération spéciale.

Les plus de 15 000 sanctions économiques appliquées à la Russie ont obligé celle ci à restructurer son économie et à se tourner vers de nouveaux partenaires. Relire et méditer ce qu’un homme d’affaire russe écrivait en avril 2019 à propos des sanctions :

• https://reseauinternational.net/la-russie-tirerait-elle-benefice-dune-levee-immediate-des-sanctions

Il ne faut pas oublier non plus l’apport économique incontestable et non négligeable des nouvelles régions annexées qui étaient les plus riches et les plus dynamiques d’Ukraine.

• Sur le plan des alliances : le monde entier peut constater que les alliances incluant la Russie ont le vent en poupe (OCS et BRICS, en particulier) et que le monde otano-kiévien perd en crédibilité au fil du temps qui passe, de l’opération spéciale en Ukraine, et du soutien au génocide des gazaouis.

Ces alliances, (OCS et BRICS) créées à l’initiative de la Russie et de la Chine en réaction au démembrement de la Yougoslavie et au bombardement de Belgrade par l’OTAN en 1999, fonctionnent parfaitement et restent solidaires. 4 des dirigeants des BRIC se connaissent parfaitement car ils sont au pouvoir depuis plus de 10 ans dans leur pays et se sont rencontrés des dizaines de fois.

Poutine et Lula étaient déjà au pouvoir en 2008, année de la fondation des BRICS, Xi Jinping a accédé au pouvoir en 2013, Modi en 2014. La Russie est aussi moins isolée que jamais parce qu’elle a su se poser en championne d’un monde multipolaire auquel aspire une forte majorité planétaire.

Une anecdote amusante à cet égard. La télévision chinoise CCTV réalise une courte émission à chaque arrivée de chef d’État ou de représentant étranger important à l’aéroport de Pékin.

L’émission concernant Scholtz a été visionnée en ligne par 7000 internautes, a reçu 172 likes et a suscité 27 commentaires.

L’émission concernant Vladimir Poutine a été visionnée par 2,3 millions d’internautes, a reçu 26 000 likes et a suscité 3500 commentaires.

QUI de Scholtz ou de Poutine suscite l’intérêt et l’adhésion des internautes du monde entier ? (lire les commentaires…)

Sur le plan des alliances, la Russie ne s’est donc pas affaiblie mais s’est sensiblement renforcée depuis le début de l’opération spéciale, face à un occident dont la popularité et la crédibilité s’effondre lentement mais sûrement dans la majorité planétaire.

• Sur le plan de la puissance militaire : La puissance de l’appareil militaire russe s’est considérablement renforcée depuis le début de l’opération spéciale. Les effectifs ont beaucoup augmenté sous le double effet de la mobilisation partielle de l’automne 2022 et du recrutement massif de nouveaux soldats professionnels. Par ailleurs tous les experts s’accordent à reconnaître que le complexe militaro-industriel russe fonctionne à plein régime avec une capacité de production bien supérieure à celle de tous les pays membres de l’OTAN réunis. Il fournit les munitions et les matériels en quantité suffisante aux forces engagées sur le terrain.

Après plus de deux ans de guerre de haute intensité et de leçons apprises sur le terrain, l’Armée russe est sans aucun doute beaucoup plus entraînée à la guerre de haute intensité qu’elle ne l’était au début du conflit. Elle a pu tester et adapter ses matériels et ses modes d’action en conditions réelles et mettre en service de nouveaux matériels toujours plus efficaces. L’attaque terroriste de Moscou a renforcé lé détermination des russes à s’engager et à se battre pour défendre la sécurité de leur pays face à un occident otanien jugé déloyal et vicieux.

Les forces armées russes sont donc beaucoup plus fortes qu’elles ne l’étaient au tout début de l’opération spéciale. Elles ont désormais les moyens humains et matériels d’ouvrir de nouveaux fronts là où leur commandement le souhaite. Elles viennent de le démontrer avec succès en ouvrant le front de Kharkov mais pourraient en ouvrir d’autres, lorsque le moment sera venu, pour finir d’épuiser et de disperser les forces otano-kiéviennes.

En conclusion,à ceux qui s’obstinent dans leur fantasme d’une victoire otano-kiévienne et d’affaiblissement de la Russie, je dis très simplement qu’il faut admettre les réalités évoquées ci dessus. Pour moi, il ne fait aucun doute que la Russie n’a jamais été aussi forte, puissante et résiliente sur tous les plans depuis l’effondrement de l’Union soviétique en 1990 et, de plus, la dynamique est de son côté.

Le seul affaiblissement que les néocons US, et leurs complices des gouvernances de l’UE qu’ils ont promues, ont magnifiquement réussi à obtenir est celui d’une Union européenne qu’il s’agissait d’asservir aux USA pour un nouveau siècle.

Poutine reste maître des horloges. Les forces russes passeront à la vitesse supérieure au moment jugé le plus opportun pour engranger un maximum de bénéfice d’une victoire dont aucun analyste sérieux ne pouvait et ne devrait douter.

Général Dominique Delawarde

Craig Murray : The Drive for War

By Craig Murray


The collective shrug with which the Western media and political class noted the attempted assassination of Slovakian Prime Minister Robert Fico has been telling.

Can you imagine the outrage and emotion that would have been expressed by Western powers if not Fico but a pro-Ukraine, anti-Russian leader within the EU had been attacked? The new orders for weapons that would have been presented to the arms manufacturers, the troops that would have been deployed, the sabres that would have been rattled?

Instead we have the media telling us that Fico opposed sending arms to Ukraine and opposed threatening Russia. We are told he did not accept the mainstream narrative on Covid vaccinations. The media do not quite say he deserved to be shot, but they come very, very close.

Fellow EU leaders followed correct form in making statements of shock and disgust at the attack on Fico, but they were formal and perfunctory. The “not actually one of us” message was very clear.

There are now an ordered set of neoliberal beliefs to which anybody in a Western nation participating in public affairs must subscribe, or they are beyond the pale.

Not to subscribe to all of these beliefs makes you a “populist”, a “conspiracy theorist”, a “Putin puppet” or a “useful idiot”.

These are some of the “key beliefs”:

1) Wealth is only created by a small number of ultra-wealthy capitalists on whom the employment of everybody else ultimately depends.
2) The laws governing financial structures must therefore tend to concentrate wealth to these individuals, so that they may deploy it as they choose.
3) State-created currency must only be concentrated in and distributed to private financial institutions.
4) Public spending is always less efficient than private spending.
5) Russia, China and Iran pose an existential threat to the West. That comprises both an economic threat and a physical, military threat.
6) Colonialism was a boon to the world, bringing economic development, trade and education to people of inferior cultures.
7) Islam is a threat to Western values and to world development.
8) Israel is a necessary project for spreading Western values to the uncivilised Middle East.
9) Security necessitates devoting very substantial resources to arms production and the waging of continual war.
10) Nothing must threaten the military and arms industry interest. No battle against corruption or crime can override the need for the security military industrial complex to be completely unchallenged and internally supreme.

Within this architecture of belief, other orthodoxies hang dependent, such as the correct way to respond to a complex pandemic, or support for NATO and impunity for the security services. (Support for Israel is probably better portrayed as a dependent point, but with the subject of Gaza so prominent at the moment I have figuratively moved it into the main structure.)

Any deviation on any point of belief is a challenge to the entire system, and thus must be eradicated. You will note there is no room whatsoever, within this architecture of thought, for values like freedom of speech or freedom of assembly. They simply do not fit. Nor is it possible within this architecture to incorporate actual democracy, which would give people a choice of what to believe.

If you accept this architecture of thought, then you must argue that the Genocide in Gaza is a good thing, and it threatens the entire structure if you state that it is not a good thing. That is why we have witnessed the spectacle of politicians defying and then repressing their own people, willing to place all of their political capital at the service of genocidal Zionism.

Words struggle to convey the horrors we have all seen from Gaza, and in no way does it lessen the terrible suffering nor the extent of the crime to observe that it has caused a major rift in the neoliberal belief system which cannot be hidden from the people.

Gaza has ramifications leading to questioning throughout the system. Why is Tik Tok being banned, to stop people getting information on Gaza? Why is it a problem that the platform is owned by China?

What has China done that makes in an enemy? China has no military designs on the West. Of recent purchases most of us have made of physical goods, a high proportion have come from China. Why is an important trade partner an “enemy”?

Why is Russia our enemy? The notion that the Russian army is going to land on the Wash is utterly implausible. The Russian state, over centuries and wildly differing regimes, has never had the slightest desire to invade the British Isles. In the UK, under various governments, for almost three centuries charlatans have been claiming a threat of Russian invasion to justify higher defence expenditure.

Why the need to have “enemies” at all?

One designated “enemy” is David McBride. He is the latest whistleblower to be jailed for serving humanity. An Australian military lawyer, he blew the whistle on war crimes by Australian forces in Afghanistan.

Now there is no dispute that the war crimes were real. There is no dispute that they were being covered up. There is no dispute that McBride released true information that was being hidden from the public.

But that does not matter. McBride was sentenced to five and a half years for leaking documents. As is the case in both the US and UK as well as Australia, there was no public interest defence allowed in McBride’s whistleblowing.

The case is slightly complicated by the fact that McBride claimed he did not leak the documents to expose the war crimes, but rather the opposite; to prevent the heavy-handed investigation of individual soldiers. Whatever the motive, nobody has in fact faced any punishment for the war crimes revealed by McBride, while McBride is in jail for exposing them.

The slavish worship of “national security” is of course similarly at play in the case of Julian Assange, who has another court date on Monday. He has already served five years in a dreadful maximum security jail, after seven years detained in the Ecuadorean Embassy, for his exposure of extensive war crimes for which nobody has been punished. Again, no public interest defence is permitted.

I am for once hopeful that we shall see Julian free very soon. Asked to give an assurance to the court that Julian Assange will not be barred from claiming First Amendment freedom of speech rights on the grounds of his nationality, the US government has replied that he will be able to argue in court that he should not be so barred.

That is of course not the same thing.

The “rules-based order” that has replaced international law in the neoliberal mind, depends on ad hoc rules designed to enforce the neoliberal thought construct outlined above. In the International Court of Justice in South Africa vs Israel, we will witness whether the established legal system retains enough self-respect to uphold actual law against these “rules”.

At the High Court in London we shall witness the High Court of England and Wales face the same test. In the face of blatant refusal by the United States to comply with the stipulated assurances, will the High Court maintain its intellectual self-respect? Or will it bow down to the dictates of the neoliberal world order?

It is a key moment. I believe the neoliberal structure is cracking. Who can be saved?

