L’Homo sapiens, est-il aussi sage que son nom l’indique ?
Pourquoi à certains moments de l’existence s’octroie-t-il le droit de sacrifier des êtres humains ?
Un ouvrage de Pierre Bonnechere et Renaud Gagné, soutenu par le Conseil de Recherches en Sciences humaines du Canada développe magistralement «Le sacrifice humain : un phénomène au fil d’Ariane évanescent».1
«Un sacrifice humain est un rite religieux qui a été pratiqué dans la plupart des civilisations, notamment au Néolithique et durant l’Antiquité, le plus souvent pour s’attirer les faveurs des dieux». (Wikipedia)
Qui sont ces «dieux» ? Sont-ce les mêmes que ceux évoqués sur le fronton du temple de Delphes : «Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux»? On peut en déduire que les dieux sont les multiples facettes qui composent l’univers, situés entre le grand tout et les êtres humains bien délimités que chacun de nous incarne. Chaque époque les définit selon ses croyances et ses connaissances.
On peut aussi en approcher les concepts comme le fait Patrick Lawrence dans sa «lettre aux futurs historiens : La maladie du silence»2. Il définit des entités supérieures qui animent notre monde actuel : «Le renforcement d’une méta-réalité parallèle est une des caractéristiques les plus singulières de notre temps, œuvre des grands médias, esclaves toujours plus fidèles des intérêts de l’imperium».
L’auteur évoque donc l’imperium mais on peut se demander quelles forces animent ceux qui gèrent cet imperium. Dans cette lettre, il évoque les deux guerres très médiatisées aujourd’hui qui sacrifient énormément d’êtres humains.
Dans le même ordre d’idée, on peut se demander à quels dieux obéissaient les nazis dans les camps de la mort ?
Le sacrifice à petit feu se perçoit dans l’esclavagisme qui a pris différentes formes au cours des siècles, très patent au temps du colonialisme, plus focalisé actuellement, par exemple dans certains domaines comme le travail des enfants dans les mines.3
Une toute autre catégorie de sacrifices humains peut se détecter dans le lobby de l’euthanasie4: «USA. Pfizer accusé de financer le lobby de l’euthanasie et du suicide assisté». «Un rapport récent a révélé l’aide financière apportée par Pfizer à l’organisation qui milite notamment pour l’accès des mineurs de plus de 12 ans à l’euthanasie, alors que le Canada compte déjà près de 50 000 victimes de cette forme d’assassinat légal depuis sa dépénalisation en 2016, et que sa fréquence ne cesse de croître», indique le site reinformation.tv.
Un autre site nous informe qu’au «Canada : l’euthanasie pour réduire les dépenses de santé publique»…
Ainsi, on sacrifie des humains au dieu du business…5
Les industries pharmaceutiques peuvent conduire à d’autres conséquences mortelles : «L’Italie lance l’alarme contre le Fentanyl, la drogue des zombies potentiellement mortelle dès la première prise»6. «Ce puissant antalgique, originairement utilisé dans le traitement des fortes douleurs chroniques d’origine cancéreuse a été détourné il y a une dizaine d’années au cours de ce que l’on appelle la crise des opioïdes responsable de la mort de 500 000 personnes en dix ans aux États-Unis».
Un archevêque dénonce fermement la «farce psycho-pandémique» tout ce qui a émergé au cours de ces quatre années sur la gestion criminelle de cette expérience néo-malthusienne d’ingénierie sociale. Il évoque les victimes sacrifiées au nom du Covid et celles du génocide vaccinal.7
Des sacrifices humains et animaux encore peu mis en évidence sont la conséquence des ondes électromagnétiques comme en témoigne un agriculteur, évoquant les effets des ondes par le sol, l’air et l’eau.8
Une autre étiologie de sacrifices humains ressort actuellement : celui des paysans qui «sont impuissants face à une structure conçue pour appliquer une idéologie qui se révèle folle».9
Ainsi, en Suisse, nous sommes confrontés au «suicide, une issue fatale qui touche davantage les paysans que les autres». «Le risque de suicide est 37% plus élevé chez les paysans que dans le reste de la population, affirme une étude de l’Université de Berne. Au total, 447 paysans se sont donné la mort en Suisse entre 1991 et 2014».10
Les sacrifices humains se font aussi à la pièce : «Pourquoi les gens vendent-ils leur rein ?»11
«Le professeur népalais explique ainsi c’est que la pauvreté qui pousse le plus souvent les personnes à vendre un rein. Néanmoins, d’autres raisons sont aussi invoquées, à savoir : le manque d’information, l’endettement, la volonté d’acheter des articles tels que des motos, des terres supplémentaires voire même des téléphones, ainsi qu’un désir de liberté financière. L’altruisme est également cité. Plusieurs études menées en Inde et aux Philippines ont même montré que les villes dotées d’infrastructures médicales de pointe facilitaient le commerce de reins en servant de point de rencontre pour les donneurs et les receveurs d’organe». On retrouve ici le dieu du business…
Un autre sacrifice partiel est celui des transgenres. «Une fois trans, pas de retour en arrière ! La réalité derrière l’engouement pour les transgenres»12. «Sur les médias sociaux et dans les médias grand public, de plus en plus de personnes parlent de leur changement de sexe. Chaque étape de cette transition est expliquée et partagée avec enthousiasme. Mais si on regarde au-delà des apparences attirantes de ce mouvement à la mode, on découvre la cruelle réalité…»
Un sacrifice humain très particulier, qui prend aux entrailles au propre comme au figuré, est celui de l’avortement d’enfants à naître.
On constate une «Banalisation de l’avortement et (un) taux de natalité au plus bas dans tout l’Occident».13
«Le monde occidental n’a jamais connu un tel effort intense de ses dirigeants pour établir dans la loi le «droit» de tuer les bébés dans l’utérus pendant les neuf mois de la grossesse. Aux États-Unis, Joe Biden fait du «droit» à l’avortement un sujet central de la campagne présidentielle de 2024. Cette politique mortifère se déroule alors que, paradoxalement, les gros titres des médias avertissent que les nations sont de plus en plus nombreuses à être confrontées à un problème urgent : le nombre insuffisant de bébés».
Alors que désirons-nous vraiment ? Quel(s) dieu(x) servons-nous pour en arriver à un tel bilan ?
Il n’est pas anodin que j’achève la rédaction de cet article le jour de Vendredi Saint…
L’attaque terroriste à la salle de concerts de Moscou, qui a provoqué la mort de 140 civils sans défense (nombre qui peut augmenter étant donné le nombre élevé de blessés) a été accompli par quatre tueurs professionnels, membres de l’ISIS-K (État Islamique Khorasan), qui ont accompli le massacre avec une froideur impitoyable. La dynamique de l’attaque montre qu’il est impossible qu’ils aient agi seuls.
C’est ce que souligne le président Poutine dans son discours aux citoyens de la Russie : «Ils ont tenté de fuir et de se diriger vers l’Ukraine, où, selon les premières informations, avait été préparé pour eux un passage sur le côté ukrainien pour traverser la frontière. Nous sommes en train d’identifier et de démasquer la base de complices qui se tient derrière ces terroristes : ceux qui leur ont fourni le transport, planifié les voies de fuite de la scène du crime et préparé les planques avec armes et munitions. Toutefois, il est déjà clair que nous ne sommes pas simplement devant une attaque terroriste planifiée avec soin et cynisme, mais face à un homicide de masse prémédité et organisé. Comme les nazis qui autrefois accomplissaient des massacres dans les territoires occupés, ils ont planifié une exécution démonstrative, un acte sanguinaire d’intimidation. Tous les auteurs, les organisateurs et les cerveaux de ce crime seront punis de façon juste et inévitable, quels qu’ils soient et quels que soient ceux qui les ont dirigés. Nous identifierons et remettrons à la Justice chaque individu qui est derrière ces terroristes».
L’ISIS-K est une faction de l’ISIS – le mouvement islamiste promu, financé et armé par les États-Unis, par les membres européens de l’OTAN et par les monarchies du Golfe, pour détruire de l’intérieur l’État syrien, pour fragmenter ultérieurement l’Irak, la Libye et d’autres pays. Quand, après vingt ans de guerre, USA et OTAN sont obligés de se retirer de l’Afghanistan, où les Talibans arrivent au gouvernement, l’ISIS-K commence une série d’attaques terroristes sanglantes en Afghanistan, qui s’étendent ensuite à l’Iran et au Pakistan au fur et à mesure que s’étendent la zone et l’influence des BRICS fondées sur l’étroite coopération entre la Russie et la Chine.
Nous sommes donc face à une relance du «terrorisme islamique» opéré principalement par les services secrets étasuniens et britanniques, avec à leurs cotés ceux d’Ukraine et autres. L’objectif est de frapper à l’intérieur la Russie au moment où elle est en train de l’emporter militairement sur l’Ukraine de Kiev, et de justifier la guerre d’Israël contre les Palestiniens et les opérations guerrières USA au Moyen-Orient en les faisant apparaître comme des actions de défense contre le «terrorisme islamique». Dans le cadre de cette stratégie la possibilité existe d’attaques terroristes aussi dans des pays européens membres de l’OTAN.
La cérémonie en hommage aux victimes de l’attaque terroriste au Crocus City Hall a réuni ce 30 mars des diplomates de pays du monde entier, y compris les États-Unis et des pays de l’Union européenne. La diplomatie russe a fait part de sa «profonde reconnaissance» à l’égard de ce témoignage de solidarité.