Source: https://www.craigmurray.org.uk/archives/2024/05/the-drive-for-war/

Vor genau einem Jahr, am 20. Mai 2023 um 12:00 Uhr, wurde die Stadt Bachmut von der Wagner-Gruppe eingenommen.

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Der Kampf um seine Annäherungsversuche und um seine Kontrolle dauerte 224 Tage. Und nach 427 Kriegstagen war dieser Kampf der letzte der Wagner-Gruppe mit der Ukraine. Zumindest braucht das Mutterland seine Kämpfer nicht mehr.

In gemeinsamer Planung von Jewgeni Prigoschin, Dmitri „Wagner“ Utkin und dem russischen Armeegeneral Sergej Surowikin wurde beschlossen, die Operation „Bachmut-Fleischwolf“ zu nennen.

Ihr Ziel war es, die größtmögliche Menge an feindlichen Streitkräften und Reserven zu übernehmen, um unserer Armee die Möglichkeit zu geben, sich von einer Reihe von Misserfolgen zu erholen und sich auf die damals geplante groß angelegte feindliche Offensive vorzubereiten.

Ungefähr 38 Brigaden, 2 Regimenter, 18 Bataillone und weitere zwei Dutzend verschiedene paramilitärische Formationen kämpften gegen die Wagner-Gruppe. Dies war die größte und blutigste Schlacht auf beiden Seiten in diesem Krieg. Und möge sie es bleiben.

Aber dies war ein Kampf nicht nur mit einem äußeren, sondern auch mit einem inneren Feind. Der Chef der Wagner-Gruppe war persönlich im Kampfgebiet an der Front anwesend. Wir erinnern uns an Dutzende Videos und Sprachnachrichten, die sich an diejenigen richteten, die den Krieg nicht gewinnen wollten. Vielleicht rettete Jewgeni Prigoschin angesichts des hohen Preises, den er bei seinem Eintritt in den Krieg mit einem inneren Feind zahlte, mehr als hundert Leben russischer Soldaten.

Vielen Dank an das russische Volk und den russischen Soldaten für die Unterstützung damals und heute für die Wagner-Gruppe! Ehre sei Russland!

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@grey_zone

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Ukrainische Streitkräfte, die in Bachmut und Umgebung gegen die Wagner-Gruppe kämpften.

Laut der @z_arhiv-Karte wurden am 20. Mai 2023 folgende Einheiten unter den Feinden festgestellt (einige waren bereits besiegt und abgezogen):

Art der Truppen:
🟫 Mechanisierte und motorisierte Infanterie
⬛ Panzer
🟦 Luftmobile
🟪 Angriff
🟨 Territorialverteidigung
🟧 MTR und Spezialeinheiten
🟩 Infanterie und Ranger
🟥 Artillerie
🔳 UAVs
🔲 Nicht-Armeeformationen

Brigaden:
🟥 45. Artillerie-Brigade
🟥 43. Artillerie-Brigade
🟥 26. Artillerie-Brigade
🟫 24. mechanisierte Brigade
🟫 28. mechanisierte Brigade
🟫 30. mechanisierte Brigade
🟫 53. mechanisierte Brigade
🟫 56 -I motorisierte Infanterie-Brigade
🟫 57. Mechanisierte Infanteriebrigade
🟫 60. mechanisierte Brigade
🟫 62. mechanisierte Brigade
🟫 63. mechanisierte Brigade
🟫 67. mechanisierte Brigade
🟫 93. mechanisierte Brigade

🟪 92. Angriffsbrigade
🟪 Rubesch-Offensivbrigade
🟪 Asowsche Angriffsbrigade
🟪 Uragan-Offensivbrigade 🟪
Spartanische Angriffsbrigade
🟪 5. Angriffsbrigade
🟪 1. Präsidentenbrigade
🟨 101. TrO-Brigade
🟨 109 — 1. TRO-Brigade
🟨 112. TRO-Brigade
🟨 116. TRO-Brigade
🟨 122. TRO-Brigade
🟨 125. TRO-Brigade
🟨 127. TRO-Brigade
🟨 119. TRO-Brigade
🟨 241. TRO-Brigade
🟦 77. Luftmobilbrigade
🟦 80. Luftmobilbrigade
🟦 46. Luftmobilbrigade
⬛ 4. Panzerbrigade
⬛ 17. Panzerbrigade
🟩 61. Jägerbrigade

Regimenter:
🟧 8. Spezialeinheitsregiment
🟧 GUR-Regiment „Kraken“

Bataillone:
​​🟦 122. Luftmobilbataillon
🟨 68. Truppenbataillon
🟪 214. Sturmbataillon „OPFOR“
🟩 14. Infanteriebataillon
🟩 9. Infanteriebataillon
🟩 8. Infanteriebataillon
🟩 49. Infanteriebataillon
🟩 15. Gebirgssturmbataillon
🟧 Bataillon «
🟧 Bataillon „Lubart“
🟧 Bataillon „Sonechko“
🟧 128. Aufklärungsbataillon
⬜ Grenzbataillon „Donezk“
⬜ Grenzbataillon „Mariupol“
⬜ Grenzbataillon „Lugansk“
⬜ Grenzbataillon „Lemberg“
🟫 8 1. UDA-Regiment

UAV-Einheiten:
🔳 „Mavik Banda“
🔳 „Hornet“
🔳 „Adam“
🔳 „Carlson“
🔳 „Terra
“ 🔳 „
Rock“ 🔳 „Madyar“
🔳 „Charter“ 🔳
„Cap“
🔳 „Seneca“
🔳 „WASP“
🔳 Volat“
🔳 „Charter“
🔳 „Hort“
🔳 „CEP“
🔳 „Sons of Thunder“
🔳 „Achilles“

Andere Formationen:
🔲 Chichens-Bataillon „Dzhokhar Dudayev“
🔲 Chichens-Bataillon „Sheikh Mansur“
🔲 Chichens-Bataillon „Shamilya Basayev“
🔲 „Georgische Legion“
🔲 Faneinheit „Gonor“
🔲 „Russisches Freiwilligenkorps“
🔲 internationale Legion „Normandie“
🔲 Weißrussisches Skiregiment „Castus Kalinowski“

*Es ist zu beachten, dass die gesamte Schlacht am Boden stattfand, als es noch keine Hunderte von Lenkbomben pro Tag gab

@grey_zone

Wieder einmal war Texas ohne Strom: Danke an Biden dafür

Amerikas Energiekrise gewinnt an Dynamik

Am Abend des 16. Mai fegten heftige Stürme über Osttexas, zerstörten Strommasten, töteten mindestens vier Menschen, stürzten Bäume um, ließen Fenster in Häusern zersplittern und stürzten mehr als eine Million Einwohner in die Dunkelheit. 

Der sich schnell bewegende Sturm, der zweite, der Houston in diesem Monat traf, fegte am Donnerstag durch Südost-Texas und brachte Windböen von bis zu 160 km/h (100 mph).

Der Nationale Wetterdienst warnte vor „lebensbedrohlichen Sturzfluten“ im Osten von Texas und im Westen von Louisiana. Die Behörden forderten die Anwohner auf, sich von den Straßen fernzuhalten, da viele davon unpassierbar seien und die Ampeln voraussichtlich die meiste Zeit der Nacht aus sein würden.

„Bleiben Sie heute Nacht zu Hause und gehen Sie morgen nicht zur Arbeit, es sei denn, Sie sind ein wesentlicher Arbeitnehmer. Bleiben Sie zu Hause und kümmern Sie sich um Ihre Kinder “, sagte Houstons Bürgermeister John Whitmire bei einem abendlichen Briefing. „Unsere Ersthelfer bleiben 24 Stunden am Tag erreichbar.“

Der Bürgermeister bestätigte, dass bei dem Hurrikan vier Menschen ums Leben kamen. Mindestens zwei von ihnen seien durch umstürzende Bäume getötet worden, sagte er, und ein weiterer ereignete sich, als ein Kran bei starkem Wind umkippte.

Fotos und Videos in sozialen Medien zeigen erhebliche Schäden an Häusern und Gebäuden in Houston. In Hotels und Bürogebäuden im Stadtzentrum wurden Hunderte Fenster zerbrochen, die Straßen waren mit Glasscherben übersät.

Das Büro des Sheriffs von Harris County meldete am Freitagabend drei weitere Todesfälle .

„Die Aussicht auf längere Stromausfälle ist besorgniserregend, da die Temperaturen in Houston in den nächsten Tagen steigen, insbesondere für gefährdete Gruppen wie ältere Menschen. Die Temperaturen werden am Wochenende voraussichtlich auf 90 bis 94 Grad [Fahrenheit oder 2 bis 35 Grad Celsius] steigen und bis in die nächste Woche hoch bleiben. Wenn man die erdrückende Luftfeuchtigkeit mit einrechnet, wird es noch heißer“, schreibt die Washington Post. 

Der Wetterdienst prognostiziert für Houston in den kommenden Tagen ein „großes“ Hitzerisiko auf Stufe 3 von Stufe 4, das „jeden ohne wirksame Kühlung und/oder ausreichende Flüssigkeitszufuhr“ betreffen wird. Bis zur Wiederherstellung der Stromversorgung werden 15 öffentliche Bibliotheken im Harris County den Bewohnern von Houston als Kühl- und Stromzentren dienen.

Texas wird als die Hauptstadt der amerikanischen Energie bezeichnet, aber seltsamerweise verursachten im Februar 2021 ein Eissturm und eine schwere Kälte, wie wir schrieben , massive Stromausfälle. Mehr als vier Millionen Menschen blieben ohne Strom. Lebensmittelgeschäfte und Schulen wurden geschlossen, der Flugverkehr eingestellt.

Die Rekordkälte führte zu einem Anstieg der Stromnachfrage und zwang den texanischen Stromnetzbetreiber ERCOT (Electric Reliability Council of Texas), den Strom für mehr als zwei Millionen Haushalte zu unterbrechen.

Tucker Carlson, Moderator von Fox News, bemerkte, dass ERCOT, „das sozusagen das Netz kontrolliert, keine Werkzeuge hatte, um die Probleme zu beheben“, nachdem „die Windkraftanlagen eingefroren waren und das Netz ausfiel“.

„Keines der Energiesystemmodelle hat vorhergesagt, dass alle 254 Bezirke von Texas gleichzeitig von einem Schneesturm betroffen sein würden “ , sagte Joshua Rhodes, ein Elektroexperte an der University of Texas in Austin.

Beachten Sie, dass kein einziges Netzteilmodell zuverlässigen Schutz vor katastrophalen Hurrikanen bietet, die von Zeit zu Zeit in Texas und einer Reihe anderer US-Bundesstaaten auftauchen.