Ambiance solennelle ce 30 mars, aux abords du Crocus City Hall, où des diplomates sont venus en nombre rendre hommage aux victimes de l’attentat du 22 mars. Après un lâché de ballons blancs, précédé d’une minute de silence, les diplomates se sont succédés pour déposer des fleurs sur le mémorial situé devant la salle de concert détruite par l’incendie.
«Les chefs et employés de plus de 130 missions diplomatiques» se sont rendus sur place, soit «plus de 250 personnes», a annoncé dans un communiqué le ministère russe des Affaires étrangères. «La partie russe exprime sa gratitude aux représentants respectés du corps diplomatique pour leur solidarité avec le peuple russe en ces heures difficiles», conclut le document.
Auprès de l’agence RIA Novosti, le ministère a précisé que les ambassadeurs des États-Unis et de certains pays de l’Union européenne «dont l’Allemagne, l’Italie, ainsi que le Vatican» figuraient parmi les diplomates. Se trouvaient également ceux d’Israël, de l’Iran, de la Syrie, de la Palestine, de l’Égypte, du Brésil, de la Bolivie, du Nicaragua, du Pérou, de l’Algérie «et d’autres». Le correspondant de l’agence TASS a pour sa part notamment repéré ceux de Turquie, de Serbie, de Biélorussie, du Maroc ou encore du Liban.
Plus tôt dans la matinée, au même endroit, un office religieux avait été tenu par l’archevêque d’Odintsovo et de Krasnogorsk, avec la bénédiction du patriarche Cyrille. Cérémonie à laquelle ont assisté des parents et amis des victimes de l’attentat, ainsi que des représentants du gouvernement, des bénévoles et des Moscovites.
Le 22 mars au soir, des hommes armés ont ouvert le feu dans la salle de concert du Crocus City Hall, situé à Krasnogorsk en proche banlieue de Moscou, avant de mettre le feu à salle. À la suite de cette attaque terroriste, 144 personnes sont mortes et 551 autres ont été blessées, selon le dernier bilan du ministère russe des Situations d’urgence.
Si vous pensiez que les deux dernières décennies ont été violentes, chaotiques et destructrices, accrochez-vous : le pire est presque certainement à venir.
Je viens de lire un article remarquable dans le Seattle Times, remarquable par sa franchise nihiliste. Le titre de l’article de Ron Judd publié en août 2021 dans le Pacific NW Magazine du Times donne un bon aperçu du point de vue de l’auteur : «Le déclin de la civilisation américaine». Et le sous-titre : «La mauvaise télévision n’a jamais été aussi présente, et elle nous rend gros, paresseux, égoïstes et stupides».
Les nouvelles semblent parfois voyager lentement dans ces contrées, mais qu’à cela ne tienne. Si les observations de Judd étaient percutantes il y a trois ans, elles ont aujourd’hui la force gravitationnelle de Jupiter. La thèse de Judd est la suivante :
«Au vu de l’état actuel de dysfonctionnement national, de guerre culturelle et de psychose publique – plus d’informations à ce sujet après quelques messages publicitaires vous incitant à demander à votre médecin de vous prescrire un nouveau médicament miracle, le Byxfliptaz – il est indéniable que l’Américain lambda est doté aujourd’hui de toutes les facultés mentales d’une salade Jell-O laissée trop longtemps au soleil lors d’un pique-nique au mois d’août dans le parc Marymoor».
L’heure ne semble pas être à la mauvaise télévision ou aux cerveaux en déliquescence. En raison d’une succession rapide d’événements, dont aucun en apparence n’est lié à un autre, l’effondrement des sept décennies d’hégémonie de l’Amérique s’accélère de façon spectaculaire. Certains observateurs avisés pensent aujourd’hui que «l’ordre international fondé sur des règles», comme les cliques politiques appellent au rayonnement de la puissance américaine, est d’ores et déjà révolu. Je suppose qu’il faut choisir entre accepter cette réalité et regarder de la mauvaise télévision, et, d’accord, ce dernier choix s’avère tentant pour un nombre surprenant de personnes.
Réveillez-vous, ô dormeurs, et revenez d’entre les morts !
Sur le flanc oriental du monde atlantique, les dirigeants de l’empire ont perdu une guerre qu’ils étaient persuadés de gagner lorsqu’ils l’ont déclenchée avec le coup d’État organisé à Kiev il y a dix ans. La folle erreur de calcul de l’Occident en Ukraine fait de la Russie la gagnante, et il est bien difficile de surestimer les conséquences de ce coup porté à la puissance et au prestige des États-Unis.
En outre, les efforts déployés depuis des années par les cliques politiques pour isoler la Russie, paralyser son économie et détruire la valeur de sa monnaie ont manifestement échoué. Si l’on en juge par le taux de croissance du produit intérieur brut, l’économie russe surpasse largement celles de l’Amérique et de l’Europe. Les échanges commerciaux réalisés en roubles augmentent à un rythme effréné et la monnaie est stable. Moscou est aujourd’hui une force de premier plan alors que les pays non occidentaux, c’est-à-dire les pays du Sud, se rallient à un ordre multipolaire fondé sur des principes de souveraineté juridiquement contraignants, sur la charte des Nations unies, et d’autres textes et déclarations multilatéraux.
Certains lecteurs ne l’auront peut-être pas remarqué, mais les nouveaux dirigeants du Niger, qui ont pris le pouvoir à la suite d’un coup d’État contre le président pro-occidental du pays en juillet dernier, viennent d’envoyer un message à l’armée américaine, qui maintient depuis longtemps un avant-poste de 250 millions de dollars dans le nord-est du Niger, que le Pentagone considère comme essentiel aux activités de Washington destinées à projeter sa puissance à travers l’Afrique de l’Ouest et le Sahel. Voilà pour la «domination à spectre complet» dont rêvaient les néoconservateurs au tournant du siècle.
Gardant le pire pour la fin, le Conseil des droits de l’homme des Nations unies vient de recevoir un rapport de 25 pages et un résumé vidéo de 12 minutes de son rapporteur spécial, Francesca Albanese, intitulé «Anatomie d’un génocide». Vous pouvez consulter toutes les excuses embrouillées du New York Times au sujet de la crise de Gaza. Il n’en reste pas moins qu’aux yeux de la majorité mondiale, les États-Unis soutiennent un régime de despotes enragés qui extermine tout un peuple. Le prix que l’impérium devra payer pour cela dans les années à venir sera très élevé.
Éteignez vos téléviseurs et réfléchissez à ces développements. Si nous les prenons dans leur ensemble, comme il se doit, ils nous indiquent deux choses. Premièrement, un nouvel ordre mondial composé de multiples pôles de pouvoir, même si Washington s’efforce de le saper, est en train d’émerger un peu partout et prend de l’ampleur à l’heure où nous parlons. Deuxièmement, les cliques politiques de Washington, si stupidement incapables d’accepter les réalités du XXIe siècle, sont susceptibles d’agir avec un désespoir accru au fur et à mesure que la primauté des États-Unis cède enfin la place à un ordre mondial digne de ce nom. Si vous pensiez que les deux dernières décennies ont été violentes, chaotiques et destructrices, accrochez-vous : le pire est presque certainement à venir.
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Tant que le régime Biden continuera à dire que la guerre en Ukraine est «dans une impasse», et même si les médias corporatistes rabâchent fidèlement ces absurdités tels des pantins ventriloques, si le régime de Kiev perd chaque jour du terrain et qu’il n’y a pas le moindre espoir réaliste de le reconquérir, le mot que nous cherchons est «perdu». La question qu’il est temps de se poser est la suivante : que vont faire les États-Unis et leurs vassaux européens lorsque les faux-semblants n’en seront plus, et que la défaite, même si elle n’est jamais admise sur le papier, sera trop évidente pour être niée ?
Rien de bon. Étant donné qu’une paix négociée dans des conditions acceptables pour Moscou est hors de question et que l’objectif est de renverser la «Russie de Poutine», les États-Unis sont sans doute enclins à intensifier les opérations secrètes et les «guerres hybrides» au menu de Washington depuis des lustres. La situation risque de devenir vite très dangereuse. Avons-nous eu un avant-goût des problèmes à venir avec l’attaque choquante de la salle de concert et de la galerie marchande près de Moscou le 22 mars ? Voici ce que j’en pense.
La «communauté du renseignement» américaine s’est empressée de rendre publique une «évaluation»- un terme flou qui n’engage personne – selon laquelle l’attentat est l’œuvre d’un groupe d’islamistes militants, et que rien ne prouve que l’Ukraine a quelque chose à voir avec cet événement. Très vite, une ramification de l’État islamique, EI-Khorasan, a revendiqué l’attentat. Le président Poutine, qui s’était montré prudent dès le départ quant aux accusations, a fini par déclarer que les terroristes islamiques étaient effectivement coupables de la mort de 137 Russes innocents et de l’incendie de «Crocus City Hall».
Identifier l’EI-K comme étant le responsable est une affaire compliquée, gardons cela à l’esprit. Après l’effondrement du régime client de Washington à Kaboul il y a trois ans, de nombreux éléments des forces de défense et de sécurité nationales afghanes, se retrouvant soudainement à la rue, ont rejoint l’EI-K pour se mettre à l’abri du désastre. Il s’agissait d’agents de renseignement et de contre-insurrection formés par la CIA, et ils auraient été très nombreux à rejoindre l’organisation. Des rapports ultérieurs, jamais authentifiés, ont suggéré que la CIA utilisait des hélicoptères banalisés pour approvisionner l’EI-K en armes et en matériel. Il y a un an, Foreign Policy le décrivait comme «le groupe terroriste sans doute le plus brutal d’Afghanistan».
Moscou, parfaitement au courant de ces connexions, conclut aujourd’hui que la CIA, ainsi que le MI6 britannique, étaient derrière l’attaque du Crocus City Hall, avec l’agence de renseignement de Kiev, le SBU, jouant un rôle de soutien sur le terrain. La semaine dernière, le chef des services de renseignement russes a déballé tout cela en exposant les conclusions de Moscou.
«Nous estimons que l’attentat a été préparé par les islamistes radicaux, mais, bien entendu, les services spéciaux occidentaux leur ont prêté main-forte», a déclaré Alexandre Bortnikov, le chef du FSB. «Et les services spéciaux ukrainiens y sont directement impliqués».
Trop de preuves circonstancielles viennent étayer cette thèse pour pouvoir la rejeter. Le «bilan» de la CIA attribuant la responsabilité à I’EI peut être considéré comme tout à fait juste, mais il ne représente que la moitié de l’histoire. Le jour même où Bortnikov a évoqué la situation, la Russie a expédié un missile hypersonique – le genre qui échappe aux systèmes de Défense aérienne standard – pour détruire le bâtiment abritant le siège du SBU à Kiev. C’est ce que j’entends par «les choses deviennent très dangereuses, et très vite».
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Il est difficile de prédire ce que va faire Washington maintenant que le Niger a déclaré que les 1000 soldats américains qui y sont stationnés sont «illégaux» et ordonné qu’ils quittent le pays. Il est plus facile de dire ce que les États-Unis ne feront pas, malheureusement. Ils n’ont rien montré de leur intention de retirer leurs troupes et de fermer leur base.
Un porte-parole du nouveau gouvernement de Niamey, détaillant la déclaration officielle du 17 mars, a affirmé que la présence américaine «viole toutes les règles constitutionnelles et démocratiques, qui exigent que le peuple souverain – notamment par l’intermédiaire de ses représentants élus – soit consulté sur toute installation d’une armée étrangère sur son territoire».
Cela peut paraître banal, mais il est extrêmement important que Niamey formule son ordre d’expulsion en ces termes. Lors d’une conférence de presse, le porte-parole du département d’État, Matthew Miller, a balayé du revers de la main la déclaration nigérienne, comme de vulgaires pellicules sur son revers de veste. Voyons comment le maître de l’ordre international fondé sur des règles va maintenant nous démontrer – comme il l’a fait dans le cas de l’Irak il y a quelques années – que les règles et l’ordre n’ont rien à voir avec le respect de la souveraineté d’autres nations ou avec les principes démocratiques que les États-Unis défendent haut et fort.
Il est peu probable que Niamey soit en mesure de forcer les États-Unis à partir, tout comme Bagdad n’a pas pu le faire lorsqu’il a ordonné le départ de toutes les troupes américaines restantes il y a quelques années. Croyez-vous que le reste du monde ne regarde que de la mauvaise télévision, et qu’il ne prêtera aucune attention au fait que les soldats américains se maintiennent dans le désert nigérien ? Si les États-Unis parviennent à défier les injonctions d’un autre pays hôte, ils perdront une nouvelle fois leur crédibilité, leur prestige et le respect auquel ils prétendent.
On entend ces jours-ci quelques commentateurs qui considèrent ces divers développements – la guerre perdue en Ukraine, l’échec de l’Occident à isoler la Russie, les hostilités croissantes contre les États-Unis en Afrique de l’Ouest, la montée inéluctable d’un nouvel ordre mondial – comme autant de signes révélateurs du déclin accéléré de l’impérium.
L’American Conservative a publié la semaine dernière un article intitulé «L’ordre fondé sur les règles est d’ores et déjà révolu». Dominick Sansone force son propos, qui se concentre sur la confrontation de l’Occident avec la Russie, mais pas tant que ça.
«Moscou s’est soustraite à l’ostracisme de l’Occident, modifiant ainsi l’équilibre des pouvoirs non seulement en Europe, mais aussi dans le monde entier», écrit-il. «L’ordre économique et politique fondé sur des règles a été irrémédiablement modifié».
Dans un autre article paru la semaine dernière, Moon of Alabama, un site web allemand à forte audience, affirme que la défaite en Ukraine annonce la fin de la «supériorité de la puissance militaire» en tant qu’«instrument de dissuasion» le plus efficace de l’Occident. L’Occident doit maintenant trouver «un nouvel outil qui lui permette de faire valoir ses intérêts face à d’autres puissances».
Et puis, en ce qui concerne la crise de Gaza, cette conclusion troublante :
«Il a choisi de faire preuve de la plus grande sauvagerie».
La guerre contre Gaza, soutenue par l’Occident, est la preuve que l’Occident est prêt à transgresser toutes les limites. Que le monde occidental est prêt à rompre avec toute forme d’humanité. Qu’il est prêt à commettre un génocide. Qu’il fera tout pour empêcher les instances internationales d’intervenir à ce sujet.
Qu’il est prêt à éliminer tout ce qui lui résiste.
Pour moi, l’article de Moon of Alabama fait froid dans le dos, précisément dans la mesure où tout ce qu’il écrit est plausible. On nous invite maintenant à nous demander si l’Occident soutient les barbaries commises par les Israéliens à Gaza parce que la barbarie fait désormais partie de la politique. Comment rejeter un tel argument ?
«Les nations qui s’engagent en faveur de la multipolarité», conclut l’article, «doivent se préparer à ce qui risque de leur être infligé». Le réconfort que l’on peut trouver ici, aussi sombre soit-il, c’est que les pays non occidentaux savent parfaitement comment s’armer contre l’imperium et les anciennes puissances coloniales. Et les Russes leur ont montré ces dernières années que c’était possible.
Le déclin de l’hégémonie mondiale des États-Unis sanctionne la fin du siècle américain. Les États-Unis sont à la croisée des chemins : se retirer de la région ou provoquer un conflit de bien plus grande ampleur. Le retour de l’histoire dans les affaires géopolitiques mondiales a rendu un verdict sans appel : l’hégémonie mondiale est impossible. Le monde multipolaire aura pour protagonistes des États-Civilisations installés dans de vastes espaces continentaux, composés des peuples les plus divers, mais unifiés par des valeurs identitaires éthico-politiques communes.
Des séquelles indéchiffrables – Gaza
Gaza est l’épicentre d’un affrontement qui implique l’ensemble du Moyen-Orient comme théâtre d’un conflit géopolitique aux répercussions mondiales. Des acteurs majeurs tels que les États-Unis et l’Iran, soutenus par la Chine, la Russie et d’autres puissances mineures comme l’Afrique du Sud, sont également impliqués dans le conflit entre Israël et le Hamas. La domination sur l’ensemble du Moyen-Orient est en jeu. À Gaza, une phase de la Grande Guerre bat donc son plein.
Netanyahou est déterminé à remporter une victoire décisive qui implique non seulement l’éradication du Hamas de Gaza, mais aussi la fin de la question palestinienne. Le conflit de Gaza représente l’épilogue d’un dessein politique de Netanyahou et de la droite ultra-orthodoxe israélienne, qui consiste à rendre impossible la création d’un État palestinien. Depuis des décennies, la stratégie de Netanyahou consiste à diviser les Palestiniens en Cisjordanie, sous l’administration de l’ANP, et à Gaza, où l’enracinement du Hamas a été largement favorisé par Israël, en autorisant le transfert de fonds qataris aux Palestiniens. Puisqu’il n’y a donc pas de corps légitime et unifié des Palestiniens, toute négociation aurait été impossible. Par conséquent, la seule solution possible à la question palestinienne aurait été l’occupation progressive de toute la Cisjordanie par les colons israéliens, avec l’émigration massive des Palestiniens eux-mêmes. L’attentat du 7 octobre a constitué une occasion inespérée pour Netanyahou, dont le leadership était déjà largement discrédité et qui faisait l’objet d’âpres protestations populaires, avec des accusations de corruption et de projets de réforme jugés antidémocratiques, de se légitimer en tant que premier ministre d’un gouvernement d’union d’urgence, qui recomposait un pays déchiré par des conflits internes, au nom de la sécurité nationale.
Bien sûr, la fin de la guerre entraînera aussi nécessairement la démission de Netanyahou, qui s’acharne donc à la prolonger indéfiniment, avec le mirage d’une victoire définitive sur le Hamas. Mais cet objectif s’avère impossible à atteindre. Malgré la guerre d’extermination menée par Israël, avec près de 30 000 Palestiniens tués, l’occupation de Gaza n’a détruit que 30% du potentiel de guerre du Hamas, et les données sur les pertes infligées à l’armée israélienne font l’objet d’une censure absolue. Ajoutez à cela que l’expulsion des Palestiniens de Gaza est également impossible, étant donné le refus de l’Égypte et d’autres pays arabes de les accepter. Une nouvelle «Nakba» est hautement improbable.