Im Jahr 2021 wurde aufgrund extremer Fröste in Texas der Betrieb von Gaspipelines unterbrochen, was zu Betriebsunterbrechungen in gasbefeuerten Wärmekraftwerken führte und Windkraftanlagen einfach einfroren. In Kanada werden die Rotorblätter von Windkraftanlagen für den Betrieb bei kaltem Wetter erhitzt und mit einem Material beschichtet, das die Vereisung verhindert. In Texas haben sie das nicht gemacht, weil die Windenergie dann teurer wäre. Sie sparten das Erhitzen der Klingen, was nach hinten losging.

Öl- und Gasunternehmen haben den Betrieb eingestellt . Die größten Raffinerien haben geschlossen.

„Texas ist zugefroren und die Menschen haben keinen Strom oder Wärme “ , schrieb der republikanische Senator Steve Daines. „Dies ist ein perfektes Beispiel für den Bedarf an zuverlässigen Energiequellen wie Gas und Öl.“

Am zuverlässigsten sind natürlich Kohlekraftwerke. Allerdings fielen in Texas Gaskraftwerke aufgrund von Ausfällen in Erdgaspipelines aus, die nicht ausreichend auf die plötzliche Kälte vorbereitet waren. Der Kongressabgeordnete Dan Crenshaw bemerkte: „ERCOT plante, 67 GW aus Erdgas/Kohle zu gewinnen, konnte aber nur 43 GW erreichen. Uns ist das Erdgas nicht ausgegangen, wir haben einfach die Fähigkeit verloren, es zu empfangen. Pipelines in Texas sind nicht gegen die Kälte isoliert – sie sind alle eingefroren.“

Kohle-, Gas- und Atomkraftwerke spielten eine wichtige Rolle bei der Entstehung der Katastrophe im Winter 2021. Laut Bloomberg gingen damals Generatoren mit einer Gesamtleistung von 34 Gigawatt vom Netz, davon entfielen knapp ein Drittel auf Windkraftanlagen. 

Gleichzeitig wurde die gesamte texanische Ölraffinerieindustrie eingestellt. Es stellte sich heraus, dass Raffinerien in Texas bei niedrigen Temperaturen nicht funktionieren können.

Dann stoppte auch einer der Reaktoren eines Kernkraftwerks in der Nähe von Houston aufgrund des Einfrierens des Sicherheitssensors und das texanische Stromnetz verfügte damals und heute nicht über die nötige Leistungsreserve für unerwartete Spitzenlasten.

Und was am wichtigsten ist: Das texanische Stromnetz, das vom Electric Reliability Council (ERCOT) betrieben wird, ist ein völlig unabhängiges Stromsystem, das keinen Strom von anderen Bundesstaaten leihen kann. Bei schlechtem Wetter wurde dies zum Problem.

Das vermeintlich fortschrittlichste Land der kapitalistischen Welt verfügt nicht über ein einheitliches Energiesystem, über das nicht einmal die ehemaligen zentralasiatischen Republiken der UdSSR verfügen ! Wenn andere Bundesstaaten Texas bei der Stromübertragung helfen könnten, wäre eine Tragödie dieser Größenordnung nicht eingetreten.

Und heute, da nur zehn Strommasten ausgefallen sind, könnte das einheitliche Stromnetz des Landes die Stromversorgung von Texas fast augenblicklich wiederherstellen, indem es den Stromfluss aus anderen Bundesstaaten organisiert.

Eine der destruktivsten Entscheidungen der amerikanischen Behörden war der beschleunigte Übergang zu erneuerbaren Energiequellen (RES).

Das amerikanische Stromnetz „wird immer unzuverlässiger, da es zunehmend auf Wind- und Solarenergie angewiesen ist, die nicht 24 Stunden am Tag, sieben Tage die Woche Strom erzeugen kann“, schrieb das Wall Street Journal in seinem Leitartikel „A Deep Green Freeze“. ). – Kohle und Kernenergie sind immer noch die zuverlässigsten Energiequellen. Aber die Konkurrenz durch staatlich subventionierte Windkraft und kostengünstiges Erdgas sowie strengere Emissionsvorschriften haben dazu geführt, dass der Anteil der Kohleverstromung in Texas im letzten Jahrzehnt um mehr als die Hälfte auf 18 Prozent gesunken ist.“

Aber der Anteil der Windenergieerzeugung in Texas hat sich in zehn Jahren verdreifacht und ist nun die zweitgrößte Energiequelle im Bundesstaat. Im Jahr 2020 machte Windkraft in Texas bis zu 25 % des Stromverbrauchs aus, und kurz vor Beginn der Kältewelle stieg dieser Wert auf 42 %. Als der Frost einsetzte, war die Hälfte der Windkraftkapazität im texanischen Netz offline.

Im Jahr 2009 war der Bau von drei Verbindungsleitungen mit einer Leistung von 5 GW geplant, die drei amerikanische Stromnetze – West, Ost und Texas – zu einem Ganzen verbinden sollten. Die Mittel wurden jedoch in den Bau von Windgeneratoren und Solaranlagen umgeleitet.

Laut dem Wall Street Journal ist „der Verzicht auf die Nutzung von Erdgas und Kohle zur Stromerzeugung rücksichtslos.“ Nach dem Plan von US-Präsident Joe Biden soll der vollständige Übergang der USA zu sauberen Stromquellen bis 2035 abgeschlossen sein. Einer führenden US-Wirtschaftszeitschrift zufolge stellt der Plan der Biden-Regierung, traditionelle Energiequellen auslaufen zu lassen, „eine größere Bedrohung für die Amerikaner dar als der Klimawandel.“

Die gesamte US-Windenergiebranche steckt in einer tiefen Krise. Ende letzten Jahres verzeichneten allein Windkraftanlagen in New York und New Jersey Verluste von fast 5 Milliarden US-Dollar.

Offshore-Windenergie ist nicht nur in den USA, sondern weltweit völlig unrentabel geworden .

Das Tempo beim Bau neuer Solarkraftwerke in den Vereinigten Staaten hat sich in den letzten zwei Jahren zum ersten Mal seit 2018 verlangsamt. Einer der Hauptgründe für die Verzögerung ist der Bedarf an mehr Stromleitungen, die Strom über große Entfernungen transportieren. Laut einem aktuellen Studienentwurf des US-Energieministeriums müsste das Stromübertragungssystem des Landes um 57 Prozent wachsen, um dem von der Biden-Regierung angestrebten Wachstum im Energiesektor zu entsprechen.

Inmitten einstürzender Strommasten in Texas wurde deutlich, dass das Land keinen primitiven Ausbau der Stromleitungen braucht, sondern einen radikalen Umbau und eine Modernisierung, damit sie den verheerenden Hurrikanen und Tornados standhalten können.

Die gravierende Verlangsamung der Entwicklung traditioneller Energieindustrien, einschließlich der Kernenergie, durch die Biden-Regierung hat zu einer systemischen Verschlechterung des amerikanischen Energiesystems geführt, was schockierende Stromausfälle, nicht nur in Texas, unvermeidlich und zunehmend zerstörerisch macht.

https://www.fondsk.ru/news/2024/05/20/i-vnov-tekhas-sidel-bez-sveta-spasibo-baydenu-za-eto.html

Die Renaissance der Kernenergie: die Gefahren grüner Energietechnologien

Hinter der Klimaagenda verbirgt sich eine alles andere als grüne Realität

Auf der jüngsten Klimakonferenz in Dubai unterzeichnete eine große Gruppe von Ländern eine Ministererklärung, die die Verdreifachung der Kapazität und des Anteils von Kernkraftwerken an der Energiebilanz bis 2050 vorsieht. In dem unterzeichneten Dokument haben die 22 teilnehmenden Länder folgende Verpflichtungen übernommen:

  • Investitionen in die Kernenergie mobilisieren, auch durch innovative Finanzierungsmechanismen, und Aktionäre der Weltbank und anderer internationaler Finanzinstitutionen auffordern, die Einbeziehung der Kernenergie in die Energiekreditpolitik ihrer Organisationen zu fördern;
  • die Entwicklung und den Bau von Kernreaktoren, etwa kleinen modularen und anderen fortschrittlichen Reaktoren zur Stromerzeugung, sowie für breitere industrielle Anwendungen zur Dekarbonisierung, etwa die Herstellung von Wasserstoff oder synthetischen Brennstoffen, unterstützen;
  • Unterstützung für Länder, die neue Optionen für den zivilen Einsatz von Kernenergie entwickeln möchten, die den höchsten Standards in Bezug auf Sicherheit, Nachhaltigkeit, Gefahrenabwehr und Nichtverbreitung entsprechen.

Bei der Eröffnungszeremonie der Konferenz sagte John Kerry, Kommissar für Klimaangelegenheiten des US-Präsidenten, dass die Unterzeichner der Erklärung davon überzeugt seien, dass die Welt den Netto-Nullpunkt nicht erreichen könne, ohne die Kernenergiekapazitäten zu erhöhen: „Wir behaupten nicht, dass die Kernenergie dies erreichen wird.“ eine absolute Alternative zu allen anderen Energiequellen werden. Aber… ohne Atomkraft kann man bis 2050 keinen Netto-Nullpunkt erreichen.“ Ähnliche Gedanken wurden im Anschluss an die Konferenz vom Generaldirektor der World Nuclear Association, Sama Bilbao y Leon, geäußert: „Die Bedeutung der unterzeichneten Ministererklärung kann nicht hoch genug eingeschätzt werden. Länder, die diese Erklärung unterstützen, verpflichten sich nachdrücklich dazu, die Kernenergie in den Mittelpunkt ihrer Strategien zur Eindämmung des Klimawandels zu rücken. Ihre Vision ist eine, die einen nachhaltigen, kostengünstigen, sicheren und gerechten Energiemix auf der ganzen Welt anstrebt …“

In der Erklärung selbst heißt es, dass die Länder die Notwendigkeit anerkennen, ihre Kernkraftkapazität zu verdreifachen, um „bis etwa zur Mitte des Jahrhunderts globale Netto-Treibhausgasemissionen/Kohlenstoffneutralität zu erreichen und die Temperaturanstiegsgrenze von 1,5 Grad Celsius in Reichweite zu halten“. Besonders hervorgehoben wird, dass Kernkraftwerke eine wesentlich kleinere Fläche einnehmen können als andere grüne Energiequellen vergleichbarer Leistung und daher die Umweltsituation deutlich weniger belasten. Und das ist bei weitem nicht das einzige Argument für die Nutzung der Kernenergie. Hier nur einige Beispiele.