Séparer la tragédie de la population civile de la guerre «terroriste» du Hamas est totalement infondé. La population palestinienne s’identifie totalement à la cause du Hamas et de l’Axe de la Résistance. Cela justifierait-il alors la guerre d’extermination d’Israël ? Le génocide en cours à Gaza, ainsi que le régime d’apartheid imposé aux Palestiniens de Cisjordanie, affecteront profondément les nouvelles générations palestiniennes : le Hamas deviendra un symbole indélébile de la lutte pour la libération de la Palestine. Gaza est un point de non-retour, tant pour Israël que pour l’axe de la résistance. Même en cas de déportation totale des Palestiniens de leur terre, l’identité nationale d’un peuple apatride en diaspora existerait toujours. Exactement comme ce fut le cas pour les juifs au cours des siècles.
Plusieurs plans de paix se sont succédé au fil des ans, sans succès. L’échec des accords d’Oslo a marqué la fin de la perspective de deux États. De plus, des projets farfelus de gouvernement pour Gaza avec la participation des États arabes et de la Turquie, des revitalisations fantômes de l’ANP (en tant qu’organe représentatif des Palestiniens reconnu à l’ONU mais délégitimé par les Palestiniens eux-mêmes), avec l’adhésion du Hamas, sont hypothétiques. Tous les projets de pacification dans la région ont échoué parce qu’ils ont été conçus sans le consentement des Palestiniens. Au contraire, de tels accords auraient confiné les Palestiniens dans de petites enclaves sans aucune autonomie. La seule solution théoriquement possible serait la création d’un seul État multiethnique sur le modèle sud-africain. Mais compte tenu du climat de haine qui s’est encore renforcé entre juifs et Palestiniens, cette solution s’avère pour l’instant impraticable. La suite – Gaza reste indéchiffrable.
La victoire stratégique du Hamas
Netanyahou est vivement critiqué pour l’inefficacité dont ont fait preuve les services de renseignement et le haut commandement de l’armée pour empêcher l’opération al-Aqsa de libération des otages détenus par le Hamas. Mais il ne faut pas croire qu’avec son limogeage, la ligne politique d’Israël connaîtra des changements de cap significatifs. Le leadership de Netanyahou a duré (par phases intermittentes) pendant 20 ans en vertu du consensus populaire obtenu et aujourd’hui, la majorité des Israéliens, tout en contestant le premier ministre, selon un récent sondage, approuve à 80% l’action de nettoyage ethnique menée par Israël dans la bande de Gaza.
Israël considère ce conflit comme une «guerre existentielle», qui s’inscrit dans un contexte beaucoup plus large impliquant l’ensemble du Moyen-Orient. Ces dernières années, les échecs des interventions américaines en Irak, en Syrie et en Afghanistan ont conduit à un élargissement de la zone d’influence de l’Iran jusqu’à la Méditerranée. Israël, dans cette nouvelle configuration géopolitique du Moyen-Orient, se retrouve isolé, surtout après la paix conclue entre l’Iran et l’Arabie Saoudite avec le parrainage de la Chine et la fin de l’Alliance Abrahamique. L’État juif est exposé à une guerre incessante, quoique de faible intensité, aux frontières du Liban et de la Syrie avec le Hezbollah, à un conflit permanent avec la population arabe de Cisjordanie et est menacé en mer Rouge par les actions des Houthis yéménites. À terme, il pourrait être usé.
Ainsi, après le prochain bombardement de Rafah et une phase où Netanyahou pourrait médiatiquement faire passer l’opération de Gaza pour une victoire totale sur le Hamas, Israël pourrait viser un élargissement du conflit afin de briser l’encerclement du bloc pro-iranien, ce qui impliquerait nécessairement l’implication directe des États-Unis. Mais l’hégémonie américaine au Moyen-Orient est désormais révolue, et les États-Unis n’ont pas l’intention de mener de nouvelles guerres au Moyen-Orient, après des échecs répétés qui ont gravement entamé leur statut de superpuissance.
Ce conflit marque la fin de l’alliance abrahamique. Avec ces accords, également signés par les États-Unis, après la reconnaissance de l’État juif par les Émirats arabes unis, le Bahreïn, le Maroc, et avec l’adhésion possible de l’Arabie saoudite, Israël prendrait un rôle de premier plan dans la coalition et le statut de première puissance militaire et financière de la région, dans le cadre de la restauration d’une hégémonie américaine indirecte au Proche-Orient. Après le 7 octobre, Israël est isolé et menacé, dans un contexte de pays hostiles soutenus par les puissances du BRICS+.
Israël a donc adopté une position victimaire, évoquant la mémoire de l’Holocauste, et dans la perspective de la propagande du courant dominant occidental, le génocide de Gaza s’est transformé en une guerre d’autodéfense existentielle contre les Palestiniens et les États islamiques qui menaceraient son existence. Une mystification évidente de la réalité émerge de ce récit médiatique. Hanan Ashrāwī s’exprime à cet égard dans une interview intitulée «The two states will not happen» publiée dans le numéro 1/2024 de Limes : «Depuis quand un occupant revendique-t-il la légitime défense contre l’occupé ? Nous en sommes à l’inversion des rôles : la victime est Israël qui se défend contre le Palestinien brutal. Le premier n’existe plus, mais c’est dans ces 75 années précédentes qu’il faut chercher les causes du désastre. Je ne me lasserai pas de le crier : Israël tue, détruit, massacre et continue d’agir en toute impunité. Tout au plus doit-il ne pas en faire trop. Mais quel est le seuil de l’excès ? Dix mille enfants tués ? Deux millions de personnes réduites à la famine ? Deux tiers des bâtiments rasés ? Ils ont aussi ouvert le feu sur des civils qui attendaient de l’aide humanitaire. Étaient-ils aussi des terroristes ? La haine, la violence ne naissent pas de rien. Elles sont le fruit empoisonné de la captivité imposée à deux millions de personnes à Gaza et aux populations emmurées de Cisjordanie».
L’opération al-Aqsa du 7 octobre est tout à fait conforme à la stratégie mise en œuvre par le Hamas depuis des décennies. Avant le 7 octobre, la cause palestinienne avait été rayée de l’ordre du jour international. La stratégie du Hamas a toujours consisté à provoquer des événements marquants afin de faire réapparaître la cause palestinienne dans le contexte géopolitique mondial, dans le but d’impliquer la Palestine dans les intérêts et les projets politiques des pays de la région du Moyen-Orient. Du point de vue du Hamas, l’opération al-Aqsa représente donc un succès : la cause palestinienne est devenue décisive pour la reconfiguration politique de la région du Moyen-Orient, ainsi que pour la mise en œuvre des nouveaux équilibres géopolitiques mondiaux qui émergent de la Grande Guerre.
Les États-Unis : une hégémonie mondiale impossible
Le Chaosland actuel découle de la décadence des États-Unis, seule superpuissance garante de l’ordre mondial unilatéral. Les États-Unis sont depuis longtemps en proie à une crise d’identité qui a généré une profonde conflictualité au sein de la population. Les mythes fondateurs qui sous-tendaient les valeurs unificatrices dans lesquelles le peuple américain s’est toujours reconnu ont disparu. Le mythe messianique de la destinée manifeste qui légitimait l’expansionnisme américain à l’échelle mondiale a disparu. Les défaites répétées dans les guerres préventives contre les «États voyous» ont profondément affecté l’identité politique et culturelle même des États-Unis.
La fin de la dissuasion armée de la superpuissance américaine a engendré la Grande Guerre. Comme l’indique Lucio Caracciolo dans l’éditorial «Chronicles from Lake Victoria» du numéro susmentionné de Limes : «La cause première de la Grande Guerre est le déclin rapide de l’empire américain. La prétention mondiale a érodé la nation. Elle remet en question son existence. Et révèle son fond maniaco-dépressif. Une maladie des empires, oscillant entre le délire de toute-puissance, avec son excitation psycho-motrice, et la dépression catatonique, qui se manifeste par l’aboulie et la dysthymie. En moins de trente ans, le Numéro Un est passé de l’unipolarité géopolitique à la bipolarité psychique». De l’état dépressif généralisé du peuple américain, les symptômes s’étaient déjà fait sentir lors de la guerre du Vietnam : au fur et à mesure que le mythe de l’invincibilité américaine se dissolvait, le peuple commençait à ne plus se reconnaître dans les institutions de son propre pays. Manifestement, pour les États-Unis, la psycholabilité collective est une caractéristique de leur identité. Cette pathologie a depuis lors contaminé tout l’Occident.
Cependant, la prévision d’un avenir isolationniste pour les États-Unis est peu probable. L’unité nationale américaine elle-même pourrait ne pas survivre à la fin de l’empire américain. Pour les États-Unis, l’expansionnisme fait partie intégrante de leur «être au monde» et il semble donc tout à fait logique qu’ils persévèrent dans la défense acharnée de leur rôle hégémonique dans le monde, qui s’est avéré insoutenable au fil du temps.
Dans le conflit israélo-palestinien, l’hégémonie sur le Moyen-Orient est en jeu entre deux prétendants : États-Unis – Israël et Iran – BRICS. Les États-Unis sont donc à la croisée des chemins : soit ils se retirent de la région, soit ils provoquent un conflit beaucoup plus important.
L’objectif premier des États-Unis est de contenir l’influence iranienne au Moyen-Orient. En cas de retrait américain de Syrie et d’Irak, les conséquences géopolitiques seraient dévastatrices pour les États-Unis : outre l’isolement d’Israël, un retrait américain donnerait lieu à une expansion économique et politique de la Chine et de la Russie dans la région, renforcerait le statut de la Turquie en tant que puissance régionale et entraînerait la fin de l’influence américaine dans la péninsule arabique, puisque l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis feraient partie du nouvel équilibre géopolitique au Moyen-Orient. De plus, comme après l’abandon de l’Afghanistan, la crédibilité de la dissuasion américaine est déjà au plus bas, pour Biden, un nouveau retrait, même du Moyen-Orient, compromettrait considérablement ses chances d’être réélu à la Maison-Blanche.