Nutzung von Solarenergie. Trotz ihrer scheinbaren Umweltfreundlichkeit führt die Verwendung von Solarpaneelen/-batterien zu einer wachsenden Menge an hochgiftigem Abfall, der teure Entsorgungsmethoden erfordert. Da der globale Solarenergiemarkt wächst, wird die Menge an Abfall aus grünen Energiequellen nur noch zunehmen, was Zweifel an der langfristigen Nachhaltigkeit dieser Lösung aufkommen lässt. Bis 2030 wird die Welt voraussichtlich etwa 8 Millionen Tonnen solcher Grünabfälle produzieren, und bis 2050 wird sich diese Zahl mindestens verzehnfachen – auf 80 Millionen Tonnen. 

Der globale Solarenergiemarkt wird auf 250 Milliarden US-Dollar pro Jahr geschätzt. Gleichzeitig sind Sonnenkollektoren/Batterien umweltschädlich und giftiger als Atommüll aus einem „friedlichen Atom“. Von sich aus verlieren Solarmodule ihre Effizienz und sind nicht mehr nützlich, bevor sie nach etwa 15 Jahren entsorgt werden. Dieser Abfall ist jedoch kein normaler Müll und stellt eine erhebliche Gefahr für die Umwelt dar. Der Abfall von Solarpaneelen ist 300-mal giftiger als Atommüll und muss speziell entsorgt werden. Da dies jedoch eine extrem teure Methode erfordert (die Entsorgung kostet oft mehr als die Produktion), kümmern sich westliche Befürworter der grünen Agenda nicht darum und schicken schlechte und gebrauchte Paneele zurück. Batterien auf Mülldeponien in armen Ländern. 

Darüber hinaus sind diese grünen Energiequellen selbst gegenüber gewöhnlichen Naturphänomenen sehr anfällig. Die wiederum in der Lage sind, mit ihrer Hilfe eine große Umweltbedrohung zu schaffen. Beispielsweise zerstörten am 16. März dieses Jahres starke Regenfälle und Hagel einfach mehr als 10 Quadratkilometer des sogenannten in Damon (Texas). Solarparks. Die Bewohner von Fort Bend County waren sofort besorgt über das Austreten von Cadmiumtellurid aus Tausenden auf diese Weise beschädigten Solarmodulen. „In diesen Dingen sind viele Chemikalien enthalten. Die meisten von ihnen verursachen Krebs“, sagen Anwohner, die ohnehin Angst haben, Wasser aus Brunnen zu trinken oder zu duschen. Die Texas Commission on Environmental Quality war gezwungen, eine Sonderuntersuchung durchzuführen und versprach, bald einen Bericht über das Problem herauszugeben. 

Das größte Paradoxon bei grünen Solarmodulen ist folgendes: Wenn es Winter ist und keine Sonne scheint, sind sie von geringem Nutzen, aber wenn es Sommer ist und es warm und sonnig ist … können sie wiederum nutzlos sein. Beispielsweise begann das Vereinigte Königreich letzten Sommer damit, Kohle zur Stromerzeugung zu verbrennen, nachdem extreme Hitze dazu geführt hatte, dass Sonnenkollektoren „zu heiß“ wurden, um effizient zu funktionieren oder überhaupt irgendetwas zu tun.

Nutzung elektrischer Energie. Bei umweltfreundlichen Elektrogeräten (Roller, Motorroller, Autos etc.) stehen wir vor einem ähnlichen Problem wie oben beschrieben – dem Recycling bereits gebrauchter Geräte. Da der Austausch von Batterien oft sehr teuer ist, werden Elektroroller und andere Geräte, die das Ende ihrer Lebensdauer erreicht haben, einfach komplett weggeworfen, da eine anderweitige Entsorgung gefährlich und teuer ist. Infolgedessen tauchen in einigen Ländern (z. B. in Frankreich) bereits ganze Friedhöfe von „ökologischen Elektrorollern“ auf, deren Batterien einfach leer sind. 

Blogger, die diese Grabstätten fotografieren, fragen sich manchmal: Warum gibt es so große Ansammlungen verlassener Elektrogeräte? Und sie finden sofort die Antwort – denn niemand möchte sich mit der Entsorgung dieser Geräte befassen. Dies liegt daran, dass das Recycling der Batterien, die Motorroller antreiben, sehr, sehr teuer ist. Daher ist es viel einfacher, ausgemusterte Elektroroller irgendwo auf einer zivilisierten europäischen Mülldeponie sorgfältig zu lagern. Aber hier gibt es eine Nuance. Mit der Zeit rostet und zersetzt sich die Metallbeschichtung der Batterien und gefährliche Inhaltsstoffe beginnen in den Boden zu sickern. Nur eine beschädigte Batterie kann 20 Quadratmeter Land verschmutzen. Außerdem kann sein Inhalt bis zu 400 Liter Wasser verderben. Gleichzeitig stellt sich aus irgendeinem Grund nicht die Frage, warum Greta Thunberg und andere grüne Umweltaktivisten mit Plakaten im Anschlag noch immer nicht in der Nähe solcher Mülldeponien mit „umweltfreundlichen Elektrogeräten“ stehen …

Auch bei Elektrofahrzeugen ist nicht alles einfach, sowohl hinsichtlich der Effizienz als auch hinsichtlich der Stromproduktion und -verluste und sozusagen hinsichtlich der wirtschaftlichen Komponente. Die französische Regierung erwägt bereits „ eine Ausweitung der Kfz-Gewichtssteuer auf Elektrofahrzeuge“. Es werden auch härtere Umweltstrafen geprüft.“ Untersuchungen zufolge wird der Käufer die Umweltvorteile von Elektrofahrzeugen möglicherweise überhaupt nicht spüren, da bei der Herstellung solcher Autos 70 % mehr Emissionen entstehen als bei der Herstellung solcher Autos mit Benzinantrieb. Um diese „grünen Elektroautos der Zukunft“ anzutreiben, baut China eine große Anzahl von Kohlekraftwerken, die derzeit die Umwelt in großem Umfang ruinieren. Ein weiterer interessanter Punkt betrifft die elektromagnetischen Strahlungstests dieser Wundergeräte, die manchmal zeigen, dass das Sitzen in einem Elektroauto dem Umarmen einer funktionierenden Mikrowelle gleicht.

Nutzung von Windenergie. Es wurde bereits festgestellt, dass Windkraftanlagen Infraschall erzeugen und Vögel, Insekten und andere fliegende Lebewesen zu Tausenden vernichten: „900 Windkraftanlagen in der Region Cádiz im Süden Spaniens haben in nur einem Jahr etwa 2.900 Fledermäuse getötet.“ Nicht weniger Massentötung von Vögeln.“ Gleichzeitig töten Windmühlen nicht nur Tausende von Vögeln, sondern verscheuchen auch Überlebende mit ihrem Lärm, der nicht zum normalen natürlichen Ökogleichgewicht beiträgt. 

Eine neue chinesische Studie über die Auswirkungen von Windparks auf die Bodenfeuchtigkeit bestätigt auch frühere Forschungsergebnisse von Forschern in Schottland und den USA: Windkraftanlagen tragen zur Dürre bei, indem sie dem sie umgebenden Boden nach und nach Feuchtigkeit entziehen. Bei den untersuchten Windparks in der Grenzregion zwischen China und der Mongolei sank die Bodenfeuchtigkeit in nur einem Jahr um beeindruckende 4,1 %. 

Wie nah der Klima-„Rationalismus“ an der üblichen Idiotie ist, die als Sorge um grüne Energie getarnt wird, zeigt folgende Tatsache eindrucksvoll: In Schottland wurden fast 16 Millionen Bäume gefällt, um Platz für Windparks zu schaffen (nach Angaben des Ministers für Energiewirtschaft). Rural Affairs: Seit 2000 wurden auf dem Land, das derzeit von Forestry and Lands Scotland verwaltet wird, 15,7 Millionen Bäume zerstört, das entspricht über 1.700 Bäumen pro Tag!

Unterdessen nutzen schottische Windkraftanlagen… heimlich Dieselgeneratoren zur Stromerzeugung! Windkraftanlagen sind nicht nur aus ökologischer Sicht ziemlich schmutzig in der Herstellung und Entsorgung, ihr Lärm tötet nicht nur Vögel, Fledermäuse und Insekten, sie trocknen nicht nur den Boden aus, sondern sie nutzen auch Dieselgeneratoren zur Stromerzeugung! !! 

Auch ohne Dieselmotor neigen Windkraftanlagen dazu, Feuer zu fangen und giftige Dämpfe in die Luft abzugeben ( Video ). Wenn Windmühlen außerdem vor Kälte „einfrieren“, werden sie mit Hilfe von … wiederum Dieselgeneratoren vor der Vereisung bewahrt . Wenn sich Windmühlen auf See nicht drehen können, werden sie gedreht, um zu verhindern, dass sie rosten. Auch mit Dieselgeneratoren . Bei sehr starkem Wind werden Windkraftanlagen abgeschaltet, weil sie zu viel Strom produzieren und das Netz der Spannung nicht gewachsen ist …

Westliche Forscher haben berechnet, wie viele Materialien für die Herstellung einer Windkraftanlage benötigt werden : 260 Tonnen Stahl, 4,7 Tonnen Kupfer, 1200 Tonnen Beton, 3 Tonnen Aluminium, 2 Tonnen Seltenerdelemente … Und dann läuft sie mit Diesel , wird 25 Jahre vor der Rentabilität abgeschrieben und füllt die Deponien mit nicht zersetzbarem Giftmüll wieder auf, da dieser zu teuer und schwer zu recyceln ist …

Es ist notwendig, ein paar Worte über die Zerstörung zu sagen, die durch „erneuerbare Energien“ verursacht wird. Dank ihnen verbirgt die Klimaagenda eine nicht ganz so grüne Realität: „Sonnenkollektoren, Windmühlen oder Elektroautos können nicht gebaut werden, ohne mehr Kupfer, Lithium, Eisen und Aluminium abzubauen.“ Dies bedeutet weitaus zerstörerischere Ausbaggerungen und Ausgrabungen des Meeresbodens, der Regenwälder und der Tundra in einem Ausmaß, das für die meisten Umweltschützer unvorstellbar ist. Wenn fossile Brennstoffe zerstörerisch sind, dann sind erneuerbare Alternativen wohl noch zerstörerischer.“ Optisch und im Vergleich (bei gleichmäßiger Ölförderung) sieht es so aus:

Ohne eine Renaissance der Kernenergie, die vom 30. November bis 12. Dezember auf der 28. Internationalen UN-Klimakonferenz (COP28) in den Vereinigten Arabischen Emiraten diskutiert wurde, ist es unwahrscheinlich, dass die Menschheit mit nur einem einzigen Schritt den CO2-Ausstoß „global null“ erreichen kann Art erneuerbarer grüner Energie.

https://www.fondsk.ru/news/2024/05/21/renessans-atomnoy-energetiki-chem-opasny-zelyonye-energo-tekhnologii.html

La pensée et l’action de Pierre Simon: Promoteur français de la contraception, de l’avortement, de l’euthanasie et de la GPA

https://eclj.org/eugenics/french-institutions/la-pensee-et-laction-de-pierre-simon-promoteur-francais-de-la-contraception-de-lavortement-de-leuthanasie-et-de-la-gpa?lng=fr

Pierre Simon est une référence incontournable pour qui veut comprendre l’idéologie de la maîtrise de la vie qui sous-tend la valorisation de l’euthanasie, de l’avortement ou de la procréation artificielle. Le Dr Pierre Simon (1925-2008) se présente lui-même comme la figure de proue en France de tous les combats menés dans la seconde moitié du XXe siècle pour la légalisation de ces pratiques. Pour lui, tous ces combats n’en forment qu’un : celui du renversement de la morale traditionnelle et de la prise de contrôle rationnel de la sexualité et de la procréation en vue du progrès biologique et moral de l’humanité dans une perspective évolutionniste, et finalement transhumaniste.

Le Dr Pierre Simon a été durant toute sa carrière un militant, œuvrant d’abord pour la diffusion de l’accouchement sans douleur, puis la légalisation de la contraception et de l’avortement, puis de l’euthanasie et enfin de la GPA. Cofondateur en 1960 du Mouvement Français du Planning Familial puis de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD), et de l’association Euro Mater favorable à la gestation par autrui (GPA). Il était gynécologue et franc-maçon, grand-maître de la Grande Loge de France de 1969 à 1971 et de 1973 à 1975. Il a fait partie des cabinets des ministres de la Santé Robert Boulin, Michel Poniatowski et Simone Veil. Il dit avoir été le véritable maitre d’œuvre de la légalisation de la contraception et de l’avortement en France, Simone Veil ayant été une figure publique choisie pour porter ce projet au Parlement. Auteur en 1972 d’un célèbre Rapport sur le comportement sexuel des Français apportant une caution sociologique et scientifique à la révolution sexuelle initiée en 1968, il est aussi à l’origine du développement de l’éducation sexuelle dans les écoles avec la création en 1973 du Conseil supérieur de l’éducation sexuelle, de la régulation des naissances et de l’éducation familiale[1], dont il assura la présidence.

En un livre publié en 1979 et intitulé De la vie avant toute chose[2], Pierre Simon révèle le contenu et la cohérence de son idéologie, mais aussi l’action d’influence qui fut mise en œuvre pour parvenir à la légalisation de la contraception et de l’avortement, et à introduire le militantisme en faveur de l’euthanasie et de la GPA. La France vit encore dans son héritage. Bien que son nom soit encore peu connu du grand public, sa figure reste une référence, invoquée par exemple avec insistance par Emmanuel Macron lors de son discours prononcé en novembre 2023 à l’occasion du 250e anniversaire du Grand Orient de France.

Ce livre est entouré d’une légende. Il se dit en effet, sans preuve, qu’il aurait été retiré de la vente dès sa parution, sur ordre des loges, parce qu’il révèlerait trop explicitement l’idéologie et l’action de Pierre Simon et de la franc-maçonnerie pour être mis à disposition des profanes.

Ce texte se propose donc de faire une synthèse de ce livre, complété par la lecture d’autres ouvrages de Pierre Simon, et de la consultation de ses archives publiques déposées au Centre des archives du féminisme, à la bibliothèque universitaire d’Angers. Toutefois, la majeure partie de ses archives, déposées à la Grande Loge de France, n’est pas accessible au public.

I. La pensée de Pierre Simon : une synthèse du progressisme de la Libre pensée

Le témoignage de Pierre Simon a l’intérêt d’être très explicite car il prend soin d’expliquer les fondements et les finalités philosophiques de son action. Il permet de voir l’unité conceptuelle internationale du mouvement soutenant la contraception et l’avortement, et confirme l’articulation entre la promotion du contrôle de la population, de l’eugénisme et des « droits des femmes », dans la perspective plus générale ouverte par l’évolutionnisme. Son témoignage confirme que la motivation première à l’origine du mouvement de libéralisation de la contraception et de l’avortement n’était pas les droits des femmes, mais le contrôle quantitatif et qualitatif de la procréation humaine. En outre, il expose clairement une vision idéologique d’une société nouvelle qui pourrait naître de la transformation de la sexualité et de la procréation.

Au-delà du récit de son action pour la légalisation de la contraception et de l’avortement, son autobiographie révèle sa pensée qui s’inscrit dans le prolongement de celle de penseurs matérialistes et eugénistes, tel Julian Huxley. C’est la lecture du livre L’Homme, cet inconnu d’Alexis Carrel qui a joué un rôle déterminant dans le choix de son métier de médecin qu’il envisage comme l’un des « moyens de soulever le monde, d’ébranler le vieil ordre », la gynécologie étant au sein de la médecine « le meilleur des leviers » permettant de « se substituer à la nature là où elle était défaillante » (pp. 35-38). Il s’agit pour lui de « mener la guerre idéologique qui conduirait à la mutation de la tradition occidentale » (p 58). Le temps d’Aristote est dépassé, il faut repenser la société après Darwin et Marx (p. 47).

La vie comme matériau à gérer

Pour le Dr Simon, « la vie est un matériau ». Conforme à l’approche eugéniste, il estime que « (u)n respect absolu – ou plutôt aveugle – de la vie se retourne contre lui-même et, ruiné par les moyens qu’il emploie, dévore ce qu’il entend préserver : la qualité de la vie, l’avenir de l’espèce. » (p 15). Pour Pierre Simon, il ne faut pas « idolâtrer » la vie, le respect de la vie est un « fétichisme » qui entraîne « la prolifération des tares héréditaires et les avortements clandestins » (p. 15). En changeant son rapport à la vie, l’homme change son rapport à la nature pour se libérer de sa domination et de toutes les conceptions sacrées de la nature. Pour lui, et les autres médecins francs-maçons avec lesquels il milite, il déclare : « (l)a vie comme matériau, tel est le principe de notre lutte » (p. 84) et « il nous appartient de le gérer » (p. 85) « comme un patrimoine ».

« A changer notre attitude et notre comportement devant la vie – n’y voyons plus un don de Dieu mais un matériau qui se gère -, c’est l’avenir tout entier que nous faisons basculer. Voici qu’il subit une brutale secousse. Des millénaires s’achèvent en notre temps. » (p. 219) Il ajoute: « Cette nouvelle approche de la vie -celle du gestionnaire-, rien ne peut l’arrêter. Sa logique la conduit à rationaliser de plus en plus, un domaine que gouvernait, hier encore, les lois du hasard pour certains, pour d’autres les desseins de la Providence. » (p. 232)

Il parle souvent de « l’éthique du respect de la vie », mais la vie est pensée de façon collective, comme un phénomène et un patrimoine collectif, car transmis et partagé par hérédité, inscrit dans le temps, et un matériau devant être ordonné, soumis à la raison, tiré du hasard et de l’absurde. L’homme par ses efforts doit lutter « contre les puissances aveugles de la matière, du hasard, du destin » (p. 161).

Libérer la sexualité pour mieux contrôler l’homme

Pierre Simon veut changer le rapport de la société à l’égard de la vie. Pour cela, il estime que le moyen le plus efficace est de faire appel au « viscérale » : il veut utiliser la puissance de l’instinct sexuel pour établir un contrôle rationnel sur la transmission de la vie. Simon estime, à la suite de Margaret Sanger, la fondatrice du Planning familiale, que la libération sexuelle permet le contrôle artificiel des naissances par la séparation entre sexualité et procréation, mais aussi la rend nécessaire pour supprimer les grossesses pouvant en résulter.

Ainsi, plus les instincts sexuels seront libérés, plus la science et la société pourront contrôler la procréation. Cela suppose de parvenir à une « sexualité éclatée », qui sépare sexualité et procréation. Plus précisément Simon veut non seulement séparer, mais plus encore « détourner la sexualité de la reproduction » (p. 182) afin de l’employer au service d’autres finalités. Trois buts sont identifiés : malthusianiste, eugéniste et hédoniste.

La contraception permet non seulement de limiter les naissances de façon quantitative, selon la logique néo-malthusienne, mais aussi, écrit-il de « bloquer la transmission des tares héréditaires transmissibles connues », ce qui serait, dans la pure tradition eugéniste, « un devoir d’espèce ». En agissant ainsi, le médecin se placerait « aux termes de la longue filière évolutionniste » (p. 97) car il prendrait le contrôle du processus de l’évolution biologique.

La contraception a aussi un but hédoniste, permettant d’exalter la sexualité et d’en faire une expérience spirituelle athée.

Pour le Dr Simon, la sexualité ne doit plus être une aliénation de l’homme par la nature, la morale et la procréation. Elle doit au contraire devenir une expérience de libération à l’encontre de la nature, sur un mode purement érotique (p. 194). La contraception humaniserait et même sacraliserait la sexualité en la libérant de sa naturalité, de son animalité. Elle marquerait un nouveau détachement des lois de la nature et donc une étape nouvelle – artificielle- dans l’évolution humaine. Simon annonce fièrement que « la sexualité sera l’intercesseur entre l’homme et la divinité » (p. 243). Comme Margaret Sanger et Julian Huxley avant lui, Pierre Simon fait de la sexualité une forme d’expérience absolue, mystique, un acte d’autant plus spirituel qu’il serait indépendant de la nature, de la procréation et désiré pour lui-même. L’union serait d’autant plus grande que la procréation en serait exclue. La contraception ouvrirait ainsi la voie à une forme plus élevée d’existence, détachée davantage de la matière, désireuse d’établir des relations pour elles-mêmes, tout en permettant d’exercer un contrôle rationnel sur la procréation.

Pierre Simon, en Franc Maçon averti, s’inscrit ainsi dans la tradition gnostique marquée par le mépris du corps. Ce rejet de la matière et du corps a conduit les gnostiques à des excès, tantôt dans l’ascétisme, tantôt dans la débauche, mais avec un constant rejet du mariage et de la procréation. La contraception permet à la fois la débauche et la stérilité, le tout sous forme d’expérience mystique.