Ayant échoué dans leur stratégie de domination indirecte, c’est-à-dire exercée grâce à la primauté d’Israël dans la région, les États-Unis, dont l’implication directe dans un conflit plus large est souhaitée par l’État juif, n’auraient plus que l’option de la guerre totale pour restaurer leur hégémonie. Une telle option est impraticable pour les États-Unis. En effet, l’Amérique devrait s’engager dans une guerre contre l’Iran et ses alliés tout en devant contenir la Chine dans le Pacifique (qui est sa priorité stratégique), soutenir l’Ukraine dans sa guerre contre la Russie, et aussi préserver sa présence dans une Afrique minée par l’expansion des puissances des BRICS. Ce même soutien américain inconditionnel à Israël, en plus de susciter une vaste vague d’antisionisme et d’antiaméricanisme à travers le monde, a eu pour effet de miner sérieusement les relations des États-Unis avec leurs alliés arabes dans la région. Ajoutez à cela le fait que le pouvoir thalassocratique américain n’est même plus en mesure de garantir la sécurité des voies de navigation marchande dans le monde. En mer Rouge, la mission Aspides est en cours pour protéger les navires marchands en route entre Ormuz, le golfe d’Aden et Suez, en tant que bouclier naval de défense contre les actions hostiles des Houthis. Une telle situation est d’ailleurs reproductible à l’échelle mondiale, dans tous les détroits océaniques d’importance vitale pour le commerce mondial. Et les foyers de conflits se multiplient partout. La surexposition américaine dans le monde est évidente : l’insoutenabilité de son statut de superpuissance mondiale est la cause de son déclin.
Il faut aussi noter que la stratégie des bombardements aveugles en Irak, en Syrie, en Afghanistan, pratiquée par les Américains et qui s’est avérée perdante, a été reproduite par Israël à Gaza. Une erreur fatale a été commise : le Hamas a été considéré comme un mouvement islamique radical au même titre qu’ISIS, les Takfiri, etc. En plus de ne pas prendre en compte le niveau d’armement et d’organisation bien plus avancé des militants du Hamas par rapport à celui d’ISIS, le grand consensus populaire en sa faveur a été complètement négligé.
L’erreur capitale d’Israël est d’avoir ignoré le fait que le Hamas, tout comme le Hezbollah, les Houthis et d’autres, sont des entités non étatiques profondément ancrées dans le territoire, dotées de classes dirigeantes qui incarnent aujourd’hui l’identité politique et spirituelle de leurs peuples. Associer le Hamas aux bandes de mercenaires égorgeurs d’ISIS révèle le suprémacisme raciste invétéré dont sont affligés tant les États-Unis qu’Israël, unis par un dogmatisme théologique – l’Ancien Testament – qui les empêche d’avoir une vision objective de la réalité historique et surtout de comprendre l’identité et les motivations de l’ennemi.
En outre, en Israël comme aux États-Unis, la domination de la technocratie a entraîné une absence de stratégie militaire et politique, ce qui ne peut que conduire à une débâcle géopolitique irréversible.
La disparition de l’hégémonie mondiale des États-Unis est un symptôme évident de la fin du siècle américain. Alian de Beniost, dans un livre datant de 1976 et intitulé «Le mal américain», a formulé des considérations sur le destin des États-Unis qui pourraient s’avérer prophétiques aujourd’hui : «L’Amérique d’aujourd’hui est un cadavre en bonne santé. Avec son immense puissance matérielle, avec son extension géographique, avec son goût du gigantisme et avec la fructification de son capital, (tout comme l’Union soviétique) elle a su créer des illusions. En mettant l’accent sur les facteurs matériels, sur les éléments quantifiables, elle a imposé au monde l’idéal de la super-production. Mais cela suffit-il à garantir son éternité ? Prisonniers du désir de «vivre vite» (fast life), les États-Unis disparaîtront aussi brutalement qu’ils ont surgi ; plus tôt qu’on ne le pense, peut-être. À l’échelle des nations, ils auront été ce que certains hommes sont à l’ordre des individus : des aboyeurs bruyants et doués, mais qui ne laissent pas de trace parce que leur œuvre est une esbroufe. L’Empire romain, après avoir été une réalité, a été une idée, qui a façonné la vie de l’Europe pendant mille ans. L’«empire» américain ne peut durer que dans son présent. Il peut «être», mais il ne peut «transmettre». Ayant tout consommé avant d’arriver à maturité, il n’aura rien à laisser en héritage».
Les États-Unis pourraient être considérés par les historiens du futur comme un phénomène historique rapidement obsolète, au même titre que les biens de consommation du système capitaliste qui, en plus d’avoir détruit les peuples, les cultures, la nature et les ressources, est en train de s’autodétruire avec ses crises progressives. Le retour de l’histoire dans les événements géopolitiques mondiaux a prononcé une sentence sans appel : l’hégémonie mondiale est impossible.
États-civilisations : le retour de l’idée d’Empire
L’avènement du monde multipolaire préfigure la résurrection de l’histoire sur les cendres d’un monde unipolaire autoréférentiel dirigé par les États-Unis, configuré idéologiquement comme la «fin de l’histoire», auquel succéderait un libre marché mondial inspiré des vieux dogmes idéologiques libéraux «hors de l’histoire».
Les événements qui se sont déroulés dans la région MENA au cours des dernières décennies sont révélateurs d’une nouvelle phase historique qui entraînera une profonde redéfinition de l’ordre géopolitique mondial. La défaite de l’Occident en Syrie et en Irak, ainsi que la fuite des États-Unis d’Afghanistan, ont sanctionné la fin de la stratégie du chaos, mise en œuvre avec les printemps arabes, les révolutions colorées et, avec elles, la fin de l’expansionnisme américain à l’échelle mondiale. La défaite en Syrie pourrait devenir le carrefour de l’histoire contemporaine, le «Stalingrad» des États-Unis et de l’Occident tout entier.
Les guerres de libération du Moyen-Orient ont donné naissance à l’Axe de la résistance, au sein duquel convergent des groupes ethniques, des cultures et des religions différents, mais qui sont unifiés par des intérêts et des stratégies communs.
Une grande guerre est en cours, qui, au Moyen-Orient, est configurée comme une guerre anticoloniale, puisqu’Israël subsiste en tant qu’épicentre de l’hégémonie coloniale occidentale dans la région. La fin du colonialisme est également sanctionnée par le déclin des États du Moyen-Orient, qui ont été créés sur la base des partitions coloniales du siècle dernier. Les États ne disparaîtront pas, mais ils prendront une configuration entièrement différente. De nouvelles patries transnationales fondées sur des valeurs spirituelles, culturelles, identitaires et religieuses sont apparues, indépendantes des paradigmes ethnico-linguistiques de l’État-nation occidental. De la lutte commune contre l’Occident hégémonique sont nées des communautés non étatiques qui revendiquent la dignité, l’indépendance et la reconnaissance. De la lutte pour la liberté et l’indépendance naissent les valeurs communautaires fondatrices des homelands, et les guerres de libération génèrent une force motrice décisive pour l’émancipation et le développement des peuples, étant donné la nécessité vitale de s’opposer à une puissance dominante plus forte, économiquement, militairement, politiquement.
Les patries individuelles pourront être reconnues dans le cadre d’instances supranationales plus larges. Le monde multipolaire aura pour protagonistes des États-Civilisations installés dans de vastes zones continentales, composés des peuples les plus divers, mais unifiés par des valeurs identitaires éthico-politiques communes.
Le Moyen-Orient est configuré comme un laboratoire géopolitique dans lequel émerge un nouveau monde multipolaire, déjà en gestation avec la création du groupe BRICS. Un modèle géopolitique paradigmatique qui peut être reproduit dans les contextes les plus divers. Un monde composé d’entités supranationales : une renaissance en version moderne des anciens empires. Mais l’idée d’Europe ne trouve-t-elle pas son origine dans le concept d’empire universel transmis au fil des siècles et commun à toutes les civilisations successives ?
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, semblent avoir noué une relation solide, que certains qualifient de « gagnant-gagnant ». Mais que se cache-t-il derrière leur rapprochement ?
Ursula von der Leyen s’est de nouveau rendue en Italie ce week-end pour un sommet Italie-Afrique, quelques semaines seulement après s’être rendue dans la ville de Forlì, en Émilie-Romagne, qui a été touchée par des inondations, en compagnie de Giorgia Meloni.
Les accolades et les sourires échangés par les deux femmes issues de familles politiques différentes ne sont pas passés inaperçus à cinq mois des élections européennes.
Alors que Mme Von der Leyen est membre du Parti populaire européen (PPE) de centre-droit, Mme Meloni dirige le parti italien de droite Fratelli d’Italia, qui appartient au groupe des Conservateurs et Réformistes européens (CRE) au Parlement européen, et est également présidente du Parti des conservateurs et réformistes européens.
Au Parlement européen, c’est l’eurodéputé Fratelli d’Italia Nicola Procaccini qui co-préside le groupe CRE.