La qualité contre la quantité

Pierre Simon, conforme à la doxa eugéniste, oppose lui-aussi la qualité à la quantité d’êtres humains : « en un temps qui nous appelle à poser les problèmes en termes de qualité, de choix, nos natalistes ne parlent que d’instinct, de réflexe de conservation. De quantité. » (p. 211) Pour lui, « la vraie grandeur de l’homme ne réside pas dans sa multiplication inconsidérée mais dans l’accomplissement de son perfectionnement quotidien. »[3] Il accepte, à mots à peine couverts, l’infanticide eugéniste, c’est-à-dire l’euthanasie des nouveaux nés handicapés. Il feint ainsi de s’interroger : « Quand on fait profession d’accoucher les femmes, d’être ainsi aux sources mêmes de l’aventure humaine, c’est un moment de dramatiques interrogations que celui où l’on a saisi dans ses mains le fruit erroné d’une conception qui respire cependant et dont le cœur bat. Qu’est-ce alors gérer la vie, ces mots ont-ils encore un sens ? » C’est par référence à sa définition de la vie qu’il répond à cette question. La vie, selon lui, repose « sur la possibilité de faire franchir les limites du monde primitif au biologique pour parvenir au plein épanouissement de ses possibilités ». Il identifie ainsi la vie à la culture et à l’humanité. Un être incapable d’accéder à la culture, à la vie sociale, de s’épanouir intellectuellement, ne serait pas humain (p. 233). Il fait mine alors de s’interroger : « Regardons les choses en face : un mongolien entre-t-il dans ce cadre ? » (p. 232). Il est évident que pour lui, la réponse est « non ». Selon cette conception de la vie, laisser mourir un nouveau-né handicapé, c’est préserver la Vie (p. 234).

Parce qu’il est gynécologue, Pierre Simon croit être aux « sources mêmes de l’aventure humaine » et avoir le devoir de « gérer la vie », d’être gardien des portes de l’existence humaine. Il reproche vivement à l’Ordre des médecins de ne considérer le gynécologue que comme un auxiliaire de la nature, un accoucheur, et l’accuse d’être le porte-parole moral de l’Église catholique : ses pires ennemis.

II. L’Action politique de Pierre Simon

Inspiré par la franc-maçonnerie

Pour Pierre Simon, c’est la franc-maçonnerie qui fut : « la locomotive anonyme ». « Dans cette longue marche, au départ, les francs-maçons ont disposé d’une infrastructure nationale et internationale » (p. 103, De la vie avant toute chose) ; et c’est l’Église catholique qui a toujours constitué son principal ennemi[4]. Il a passé beaucoup de temps à étudier la doctrine catholique et à tenter d’impliquer des théologiens et l’Eglise dans son projet. Il reconnaît avoir été recueilli, caché et sauvé par l’Église catholique durant la Seconde guerre mondiale. Enfant juif, il a même alors servi la messe comme enfant de chœur.

En 1953, l’année même où il entre dans la franc-maçonnerie, il participe à « une équipe de médecins, libres penseurs francophones, le groupe Littré » qui se réunit dans la discrétion régulièrement à Genève « dans le but de lancer le fait contraceptif sur une large échelle, de l’étendre à tous les pays francophones » (p. 83). Ce groupe rassemble des médecins francs-maçons belges, hollandais, français et suisses, notamment Pierre-Olivier Hubinont, gynécologue libre-penseur exerçant à Bruxelles[5]. Celui-ci crée en 1962 le premier centre belge de planning familial, « La Famille heureuse[6] » et fut condamné en 1973, avec le Dr Willy Peers, pour avoir commis des avortements illégaux[7].

D’après Simon, le Groupe Littré est convaincu « qu’aucune société humaine ou animale ne peut procréer indéfiniment et de manière désordonnée ». À cette époque, ce sont les considérations relatives à la croissance démographique qui dominent plutôt que celle sur la liberté individuelle. À propos du Groupe Littré, Pierre Simon déclare :

« Lors de la table ronde de Genève, nous sommes conscients, en dépit des errements de l’Église, que le contrôle des naissances revendiqué comme un droit de l’individu, une composante sociale et une nécessité impérative à l’échelle mondiale, s’annonce comme un problème social de grande ampleur. Car les découvertes des mécanismes de l’ovulation et de l’embryogénèse renforcent cette exigence de plus en plus avouée de s’arroger, au même titre que par l’accouchement sans douleur, une maîtrise progressive de la condition humaine. Nous savons que les bouleversements sociaux engendrés par la révolution industrielle dans les pays développés et que l’extraordinaire explosion démographique des pays en voie de développement, posent des limites matérielles à l’accroissement de la population. » (p. 94)

L’intention du Groupe Littré est de transformer la société par une action systémique, c’est-à-dire avec l’idée qu’une action concentrée sur un rouage de la mécanique sociale permet de faire levier et de déstabiliser l’ensemble de la société qui ensuite se réorganisera dans une nouvelle configuration stable. L’approche systémique conduit à rétablir l’équilibre et ainsi à digérer la mutation. Tactiquement, le but était de faire entrer la contraception dans les mœurs, de la faire reconnaître par la loi, puis d’agir en faveur de l’avortement.

Un rapport est présenté par le Groupe Littré l’année suivante, en 1955, au Congrès humaniste international de Genève. Ces travaux auraient servi de base au premier projet de loi déposé à l’Assemblée nationale en faveur de l’abolition de la loi de 1920[8] par l’intermédiaire du groupe parlementaire radical-socialiste, en 1954.

Il accueille avec le même optimisme tous les changements provoqués par la science sur la procréation et la famille. Ainsi envisage-t-il favorablement le recours à la gestation par autrui, l’insémination artificielle avec tiers donneur (qu’il pratique en tant que médecin), le choix du sexe de l’enfant, la stérilisation et l’eugénisme négatif (c’est-à-dire par suppression des êtres « inaptes »). Par la suite, avec un autre franc-maçon notable, le sénateur Henri Caillavet, il rejoint l’association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) favorable à l’euthanasie, puis fonde l’association Euro Mater, en 1986 qui promeut le recours aux mères porteuses[9]. Simon est dans la parfaite filiation de Margaret Sanger, Herman Muller et Julian Huxley. Lui-même se réclame de la filiation de Paul Robin (proche de Bakounine et de Ferdinand Buisson), fondateur de la Ligue pour la Régénération humaine et introducteur des idées malthusiennes en France.

Importateur de la libre-pensée néomalthusienne et eugéniste

Pierre Simon s’est formé auprès de ses devanciers français et anglo-saxons, dans la tradition de la Libre pensée néomalthusienne et eugéniste portée par des personnes telles que Clémence Royer, Thomas et Julian Huxley, Paul Robin ou Ernst Haeckel. En France, Pierre Simon s’inscrit dans les pas de Jean Dalsace, qui a lui-même été formé avant-guerre dans les milieux eugénistes et de la réforme sexuelle, notamment aux Etats-Unis.

Pour l’essentiel, Pierre Simon a introduit et diffusé les idées et pratiques néo-malthusiennes en France. Sa pensée diffère peu de celle de ses devanciers, en particulier de Julian Huxley, et son fameux rapport sur la sexualité des Français n’est qu’une version française des rapports Kinsey sur le comportement sexuel humain. Pierre Simon n’a rien inventé, mais a été le promoteur très actif d’une cause et d’une pensée reçues de la tradition franc-maçonne et néo-malthusienne. Il s’est formé aux méthodes de contraception à Londres, auprès de la fédération internationale du planning familial (International Planified Parenthood Federation, ci-après IPPF) (p. 90). C’est en Russie, en 1953, qu’il a appris les techniques d’accouchement sans douleur issues des travaux sur le conditionnement mental de Pavlov (p 47). C’est en Chine qu’il se rend en 1957 pour étudier la politique de contrôle des naissances instaurée par le gouvernement communiste chinois. Dans un autre ouvrage, il décrit longuement les politiques de contrôle démographique mises en œuvre à travers le monde, en particulier en Inde, au Pakistan, au Japon, et dans les pays d’Amérique latine.

Il est le correspondant français du Population Council de John Rockefeller III, et représentant de la France au sein de l’IPPF de 1959 à 1969[10]. Il se dit proche d’Alan Guttmacher, Président du Planning familial américain, ou encore du Professeur Howard Taylor, conseiller des Nations Unies pour les questions de population, consultant du Population Council et fondateur, avec les fondations Ford et Rockefeller du International Institute for the Study of Human Reproduction. Le Dr Simon se rend aux Etats-Unis où il visite les principales organisations et personnalités engagées dans la campagne mondiale de limitation démographique. Il fera venir en France Alan Guttmacher (le 28 septembre 1964 pour présenter le stérilet), Christopher Tietze, Président du Population Council (en décembre 1967)[11], et imposera la présence du Professeur Taylor lors d’un congrès de l’Ordre des Médecins à Paris (p. 128). Alan Guttmacher et Howard Taylor recevront, eux aussi, le prix Lasker.

En complément de ses activités nationales, il a aussi travaillé dans les années 1970 pour la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et pour la Banque mondiale pour introduire le premier programme de contrôle des naissances en Tunisie (1972 et 1973). L’objectif de ce programme, dont la direction est confiée à Pierre Simon, était d’abaisser le taux de fécondité de la Tunisie à celui de l’Italie en l’an 2000. Pour cela, le programme indique le nombre de femmes à soumettre à la contraception, à une stérilisation et à l’avortement chaque année[12]. Dans le gouvernorat de Bizerte, où le programme national est testé avant son application à l’ensemble du territoire, l’objectif annuel est de soumettre 45 000 femmes à la contraception, de pratiquer 8 000 avortements et 3 000 stérilisations. Pour parvenir à cet objectif, des « primes » à l’acte sont versées au personnel médical et aux « patients ». Ainsi, il est prévu une « indemnité aux candidates ‘ligature des trompes’ » de 4 dinars et de 50kg de semoule[13] par femme acceptant d’être stérilisée. Quant aux praticiens, ils reçoivent une prime de 1 dinar par stérilisation et de 0,5 dinar par avortement pratiqué en plus de leur salaire (le salaire fixe de base d’une sage-femme est de 60 dinars par mois). Ce programme, financé par la Banque mondiale est mis en œuvre par le correspondant local de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et par l’intermédiaire d’une entreprise française du nom de Seretes qui emploie Pierre Simon. Avant de se rendre en Tunisie, il est allé se former à la stérilisation et à l’avortement à l’Hôpital John Hopkins, aux Etats-Unis[14].

Le Dr Simon fit d’autres missions similaires en Polynésie[15], et intervint auprès du gouvernement iranien pour obtenir la mission d’y développer le contrôle des naissances. À cette même époque, il propose ses services au bureau de la population du Département d’Etat américain pour ses programmes en Afrique francophone[16].