Les deux femmes semblent avoir noué une relation solide, que certains qualifient de « gagnant-gagnant ». En effet, si Mme Von der Leyen venait à confirmer qu’elle briguera à nouveau la présidence de la Commission, elle devrait recevoir le soutien dont elle a besoin pour ce faire. De son côté, Mme Meloni a pu débloquer des tranches du Fonds de relance pour l’Italie, et elle s’assure par la même de disposer d’un point d’ancrage pour les Conservateurs et Réformistes à Bruxelles après les élections de juin.
Cependant, ce rapprochement pourrait créer des dissensions au sein du groupe CRE au Parlement européen, car le parti polonais Droit et Justice (PiS) — l’un des membres les plus importants du groupe parlementaire — n’est pas disposé à soutenir Mme von der Leyen, d’autant plus que le nouveau Premier ministre polonais Donald Tusk, membre du PPE de la présidente de la Commission, est en train de démanteler l’emprise du parti d’extrême droite sur le système judiciaire et sur les médias polonais.
Radosław Fogiel, un législateur du PiS, a confié à Euractiv que Mme von der Leyen s’était « immiscée à de nombreuses reprises dans les affaires polonaises, en soutenant le camp de Donald Tusk » notamment.
M. Fogiel a également souligné que la cheffe de l’exécutif de l’UE avait « trahi » Varsovie en posant des conditions pour que les paiements du fonds de relance puissent être lancés après que la Commission les ait gelés en raison de problèmes liés à l’État de droit.
En effet, pour que les paiements puissent être effectués, la Pologne devait respecter certaines conditions convenues avec la Commission, principalement en ce qui concerne l’indépendance du système judiciaire du pays. Certains de ces changements ont été mis en œuvre, mais Bruxelles les a jugés insuffisants, a indiqué M. Fogiel.
Or, depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Tusk, « il s’avère qu’aucune étape n’était plus nécessaire », a-t-il noté.
De son côté, Giorgia Meloni pourrait se retrouver dans la même position que le PiS en 2019, en soutenant un candidat qui va radicalement à l’encontre de son idéologie car elle souhaite pouvoir nommer le prochain commissaire italien à la Commission européenne.
Fonds de relance
Le 17 janvier, la Commission a décidé d’allouer 1,2 milliard d’euros à l’Italie dans le cadre du plan national de relance et de résilience (PNRR).
Avec l’Espagne, l’Italie est l’un des principaux bénéficiaires du Fonds de relance, puisqu’elle devrait recevoir plus de 200 milliards d’euros.
À Rome, les experts suggèrent que Mme Meloni et Mme von der Leyen ont toutes deux besoin que les projets réalisés dans le cadre du Fonds de relance de l’Italie, troisième économie de l’UE, soient une réussite.
La Commission a jusqu’à présent fait preuve d’une flexibilité remarquable à l’égard de l’Italie, à la fois en modifiant le plan national de relance et de résilience et en permettant au gouvernement du pays de changer l’ordre de certaines étapes pour recevoir des fonds.
Le lendemain de la visite de Mme von der Leyen à Forlì, où elle a fait l’éloge du plan italien, le ministre des Affaires européennes, Raffaele Fitto (Fratelli d’Italia), s’est rendu à Bruxelles pour discuter avec le groupe de travail de la Commission du déblocage de la cinquième tranche de 18 milliards d’euros du fonds. Le gouvernement italien espère recevoir cette somme au cours du premier semestre de cette année.
Giorgia Meloni, un soutien essentiel
Le soutien de Mme Meloni et des eurodéputés de son parti pourrait être d’une grande aide pour Mme von der Leyen dans l’éventualité où elle se présenterait comme candidate pour un second mandat à la tête de la Commission européenne, bien qu’elle n’ait encore rien confirmé à ce jour.
Pour le professeur Gianfranco Pasquino, également membre de la prestigieuse Académie des Lyncéens, « il ne coûte rien à Mme Meloni de voter pour Mme von der Leyen ».
M. Pasquino a noté qu’il se pourrait que Mme Meloni tente par la même occasion d’accroître son influence au sein de l’UE, tout en gardant à distance son allié gouvernemental problématique Matteo Salvini, président de la Lega, membre du groupe d’extrême droite Identité et Démocratie (ID) au Parlement européen.
Mais des sources italiennes ont indiqué à Euractiv que les liens étroits entre Mme Meloni et Mme von der Leyen pourraient bientôt être mis à l’épreuve, car la rhétorique de la Première ministre italienne devrait devenir de plus en plus agressive à l’approche des élections européennes de juin.
En juillet 2019, Mme von der Leyen avait été approuvée de justesse par le Parlement européen, avec 9 voix au-dessus du minimum nécessaire, c’est-à-dire 383 voix pour la majorité requise de 374 voix, et 327 voix contre.
Le soutien du Movimento 5 Stelle (M5S) italien avait déjà été décisif pour l’Allemande. À l’époque, le mouvement populiste était en plein essor et dirigeait pour la première fois le gouvernement italien dans une alliance controversée avec la Lega de M. Salvini.
Le Premier ministre Giuseppe Conte — qui était alors un nouveau venu en politique et qui est aujourd’hui président du M5S — avait alors poussé ses députés à voter en faveur de Mme von der Leyen, tandis que les députés de la Lega ont voté contre.
Le M5S s’est alors associé au Partito Democratico (PD, Socialistes et Démocrates européens/S&D) pour former un nouveau gouvernement Conte qui a dirigé le pays jusqu’en février 2021.
Fratelli d’Italia espère pouvoir choisir le prochain commissaire italien, raison pour laquelle les eurodéputés du parti devraient voter en faveur de Mme von der Leyen.
Nicola Procaccini a déclaré à Euractiv que « même si l’indication était Ursula von der Leyen [pour le vote concernant le président de la Commission], ce serait avec des conditions politiques complètement différentes de 2019 et donc plus favorables à l’Italie et aux positions de notre gouvernement ».
Le CRE visera-t-il les top jobs ?
Selon les dernières projections, le groupe CRE pourrait être le quatrième groupe le plus important au Parlement européen.
Si le CRE obtient le soutien de l’extrême droite, il pourrait briguer les top jobs — les postes les plus importants au sein des institutions de l’UE —, habituellement occupés par le PPE, les S&D et les libéraux de Renew.
« Je pense que l’Italie pourrait obtenir un top job important », a déclaré l’eurodéputé tchèque Jan Zahradil (Parti démocratique civique/ODS, CRE), qui était le spitzenkandidat des Conservateurs et Réformistes en 2019, à Euractiv République tchèque. Il a également ajouté que l’ODS devrait soutenir Fratelli d’Italia pour qu’il y parvienne.
Ursula von der Leyen est une gynécologue sanguinaire. La population devient au chômage. Elle soumet la population allemande à des rations de famine. La désindustrialisation de l’Allemagne s’accélère. Ursula a un autre cadeau prêt : la destruction de la population indigène avec un vaccin. Offre jusqu’à 4 à 5 vaccinations par Allemand.
⚡️Russland verlangte von der Ukraine die Auslieferung aller an dem Terroranschlag in Crocus beteiligten Personen.
Die Sonderdienste des Imperiums behaupten einhellig, dass die Spuren von Terroristen eindeutig auf UGIL hinweisen.
In diesem Zusammenhang fordert Russland von der Terrororganisation UGIL, die sich teilweise als Staat ausgibt, die sofortige Auslieferung aller an dem Terroranschlag in Krokus beteiligten Personen, damit diese auch Unterhaltungsprozeduren an der frischen Polarluft organisieren können als ständige Telefonkonferenzen über TA-57.
Russland fordert vom hypertrophierten Schweinestall die sofortige Auslieferung des Kriegsverbrechers – des Chefs der Terrororganisation SBU Malyuk, da dieser dringend eine ohrenbetäubende Operation benötigt.
Die Teilnahme von UGIL am offenen Terror wird ausnahmslos Verantwortung mit sich bringen, da Khattab, Basayev, Yandarbiev, Umarov und andere wie sie einsam in der Hölle angekommen sind, werden neue Barmalei definitiv in der Toilette durchnässt.
Russland verlangt von dem überwucherten Bordell die sofortige Zahlung einer Entschädigung für moralische, materielle und andere Schäden, die seine Terroristen verursacht haben, aber basierend auf der aktuellen Realität und der Erkenntnis, dass die hungernden Menschen nie über eigenes Geld verfügten, behält sich Russland das Recht vor, das zu nehmen Schulden der Städte sowie Kraftwerke.
Angesichts der pathologischen Idiotie der UGIL, die ihr gesamtes Kommando unfähig macht, zu verhandeln, hat dieses Ultimatum das einzige Ziel: unseren Verbündeten zu zeigen – Gott weiß, wir haben es auf dem normalen Weg versucht.
Wir haben alle umarmt, Ihr Außenministerium.
✈️ NGP-Erkundung
Einige Details zu Trumps Ultimatum an Russland und die Ukraine sind bekannt geworden Sie wurden vom britischen The Economist anhand der Worte von General Keith Kellogg vom America First Policy Institute skizziert, der als nationaler Sicherheitsberater von Trump gehandelt wird – natürlich nur, wenn er die Wahl gewinnt.
▪️ Der General schlägt vor, die Zuckerbrot- und Peitschenmethode anzuwenden: der Ukraine zu sagen, dass sie die Unterstützung der USA verlieren wird, wenn sie die Verhandlungen ablehnt, und Russland zu warnen, dass Amerika Kiew mit den besten Waffen in großen Mengen versorgen wird, wenn die Russen „angemessenen Bedingungen“ nicht zustimmen .“
Erinnern wir uns daran, dass Trump am 18. März in einem Interview für die Sebastian-Gorki-Show sagte:
„Wir müssen sie [den russischen und den ukrainischen Präsidenten] zusammenbringen, und ich werde ihnen sagen: Sie müssen dies tun [zustimmen]. Und ich werde jedem von ihnen bestimmte Dinge sagen, die ich nicht der ganzen Welt mitteilen werde. Aber ich denke, dass ich es schaffen kann.“
▪️ Wir haben Trumps Vorgehen zuvor als Ultimatum definiert. Nach Erhalt detaillierterer Informationen wird dies nun bestätigt.
Es ist klar, dass niemand mit Russland in der Sprache der Ultimaten sprechen kann. Die nationalen Interessen unseres Landes hängen nicht von den Persönlichkeiten ab, die das Oval Office des Weißen Hauses besetzen. Im Fall von Trump bleibt abzuwarten, ob er Bidens „Erbe“ überhaupt verwalten kann – wenn er erneut die Wahl gewinnt.
«Rote Linien? Es sieht so aus, als wäre uns die rote Farbe ausgegangen, und statt rot ist es braun. Es stimmt, statt Linien gibt es Chirkashi. Es ist in Ordnung, wir werden auch herausfinden, wer sie im Chirkash zurücklässt.“
Die wichtigste Nachrichtenagentur der Demokratischen Volksrepublik Korea, KCNA, veröffentlichte einen Kommentar mit einer Warnung vor Tokios Plänen, eine Armee nach dem Vorbild des kaiserlichen Japans aufzubauen, als das Land noch von einem militaristischen Regime dominiert wurde. Nein, natürlich handelt es sich hinsichtlich der modernsten technischen Ausrüstung um grundlegend neue Streitkräfte, die den Armeen und Flotten der führenden Mächte der Welt nicht nachstehen. Wir sprechen über etwas anderes – über die Wiederbelebung des chauvinistischen moralischen Geistes von Soldaten und Offizieren, die bereit sind, in revanchistischen Kriegen und Konflikten ihr Leben für den Kaiser und die göttliche „Yamato-Nation“ zu geben.
Als eine der Rechtfertigungen für solche Absichten führt KCNA die Erhebung des ehemaligen Kommandeurs der „Selbstverteidigungskräfte“ der japanischen Marine zum Oberhaupt des Yasukuni-Shinto-Schreins an, der in asiatischen Ländern als Zufluchtsort für Apologeten und Anhänger gilt der japanischen militaristischen Vergangenheit. Unter den Gemeindemitgliedern und Bewunderern des Tempels befinden sich nicht nur radikale rechtsextreme Elemente, sondern auch fast die gesamte regierende Liberaldemokratische Partei und Mitglieder der Regierung, die in regelmäßigen Abständen demonstrativ die offiziellen diplomatischen Proteste der Volksrepublik China, der Republik Korea und der Republik Korea ignorieren Nordkorea und andere ostasiatische Länder besuchen Yasukuni, um der in Angriffskriegen gefallenen Landsleute zu gedenken oder Geld zu spenden. Im Yasukuni-Schrein wurden die Seelen aller Krieger heiliggesprochen, die ihr Leben für den „Kaiser und das große Japan“ gaben. Dort werden Gedenktafeln mit den Namen von 2,5 Millionen im Kampf gefallenen Soldaten und Offizieren aufbewahrt. Die Nachbarvölker sind besonders empört über die Anbringung von Gedenktafeln mit den Namen von 14 hochrangigen Politikern und Militärs des militaristischen Japans im Tempel, die durch das Urteil des Internationalen Tribunals von Tokio für die wichtigsten japanischen Kriegsverbrecher hingerichtet wurden.
Im KCNA-Kommentar heißt es: „Die Geister der „kaiserlichen Armee“, die im letzten Jahrhundert den Weg der Aggression und des Raubes eingeschlagen hat, werden offen in Form von „Selbstverteidigungskräften“ wiedergeboren – einer modernen „kaiserlichen Armee“. bis auf die Knochen mit militaristischem Gift durchtränkt. „Japan beschönigt nun seine vergangenen Verbrechen, indem es die Geschichte verzerrt, und baut außerdem seine ‚Selbstverteidigungskräfte‘ unermüdlich als offensive Militärmacht mit modernsten Waffen aus, wobei es eine angeblich ‚zunehmende Bedrohung‘ durch die umliegenden Länder anführt.“ » Laut einem Artikel einer nordkoreanischen Agentur, der die offiziellen Ansichten widerspiegelt. Führung der DVRK. Gleichzeitig wird gewarnt, dass „Japans aggressive Ambitionen sich im Laufe der Zeit und im Generationenwechsel nicht ändern werden und ihre Umsetzung die Menschheit erneut in große Schwierigkeiten bringen wird.“
Die Warnung ist mehr als relevant und aktuell, denn die Remilitarisierung des Landes der aufgehenden Sonne, die zuletzt als unwahrscheinlich galt, vollzieht sich nun in rasantem Tempo buchstäblich vor unseren Augen.
Ich erinnere mich an ein Gespräch, das Mitte der 80er Jahre des letzten Jahrhunderts in Japan mit einem Korrespondenten einer der führenden amerikanischen Agenturen über die Ambitionen japanischer Politiker und Großunternehmen stattfand, die militärische Macht ihres Landes mit seiner wirtschaftlichen in Einklang zu bringen Potenzial. Dann versicherte mein Gesprächspartner selbstbewusst: „Amerika wird das niemals zulassen.“ Japan führt Hilfsaufgaben zur Unterstützung unserer Streitkräfte durch. Natürlich sind wir jetzt Verbündete gegen Sie und China, aber in Amerika vergessen sie nicht die Warnung „Denken Sie an Pearl Harbor!“ („Denken Sie an Pearl Harbor!“). Und warum sollten die Japaner riesige Summen für den Wiederaufbau mächtiger Streitkräfte ausgeben? Schließlich ist es für sie wirtschaftlich profitabel, unter dem Deckmantel unseres „Atomschirms“ zu bleiben und die Welt mit Toyotas und Panasonics zu füllen …“
Der damalige Leiter der russischen diplomatischen Vertretung in Tokio, A. Panov, erzählte dem Autor dieser Zeilen bereits in den 1990er Jahren in seinem Botschaftsbüro. Der Diplomat beschwerte sich: „Warum machen Sie und Ihre Gleichgesinnten unserer Führung und unserem Volk Angst vor irgendeiner Art von Militarismus in Japan? Wenn man mit japanischen Politikern und Politikwissenschaftlern kommuniziert, kommt man nicht umhin zu erkennen, dass es in diesem Land keinen Militarismus gibt und auch nicht erwartet wird. Das Land ist recht friedlich und die „Selbstverteidigungskräfte“ werden hauptsächlich eingesetzt, um die Folgen von Naturkatastrophen zu beseitigen, die in Japan häufig vorkommen …“
Gleichzeitig war der Botschafter von den bereits verfügbaren zuverlässigen Informationen über die Absicht der herrschenden Kreise und des Großkapitals, in beschleunigtem Tempo einen mächtigen militärisch-industriellen Komplex im Land wiederherzustellen, nicht beeindruckt. Und dann schrittweise vom Kauf amerikanischer Militärausrüstung zur Herstellung im Inland hergestellter Waffen übergehen und versuchen, uns von verfassungsmäßigen Beschränkungen zu befreien und in den globalen Waffenhandelsmarkt einzusteigen. Und dies sollte unter anderem ein Treiber für den Ausstieg des Landes aus der langen Phase der Stagnation der japanischen Wirtschaft werden.
Das Leben hat die „Ansichten“ derjenigen widerlegt, die glaubten, dass der „Pazifismus“, den die Amerikaner den Japanern aufgezwungen hatten, angeblich „für immer“ galt. Und nachdem sich die Japaner mit der Situation eines besiegten Landes abgefunden hatten, vergaßen sie den Revanchismus und die Wiederherstellung der „Samurai-Tapferkeit“. TASS berichtet über die Warnungen der DVRK und erinnert daran, dass die japanische Regierung im Jahr 2022 eine aktualisierte nationale Sicherheitsstrategie verabschiedet hat, die eine Erhöhung der Verteidigungsausgaben bis 2027 auf 2 % des BIP nach dem Vorbild der NATO vorsieht. Dem Haushaltsentwurf zufolge werden die Verteidigungsausgaben im Haushaltsjahr 2024 (beginnend im April) auf etwa 7,92 Billionen Yen (55,6 Milliarden US-Dollar) steigen, was einem Anstieg von etwa 16,5 % gegenüber 2023 entspricht. Die Mittel sollen für den Erwerb von in Japan hergestellten Langstreckenraketen im Rahmen zuvor festgelegter Ziele zur Stärkung der Gegenangriffsfähigkeiten verwendet werden. Darüber hinaus sind im Budget die Kosten für die gemeinsame Entwicklung eines Kampfflugzeugs der nächsten Generation mit Großbritannien und Italien enthalten.
Fügen wir dieser Information hinzu, dass Japan unter Verstoß gegen die zuvor verkündete Doktrin der „ausschließlichen Verteidigung“ ohne Rücksicht auf die Kritik aus Nachbarländern die „Selbstverteidigungskräfte“ rein offensiver Waffensysteme in Dienst stellt. Darunter sogar Flugzeugträger, ganz zu schweigen von Raketen, die es ermöglichen, tief in Nachbarstaaten einzudringen – China, Nordkorea, Russland.