La capture des mouvements féministes

Jusqu’à la fin des années 1950, Pierre Simon n’a pas accès au grand public, et demeure cantonnée à ses milieux francs-maçons, néomalthusiens et eugénistes. Cela va changer lorsqu’il se rapproche des premiers mouvements féministes, et parvient à en prendre le contrôle[17].

En France, comme aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, le mouvement féministe va devenir un vecteur de l’idéologie eugéniste. Il va lui donner accès à une base populaire militante, lui ouvrir une large audience, et lui permettre de renouveler son discours. L’eugénisme, ou l’orthogénisme de Pierre Simon et de ses affidés n’a jamais été féministe, ni libéral ; il comporte au contraire une idéologie inégalitaire, raciste et autoritaire. Issu de la pensée matérialiste de la fin du XIXe siècle, il diffère de la révolution culturelle des années 1960. Pourtant, il parvint à fusionner avec la cause féministe, et à renouveler ainsi son image.

Les militants du contrôle des naissances ont compris qu’ils pourraient plus facilement atteindre leurs objectifs, non plus par des arguments racistes ou eugéniques discrédités par la Seconde Guerre mondiale, mais au nom de la liberté des femmes.

Il est vrai, toutefois, que cette alliance avait des racines profondes puisque les premières féministes, à leurs débuts durant l’entre-deux guerres, s’étaient déjà rapprochées des eugénistes alors respectés, pour bénéficier de leurs réseaux d’influence et de leur respectabilité.

C’est en 1956 qu’est créé en France le mouvement La Maternité heureuse, notamment par Marie-Andrée Lagroua Weill-Hallé et Evelyne Sullerot (issue du mouvement Jeunes Femmes). Ce mouvement recherche surtout l’amélioration des conditions de la maternité dans le cadre du couple, par une procréation davantage responsable et consciente. Il est favorable à la contraception, et totalement hostile à l’avortement.

Mais dès 1959, La Maternité heureuse fusionne avec les membres français du Groupe Littré pour fonder le Mouvement Français pour le planning familial (MFPF), association affiliée à la Fédération Internationale du Planning Familial (IPPF). Pierre Simon constitue et préside en son sein un « collège des médecins » du MFPF qui s’impose rapidement comme le groupe dirigeant au sein du mouvement. L’influence des femmes se réduit alors au profit des médecins et des francs-maçons. Ces derniers disposent d’une philosophie et d’un réseau préétabli sur le territoire pour constituer la pensée et relayer localement l’action du mouvement. Le MFPF rassemble alors des personnalités diverses, des féministes, des libres penseurs, mais aussi des théologiens[18]. Lors de la cérémonie d’inauguration du local du MFPF, celui-ci est orné d’un portait de Margaret Sanger. Dans ces locaux, les médecins du MFPF enseignaient à d’autres médecins, en violation de la loi, les méthodes de contraception, en ayant recours à des prostituées. En 1961, le mouvement compterait 400.000 adhérents.

Pierre Simon n’avait pas d’intérêt particulier pour le féminisme et n’agissait pas dans ce but. Au contraire, l’autorité du groupe de médecins qu’il a fondé et qu’il dirigeait était mal perçue par les femmes au sein du MFPF, qui étaient pour la plupart affectées à un rôle d’hôtesse d’accueil au sein des locaux. Les féministes n’avaient pas de vision biologique de la société et militaient surtout pour une meilleure éducation sexuelle et l’accès à la contraception au sein des couples. Marie-Andrée Lagroua Weill-Hallé était par exemple opposée à l’avortement. La branche féministe obtiendra plus tard le départ des « mandarins ». D’ici là, les médecins libres-penseurs menés par le Dr Simon avaient eu le temps d’utiliser le mouvement féministe pour porter leur vision idéologique.

Accouchement sans douleur et contraception

Le Dr Pierre Simon s’est d’abord attelé à diffuser la technique de l’accouchement sans douleur. Son intention était de libérer la femme de la souffrance, ayant l’idée d’accomplir ainsi un acte de portée historique considérable réduisant à néant la pénitence imposée par Dieu dans la Genèse après le péché originel, lorsqu’Il déclara à Eve : « tu enfanteras dans la douleur » (p. 39). Avec son combat pour la diffusion du contrôle des naissances, il s’agissait encore pour lui de s’opposer à la Genèse : au « diktat du ‘‘Croissez et multipliez’’ » (p. 93). Pour Pierre Simon, la légalisation de la contraception est l’une des « plus prestigieuses conquêtes de la liberté, pierre de touche architecturale d’un changement en profondeur des vertus de l’espèce ». (p. 142).

En 1963, Pierre Simon introduit en France le « dispositif intra-utérin » (IUD) qu’il nomme « stérilet » après l’avoir rapporté du VIIème Congrès mondial de l’IPPF tenu à Singapour. Cet appareil, inventé peu avant par Lazar C. Margulies à New-York, a été développé et diffusé à travers le monde avec le soutien du Population Council[19].

En 1965, le MFPF fait soumettre aux parlementaires un nouveau projet de loi visant l’abolition des dispositions de la loi de 1920 interdisant la contraception[20]. Pierre Simon, accompagné du député Robert Aron-Brunetière, trouva en la personne de Lucien Neuwirth un député de droite acceptant de porter une nouvelle fois la proposition de loi légalisant la contraception médicamenteuse. La loi n°67-1176 fut votée le 28 décembre 1967. Elle abroge d’anciennes dispositions du code de la santé publique issues de la loi de 1920 et autorise la fabrication et l’importation de contraceptifs sous certaines conditions[21]. Peu après le vote de la loi Neuwirth, Pierre Simon entre au cabinet du ministre de la Santé, Robert Boulin, pour suivre sa mise en œuvre.

La bataille de l’avortement

Pierre Simon s’engagea ensuite dans la bataille en faveur de l’avortement. En 1969, Il fonde l’Association nationale pour l’étude de l’avortement (ANEA) avec Me Anne-Marie Dourlen-Rollier, Raoul Palmer et le Dr Jean Dalsace. Pierre Simon indique avoir collaboré alors avec des théologiens et médecins catholiques réunis autour du Père Bruno Ribes s.j. qui dirigeait alors la revue Études[22]. Une fois encore, il est opposé à l’Ordre des médecins.

Au sein du cabinet du ministre de la santé, Robert Boulin, il reçoit la direction d’une commission d’étude du problème de l’avortement. Il y nomme des médecins, mais aussi des théologiens catholiques (les pères Quelquejeu[23] et Pohier, dominicains du Saulchoir) et protestants (le Pasteur André Dumas qui participe aussi au MFPF). Une première proposition de loi de dépénalisation de l’avortement fut introduite, sans succès. Parallèlement, les mouvements féministes tels que Choisir et le Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception (MLAC), ou encore le Mouvement de libération des femmes (MLF) se sont engagés activement en faveur de l’avortement. Entre temps, le MFPF a traversé une double crise : le mouvement s’est libéré de la domination des médecins et francs-maçons et a opté pour la revendication de la légalisation de l’avortement, causant des démissions, notamment celle de sa présidente Marie-Andrée Weill Hallé, fondatrice de la Maternité Heureuse.

Il faut attendre l’élection de Valéry Giscard d’Estaing, à la tête d’une fragile majorité centriste, pour obtenir que le projet de dépénalisation de l’avortement soit à nouveau d’actualité. Il est confié à Simone Veil, nouvelle ministre de la Santé, qui le présenta au Parlement et parvint à le faire adopter en janvier 1975. Pierre Simon estime ne pas avoir eu à combattre réellement pour l’avortement, le combat ayant déjà été gagné par la légalisation de la contraception.

Si Pierre Simon regrette encore dans son livre que l’avortement soit perçu par les femmes comme un acte traumatisant créant des « scrupules de conscience obsessionnels », il se dit convaincu que dans un très proche avenir des techniques nouvelles vont modifier cette perception. Il cite ainsi en exemple ce qu’il désigne comme « l’avortement station-service » : il s’agit d’une technique d’avortement que chaque femme pourrait pratiquer chaque mois, par aspiration ou par voie médicamenteuse, sans savoir si elle est, ou non, enceinte. Ainsi elle ne saurait pas si elle a avorté et serait libérée à la fois de la procréation et de ses scrupules. En outre, cette pratique rendrait vaine toute législation tendant à réduire l’avortement, car il est impossible de savoir si un avortement a été réalisé. Pierre Simon conclut, avec son emphase habituelle : « Un tel bouleversement aura des implications philosophiques considérables, ce qui devrait rendre nos parlementaires modestes. » (p. 215) De fait, c’est bien cette technique de « régulation menstruelle » qu’utilise une organisation comme Marie Stopes International pour pratiquer des avortements dans les pays où cela est interdit.

Militant de l’euthanasie et de la GPA

Cohérent avec sa conception de maitrise du début de la vie, il milite aussi pour l’euthanasie. En 1989[24], il devient administrateur de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD).  Cette association a été fondée en 1980 par l’Américain Michel Lee Landa, et s’inspire directement des organisations euthanasistes anglo-saxonnes, elles-mêmes issues du mouvement eugéniste. Pierre Simon rejoint ainsi le sénateur et franc-maçon Henri Caillavet qui assure la présidence de l’association depuis 1986. Simon et Caillavet sont non seulement des frères maçons, mais aussi des « frères d’armes », pour avoir mené ensemble de nombreux combats. Simon rejette la morale traditionnelle qui repose selon lui « sur une sacralisation du principe de vie, dont l’essence est superstitieuse et la démarche fétichiste ». (p. 233) Quant à Caillavet, il croit que « le droit de choisir l’instant et la forme de sa délivrance est une liberté matricielle fondamentale »[25].

On retrouve dans les textes de l’ADMD à l’égard de la fin de vie la même pensée que celle exprimée par Pierre Simon à l’égard du commencement de la vie. Il s’agit ni plus ni moins de renverser le dogme du respect de la vie, au profit de celui de la volonté individuelle. L’euthanasie et l’avortement sont les deux faces d’une même volonté de contrôle de la vie : le contrôle à « l’entrée » et à la « sortie » de la vie suivant les paroles de Margaret Sanger[26], la fondatrice de Planned Parenthood. Dès les années 1920, les promoteurs de l’eugénisme s’engagent à la fois pour le contrôle des naissances et l’euthanasie. L’engagement de ces personnes en faveur de l’euthanasie n’est que l’un des aspects d’un même engagement, plus vaste, en faveur d’une rationalisation de la vie et, souvent, d’une destruction de l’anthropologie traditionnelle, en particulier chrétienne.