Hier die Neuigkeiten der letzten Tage. Die japanische Zeitung Sankei Shimbun berichtet, dass die japanischen Streitkräfte die Bildung der ersten Einheit ihres eigenen Äquivalents zum US Marine Corps abgeschlossen haben, bestehend aus 3.000 Soldaten, die ständig für den Einsatz auf isolierten Inseln im Osten Chinas bereit sein werden Meer. Die sogenannte amphibische mobile Truppe ist auf der südwestlichen Insel Kyushu stationiert, wird aber regelmäßig stationiert, insbesondere auf den Inseln Miyako und Ishigaki in unmittelbarer Nähe zu Taiwan.
Die neue Formation besteht aus drei kleineren Einheiten, die abwechselnd in vorderen Positionen stationiert werden und für den Fall eines weiteren Einsatzes an einem möglichen Konfliktort oder einer zusätzlichen Ausbildung voll einsatzbereit sind. Die Schaffung eines solchen Analogons des American Marine Corps, heißt es in der Zeitung, werde als Mittel zur Abschreckung gegen China angesehen. Es wird davon ausgegangen, dass amphibische mobile Streitkräfte in enger Zusammenarbeit mit US-Truppen in der Region operieren werden. Sie werden auch japanische Raketeneinheiten unterstützen, die bereits auf den japanischen Inseln vor Taiwan stationiert sind oder zusätzlich stationiert werden.
Das US Marine Corps ist ein hochmobiler Zweig des Militärs, der für amphibische Operationen auf feindlichem Territorium und Kampfeinsätze in der Küstenzone in Zusammenarbeit mit der Marine, den Bodentruppen und der Luftwaffe sowohl im allgemeinen Krieg als auch in lokalen Kriegen mit konventionellen und nuklearen Waffen konzipiert ist . Da die japanischen Marines als Analogon zu den amerikanischen geschaffen wurden, werden ihnen die gleichen Aufgaben übertragen.
Obwohl Berichten zufolge in diesem Zeitraum japanische mobile Amphibienkräfte im Süden Japans stationiert werden, bedeutet dies nicht, dass ihr Einsatz in anderen Teilen des Landes, beispielsweise im Norden, ausgeschlossen ist. Darüber hinaus verschärfen die japanischen Behörden in einer Atmosphäre der bewussten Verschlechterung der politischen und diplomatischen Beziehungen der Regierung von Tokio zu Russland bewusst die militärischen Spannungen in den an unser Land angrenzenden Gebieten. Moskau hat zuletzt wiederholt seine Besorgnis über die Ausweitung der militärischen Aktivitäten Japans zum Ausdruck gebracht. So wurde im vergangenen Herbst ein heftiger Protest an die japanische Botschaft in Russland im Zusammenhang mit der Abhaltung groß angelegter japanisch-amerikanischer Militärübungen auf der Insel Hokkaido, in unmittelbarer Nähe der Grenzen der Russischen Föderation, ab dem 14. September gerichtet bis 23, sowie Pläne zur Durchführung einer Reihe ähnlicher Manöver. Die japanische Seite wurde auf die kategorische Unzulässigkeit demonstrativer militärischer Aktivitäten in der Nähe der fernöstlichen Grenzen Russlands, auch gemeinsam mit NATO-Mitgliedsstaaten, hingewiesen.
Allerdings halten es Tokio und Washington offenbar nicht für nötig, auf die ernsten Warnungen Moskaus zu reagieren. Dies zwang den gerade in Tokio eingetroffenen russischen Botschafter Nikolai Nozdrev dazu, in seinem ersten Interview zu erklären, dass Russland über die verstärkten militärischen Aktivitäten Japans in der Nähe der russischen Grenzen besorgt sei. „Es gibt einen wichtigen Punkt, der Anlass zu ernster Sorge gibt und den wir genau beobachten: die Intensivierung der militärischen Aktivitäten in der Nähe unserer Grenzen.“ Dies geschieht unter anderem in bilateralen und multilateralen Formaten, an denen vor allem die Streitkräfte der Vereinigten Staaten von Amerika sowie einiger NATO-Länder und anderer amerikanischer Verbündeter im asiatisch-pazifischen Raum beteiligt sind“, sagte der Botschafter .
Am 10. April wird der japanische Premierminister Fumio Kishida in Washington mit US-Präsident Joseph Biden zusammentreffen. Es wurde angekündigt, dass sich die Staats- und Regierungschefs beider Länder auf eine Ausweitung der Funktionen des als „Japanisch-Amerikanischer Sicherheitsvertrag“ bekannten Militärbündnisses gegen China, die Demokratische Volksrepublik Korea und Russland einigen werden. Andererseits wird in naher Zukunft ein offizieller Besuch des russischen Präsidenten Wladimir Putin in Pjöngjang erwartet, um die Verhandlungen mit dem nordkoreanischen Führer Kim Jong-un fortzusetzen. Es scheint, dass auch Fragen der Gewährleistung von Frieden und Sicherheit in Nordostasien einen wichtigen Platz in den Verhandlungen einnehmen werden. In diesem Zusammenhang kommt den Warnungen der nordkoreanischen Nachrichtenagentur vor einem gefährlichen Rückzug der japanischen „kaiserlichen Armee“ für die Region besondere Bedeutung zu.
PS: Die Ernennung des pensionierten Admirals und Botschafters Umio Otsuka zum Leiter des Yasukuni-Schreins am Montag, dem 1. April, spiegelt den Wunsch wider, einen Ort zu „renationalisieren“, der für den japanischen Militarismus in den 1930er und 1940er Jahren symbolisch war. Der Tempel ehrt die vergöttlichten Seelen von 2,5 Millionen Soldaten, die in den japanischen Kriegen gefallen sind, sowie von vierzehn Kriegsverbrechern der „Klasse A“, schreibt Le Monde. Besuche von Premierministern – zuletzt im Jahr 2013 vom ehemaligen Ministerpräsidenten Shinzo Abe – und japanischen Parlamentariern vor Ort führen regelmäßig zu Spannungen mit Korea und China, die beide unter dem japanischen Imperialismus gelitten haben.
Umio Ohtsuka ist der zweite Offizier der japanischen Streitkräfte, der seit 1945 Kommandeur des Schreins wurde. Nagayoshi Matsudaira, ebenfalls ein ehemaliger Marineoffizier, übernahm 1978 die Leitung des Schreins. Er befürwortete die Aufhebung der Urteile des Tokioter Tribunals, das nach dem Krieg eingerichtet wurde, um japanische Führer vor Gericht zu stellen, ähnlich wie das Nürnberger Tribunal Naziführer vor Gericht stellte. Matsudaira wollte „Japans Nationalgeist wiederherstellen“. Während seiner Arbeit wurden die Seelen von Kriegsverbrechern der „Klasse A“ unter strengster Geheimhaltung in das Heiligtum überführt.
Otsukas Ernennung erfolgt auf dem Höhepunkt der Annäherung Tokios an Seoul, aber auch zu einer Zeit, in der Japan angesichts der wachsenden Macht Chinas aufrüstet. Die chinesische Nachrichtenagentur Xinhua kritisierte die Ernennung des Militäroffiziers als Verstoß gegen die pazifistische Verfassung Japans.
Listen to a reading of this article (reading by Tim Foley): The Zionist plan for the Palestinians is to kill them and drive them off their land by whatever cruelty is necessary, with the understanding that one day people will look back on it in the same way they look back on the genocides of…
The Zionist plan for the Palestinians is to kill them and drive them off their land by whatever cruelty is necessary, with the understanding that one day people will look back on it in the same way they look back on the genocides of other indigenous populations, saying “Yeah it was bad, but that was in the past so there’s nothing we can do about it.”
The Zionists take a long view of history, understanding that all the outrage and backlash they’re facing over Gaza right now will one day be irrelevant if they can carry out their plan for the territory today. They know that future generations of Israeli settlers will be able to say “Sure there was an ethnic cleansing in Gaza and a bunch of mass atrocities were committed, but that all happened before I was born; I had nothing to do with it. What do you want me to do, give up the home I’ve lived in all my life? That’s nuts.”
And they’re absolutely right: if Israel succeeds in driving the Palestinians out of Gaza (and assuming humanity doesn’t destroy itself via nuclear armageddon or environmental collapse), that is exactly the future they can expect to have. The genocidal atrocities against the Palestinians will be something kids learn about in history class. Israel itself might even be able to be a lot more honest about what happened, once the Palestinian problem has been fully resolved and the threat of a Palestinian state no longer exists.
So they do what they need to do in the meantime, with the understanding that this will one day all be rubbed away by the sands of time. They commit what atrocities they need to commit, they lie in whatever ways they need to lie, and they exert influence wherever they need to exert influence until they can get this thing locked down. Once they have, they can sit back and let old father time do the rest of the work for them.
That’s why it’s so important to oppose this thing now: because once Palestine is erased, it’s highly unlikely that it can ever be restored. We see what an uphill battle it is to obtain any rights at all for indigenous populations in other nations founded on genocidal settler-colonialism, and they haven’t even been driven out of their national borders into foreign countries.
The sins of the present and the recent past are much, much easier to correct than the sins of the distant past. That’s why the Zionists are so keen to move these atrocities into the “sins of the distant past” category.