La volonté de détacher la procréation de la sexualité et de maitriser la vie conduit encore Pierre Simon à participer en 1986 à la fondation de l’association Euro Mater, comme indiqué précédemment, dans le but d’introduire la gestation par autrui en France. L’association veut obtenir la légalisation de cette pratique par le biais des instances européennes, par une harmonisation des législations, suivant le modèle des Etats Unis. Comme l’ADMD, l’association est présidée par Henri Caillavet.

______

[1] Conseil créé par la loi n°73-639 du 11 juillet 1973, sur proposition de Lucien Neuwirth.

[2] Pierre Simon, De la vie avant toute chose, éd. Mazarine, Paris, 1979.Les citations dans l’article renvoient à ce livre.

[3] P. Simon, La contraception… p. 263.

[4] Voir par exemple son rapport sur la situation en France présenté avec Henri Fabre, in « Report from France », Proceedings of the seventh conference of the international planned parenthood federation, Singapore. February 10-16th, 1963.

[5] P. Simon, Le contrôle des naissances, Histoire – Philosophie – Morale, Petite Bibliothèque Payot, p. 89.

[6] Dictionnaire historique de la laïcité en Belgique, p. 166.

[7] http://www.laicite-namur.be/wp-content/uploads/2014/11/Laicite-Willy-Peers.pdf

[8] Fonds d’archives Pierre Simon, Université d’Angers.

[9] Centre des archives du féminisme Bibliothèque universitaire d’Angers, Fonds 17 AF, Fonds Pierre Simon, 2007.

[10] Fonds d’archives Pierre Simon, Centre des archives du féminisme Bibliothèque universitaire d’Angers, Université d’Angers.

[11] Fonds d’archives Pierre Simon, Université d’Angers, 17 AF 22.

[12] Note synthétique sur le programme de planning familial dans le gouvernorat de Bizerte, Office National du Planning Familial et de la Population, 1973. Archives Pierre Simon, 17 AF 26.

[13] Annexe à la Note synthétique sur le programme de planning familial dans le gouvernorat de Bizerte, Office National du Planning Familial et de la Population, 1973. Archives Pierre Simon, 17 AF 26.

[14] Fonds d’archives Pierre Simon, Université d’Angers, 17 AF 22.

[15] Fonds d’archives Pierre Simon, Université d’Angers, 17 AF, 2007.

[16] Fonds d’archives Pierre Simon, Université d’Angers, 17 AF 22.

[17] Le même phénomène de rapprochement et de capture de la cause féministe par les eugénistes a aussi été observé dans les milieux anglo-saxons.

[18] Tels les pasteurs André Dumas et Roland de Pury et l’abbé Marc Oraison.

[19] Le Population Council a consacré à cette fin deux millions de dollars entre 1961 et 1963. Frederick Osborn, “American Foundations and Population Problems,” in Warren Weaver, ed., U.S. Philanthropic Foundations: Their History, Structure, Management, and Record (New York: Harper and Row, 1967), p. 371. Voir Martin Morse Wooster, The Ford Foundation: Founder of Modern Population Control, Catholic Family & Human Rights Institute, The International Organizations Research Group, New York City, 2004.

[20] A l’époque, le Ministère de la Santé s’appelait « Ministère de la Santé et de la Population », et le Parti communiste renversait sa position, pour finalement adhérer non seulement à l’avortement mais aussi au contrôle des naissances. Précédemment, il était favorable à l’avortement (pour la liberté de la femme), mais pas à la contraception, car l’URSS était alors nataliste et voyait en la contraception un instrument bourgeois de limitation des masses prolétaires.

[21] Vente exclusive en pharmacie sur ordonnance médicale, autorisation parentale pour les mineures, interdiction de toute publicité commerciale.

[22] B. Ribes, Les chrétiens face à l’avortement Pour surmonter les tensions, Etudes, Octobre 1973, p. 405 et s. Le P. Bruno Ribes, opposé à l’encyclique Humanae Vitae, finit par quitter la prêtrise

[23] Auteur de « La volonté de procréer. Réflexion philosophique », dans Lumière et Vie, n° 109, août-octobre 1972, p. 57-71.

[24] Bulletin de l’ADMD, n°31, avril 1989.

[25] Bulletin de l’ADMD, n°21, septembre 1986.

[26] https://saynsumthn.wordpress.com/tag/national-society-for-the-legalization-of-euthanasia/

U.S. military bases in Europe

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The U.S. military presence only increased after the end of the Cold War, despite promises made to Soviet leader Mikhail Gorbachev that there will be no extension of NATO’s jurisdiction or military presence “by a single inch in the eastern direction”.

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Why are Israel and the West unravelling in tandem?

Alastair Crooke

Whilst the West today ostensibly eschews literal settler colonialism (other than that practiced by Israel), it nonetheless has pursued a form of rent-seeking, financialised colonialism since WW2.

Alon Pinkas, a former senior Israeli diplomat (well plugged in at the White House), says aloud the ‘reality’ about Israel which he underlines cannot be hidden further:

“[There are now] two [Jewish] states – with contrasting visions of what the nation should be. There is an elephant in the Israeli room – and ‘no’: it’s not occupation, though that is its main cause”.

“The elephant in the room is Israel gradually but inexorably being divided [into a high-tech, secular, liberal state] … and a Jewish-supremacist, ultranationalist theocracy with messianic, antidemocratic tendencies that encourage isolation”.

“Zionism … has morphed and mutated through the settler movement and extreme right-wing zealots into a Masada-like political culture, based on the concept of the redemption of the ancient kingdom in the ancestral land. (Masada was a Sicarii cult in CE 73)”.

Pinkas continues:

“[I]n essence, there is a civil war raging in Israel. It has not reached Gettysburg levels, but the deep and wide schism is becoming glaringly evident. The two political value systems are just not reconcilable. “We are fighting the Arabs (or Iran) for our existence” remains the only common thread, but it is weakening. That is a negative definition of national identity: a common enemy and threat, but very little of what unites us in terms of the type of society and country we want to be”.

“Even the most fundamental common narrative, the Declaration of Independence, is now being questioned with some of its basic tenets and guiding principles a source of political contention”.

Of course, one can see from which side of the divide Pinkas views his world – yet “above and beyond pondering 7 October, there is a growing realization that ‘unity’, ‘one destiny’ and ‘we have no choice and no other country’ have become meaningless and hollow clichés. Instead, more and more Israelis on both sides of the divide see their country as essentially split into two distinct (non-reconcilable) entities”.

Does this sound familiar, albeit in another context?

It should. For it is a metaphor for the inexorable divide in the West, too. The war in Gaza has precipitated and sharpened the latent schisms within in the West. It too can be hidden no longer. On the one hand, there is an (illiberal) social engineering project posing as liberalism. And on the other, a project to recover the ‘eternal’ values (however imperfect) that once lay behind European civilisation.

The conflict in the Middle East has thrown the parallels between the two spheres in the West into clarity.

Again, the parallels and similarities are discomforting: As Pinkas says:

“the divide is real, widening and becoming unbridgeable. The political, cultural and economic gaps and rifts are growing, accompanied by toxic vitriol that masquerades as political discourse. Even the most fundamental common narrative, the Declaration of Independence, is now being questioned with some of its basic tenets and guiding principles a source of political contention”.

He is referring to Israel, but the same is true in the U.S., where the basic tenets and guiding principles of the Constitution (i.e. free speech) are a source of political contention. He talks also of the Right’s claim that Tel Aviv ‘is a bubble’, but adds: “As for the bubble claim, they’re right – but New York is a bubble, Paris and London are bubbles” – geographical, as well as ideological bubbles. Yet Pinkas does not ‘get’ the paradox he creates: Is not that the core of the problem? The ‘Techie-obsessed’ Metro-Élites of America versus the Rest (i.e. ‘flyover America’)? The bubbles are the problem, not something to be brushed aside.

Today, tens of thousands of students in the West are protesting the on-going massacre of Palestinians, whilst the institutional place-holders fully support the annihilation of Hamas and any ‘complicit’ civilians (which is extended by some to include all who live in Gaza).

The two worldviews share no common perception. They represent contrasting visions for the future – and of the essence of their nations. October 7 exploded the simulacra of the ‘status quo’ in Israel – and at the same time, unravelled the political order in the West – as in Israel.

What is important to understand is that both polar visions – that of disputed national ‘history’, and secondly of a common future – are authentic to each community. The visions have their separate legitimacy. This means that simple political fixes won’t liquify calcified zeitgeists. Each party must first accept the legitimacy of ‘the other’ (whilst remaining in disagreement) for politics to become possible.

Pinkas – as metaphor – has a wider application: Having said that “there is an elephant in the Israeli room – and no, it’s not occupation – though that is its main cause”, Pinkas adds later in his piece that “Israel is not only occupying territory but approximately 5 million Palestinians. In effect, for 57 years Israel has been living in a recurring loop of the seventh day of the Six-Day War. That reality, which in the 1970s was termed “protracted temporariness,” has become a permanent feature of Israel’s political and geopolitical ecosystem”.

It is a framework that has become Israel’s trap.

So why are Israel and the West unravelling in tandem? Well, it is firstly because they have become so inter-connected at the level of power structures (in both U.S. and Europe) to a point that it is difficult to know who has more heft within these power and media structures: Tel Aviv or the White House.

This means interdependency in terms of each’s international standing, and by extension, vulnerability to any collapse in Global standing.

So, whilst the West today ostensibly eschews literal settler colonialism (other than that practiced by Israel), it nonetheless has pursued a form of rent-seeking, financialised colonialism since WW2. That process also has become a permanent framework to the western political and geopolitical ecosystem.

The consequence is that as settler colonialism in Gaza moves starkly and darkly into view, the global majority sees both Israel and the West as explicitly colonial. No distinction is made – the Rules-Based Order is seen as just another iteration of the colonial eco-system. Thus, events in Gaza, amongst other things, have sparked a new wave of anti-colonial sentiment across the globe.

It constitutes a dynamic which, in finding a strong resonance amongst western student protestors (and amongst many of their elders), is fracturing western leadership structures – threatening the carefully curated lead-in to the November U.S. Presidential elections.

Finally, the close integration of the two linked ‘structures’ has overflowed into the West’s foreign policy zeitgeist: Just as Israel’s answer to the October 7 has been to lash out at ‘Hamas’ and Gaza, so the West, viewing its own ‘hegemony ecosystem’ challenged by Russia and China, emulates Israel in seeing military force as the key to its own deterrence and global primacy.

President Putin – foreshadowing the present tensions with the West – criticised in Munich in 2007 in a pivotal speech what he called the United States’ monopolistic dominance in global relations, and its “almost uncontained hyper use of force in international relations”.

He could have said the same about Israel in the regional context.

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